Bonjour tout le monde !

Voilà (enfin) le chapitre 17 !

N A : Désolé pour l'attente, mais ma motivation frôle la moquette en ce moment :/

A N : Sorry for the delay, but my motivation is almost under the ground those days :/

Sur ce, bonne lecture !

Review :

Althyrios chapter 1 . Oct 27, 2022

Le premier chapitre à besoin d'un nouvelle mise en page. Les changements de PoV sont complètement random ce qui fait qu'on est vite perdu.

En le relisant, je me suis rendu compte que c'était vraiment pas clair pas endroit, effectivement. Merci de la remarque, je vais me pencher dessus avant la prochaine sortie.


Dans la maison, Xuanzang est en train de méditer paisiblement. Assisse au milieu de de sa chambre, en position du lotus, sa respiration est lente, paisible et maîtrisée. Autour d'elle, l'air semble briller faiblement. Telle une lumière ténue, venant de partout et nulle-part à la fois, éclairant la pièce.

Caster ouvre soudain les yeux, comme si quelqu'un ou quelque chose venait de perturber sa méditation. Elle tourne la tête sur la gauche et semble observer le mur. Finalement, une expression inquiète se forme sur son visage. Elle se relève rapidement et descend dans le salon, presque en courant.

Elle décroche le téléphone et compose un des seuls numéros qu'elle connaît. Au bout de trois sonneries, on décroche.

« Arthur ? » Fait la personne au bout du fil, étonnée. « Que... »

« Rias Gremory ! » S'exclame la moniale. « J'ai besoin de votre aide ! »

« Miss Sanzang !? » Réplique la démone, encore plus surprise qu'avant. « Que se passe-t-il !? »

« Je viens de sentir le lien qui me lie à mon disciple fluctuer ! » Explique-t-elle rapidement. « Il est en train de se battre avec quelqu'un ! »

« Comment !? » S'écrie la jeune femme, inquiète à son tour. « Vous en êtes certaine !? »

« Absolument ! » Affirme Caster. « Pouvez-vous allez lui prêter assistance s'il vous plaît ? Je ne peux pas quitter la maison sans en diminuer la protection. » Dit la bouddhiste. « Je doute qu'il lui arrive quelque chose avec Altera et Scàthach, mais je ne peux m'empêcher d'être anxieuse. »

« Nous nous rendons sur place immédiatement ! » Répond Rias. Elle donne un ordre à Akeno qui est avec elle. « Savez-vous où ils sont ? »

« Quelque part sur le chemin entre l'Académie et ici. » Informe-t-elle. « Je ne puis être plus précise, désolée. »

« Aucune importance. » Fait la démone. « Nous allons nous débrouiller avec ça. Merci encore Miss Sanzang ! »

Sur ce, elle raccroche et la moniale fait de même. Son expression inquiète ne fait que s'accentuer en regardant dans la direction approximative où se trouve son disciple. Elle réfléchit à un moyen de lui apporter de l'aide, même à distance. Quand soudain ses yeux s'ouvrent en grand. Elle vient de réaliser quelque chose.

« Ah ! » S'exclame-t-elle en se souvenant de son accord pour cacher leurs identités. « J'ai laissé Rias Gremory utiliser nos Vrais Noms au téléphone ! »


Quelques minutes plus tôt, Arthur et Mash font face à Riser Phenex. Ce dernier sourit toujours de manière arrogante, tandis que son Peerage se montre progressivement. Les deux adolescents, tout en restant attentifs, les observent pour en savoir plus.

Les deux Cavalier sont assez faciles à reconnaître à cause de l'épée qu'ils portent. La Reine est celle qui doit se tenir juste à côté de Riser. Pour les autres difficile à dire. Ils ne peuvent pas se baser sur leurs apparences pour juger. Par exemple, Koneko est une Tour alors qu'elle est la plus petite et la plus maigrichonne.

« Sérieusement... Des tronçonneuses ? » Je fais mentalement en voyant deux jumelles de petite taille. « Ce mec est complètement barjo... »

[Je trouve ça plutôt effrayant...] Avoue Gudao, mal à l'aise.

Et moi donc ! D'autant plus que je ne peux toujours pas me servir de mes circuits magiques. Mon contrôle sur eux est encore trop faible pour que je me risque à les utiliser activement.

« Master, quels sont vos ordres ? » Fait calmement Mash au travers de notre lien mental.

« Je pense que nous devons aller au contact. » Je réponds en regardant encore une fois autour de moi. « Au moins, les Fous ne pourront pas nous tirer dessus comme des lapins. » Je remarque d'ailleurs qu'il en manque une justement. Peut-être est-elle cachée pour nous tendre un piège ? « Qu'est-ce que tu en penses ? »

« C'est une bonne idée. Nous devrions pouvoir tenir en combat rapproché. » Dit-elle en confirmant ma première idée. « Je suggère d'aller sur la gauche en premier, pour nous éloigner des Cavaliers. Cela les empêchera de nous rattraper avant que nous soyons dans la mêlée. Une fois le combat engagé, nous devrions pouvoir nous défendre sans être submergé si nous sommes assez rapides. »

« Ok, on fait ça. » Je lui dis. « Restons dos à dos en permanence. Je devrai pouvoir me défendre correctement de mon côté. »

« À vos ordres Master ! » Fait ma kohai, déterminée.

« Et Mash... Désolé de te demander ça... » Je reprends, hésitant, au bout d'une petite seconde. « Je sais que tu déteste faire du mal aux gens... Mais si tu en as l'occasion, n'hésite pas à les frapper de toutes tes forces... Même si ça doit les blesser gravement... »

« Je sais sempai. » Répond-elle avec douceur et compassion. « Merci de ta prévoyance. »

Je me rends compte que je n'avais pas besoin de lui dire ça. Elle est prête à tout pour me protéger, même à aller contre ses principes. Je dois me débarrasser de ce réflexe que j'ai de la sous-estimer. Elle a vu et fait des choses que je ne peux pas imaginer. Elle saura se débrouiller.

Je prends une grande inspiration, pour m'apaiser et me préparer. C'est un combat à mort qui nous attend. Je ne dois pas retenir mes coups.

« Le temps des adieux est terminé, inférieurs. » Déclare Riser avec cruauté. « Je vous avais laissé l'occasion de dire une dernière prière. » Explique-t-il, narquois. « Cependant, on dirait que vous êtes trop stupides pour le comprendre. »

« Dit le gars qui pense avec son troisième bras. » Je réplique, glacial. « On verra bien qui rira le dernier. »

Les aboiements pathétiques d'un bâtard sur le point de se faire abattre, comme la vermine qu'il est. » Réplique Riser, indifférent. « Je vous le laisse mes chéries, apprenez-leur que l'on ne se moque pas impunément de moi. »

Mash et moi allons bondir dans la direction prévue, quand l'une de ses servantes agit avant les autres. C'est une des Cavaliers. Elle porte une armure légère ainsi qu'une épée et une dague. Ses cheveux sont bruns, coupés court et tenu par un bandeau mal positionné. Elle sort son épée de son fourreau et avance vers lui. Elle la plante dans le sol et s'agenouille respectueusement à ses pieds en baissant la tête.

« Seigneur Phenex, mon maître, » Fait-elle, solennelle. « Je vous le demande avec tout mon respect : renoncez à cette agression. »

Nous restons tous les deux figés par cette demande. Est-ce qu'une des servantes de Riser vient de prendre notre défense ? Ou à défaut, tente de l'empêcher de faire une connerie ? Une expression de colère froide se forme aussitôt sur le visage du concerné.

« Que fais-tu Karlamine ? » Demande Riser, menaçant. « Contesterais-tu mes ordres ? »

« Je pense que vous faites une erreur Mon Seigneur. » Explique-t-elle d'une voix assurée, mais toujours respectueuse. « Assassiner deux membres du Peerage de votre promise ne fera que vous desservir. » Continue la Cavalier. « Attaquer quelqu'un qui n'a fait que remplir son devoir envers sa maîtresse, est un déshonneur qui ternirait votre réputation. D'autant plus avec un tel désavantage numérique. »


Mash pose la main sur son cœur sous l'effet de l'émotion. Ayant été longtemps au contact du Saint Graph de Sir Galahad, et après avoir connue les Chevaliers de la table Ronde, elle reconnaît quelqu'un qui possède un véritable sens de l'honneur, semblable au leur.


Je ressens un vrai respect pour elle. Kiba m'avait déjà dit que les Cavaliers ont en commun un code de l'honneur très stricte. Il le suit à la lettre, cela se voit à sa façon de se comporter avec les gens autour de lui. Au départ, je trouvais ça un peu désuet. Mais là, en la voyant, je me dis que c'est vraiment quelque chose qui mérite respect aussi.

« As-tu conscience que ceci peut être considéré comme un acte de rébellion, Cavalier ? » Interroge froidement Riser.

« Je le reconnais Mon Seigneur. » Fait Karlamine, pas du tout ébranlée. « Cependant, mon humble personne ne peut décemment vous laisser agir d'une manière aussi vile. Cela va à l'encontre du serment de loyauté qui me lie à vous. » Elle s'arrête l'espace d'une seconde. « Peu importe que cela m'attire votre ire, et peu importe le châtiment que vous jugerez bon de m'infliger pour mon insolence, je me dois de protéger votre honneur. Veuillez m'en pardonner. »

{Quelle loyauté...} Fait Gudako, très impressionnée par son comportement.

Je suis de son avis. L'espace d'une fraction de seconde, j'ai l'espoir fou qu'il va entendre raison. Puis, lorsqu'il lève la main en direction de sa tête, j'ai un horrible frisson qui me parcoure des pieds à la tête...

Je n'ai pas le temps de lui crier de se protéger. Une immense gerbe de flammes l'engloutit et elle hurle de douleur. Son cri ne dure qu'un bref instant avant d'être supplanté par le bruit du feu. Je vois sa silhouette convulser de souffrance pendant quelques secondes avant de s'effondrer. Lorsque les flammes disparaissent, il n'y a plus qu'une femme calcinée dont l'armure est portée au rouge.

« Je te pardonne Karlamine. » Dit Riser sans la moindre empathie. Il relève la tête. « Maintenant que cette moins que rien ne nous gêne plus, c'est votre tour. »

Je remarque à peine Mash qui tremble de rage, tellement je suis à un rien de perdre le contrôle moi-même.

« Tu n'es qu'un pourri ! Un connard fini ! » Je hurle avec toute ma haine. « C'est comme ça que tu traites tes servantes !? Comme de vulgaires objets !? Elle essaye de te faire entendre raison et toi tu la brûles vive !? Quel genre de monstre fait ça !? Répond moi Riser Phenex ! »

« Silence vermine ! » Réplique Riser, méprisant. « Tu n'es qu'un déchet sans valeur ! Ne souille pas mon nom en le prononçant ! »

« Souiller ton nom !? » Je répète avec véhémence. « Tu viens de tuer quelqu'un qui te respectait par ce qu'elle ne t'a pas obéit ! » Je me tourne vers ses autres servantes. « Et vous ! Pourquoi vous ne l'avez pas protégée !? C'était l'une des vôtres ! »

« Un serviteur qui n'obéit pas à son maître ne mérite pas de vivre. » Répond sa Reine, condescendante et sans pitié.

Autour de nous, toutes les servantes acquiescent d'un geste discret. Pas la moindre d'entre elles n'a la moindre peine pour leur camarade assassinée. J'entends au loin les deux Fujimura qui maudissent Riser et son Peerage, écœurés par tant de cruauté.

Pour moi, c'est la goutte qui fait déborder le vase. Je vais me jeter sur ce salaud et lui faire avaler ses dents, quand je sens une main ferme se poser sur mon épaule.

En me tournant, je vois Mash. Elle me fixe intensément, combattant sa propre envie de lui faire payer son crime. Au bout de quelques secondes, je parviens à reprendre le contrôle. Malgré tout, ma rage n'est pas loin sous la surface.

« Je vais te le faire payer. » Je menace avec un regard meurtrier, déterminé.

« Ce sont tes dernières paroles insolentes vermine ! » Réplique-t-il.

Sur ces mots, alors que toutes ses Pièces se ruent sur nous, nous fonçons dans la direction prévue. Ce qui les surprend énormément. Surtout celles qui nous voient leur arriver dessus.

Elles portent toutes les deux des habits de soubrettes noirs et blancs en dentelles. Elles se préparent à nous intercepter alors que leurs voisines, une qui porte une espèce de bikini en métal, et une autre de plus petite taille qui porte un manteau rouge par-dessus un habit blanc, se préparent à prendre la suite.

Le choc est violent.

Sans même chercher à me protéger plus que ça, je rentre en force dans la garde d'une de celles déguisée en domestique. Elle me touche d'un coup de poing dans les côtes, mais elle n'a pas vraiment de force. Moi, je lui enfonce carrément la cage thoracique en la tapant violemment du coude dans le sternum. Elle décolle et va s'écraser contre un arbre. Elle retombe sur le sol en crachant du sang.

L'autre encaisse de plein fouet le bouclier de Mash. Son bras prend un angle bizarre et elle va rejoindre sa comparse plus loin. Je remarque au passage qu'elle a sans aucun doute au moins le nez cassé et la mâchoire en miettes.

Les deux autres ne s'arrêtent pas pour autant. Celle au manteau rouge me met un coup de bâton dans le dos qui est douloureux. Mais ne me fait pas fléchir, ni perdre mon équilibre. Sans faire attention à la douleur j'attrape son arme et je la tire vers moi. Elle n'a pas le temps de réagir que je l'atteins en plein visage d'un coup de pied retourné. Elle disparaît de mon champ de vision alors qu'elle est propulsée au loin.

Celle avec le bikini métallique ceinture Mash et utilise son élan pour essayer de la renverser en la soulevant, profitant qu'elle ait son bouclier loin d'elle à cause du coup précédent. Malheureusement, leur différence de force est trop importante. La démone à l'impression de heurter un arbre alors qu'un coup de genou violent l'atteint en plein dans l'abdomen une fraction de seconde plus tard. Elle s'effondre, pliée en deux, hors combat.

Ma kohai et moi, nous mettons aussitôt dos à dos, pour nous préparer à la prochaine attaque. Cependant, elle ne vient pas immédiatement. Les autres membres du Peerage, passé la Reine, se sont arrêtés dans leur élan. On dirait que nous voir coucher, en un seul coup chacune, quatre des leurs, les a passablement refroidies. Je meurs d'envie de leur cracher une provocation au visage, mais je dois rester concentré.

« Master, étant donné leur formation, je pense qu'elles vont chercher à bloquer nos mouvements avec les Pions restants. » M'informe Mash télépathiquement. « Puis les deux Tours vont tenter de porter le coup de grâce. » Elle marque une courte pause. « Quant au Cavalier, il doit servir de dernier recours. Elle va sans doute se servir de sa vitesse, combiné au soutien des Fous, pour nous attraper si jamais nous survivons à l'assaut précédent. »

Passé le fait que ce moyen de parler en secret se rapproche de la triche éhontée, je suis définitivement impressionné. Et je me sens aussi définitivement ridicule...

Malgré la pression, la menace du surnombre et le handicap que nous avons, elle a réussi à trouver leur stratégie en moins d'une minute. Moi j'étais juste en train de me demander d'où allait venir le prochain coup.

« Sacré coup d'œil Mash. » Je la félicite. « Rappelle moi d'augmenter ton salaire quand on sortira d'ici. »

« Ce n'est pas le moment de faire des blagues Sempai ! » Me sermonne-t-elle, l'air d'être un peu gênée quand même.

« Je sais, je sais. Désolé. » Je regarde nos adversaires en train de se mettre lentement en place. « Arrête-moi si je me trompe, » je continue. « Mais je crois que les deux duos de jumelles sont les pions restants. Celle avec le cache-œil et celle avec la robe chinoise doivent êtres les Tours. Et celle avec le Kimono l'un des Fous. » Je dis en suivant mon intuition.

« Je pense que c'est la combinaison la plus probable. » Acquiesce Mash. « Vous avez une cible prioritaire en tête Master ? »

« Pas vraiment. » J'avoue. « Restons juste agressif. Elles doivent penser que nous allons être plus défensifs, maintenant qu'elles savent que nous ne sommes pas inoffensifs. » Je réfléchis l'espace d'une seconde. « Est-ce que tu as juste une idée pour que nous ne soyons pas coincés au milieu ? »

« Jouons de l'élément de surprise encore une fois. » Répond-elle. « Faisons comme si j'allais défendre contre les jumelles avec les tronçonneuses, puisqu'il s'agit du choix le plus logique. Et lorsque viendra le moment de frapper, échangeons nos positions. Cela devrait les surprendre et perturber leur timing d'agression. »

« Tu me mettrais volontairement en face du danger ? » Je lui demande en la taquinant. « Tu dois vraiment avoir confiance en moi. »

« Master ! Soyez sérieux ! » Réplique Mash, en colère et embarrassée en même temps.

Je ne peux pas empêcher un léger rire de m'échapper. Ce qui choque énormément nos adversaires. Elles s'arrêtent de bouger et reste sur place, ne sachant pas vraiment quoi dire, ou faire. En revanche, cela déclenche une réaction de Riser.

« Qu'est-ce qui te fais rire inférieur ? » Gronde-t-il, menaçant.

« Que ta fameuse punition pour m'être moqué de toi est en retard, tronche de cake. » Je réponds en le provoquant.

« Espèce de sale petit insolent ! » Hurle Riser, furieux. « Tuez-le ! Tuez-le tout de suite ! » Aboie-t-il à ses servantes, incapable d'attendre davantage.

Comme des toutous obéissants, elles se jettent sur nous, en oubliant complètement leur stratégie. Du coin de l'œil, j'ai juste le temps de voir sa Reine déployer ses ailes et décoller.

Moins d'une seconde plus tard, c'est la mêlée générale.

Je me baisse pour esquiver un coup de pied circulaire d'une des jumelles chat, et dans le même temps je bloque un autre coup de pied qui vient de sa sœur, mais par le bas cette fois. Je me sers de mon bras libre pour bloquer un poing qui visait ma figure, venant de celle avec un cache-œil.

Je confirme que c'est une Tour, rien qu'à sa force brute. Elle m'oblige à bondir sur la gauche pour garder mon équilibre. Je n'ai pas posé un pied par terre que les jumelles sont déjà sur moi. J'esquive deux coups de poings en reculant. Puis un nouveau coup de poing de la Tour qui vise le même endroit qu'avant arrive. Je lui saisis le bras et la fait basculer par-dessus ma tête, pour l'envoyer voler plus loin.

Mash pare les tronçonneuses avec son bouclier. Des étincelles jaillissent à l'endroit du contact, alors que leurs manieuses rigolent comme des idiotes. Elles appuient pour la garder sur place, alors que celle qui porte une robe chinoise arrive discrètement dans son dos. Du moins, elle le croyait.

Mash se baisse brutalement, sans pour autant oublier de continuer à se protéger des jumelles. Ces dernières glissent en avant à cause de l'absence de force pour les repousser. Leurs tronçonneuses tombent alors nez à nez avec le bras de leur camarade, qui ouvre grand les yeux sous l'effet de la surprise et de la peur.

Grâce à leurs bons réflexes, elles parviennent à éviter la collision pour deux d'entre elles, et une amputation sauvage pour l'autre. Cependant cela les laisse complètement déséquilibrées et a découvert.

La Demi-Servant saute et atteint les deux jumelles en pleine figure avec les deux ailettes de son bouclier. Elles sont assommées par le choc et valdinguent chacune d'un côté en lâchant leurs armes.

La Tour parvient juste à temps à poser le pied sur le bouclier. Elle se sert de l'impulsion de son propriétaire pour bondir et s'éloigner un peu. Dès qu'elle touche le sol, elle prend une nouvelle impulsion. Elle se projette de toutes ses forces en direction de Mash qui lui oppose son moyen de défense.

Ayant déjà prévu ça, l'agresseuse bondit sur la longueur afin de passer juste au-dessus. Elle se prépare à donner un violent coup de pied latéral, au moment où elle passera au niveau de la tête de son adversaire. Cependant, alors qu'elle est déjà dans les airs, et incapable de changer sa trajectoire, elle voit Mash sauter de nouveau en se servant de son bouclier comme d'un cheval d'arçon.

La Tour, prise de court, tente de lui décocher un crochet du droit en catastrophe. Mais Mash qui a toujours des appuis se baisse au moment idéal. Pivotant en utilisant le poids de sa protection pour passer sous la garde de son adversaire, elle assène un coup de pied brutal dans l'abdomen de cette dernière. Elle crache du sang et est projetée au loin.

J'ai du mal à gérer les transitions inédites que je vois. Ces jumelles chat se battent comme les animaux du même nom par moment. Au lieu de n'utiliser que leurs jambes, elles se servent aussi de leurs bras comme appuis. Ça rend leurs mouvements difficiles à prédire rapidement, surtout qu'elles sont plutôt rapides.

Je pare encore un coup de pied de la Tour avec un cache-œil. Elle vise principalement au niveau du torse et de la tête, parfois le ventre. Elle a un sacré punch, mais rien d'insurmontable. En fait, si elle était toute seule, je l'aurais déjà clouée au sol tant elle est prévisible.

Je me baisse pour esquiver un coup de pied qui suit juste après son direct. Les deux jumelles arrivent sur chacun des côtés pour me frapper. Je bondis en avant pour me mettre à distance et je fais volte-face. À leur grande surprise, je charge, les poings en avant.

Les femmes chat se ruent à ma rencontre, l'une à côté de l'autre. La première debout, l'autre baissée, elles veulent m'obliger à choisir quelle partie de mon corps, je vais devoir protéger. Au moment du contact, je saute sur le côté droit. Vers celle qui se tient debout. Elles réagissent aussitôt en changeant leurs positions. Mais, je me freine brutalement en prenant appui sur mon autre jambe. Elles n'ont pas le temps de se replacer correctement. Elles sont maintenant alignées.

La première tente de m'atteindre au visage, mais je pare facilement. Je la frappe violemment dans la poitrine du plat de la main, ce qui la stoppe net. Sa jumelle lui rendre dedans, incapable de faire quoi que ce soit. Je pivote pour leur donner un coup de pied retourné dans les côtes. Je crois que j'entends les os se briser au moment du choc. Elles dégagent comme des poupées de chiffons dans deux directions parallèles.

La Tour ne s'arrête pas pour autant. Elle tente encore une fois de m'atteindre au niveau du torse. Je me baisse sans pour autant stopper mon mouvement de rotation d'avant. J'esquive le coup et j'ai maintenant son propre torse dans ma ligne de mire. Elle se met déjà en garde pour se défendre à cet endroit précis, mais je plie ma jambe d'appui. Ce qui change radicalement la direction de mon attaque à cause de la force centrifuge.

Le coup latéral devient ascendant. Mon talon l'atteint en plein dans le menton et la soulève carrément du sol. Elle fait plusieurs saltos complètement incontrôlés avant de s'écraser lourdement sur le macadam une dizaine de mètre plus loin. Elle n'est pas près de se relever.

« Sempai ! » Hurle alors soudainement Mash en se jetant devant moi, bouclier levé.

Une milliseconde plus tard, l'épée de la Cavalier restante heurte avec violence sa protection. Son arme tremble sous l'effet du choc, tandis qu'un bruit de métal qui frappe du métal résonne. Elle n'arrive pas à supporter le contre-coup et finit par lâcher son arme, en poussant un cri de douleur.

Je me jette sur elle en visant sa tête. Elle a le mauvais réflexe de se protéger le visage de ses bras, au lieu de chercher à s'échapper. Comparée à une Tour elle est vraiment fragile. Je sens que je lui casse les avant-bras sans même perdre trop de ma force. Ses membres cassés heurtent sa tête et elle fait un vol plané de plusieurs mètres, avant de s'écraser lourdement sans se relever.

Mash bondit de nouveau devant moi, puis une explosion balaye tout autour de nous tandis qu'elle encaisse une attaque qui m'était destinée. Des flammes obstruent mon champ de vision tout autour de nous. Puis elles disparaissent rapidement, ne laissant qu'un mince rideau de fumé qui se dissipe vite aussi. Nous levons les yeux tous les deux en même temps pour voir la Reine de Riser, avec sa baguette pointée sur nous.

« Vous êtes aussi résistants que des cafards. » Se plaint-elle en nous voyant indemne. « Mais serez-vous capable de survivre à la prochaine attaque ? » Demande-t-elle de manière rhétorique, un sourire sadique sur les lèvres.

Elle lève sa baguette au-dessus d'elle et forme une boule de feu qui ne fait que grossir et grossir encore.

Mash et moi amorçons un mouvement pour aller nous mettre à l'abri, quand nous remarquons que nous ne pouvons pas nous déplacer. Un cercle orangé à même le sol, qui est à peine assez grand pour nous permettre de nous retourner, nous enferme sur place. Pas loin de là, se trouve le Fou que j'avais complètement oublié. Nous voyons alors les Pièce de Riser être recouvertes d'un sceau de protection, sans doute à cause d'elle aussi.

En levant de nouveau les yeux, je me sens mal à l'aise en voyant le diamètre de la sphère dépasser la dizaine de mètres. Une main réconfortante se pose alors sur mon épaule. Ma kohai me sourit avec confiance. Mon inquiétude disparaît presque aussitôt et je prends une grande inspiration.

« Tiens-toi prête à encaisser Mash. » Je lui dis en regardant encore une fois la Reine, débordant de confiance. « Je prépare la contre-attaque. »

« À vos ordres Master ! » Répond-elle, tout aussi assurée.

Elle lève son bouclier et le plante ensuite dans le sol. Je me concentre... Il est temps de voir si j'ai vraiment bien compris les leçons de Himejima-sempai et de ma Professeure.

Trente mètres plus haut, Yubelluna a fini de charger son attaque. Elle sourit encore plus largement en voyant sa cible se cacher lâchement derrière le bouclier de sa camarade. Comment un minable pareil a-t-il pu oser tenir tête à son maître ? Il mérite la mort misérable qui va être la sienne.

« Disparaissez vermines ! » Crie-t-elle, dédaigneuse.

Une boule de feu d'une taille impressionnante se dirige à grande vitesse sur le sol. Au moment où elle entre en contact avec le bouclier de Mash, un flash de lumière éblouissant se produit. Suivit d'une explosion colossale qui balaie tout sur son passage.

Il faut plus d'une minute pour que toutes les flammes résiduelles disparaissent. S'ensuit un épais nuage de fumé qui monte dans le ciel. Le point d'impact est encore caché, mais un cratère de plus de vingt mètres de diamètre se trouve là où il y a avait les deux adolescents il y a peu.

Yubelluna scrute la poussière pour essayer de voir s'il reste quelque chose à faire exploser, afin d'en profiter encore un peu plus. Soudain, elle sent une pulsation magique en plein centre du cratère. Elle n'a pas le temps de comprendre ce que c'est exactement, qu'une lance faite de foudre sort à une vitesse incroyable de la fumée.

Incapable d'esquiver, elle la prend de plein fouet dans l'abdomen et un éclair d'une taille monstrueuse lui tombe alors dessus, l'engloutissant totalement. Elle hurle de douleur alors que la foudre la brûle gravement et met feu à ses vêtements. Elle se met à tomber et s'écrase lourdement au milieu d'une fontaine publique.

Les yeux rivés sur ce qu'elle vient de voir, le Fou ne fait pas attention à ce qui l'entoure. Mash arrive au contact et lui assène un violent coup de bouclier. Il a le même effet que si elle venait de se jeter de toutes ses forces contre un mur. Elle est projetée au sol et reste immobile. Elle est assommée.

Trente secondes plus tard, il ne reste plus que Mash, Arthur et Riser au milieu d'un champ de bataille silencieux encore fumant. Ce dernier se tient toujours en l'air, observant le spectacle sous ses yeux avec une colère froide déformant ses traits.


Toujours dématérialisée, Scàthach fait son propre bilan de son côté : Arthur a montré sa capacité à garder son sang-froid. Ce qui était le but premier de ce handicap. En revanche, elle ne s'attendait pas à ce qu'il utilise la magie runique. Elle ne lui avait enseigné que les rudiments.

Bien sûr son attaque était grossière, manquait de contrôle et surtout, il avait toutes les chances d'en subir la moitié des effets vu sa précipitation. Sans compter son mélange avec la mégie démoniaque de ce monde. Cependant, cela reste digne d'être noté. Même si ce n'est pas pour la bonne raison.


« Alors ? » Je fais, toujours aussi provoquant. « Toujours convaincu que nous sommes des inférieurs ? »

Je suis passablement fatigué. Le contrecoup de tous les efforts que je viens de faire. En plus, ce cocktail de magie runique et démoniaque fait à l'arrache, m'a vraiment drainé. Sans doute par ce que j'ai dû le bâcler à cause de ma précipitation et de mon manque d'expérience. Heureusement qu'il n'y a plus que ce salaud. Je ne crois pas que je serai en état de poursuivre un combat prolongé. Mais je vais enfin pourvoir lui faire ravaler son ego. Rien que pour ça, ça valait le coup.

« Ne sois pas arrogant vermine. » Réplique-t-il, glacial. « As-tu oublié qui tu affrontes ? »

« Un connard qui ne passe plus par les portes tellement il a les chevilles qui enflent ? » Je réplique, méprisant.

« Humph ! » Souffle Riser, tout aussi méprisant que moi. « Un chien enragé qui doit être abattu. Voilà tout ce que tu es. »

« Ramène-toi alors. » Je fais avec un geste provoquant. « Tu es le dernier debout il me semble, non ? »

Il éclate d'un rire moqueur complètement inattendu. Je me crispe légèrement en sentant un frisson. J'ai un mauvais pressentiment. Quelque chose me dit qu'il lui reste encore une carte à jouer, hormis celle de sa prétendue immortalité.

Il se ressaisit rapidement et avec un sourire arrogant presque plus large que son visage, il claque des doigts. Des flammèches se forment partout autour de nous, à des points bien précis. Ce sont les servantes de Riser...

Elles brûlent pendant une petite seconde avant de s'éteindre subitement. L'instant qui suit, leurs corps sont enveloppés dans des espèce de cocons de lumière rouge-orangé. Mash et moi voyons avec effroi toutes leurs blessures guérir instantanément. Quelques secondes plus tard, elles sont toutes debout, en pleine forme et prête à remettre le couvert.

Alors que sa Reine décolle comme une flèche en direction du ciel, elle se met à nous insulter copieusement. En même temps qu'elle s'excuse profusément envers son maître. Je n'écoute que d'une oreille ce qu'elle dit. Tout ce que j'entends, c'est la voix triomphante de Riser qui exulte.

« Voilà la différence entre nous, inférieurs. » Clame-t-il. « Je suis un Phenex ! Notre clan possède le pouvoir d'invincibilité ! » Il nous regarde avec la même joie que celle d'un sadique qui met à mort sa victime. « Libre à toi de me supplier. Peut-être que je t'écouterai. »

Il éclate d'un nouveau rire victorieux tandis que Mash se rapproche de moi. Malgré tout ça elle reste sur ses gardes, calme, pas le moins du monde perturbé. Je me souviens alors qu'elle m'avait dit qu'ils avaient déjà affronté des ennemis, qui semblaient pouvoir revenir à la vie indéfiniment. Mais ce n'était qu'une illusion : une fois la source de leur pouvoir détruite, ils ont perdus cette prétendue immortalité.

Mais bon, je ne crois pas que ce sera aussi simple cette fois... On a besoin d'aide...

« Tu as respecté la condition qui t'avait été imposée Preantas. » Dit Lancer après un petit rire léger, comme si elle avait lu dans mes pensées. « Libre à toi de faire appel à Altera ou moi-même. »

Entendre sa voix me fait presque sursauter. J'étais tellement concentré sur ce qui se passe autour de moi, que je ne faisais presque plus attention à sa présence. Mash l'a entendue aussi et elle sourit de soulagement. Sans doute pour moi.

Je réfléchis rapidement. J'ai bien envie de leur demander de venir toutes les deux. Rien que pour voir sa tronche, lorsque son harem va servir de serpillière. Je prendrai un malin plaisir à regarder ce spectacle.

Puis je repense à Maître Sanzang. À ses leçons de modération. Elle ne cesse pas de me répéter que mon plus grand ennemi n'est autre que moi-même. Que ma nature sauvage me rend à la fois digne de confiance, mais aussi prompt à faire des jugements hâtifs.

L'image de ce ''Frank Black'' me revient en mémoire juste après. S'il en après moi, mieux vaut qu'il en sache le moins possible. Peut-être est-il en train de nous espionner en ce moment ? Allez savoir...

Ma décision est prise.

« Désolée Professeure. » Je fais mentalement, vraiment navré pour elle. « Je pense que vous avez envie de faire comprendre à ce mec à quel point il est minable... » Je lui dis. « Mais pouvez-vous laissez Altera se charger seule de lui ? » Je demande, très respectueusement.

« Ce ton poli ne te sied guère Preantas. Reste naturel. » Répond-elle, amusée plus qu'autre chose. « Ce choix que tu as fait, je le respecte. » Dit-elle ensuite. Simplement. « Tout guerrier, et à plus forte raison tout commandant, doit avancer de lui-même. Sans avoir obligation de se justifier. »

« Je suis encore loin d'être un commandant... » Je fais, un peu embarrassé de l'entendre parler de moi d'une façon aussi élogieuse. « Mais merci Professeure. »

Je prends une grande inspiration.

« Altera. » Je l'appelle avec politesse. « J'ai besoin de toi. »

« Commandez Master. » Répond-t-elle de son habituelle voix détachée.

À l'extérieur, toutes les servantes de Riser se préparent à en finir une bonne fois pour toutes. Elles ont encore plus la rage de vaincre qu'avant. À cause de leur humiliation un peu plus tôt, mais surtout pour éviter la colère de leur maître. Pas par peur. Pour l'avoir déçu.

« La peur te fait-elle finalement perdre la parole vermine ? » Fait Riser pour en rajouter une couche. Puis il remarque que nous sourions Mash et moi. « À moins qu'elle ne vous ait fait succomber à la folie ? » Demande-t-il, très fier de son petit effet.

« J'ai bien envie de te dire ''Va au diable''. » Je réponds grossièrement. « Mais si tu veux tout savoir, alors non, je n'ai pas peur. Et Mash non plus. » Je lui dis en le dévisageant. « Je sourie par ce que je sais que tu ne peux pas gagner. »

« Oh vraiment ? » Dit-il, un sourire haineux sur les lèvres. « De belles paroles pour quelqu'un qui se cache derrière une autre, par ce qu'il est trop faible pour faire quoi que se soit. »

« Mon Master n'est pas faible ! » Réplique ma kohai, en colère. « Demander de l'aide aux autres n'est pas une faiblesse ! »

« Master ? » Répète Riser, amusé. C'est la première fois qu'il entend clairement sa façon de m'appeler. « Non seulement tu es faible, mais en plus tu es hypocrite. » Il rigole comme un idiot. « Je me demandes si elle crie aussi Master dans ton lit ? » Dit-il.

[Arthur, fait le taire s'il te plaît.] Me demande Gudao d'une voix si venimeuse que j'en ai des frissons.

{Si jamais il ose encore une seule fois dire ce genre de chose...} Continue Gudako de la même façon, sans finir sa phrase.

« Cette fois tu as été trop loin. » Je réponds. Ma propre colère amplifiée par celle des jumeaux Fujimura. Je tourne la tête vers ma protectrice. « Mash, je vais leur laisser le choix entre se rendre et combattre. Mais sans le temps pour réfléchir. Est-ce que ça te va ? »

« Oui Master. » Dit-elle simplement, comprenant qu'il n'y plus rien d'autre à faire à ce point-là.

Je ferme les yeux. Je me remémore la douleur que j'ai ressenti aux portes de la mort, accompagné de cette incroyable liberté et sécurité que je ressentais aussi en regardant les étoiles. Cette familière sensation d'avoir de l'eau chaude dans les veines se répand dans mon corps. Mes circuits magiques s'activent. Ils vont me permettre de booster mes capacités de base même si je ne fais rien avec. Ça m'évitera de perdre le contrôle. Je vais fournir autant de puissance que possible à Altera.

Tous les démons sentent l'étrange aura qui se manifeste soudainement. Sous leurs yeux, ils voient des lignes d'un rouge sanguin se dessiner un peu partout sur la peau de leur cible. Elles suivent son cou jusqu'au menton et recouvrent en partie le dos de ses mains. Après un instant de silence, il reprend la parole.

« C'est mon premier et dernier avertissement. » Je dis d'une voix menaçante. « Rendez-vous, toi et servantes Riser. Ou alors vous allez mourir. »

Il y a un silence d'une durée infime... Puis c'est l'éruption.

« Pour qui te prends-tu misérable déchet !? » Beugle Riser, complètement hors de lui. « Tu oses encore prononcer mon nom !? Tu oses me menacer !? » Il est enragé, c'est peine perdue. « Ta mort va être longue et douloureuse ! Tu entends pathétique démon inférieur ! Je vais te faire souffrir milles morts ! Et lorsque tu me supplieras de t'achever, je t'obligerai à regarder alors que je torturerai cette pitoyable traînée ! »

L'aura de Arthur entre en éruption à son tour. D'une voix pleine de rage et de haine, il crie alors un seul mot.

« SABER ! »

Altera se matérialise devant Mash et son Master. Les yeux fermés, les bras le long du corps, parfaitement détendue.

Riser et son Peerage se figent en la voyant. Elle est frêle d'apparence et son corps presque dévêtu ne montre rien d'impressionnant. Pourtant, surpris de cette apparition inexplicable, ils restent sans bouger à la regarder.

Elle tend le bras paisiblement, presque nonchalante. Dans une douce lumière blanche une épée à l'étrange garde métallique et à la lame faite de trois rayons de lumières colorées, se forme dans sa main.

Elle ouvre les yeux lentement. Ses pupilles d'un rouge pâle, qui malgré une absence complète d'émotions identifiables en apparence, semblent les fixer d'une manière presque mélancolique. Comme s'ils n'étaient rien pour elle.

La guerrière lève alors lentement le bras, jusqu'à que l'extrémité de son arme soit pointée vers le ciel. Puis elle l'abaisse subitement dans la direction de ses ennemis désignés.

Elle déclare alors d'une voix calme et posée :

« Vos vies, » commence-t-elle. « Sont mes offrandes à Mars. »


Fin du chapitre 17 !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Et pour ceux qui s'inquiètent, je peux au moins vous dire que le prochain chapitre est déjà pas mal avancé. Il ne devrait pas avoir des mois d'attente. Normalement.