Hey ! Me voici avec un nouveau recueil sur 3H ! Parce qu'évidemment, j'en avais pas assez. XD Mais celui là, à un thème particulier, puisqu'il a pour thème… Ashe ! Ou plus précisément, de la romance avec Ashe ! Parce qu'il mérite tout l'amour du monde. Et c'est pour ça que j'ai décidé de créer ce recueil d'Ashe x everyone (même si ça serait pas tout le monde non plus, car y'a des personnes qui ne méritent pas mon archer.). Qui donc mettra en scène, à chaque chapitre, un ship avec Ashe !
Et donc quoi de mieux que de commencer ce recueil avec un Ashe x Caspar ? (Oui, car je garde le Ashe x Byleth pour la fin. XD) Ils sont vraiment hyper mignons, tous les deux ! Et leur épilogue est juste trop chou. XD
Il y a un petit spoil sur Caspar qu'on apprend dans les routes de l'Eglise et des Cerfs. Mais y'a vraiment pas de spoil majeur.
Sur ce, bonne lecture ! (Nota bene : Je suis le Mijoqui du futur. XD Bon, ce premier chapitre a été posté mais on ne peut pas voir le titre. Et comme je sais pas quand je posterai le second... Je vais vous le donner maintenant. Ce chapitre s'intitule : Aussi semblable que différent)
Le ciel était d'un bleu azur, et quelques nuages blancs et lisses se baladaient sur celui-ci. Caspar était allongé sur l'herbe chaude d'été, qui venait lui caresser le cou et ses bras découverts. Le sommet de son crâne était collé à celui de Ashe, qui avait la même position que lui. Il était soulagé, à défaut d'être bien.
Cette journée passée avec son ami l'avait détendu. Avait apaisé son cœur qui se serrait douloureusement à chaque fois qu'il respirait. Il avait même ri plusieurs fois ! Le bleu avait oublié à quel point cela faisait du bien. Et pourtant, cela ne faisait pas si longtemps qu'il n'avait pas ri, juste quatre jours. Depuis qu'il avait appris que son père s'était sacrifié pour sauver ses troupes.
Il n'avait pas tout de suite réalisé, lorsqu'on lui avait annoncé la nouvelle. C'était pour cette raison, qu'il n'avait pas encore pleuré ? Ou bien, c'était parce qu'il s'était déjà résolu à cette éventualité, lorsqu'il avait décidé d'emprunter la même voie que le Professeur. Les larmes étaient absentes, et le vide présent dans tout son être. Avec un sentiment de culpabilité qui ne le quittait pas. Ça ne ressemblait tellement pas à Caspar d'être aussi amorphe…
Dès qu'Ashe avait appris cette information, il s'était précipité pour aller le réconforter. Oh, évidemment, Linhardt, Dorothea, Hilda et bien d'autres étaient également venus le voir, avant… Mais en vain. Aucun de leurs mots n'avait réussi à toucher celui aux cheveux bleus. Sauf qu'avec l'archer, c'était différent. Ce dernier était à peine arrivé près de lui qu'il s'était déjà senti apaisé.
Pendant ces trois derniers jours, l'argenté ne l'avait pas quitté. Lui donnant les mots qu'il lui manquait pour s'exprimer, et lui donnant un soutien moral inestimable. Caspar ne pleurait toujours pas, il se sentait juste étranger à lui. Mais lorsqu'il était avec l'archer, il avait l'impression d'être compris dans ses sentiments, qu'on ne les juge pas. Certainement car Ashe avait lui aussi dû affronter la mort de ses parents, et celle de son père adoptif. Ou c'était juste car c'était lui, et que ses yeux pistaches reflétaient une innocence et un bonheur inégalés ? Peu importait la réponse pour le guerrier, la seule chose qui comptait était le fait qu'il était bien avec son ami.
Mais il était toujours trop replier sur lui-même. C'est pour cette raison que l'argenté avait décidé de passer à la vitesse, en entraînant le bleu dans des activités pour qu'ils s'amusent et lui permettre de se changer les idées. D'habitude, c'était l'inverse, Caspar était celui qui initiait les projets et l'archer le suivait. Ça montrait bien l'état dans lequel se trouvait le guerrier…
Ainsi, celui aux tâches de rousseurs l'avait tout d'abord emmené au marché. Ils avaient passé un moment à regarder les armes à l'armurerie. La guerre avait beau être terminée, il fallait toujours des soldats pour faire régner l'ordre dans le pays. Le gris voulait même lui acheter une arme, mais il avait décliné la proposition, ne voulant pas abuser de la gentillesse de son ami. Puis après, ils se sont promenés entre les différents étals, à la recherche de présent pour le petit frère et la petite sœur de Ashe. La scène avait arraché un tendre sourire à Caspar, pour lui qui n'avait jamais eu une véritable relation avec son aîné. L'archer lui demandait son avis sur les trouvailles qu'il trouvait, et le bleu était honoré qu'il prenne en compte son opinion. Surtout concernant sa fratrie qui comptait énormément pour lui.
Ensuite, ils s'étaient dirigés vers l'étang, pour pêcher. Ils s'étaient assis au bord du ponton, côte à côte, lançant leur ligne à l'eau. Peu de gens étaient réveillés et encore moins qui passaient dans le coin, permettant à Caspar de profiter du silence du matin. Ce dernier trahissait également l'entente entre les deux jeunes adultes, où ils se comprenaient avec juste des regards et des sourires échangés. Si le silence est d'or, alors ces moments avec Ashe étaient des diamants aux milles éclats.
Après une trentaine de minute, ils avaient décidé de passer à autre chose. La pêche fut bonne, à eux deux ils avaient attrapé une dizaine de poissons ! Cette séance avait réussi à apaiser le bleu, qui avait fait de l'ordre dans ses idées. Puis, ils s'étaient dirigés vers le réfectoire pour donner aux cuisiniers le fruit de leur labeur. Ashe avait continué son chemin vers le nord, emmenant le guerrier avec lui.
Ils étaient donc arrivés dans les jardins du monastère. Et à peine arrivés, Ashe s'était laissé tombé dans l'herbe. Enjoignant son ami de faire de même. Caspar avait eu une légère hésitation, mais avait décidé d'écouter sa petite voix intérieure qui lui criait de le faire. Alors ni une, ni deux, il s'était aussi laissé tombé, dos à l'archer. Et ça avait été tellement libérateur ! Un électrochoc avait parcouru son corps, comme si ce dernier n'attendait que ça. Qu'il cède à son instinct, à ses envies.
Et c'était ainsi qu'il s'était retrouvé dans cette position, à regarder le ciel. Ashe, le doigt levé, lui montrait des nuages aux formes particulières, qu'il se plaisait à nommer. Un chat, un poisson, un donut… Un cœur, puis deux, et enfin un troisième. Comment dire que c'était un curieux hasard ? En tout cas, la situation fit rougir Caspar, alors que l'archer eut un rire gêné. Pourquoi réagissaient-ils de cette façon ? Le bleu n'en savait rien.
Il aurait aimé pouvoir parler de son père avec son ami… Mais d'un autre côté, il ne voulait pas plomber l'ambiance et briser la magie de ce moment. Un souffle caressa son oreille, lui provoquant un frisson dans sa colonne vertébrale. Puis une langue remplaça le souffle sur son oreille, laissant une traînée humide dessus, ce qui fit accélérer son rythme cardiaque. Le guerrier se redressa d'un coup, surpris.
« Ah ! Ashe, qu'est-ce que tu fais ?! les deux se retournèrent pour se faire face, se mettant assis sur l'herbe.
- Hein ? Mais je n'ai ri-...
- Miaou ! s'enquit soudainement un petit animal assis, passant une de ses pattes derrière son oreille pointue et scrutant le duo d'un air innocent.
- Oh, mais c'est Féline ! C'est toi, ma grande, qui m'a fait peur ? demanda Caspar d'un ton enfantin, tout en caressant la chatte. Papa Caspar t'a manqué, hein ? »
C'était la chatte qui se nourrissait dans le garde-manger du réfectoire, et qu'ils avaient récupérée et nourrie par la suite. Celle-ci les avait adoptés et venait souvent les voir, pour recevoir attention et nourriture. Son pelage était d'un noir clair, sauf sur son ventre et à la base de ses pattes où il était blanc. La dénommée Féline décida de tourner autour d'Ashe, puis du bleu, sous le regard des deux garçons. Puis elle vint se mettre sous la main du guerrier, lui réclamant des caresses. Il les lui donna, ce qui la fit ronronner. C'était d'ailleurs Caspar qui avait choisi son prénom, après une très longue réflexion ! L'archer avait émis quelques réticences sur celui-ci, mais n'ayant pas de meilleure idée il avait accepté la proposition de son ami.
Les battements du cœur du guerrier reprenaient une vitesse à peu près normale. Pourquoi avait-il pensé qu'Ashe serait capable de lui lécher l'oreille ? Et surtout pourquoi son palpitant s'était mis à battre de la sorte ? Essayant de cacher son trouble, Caspar reporta toute son attention sur Féline. Esquivant le regard de l'argenté qui lui brûlait la peau. La chatte après quelques caresses se mit à lécher la main du bleu. Sa langue était rugueuse, et elle passait sur la paume, les doigts de la tête brûlée. Lui provoquant des chatouillements dans toute cette partie de son corps, le faisant rire sans qu'il puisse y faire quelque chose.
« Ah ah ah ! Tu… Pourquoi tu me cha-chatouilles ? essaya de demander Caspar, en reculant sa main, en vain puisque la chatte repartit directement à l'assaut de celle-ci.
- Hmmm… Peut-être qu'elle sent le poisson qu'on a pêché, et qu'elle a faim ? réfléchit l'archer, tout en se mettant sur ses deux jambes. J'ai d'ailleurs justement ce qu'il lui faut, dans ma chambre ! »
Ashe s'avança vers le bleu, et se baissa pour porter Féline. Un de ses bras servait de base pour les pattes arrières de l'animal, tandis que l'autre maintenait son corps contre le torse du gris. Le sommet du crâne de la chatte touchant le menton du jeune homme. Ce dernier attendit que le guerrier se lève à son tour, pour se diriger vers sa chambre. La quadrupède était tellement contente d'être dans cette position qu'elle frottait son museau contre la tête de l'archer et qu'elle ronronnait !
Caspar en était jaloux ! Lui aussi, il aimerait être à la place de la chatte ! Euh… De Ashe, il voulait dire ! Il devint rouge de gêne, face à ce lapsus mental. Heureusement qu'il marchait derrière l'archer et qu'ils ne croisaient pas beaucoup de soldats sur le chemin… Pour essayer de reprendre son calme, la tête brûlée pensa à l'amour qu'il avait avec l'argenté pour les chats.
Et ils en avaient un très grand ! Dommage que les règles de l'Académie interdisent de dormir avec des animaux… Enfin, ils n'étaient plus vraiment des étudiants alors peut-être que s'il demandait à Byleth, il accepterait ? Le bleu s'égarait. Les deux jeunes hommes, après qu'ils aient découverts leur amour mutuel pour les félins, étaient allés souvent les nourrir ensembles. Et ils passaient de long moment à leur donner plein de papouilles, et à se racontaient diverses anecdotes.
Bon, il y avait quand même quelques différences dans leur comportement. L'archer était vraiment trop solennel avec les chats… Bientôt, il leur ferait des courbettes pour les saluer ! Déjà qu'il s'adressait à eux comme s'il parlait à des empereurs. Caspar ignorait pourquoi son ami utilisait tant de déférence, parce que les petits cerveaux des félins ne pouvait le comprendre ! Pour ça que lui utilisait plutôt des mots simples, et une intonation exagérée ! C'était plus logique ! Après, les chats réagissaient de la même façon, c'était à dire qu'ils miaulaient et se ruaient sur la nourriture, sans vraiment faire attention aux paroles à leur égard.
Arrivés devant les dortoirs, l'argenté ouvrit la porte de sa chambre. Il se décala sur le côté pour laisser entrer le bleu, avant de le suivre et de fermer l'huis. Caspar alla s'asseoir sur le lit, habitué de ce fonctionnement entre eux. Féline, quant à elle, mit ses deux pattes avant sur l'épaule de l'archer, puis sauta pour descendre, se servant du dos du jeune homme comme appuie, faisant rire ce dernier. Il se dirigea vers son bureau où il défit le nœud d'un torchon, afin de dévoiler une assiette où plusieurs mets étaient mélangés et en bouillie.
« C'est encore les restes de l'auberge où tu vas ?
- Oui. Et voilà, le repas de Madame est avancé. s'enquit Ashe, dans un léger sourire, en posant l'assiette sur le sol. Oh, mais Caspar, vous devez avoir faim également ! »
Il voulut lui répondre que ce n'était pas le cas, ne voulant pas le déranger, mais son ventre se mit à grogner, le trahissant. Il passa une main derrière son crâne, se maudissant de ne pas arriver à contrôler son corps. Le gris ne semblait pas être incommodé par ça, puisqu'il ouvrit le tiroir de son bureau pour en extraire un petit sachet, qu'il lui tendit. Le bleu le prit et hésita à le déballer, ne voulant pas privé son ami de son contenu. Celui-ci s'assit à la gauche Caspar, et se mit à le scruter.
« Tu sais, j'ai pas vraiment faim… Tu devrais le garder pour toi, pour plus tard. tenta le guerrier, pour éviter d'abuser de la sympathie du gris.
- Ah non, Caspar ! Mangez, je serai intransigeant dessus. Cela fait quelques jours que vous n'avez pratiquement rien ingurgité, donc je ne vous laisserai pas dans cet état ! s'exclama Ashe, son visage à quelque du centimètre de celui de Caspar, et le poing légèrement levé. Puis, ce sont des cookies que Mercedes a fait, vous allez voir, ils sont succulents ! »
Wow… Alors, là, le bleu ne s'y attendait pas du tout. L'archer était tellement gentil – plus gentil que Sainte Cethleann, il parierait ! – que cela l'impressionnait toujours plus ! Ne pouvant clairement rien refuser face à tant de délicatesse et de douceur, à moins de culpabiliser, Caspar céda à cette alléchante offre. Il défit le nœud de l'emballage, faisant choir le papier sur ses jambes. Et une douzaine des friandises que le gris lui avait parlé à l'instant se révéla à lui, et le fit saliver.
Un autre borborygme se fit entendre, provoquant un léger rire au gris. Caspar aurait bien aimé répliquer quelque chose, mais préféra d'abord faire taire son estomac. Portant un cookie à sa bouche, ses crocs s'abattirent dessus, ne laissant plus qu'une moitié de celui-ci dans sa main. Il vit, du coin de l'œil, qu'Ashe lui lançait un regard désolé. Ou c'était peut-être au gâteau ? L'archer lui avait déjà fait plusieurs fois la remarque de prendre son temps pour manger, qu'il risquait de s'étouffer. Mais le bleu ne voyait pas le problème sur sa façon de manger, alors il continuait. Il goba le morceau qu'il lui restait, même s'il n'avait pas fini la première bouchée qu'il avait prise. S'il musclait sa mâchoire en prenant des grosses parts, cela se répercuterait forcément sur ses muscles !
Le cookie enfin tout entier dans l'estomac du guerrier, il laissa échapper un soupir de bien-être. Son cœur était tellement vide et enveloppait tout son être que la faim qu'il aurait dû ressentir n'était qu'un fantôme qui le traversait sans jamais le toucher. Mais désormais qu'il avait avalé la sucrerie, celle-ci s'était réveillé en lui pour mieux renouer avec lui-même. Il passa sa langue sur ses lèvres, afin de recueillir les miettes qui s'étaient agglutinées dessus. Puis, il prit un autre gâteau, et en croqua également la moitié. De son autre main libre, il prit une deuxième friandise qu'il tendit à l'adresse de l'argenté.
« Tiens, prends ! Je vais pas tout manger, tout seul. »
Lui proposa Caspar, après avoir fini de manger le morceau qu'il avait en bouche. L'archer parut hésiter, ses doigts remuant sans pour autant entreprendre un mouvement. Avant de finalement se saisir du cookie. Et de commencer à le grignoter délicatement, prenant soin à ne faire aucune miette. Ça intriguait le bleu cette manière de manger, même s'il trouvait une certaine grâce dans les gestes d'Ashe.
Mais ça ne l'étonnait pas que le gris s'était décidé à prendre le gâteau. Ils aimaient tous les deux les sucreries, et en mangeaient souvent ! Surtout les bonbons au sucre que l'argenté lui avait fait découvrir, malgré leur prix assez onéreux. Après, ce dernier préférait le poisson à la viande… A contrario de Caspar, qui était toujours aussi consterné par l'inclination de l'argenté. La seule explication qu'il voyait était que son ami n'avait jamais mangé un bon plat, avec du gibier fraîchement chassé ! Encore une différence entre eux deux, tiens.
La chatte sauta sur le lit, pas loin de l'oreiller, surprenant les deux jeunes hommes qui tournèrent leur regard vers elle. Elle vint coller sa tête sur le bassin d'Ashe, et la remuer de gauche à droite, en ronronnant. Puis, elle s'allongea auprès de lui, se servant de la jambe du gris comme d'un oreiller. Et le bleu dans tout ça ?! Comment Féline pouvait lui infliger cette torture ? Aucune caresse, aucun regard ! Et il entendait ses ronronnements…
Un jour, il se vengerait ! Des deux, car il était sûr que l'archer avait corrompu l'adorable et innocent félin. Les cookies diminuaient rapidement, et pendant que le gris caressait la chatte, Caspar réfléchissait à un plan. Il pourrait se faire passer pour un fantôme et l'effrayer. Ashe avait triomphé de sa peur pour Annette, donc ça ne devrait pas le traumatiser. Surtout qu'il avait également une amulette protectrice. C'était d'ailleurs comme le talisman paratonnerre que portait toujours le guerrier. Ça devait être pour cette raison que l'argenté était une des rares personnes à ne s'en être jamais moqué.
« Cela me fait plaisir que vous souriez, vous savez ! s'exclama l'argenté, son regard ancré dans celui du guerrier et prenant la main de ce dernier dans les siennes. Vous êtes vraiment plus beau, avec un sourire !
- Kof, pff… »
Caspar faillit s'étouffer avec le morceau qu'il était en train d'avaler… Ashe se rendait-il compte de ce qu'il disait ? Le bleu avait l'impression que son cœur battait à mille à l'heure. Enfin, ce n'était pas qu'une impression… Même en courant le plus loin possible et en y mettant toute sa force, son cardio n'avait jamais été aussi fort que maintenant. Et pourquoi ses mains étaient-elles moites ?
Il tapota ses jambes, à la recherche de cookie, n'arrivant pas à quitter les orbes pistaches devant lui. Pourquoi Caspar voulait-il se perdre dans ses derniers, subitement ? Plus il les regardaient, plus le vide en lui était remplacé par une étreinte chaleureuse qui lui faisait oublier la douleur qu'il ressentait. Le guerrier dû se rendre à l'évidence, ils avaient fini tous les gâteaux, ne lui laissant aucune échappatoire. Il devait répondre à l'archer, alors qu'il était au sommet de sa gêne, sans comprendre la cause… Au moins, il n'était pas rouge. Enfin… Il ne l'était peut-être pas…
« Oh, euh, merci ! commença le guerrier, masquant son trouble, tout en enlevant sa main d'entre celles du gris pour la coller à son ventre. Mais tu peux me tutoyer, depuis le temps que je te le dis.
- Je n'oserai jamais ! Vous êtes un noble, je ne pourrai jamais vous manquer de respect.
- Tu as été adopté par Lonato, ce qui fait de toi un noble. Puis, ça me dérange pas, tu sais. Ashe... merci pour cette journée, enfin cette matinée.
- Oh, mais elle ne va pas s'arrêter là ! Je suis vraiment heureux d'avoir pu vous donner un peu de joie ! lui sourit l'argenté de toutes ses dents, alors que le bleu s'estimait chanceux d'avoir un ami tel que lui.
- Ouais… C'est dur, tu sais… continua Caspar, avec un ton plus triste et le besoin de se confesser. Quand je pense à mon père, ça me fait mal, même s'il n'y a aucune larme qui vient. Si c'est pas indiscret, t'as fait comment pour faire ton deuil… ? »
Le bleu espérait ne pas faire revivre des mauvais souvenirs à l'archer, mais il avait besoin de connaître d'autres vécus. Et de par son amitié avec Ashe, il avait également envie de découvrir le sien. Ce désir de le connaître mieux que quiconque, et d'avoir une place spéciale auprès de lui grâce à ça. C'était la première personne avec laquelle il ressentait ça, et des tas d'autres sensations.
En attendant la réponse du gris, Caspar jouait avec ses mains. Celle qui avait été touché par l'archer dégageait une chaleur unique, et il en était heureux, pour une obscure raison. Et quand elle passait près de son ventre, des papillons déployaient leurs ailes et prenaient leur envol à l'intérieur. Ça avait beau être étrange, c'en était pas moins très agréable. Et plus, il passait de temps avec Ashe, plus sa présence était enivrante et lui était nécessaire.
« Oh, et bien, j'ai mis du temps à faire mon deuil. expliqua
l'argenté d'une petite voix, les poings fermés, mais avec un léger sourire nostalgique et Caspar ne put que poser sa main sur son épaule en guise de soutien. Mais j'ai reçu beaucoup de soutien, et c'est cela qui m'a aidé à tenir le coup ! Mes camarades du royaume, le Professeur aussi ! il se tourna vers le bleu, avant de rajouter. Sans vous oublier, Caspar !
- Moi ? questionna le guerrier, surpris, et sa main glissant le long du bras de son ami pour recouvrir son poing.
- Oui. Vous m'emmeniez toujours dans vos plans, certainement sans vous en rendre compte. Vous étiez tellement plein d'énergie, plein de fougue, que cela m'a touché. Cela m'a permis d'aller de l'avant. Puis c'était amusant, aussi ! Je ne vous ai jamais remercié pour cela, alors merci. Du fond du cœur. »
Celui de Caspar avait des battements effrénés, plus encore que tout à l'heure. Et pourtant, il se sentait comme sur un petit nuage. De savoir qu'il avait pu aider l'archer à aller mieux ça faisait déborder son cœur d'une joie extrême. Puis quand Ashe le regarda et lui sourit, le guerrier crut qu'il pouvait simplement vivre en se nourrissant en croisant les orbes pistaches et en buvant les paroles mielleuses du gris.
Était-il amoureux d'Ashe ? La question méritait d'être posé, vu tout ce que le guerrier ressentait auprès de son ami… Mais il ne connaissait pas la réponse. Il ne s'était jamais intéressé à tout ça, croyant que c'était l'amour qui empêchait les héros des contes de partir à l'aventure une fois leur princesse sauvée. Et pourtant, il avait toujours cette soif d'explorer le monde entier. Mais il voulait être aussi au côté de l'argenté ! Alors comment savoir ? Il pourrait peut-être demander à l'archer, après tout, il adorait les contes, donc il devrait savoir comment l'amour se manifester. Mais ça éveillerait des soupçons chez son ami…
Le bleu se bascula un peu en arrière, et fit cesser le contact qu'il entretenait avec l'archer. Cette séparation lui fit plus de mal que tous les coups qu'il s'était pris sur le champ de bataille... Il passa son bras derrière le dos de l'argenté, pour atteindre le dos de Féline. Puis il la caressa dans le sens du poil, doucement. S'autorisant un moment de répit avec tous les sentiments qu'il ressentait. Le vide qui s'engloutissait lui-même, alors qu'il repensait à son père. Caspar semblait chutait indéfiniment à l'intérieur. Et pourtant, lorsqu'il se trouvait à côté d'Ashe, il était enveloppé dans un cocon protecteur. Et il savait que s'il devait s'écraser à un moment, son ami serait là pour amortir sa chute et l'épauler. Et rien que de savoir que cette éventualité existait, ça lui mettait du baume au cœur. L'argenté était vraiment une personne incroyable !
« Quand mes yeux se posent sur Féline, cela me rappelle toutes les discussions que nous avons eu sur la justice. Et je trouve que nous en avons la même vision. Et dire, que des personnes auraient pu tuer Féline, juste car elle a volé de la nourriture... s'assombrit le gris, une grimace triste s'étant emparé de son visage lumineux.
- Oh... On aura qu'à parcourir le monde tous les deux, pour sauver tous les chats en détresse ! Et on fera régner la justice partout ! amorça le guerrier pour réconforter son ami, lui souriant, poing en l'air.
- Ah ah ! rigola l'archer, qui étincelait de nouveau pour le plus grand plaisir du bleu. Cela serait un rêve de découvrir le monde avec vous ! »
Les mots de Ashe étaient des flèches qui allèrent se planter directement dans le cœur du bleu. Le faisant gonfler d'amour et de bien-être. Il était à deux doigts d'enlacer l'argenté ! Puis, c'était vrai qu'ils étaient animés par la même soif d'aventure et de justice ! Même si pour cette dernière, ils n'agissaient pas du tout de la même façon pour la faire respecter. Caspar utilisait ses poings, tandis que le gris optait pour la discussion.
Encore une différence entre eux, après une énième ressemblance… À croire qu'ils étaient aussi semblable que différent. Comme lorsqu'on se regardait dans un miroir et qu'il nous renvoyait notre propre image mais inversée. Ils étaient peut-être le reflet l'un de l'autre, qui s'assemblaient aussi bien qu'ils s'opposaient. C'était pour une de ces raisons qu'il se sentait aussi bien en compagnie d'Ashe, se sentait compris, en osmose avec lui.
Puis, leurs différences n'étaient pas un mal non plus, pour eux ! C'était grâce à elles qu'ils se sont rapprochés ! Elles avaient fasciné Caspar, qui voulait en apprendre plus sur celles-ci. Qui ne comprenait pas pourquoi, malgré leurs similarités, l'archer n'agissait pas toujours comme lui. Ça captivait, ensorcelait le bleu. Faisait naître en lui des étoiles aux lueurs éblouissantes et faisait éclore des fleurs aux teintes variées, à chaque fois qu'il en repérait une nouvelle. Le gris était bien la seule personne qui lui provoquait ça, accompagné de sourire spontané !
Féline se releva, étira ses pattes avant longuement. Pour ensuite commencer à se diriger vers l'oreiller. Le guerrier qui était en train de caresser la chatte voulut continuer. Alors, il se pencha, et se pencha encore un peu plus pour de nouveau toucher la quadrupède. Sauf qu'il perdit l'équilibre, et bascula sur le côté, entraînant le gris avec lui.
Et voilà comment le bleu se retrouva au dessus d'Ashe, celui-ci étant bloqué contre lui et le matelas. Leurs visages étaient si proches… Il pouvait sentir le souffle haletant et chaud de l'argenté sur sa peau, qui lui procurait des frissons. Le corps frêle de l'archer était tendu contre celui du guerrier, et malgré leur proximité ce dernier voulait être encore plus près de lui, plus serré. D'un geste confiant, Caspar posa ses mains sur les épaules du gris. Alors qu'à l'intérieur de lui, il était perdu et ne contrôlait plus rien.
Ses iris croisèrent ceux pistaches qui tremblaient et luisaient tendrement. Les joues de l'archer étaient rosées, et ses cheveux ne lui avait jamais paru aussi gris et éclatant. Caspar avait envie de se blottir dedans, d'enfouir son nez dans les filaments d'argents soyeux et chauds pour y respirer l'arôme. Le parfum d'Ashe emplissait tout son corps, remplaçant son sang bouillant par celui-ci. Puis, les lèvres de son ami semblait l'appeler. Le cœur du bleu battait au rythme de la respiration de celui qui était contre son corps, saccadé, énergique, brûlant, enivrant. Le guerrier sut ce qu'il ressentait, et le clama haut et fort, pour que tout Fódlan l'entende :
« Je t'aime, Ashe ! les mots étaient ardents dans sa bouche, et son souffle faisait voler quelques mèches grises. Je veux découvrir le monde avec toi. Connaître toutes nos ressemblances et nos différences. Vivre avec toi. Je t'aime ! le gris suite à cette déclaration enlaça son ami, et blottit sa tête contre son torse.
- Moi aussi, je vous aime ! Je vous aime tellement ! resplendit la voix d'Ashe tel un joyau aux oreilles du guerrier. Même si je pensais que cela aurait été moi le premier à faire ma déclaration, puisque vous ne sembliez pas le comprendre… Mais je vous aime ! »
Que devait-il comprendre ? Enfin, peu importait ! Caspar était l'homme le plus heureux du monde, et rien ne pourrait entacher ce bonheur ! Le vide et la douleur qu'il ressentait semblait être un lointain souvenir, même si ça ne serait que pour un court instant. Il avait l'impression de pouvoir abattre toutes les montagnes sur son chemin. S'il avait su que tomber amoureux lui donnerait une telle force, il serait tomber amoureux d'Ashe bien plus tôt ! Le bleu leva son regard vers Féline, qui était sur l'oreiller, faisant sa toilette en scrutant les deux jeunes hommes.
L'archer se détacha du torse de son récent petit-ami pour se remettre face à lui. Le guerrier posa sa main sous le menton du gris, tandis que son pouce passait sur ses lèvres. Lui demandant la permission d'un regard silencieux. L'argenté hocha la tête de haut en bas, lui offrant un sourire timide et magnifique.
Le bleu n'attendit pas plus longtemps pour fendre sur les lèvres de son petit-ami, pour les capturer. Le choc fut doux, ardent fut le contact. Le guerrier n'avait plus besoin d'air, tant qu'il pouvait continuer à embrasser le gris. Leurs langues se joignirent à mi-chemin, ayant tous les deux besoin de plus qu'un chaste baiser. Elles ne luttaient pas l'une contre l'autre, elles s'amusaient ensemble comme les deux jeunes hommes le faisaient habituellement. C'était si bon, si chaud. Agréable. Caspar était ivre de l'argenté, de son amour pour lui que toute sa passion se transmettait dans leur étreinte. Et d'après ce qu'il ressentait, c'était également le cas pour Ashe.
Une fois le baiser fini, le guerrier fatigué roula sur la gauche pour tomber sur le matelas. Libérant par la même occasion le gris de son emprise. Le bleu se mit sur son flanc pour pouvoir mieux regarder son petit-ami, et celui-ci fit pareil. Féline vint se caler entre eux, quémandant des caresses avec ses miaulements. De sa main libre, il remplaça une mèche de cheveux derrière l'oreille du gris. Puis, ils s'échangèrent des mots doux, tout sourire. Caspar laissa son monde se teinter d'argenté et de pistache, alors qu'Ashe occupait son cœur depuis bien longtemps.
Je dois avouer que j'ai eu parfois beaucoup eu de mal à écrire certaines scènes. En vrai, toutes les cènes « tristes. » x'( J'y excelle pas vraiment. Donc, j'espère que ça ne s'est pas trop senti à la lecture. Ou que les transitions tristesse/joie ne sont pas trop abruptes. ':)
Je me suis bien amusé à écrire sur Féline ! (Dédicace à mon amie qui m'a trouvé ce nom, si tu passes par-là ! x)) Est-ce qu'elle savait ce qu'elle faisait ? Il n'y a qu'elle qui sait. XD
Bon, j'avoue, ce recueil est aussi une occasion pour moi de parler de la beauté d'Ashe, de sa douceur, de sa gentillesse. x) Mais qu'y puis-je ? Il est parfait !
J'ai quand même pris beaucoup de plaisir à écrire sur eux deux ! Ils sont tellement adorables, tous les deux. J'espère que ça s'est ressenti à la lecture !
À bientôt ! *va aller attendre l'annonce du garde dans Heroes et mater Ashe*
