Traduction : Tressym383

Relecture : Zodiaaque

Résumé : Aizawa s'occupera de Bakugo autant que celui-ci le lui permettra.

NAO : Je n'ai pas encore répondu aux commentaires (anglophones), mais il y a eu pas mal de retours sur l'aspect "gossip". Personnellement je pense que si les personnages de cette histoire avaient été des adultes, cette scène aurait été écrite très différemment.

Momo est celle qui a la bonne approche parce qu'elle comprend l'état émotionnel de Bakugo. Les autres essaient, mais avec des élèves de seconde confus, effrayés et pris au dépourvu, ça ne me semblait pas réaliste qu'ils aient tous immédiatement une réaction responsable. Surtout quand tout a commencé avec une dispute qui a eu lieu devant tout un public. Ils en parlent parce qu'ils ne savent pas quoi faire et essaient de savoir comment ils sont censés réagir, sans se soucier des autres personnes à coté, parce que c'est juste comme ça que les enfants se comportent.


Être assis sur le sol de sa chambre en ruine et parler de ses sentiments avec Eraserhead n'était définitivement pas la manière dont Bakugo s'attendait à ce que sa première année à UA se passe. Son cœur battait rapidement dans ses oreilles, tandis que la sensation de flottement l'empêchait de nommer l'émotion qu'il ressentait à ce stade.

"Uraraka m'a dit que tu t'es enfui et que Midoriya t'as suivi." Aizawa commença. "Qu'est-ce qui a déclenché une telle réaction ?"

" 'Me suis disputé avec Tête d'œuf." Son dernier acte de rébellion serait de continuer à utiliser des surnoms acerbes jusqu'à son dernier souffle.

"À propos de ?"

"Féminisme."

Aizawa le fixa un moment. "J'admets que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Tu peux être plus précis ?"

Est-ce que ça avait encore de l'importance, de toute façon ?

"C'était à propos de cette nana, Silencer."

"Ah." Quelque chose dans le regard d'Aizawa changea alors qu'il reliait les points. "Ça a touché un point sensible te concernant, c'est ça ?"

Bakugo se recroquevilla un peu plus, serrant ses genoux dans ses bras.

"Bakugo." Empli de patience et de douceur, Aizawa semblait si loin de l'image du formidable Eraserhead, s'en était déroutant. "Les héros traversent des choses terribles. Ça fait parti du boulot. Ça ne te rend pas moins digne d'être ici."

Putain de merde, combien de fois allait-il pleurer cette semaine ?

"Vous en savez rien." il grogna à travers ses bras croisés.

"Tu pourrais me le dire." Aizawa suggéra.

"Bien essayé, Therapy man." Bakugo répondit d'une voix à la James Bond.

"Tu n'aimes vraiment pas l'idée de la thérapie, hein ?"

"Putain, non." il assura. "Je parle pas à des putain d'inconnus randoms."

"Recovery Girl n'est pas une inconnue. Six ou Hound Dog non plus."

"C'est juste des gens que je croise dans le bâtiment de temps en temps, je les connais pas."

"Je vois." Aizawa fredonna dans sa réflexion. "Et si tu me parlais à moi, alors ?"

"C'est pas votre job." il répliqua.

"Pas à proprement parler." il acquiesça. "Mais maintenant que tu vis ici et qu'on me fait confiance pour te garder en bonne santé et en sécurité, ce n'est plus vraiment en dehors de mes responsabilités."

Ça faisait sens. Aizawa devait de toute façon s'occuper de lui quotidiennement et il avait déjà prouvé qu'il était prêt à continuer à le faire. S'il ne l'était pas, il n'aurait pas mis autant d'efforts pour le récupérer. Bakugo soupira exagérément.

"Qu'est-ce que vous voulez savoir ?"

"Depuis combien de temps tu as des crises de panique ?" il demanda sans détour.

"Mon Dieu, vous allez droit au but comme ça ? Bordel, m'sieur."

"Je pensais que tu apprécierais une approche directe." Aizawa haussa les épaules. "Depuis combien de temps ?"

"Maman, quelque chose ne va pas avec Kacchan !"

"Katsuki, chéri, tout va bien. Respire juste avec moi."

"Je m'en souviens pas vraiment. Avant le collège."

"Tu sais ce qui a tendance à les déclencher ?"

"Je devrais louer une putain de chambre dans cette école vue la fréquence à laquelle j'y suis appelée !"

Elle le tira vers elle, trop près et trop violemment.

"J'en sais rien, putain !" il claqua. "Est-ce qu'il y a quelque chose de rationnel à la base dans le fait de paniquer pour rien ?"

"Tu ne paniques pas pour rien." Aizawa corrigea patiemment. "Ces réactions sont le moyen que ton corps a trouvé pour pouvoir survivre."

"Comment hyperventiler jusqu'à ce que je vomisse ou m'évanouisse est censé m'aider à survivre ?"

"D'accord, tu marques un point." il admit, prenant une minute pour rassembler ce dont il se souvenait en matière de physiologie. "Mais avant cette partie-là, ton sympathique système nerveux libère de l'adrénaline pour t'aider à combattre ou à t'échapper de tout potentiel danger."

"Alors pourquoi ça me rend putain d'inutile à la place ?" Bakugo questionna.

"Lorsque Kirishima t'a plaqué au sol, quelle a été ta première réaction ?"

"De le faire exploser foutrement haut dans le ciel." Enfin une question facile à répondre.

"Exactement." Aizawa se pencha en avant, un peu plus près. "Mais tu as résisté à cette envie parce que, même si ton corps réagissait au danger perçu, ton esprit conscient savait que tu ne voulais pas blesser Kirishima. C'est louable."

"J'ai pas directement assassiné mon meilleur ami, super." il plaisanta sarcastiquement. Oh merde, est-ce qu'il venait de dire qu'il avait un meilleur ami à haute voix ? "Me voilà sain d'esprit."

"Ne te rabaisse pas. Lorsque tu réprimes ton instinct combatif, toute cette adrénaline n'a nulle part où aller." Aizawa expliqua. "C'est là que les vomissements et les évanouissements se manifestent. Tu t'es infligé ça parce que tu n'as pas voulu blessé Kirishima. Crois-le ou non, mais tu es un bon ami pour lui, Bakugo."

"Merde." Il se frotta les yeux. Depuis quand Aizawa était-il aussi sentimental ?

"C'est dur de laisser les gens se rapprocher." l'adulte reprit avec compréhension, son ton hésitant qui montrait clairement qu'il parlait par expérience. "Surtout si tu as déjà été trahi par le passé. Tout le monde ne se révèle pas digne de ta confiance, mais quelque part, quelqu'un l'est. Tu as besoin d'alliés pour survivre dans ce milieu, et prendre des risques pour les trouver fait partie de la vie."

"Il t'a vraiment fait du mal, pas vrai ? "

"Kirishima est au courant." Il enfonça ses ongles dans ses bras. "Il en sait beaucoup trop. Deku aussi bien-sûr, mais il a toujours été ce genre de stalkeur bizarre."

"Tu penses que Kirishima utiliserait un jour ça contre toi ?"

"Bakugo, t'es ivre et tu fais une scène."

"Respire juste avec moi."

"Peu importe ce qu'il s'est passé, ce n'était pas de ta faute."

"Non."

"Bien." Aizawa finit par sourire. "Je ne pense pas non plus. C'est un bon gamin."

"Vous allez lui dire ?"

"Lui dire quoi ?" il demanda, confus. Au lieu de répondre, Bakugo garda la tête enfouie dans ses bras et releva simplement son poignet qui saignait encore légèrement. "Non. Je pense que tu devrais le faire, mais ça doit venir de toi."

"Vous pensez qu'il sera fâché ?" Il osa tourner sa tête pour le toiser d'un œil prudent.

"Bakugo." Aizawa répondit sérieusement, légèrement exaspéré. "Tu sous-estimes vraiment à quel point il tient à toi. Quand tu as été enlevé, il s'en voulait de ne pas avoir été là pour te protéger. Il s'en veut actuellement parce qu'il ne sait pas comment t'aider. Si tu parvenais à te blesser sérieusement, il serait dévasté. Si tu mourais, je ne suis pas sûr qu'il s'en remettrait vraiment un jour."

"Ça n'a pas de sens !" Rien n'avait vraiment sens aujourd'hui. "C'est un putain de rayon de soleil, les gens l'adorent ! Il a pleins d'autres amis, de meilleurs amis, qui le méritent vraiment !"

"Peu importe qui mérite quoi, il t'a choisi toi. Que tu le veuilles ou non, tu es son meilleur ami." Une expression douce et mélancolique traversa le visage d'Aizawa. "Si tu n'as pas l'envie de te battre pour aller mieux pour toi-même, donne-toi au moins une chance pour lui."

Wow, merde. Avec tout ce qu'avait enduré Kirishima ces derniers temps, Bakugo se devait d'au moins essayer. Du coin de l'oeil, il remarqua qu'Aizawa commençait à paraître… mal à l'aise ? Le silence qui s'était installé commençait à durer trop longtemps.

"Qu'est-ce qu'il y a ?" il demanda lorsqu'il ne put plus supporter l'épouvantable attente.

"Je vais devoir le dire à l'un de tes parents." Aizawa avoua. "J'imagine que tu préférerais que ce soit ton père."

Bakugo se recroquevilla davantage sur lui-même.

"Je dois juste leur rapporter la situation actuelle. Je ne sais pas si j'appellerais ça une tentative, mais je dois au moins leur dire que tu as eu un épisode intense d'idées suicidaires. Ton père pourra décider s'il veut que tu restes ici ou ailles à l'hôpital."

"Il lui dira." il murmura. "S'il-vous-plait, s'il-vous-plait les appelez pas."

"Le seul moyen que je le fasse, c'est de te séparer d'eux pour ta sécurité." il expliqua lentement. "Je peux le faire, mais tu vas devoir aussi admettre à Nezu que tu ne te sens pas en sécurité aux côtés de ta mère."

"Merde."

"Ouais, je sais que ce n'est pas l'idéal." il compatit. "En fait, je prévoyais de parler avec ton père depuis un moment déjà."

"À propos de quoi ?" Bakugo demanda, méfiant.

"À propos d'une demande de tutelle pour ne pas avoir à informer ta mère ou à la laisser te voir lorsque des choses comme celles-ci se produisent."

"Qu'est-ce que... ça veut dire ?" il s'enquit prudemment, comme s'il doutait de ses interprétations. "L'école serait mon troisième parent ?"

"Pas l'école," Aizawa corrigea. "Juste moi."

Il eut l'impression que son cœur allait s'arrêter.

"Pourquoi ?"

"Parce que je ne pense pas que ce soit sain pour toi de rester avec ta mère."

"Non, je veux dire, pourquoi en prendre la responsabilité ? Pourquoi vous feriez ça ?!" Il devenait de plus en plus hystérique. "Mes vrais parents veulent pas de ce putain de fardeau, pourquoi vous, vous le voudriez, bordel ? C'est quoi, votre point de vue ?"

"Je pense que tu es un élève prometteur dans une mauvaise situation. Tu mérites une chance d'aller mieux, mais ça n'arrivera pas si tu continues à subir des abus chez toi."

Bakugo grimaça au mot, mais il n'avait de toute façon plus vraiment de quoi argumenter contre.

"Vous allez le regretter." il lui promit.

"J'en doute." Aizawa répondit avec assurance. "Crois-le ou non, tu n'es pas le premier élève dont j'ai la garde."

"Double face ?" il supposa.

"Non, Shinso." il contredit, avant d'ajouter après une courte pause, "Mais je vais devoir me pencher là-dessus, si même toi, tu penses que la garde de Todoroki ne devrait plus être confiée à Endeavor."

"Ouais, alors pourquoi vous m'embêtez moi et pas lui ?" il défia.

"Parce que Todoroki arrive à faire cette chose que nous appelons faire face." il répondit sans détour. "J'ai déjà parlé avec son frère et sa sœur. Ils ont tous les deux la situation sous contrôle."

"Tu es enfant unique, n'est-ce pas ?"

"J'arrive pas à croire que je bas Double face dans le classement des élèves les plus foirés de la seconde A."

"Tu as toujours dit vouloir être le numéro un." Aizawa remarqua. Bakugo éclata d'un rire inattendu.

"Je pense pas que ce soit comme ça que vous êtes censé répondre, m'sieur."

"Tu ne voudrais de toute façon pas entendre la vrai réponse." Il haussa les épaules. "Mais tu vois pourquoi j'ai besoin que tu me laisses te confier à un vrai professionnel de santé. Un thérapeute agréé, que je ne suis pas."

"Oh non, vous me parlez comme vous le feriez à une personne plutôt qu'à un projet scientifique défectueux que vous devez réparer." il marmonna sarcastiquement. "Quel inconvénient."

"Je ne pense pas que tu aies rencontré de très bons thérapeutes dans le passé. Ce qui rend la tâche plus compliquée pour faire confiance à un nouveau." Il commença à se relever. "Toi et moi devons faire une petite excursion à l'infirmerie, et après ça je vais devoir passer quelques appels. Est-ce que tu veux que je t'y envoie Kirishima ?"

"Le dérangez pas avec ces conneries s'il veut pas- "

"Permets-moi de reformuler : est-ce que tu veux que je donne la permission à Kirishima de venir te voir, ou tu préfères que je l'en empêche ?"

"...Il peut venir."

Recovery Girl était, à son grand soulagement, aussi stoïque qu'Aizawa face à cette situation. Elle hochait la tête pendant qu'il expliquait les événements précédents, l'expression illisible. Ce n'est que lorsqu'elle insista pour qu'il s'allonge qu'il se souvint : ils pouvaient toujours l'envoyer à l'asile.

Même si personne ne savait pourquoi il avait paniqué, une sortie extra-scolaire en hôpital psychiatrique ne passerait jamais inaperçu. Il pouvait déjà imaginer les articles sur la manière dont l'enlèvement l'avait ravagé et le fait qu'il était trop instable pour être un héros.

"Je veux parler à mon père avant que vous fassiez quoi que ce soit." il exigea soudainement.

"Je vais l'appeler après Nezu et te laisserai lui parler." Aizawa promit.

Et si sa mère voulait qu'il se fasse interner ?

Elle pensait déjà qu'il était un cas perdu et il venait juste de lui donner une bonne raison de le faire, merde, merde, merde-

Il perdit pied dans sa panique jusqu'à ce qu'Aizawa revienne avec son père au téléphone. Sa poitrine le pinça lorsqu'il réalisa brusquement au son de sa voix à quel point tout était réel.

"Hey, gamin. Est-ce que ça va ?" Il avait l'air à la fois tendu, effrayé et soulagé.

"Je vais bien." il répondit avec entêtement.

"Je vais venir et signer quelques papiers avant de le dire à ta mère." son père lui informa. Il avait définitivement pleuré.

"Merci." fut tout ce qu'il put répondre avec le soudain nœud dans sa gorge.

"Je t'aime, Katsuki. Je serai bientôt là."

Il raccrocha avant que Bakugo ne se souvienne même de ce qu'il voulait dire. Il aurait voulu faire un grand discours sur la préservation de sa carrière de héros, mais ça lui avait totalement échappé.

"Est-ce que je vais aller à l'hôpital ?" il demanda, les yeux fermés par la crainte.

"Non." Aizawa répondit. "En raison des circonstances particulières te concernant, ton père et moi avons décidé de te garder ici pour le moment, avec Recovery Girl comme médecin et Six comme psy, aussi longtemps que les démarches requises le permettent. Nezu a déjà approuvé la procédure."

Il était tellement soulagé qu'il aurait pu fondre sur le putain de sol.

"Tu veux que je laisse entrer Kirishima ?"

Bakugo ne se sentait pas capable de parler pour le moment, mais il hocha la tête.

"Baku-broo !" Kirishima déboula à la seconde où le feu vert lui fut donner. "Mon Dieu mec, j'étais tellement inquiet, tu vas bien ?! Midoriya pleurait partout, qu'est-ce qui s'est passé ?"

"Euhh…"

"C'était trop d'un coup." il se reprit. "Désolé. J'étais juste... Je suis tellement content de te voir."

"Ouais." il répondit faiblement, espérant que le « moi aussi » était implicite.

Les yeux de Kirishima se posèrent sur son bras gauche, qu'il avait lui-même complètement oublié.

"Merde, mec." La réalisation douloureuse accompagna la tension dans sa voix et le début des larmes. "Tu… Est-ce... est-ce que je peux te prendre dans mes bras ? C'est pas grave si tu dis non, je suis juste- Merde."

"Assis-toi et calme toi, Tête d'orties."

Kirishima obéit et s'assit à côté de lui sur l'étroit lit d'hôpital. Bakugo ne fit aucun mouvement pour entamer une quelconque étreinte, bordel non, pas lorsqu'il était aussi lucide. À la place, il laissa aller son poids contre Kirishima, comme s'il était une chaise à la forme étrange.

"Je suis tellement désolé." Il entendit autant qu'il sentit les excuses murmurées, qui résonnèrent dans sa poitrine.

"Pourquoi tu t'excuses, bordel ?"

"J'avais pas réalisé que ça allait aussi mal." il expliqua, comme s'il était censé y faire quelque chose.

"C'est pas comme si j'y pensais depuis un moment ou un truc du genre." il marmonna. "J'ai juste un peu paniqué après... Après."

"Je sais." Kirishima comprit immédiatement, et oh putain, qu'est-ce qu'il avait entendu dire ? "Ça devrait aller. Peu de gens ont vraiment compris de quoi vous parliez."

"Qui ?" il exigea immédiatement. "Je veux des noms."

"Midoriya, évidemment. Momo aussi. Mina l'a deviné. Kaminari sait que tu as dévoilé par accident à Ochako quelque chose de vraiment grave qui t'est arrivé dans le passé, mais il ne connaît pas les détails. Sero était posé avec Shoji quand ça s'est passé, mais il va probablement finir par comprendre certaines choses parce qu'il y prêtait quand même attention. C'est toutes les personnes plus ou moins au courant, de ce que je sais."

C'était... pas si terrible. Mina l'avait déjà vu s'effondrer pendant l'entraînement commun, et il avait l'étrange impression que ça allait si Kaminari savait qu'il était un cas désespéré, en quelque sorte. Probablement parce que Kaminari était lui-même aussi un peu un cas désespéré. Midoriya et Ochako étaient tous les deux des défenseurs de la veuve et de l'orphelin au cœur d'artichaud, ce qui importait peu pour lui sur le plan interpersonnel. Tant qu'ils gardaient leur putain de bouche fermée, ce serait tolérable. Ça ne laissait qu'un intru.

Momo.

Qu'est-ce que la fille riche et parfaite avait à dire sur ça, putain ?

"Je parie que ton père te bat."

La fille du collège lui revint à l'esprit, le piquant comme un animal blessé.

"Arrête de trop stresser." Kirishima le tira de ses pensées. "Ils sont inquiets, mais ils sont cool à ce sujet. Ils vont pas te manquer de respect ou quoi que ce soit."

"T'as beaucoup trop confiance aux autres." il souffla.

"Donne-moi une preuve !" il protesta.

"Tu m'as moi comme meilleur ami."

"Est-ce que tu viens d'admettre qu'on est meilleurs amis ?!" Kirishima rayonna.

"C'est exactement de quoi je parle." Bakugo essaya d'avoir l'air énervé, mais la déclaration était définitivement affectueuse.

"Ça me rassure que tu n'y penses pas depuis un moment." Kirishima reprit doucement. "Si jamais l'idée te revient, s'il-te-plaît, s'il-te-plait dis-le moi."

"Je comprends pas vraiment pourquoi tu te soucies autant de moi." Bakugo admit. "Mais j'essayerai."

"Merci." Kirishima déplaça son poids vers l'arrière pour que son bras puisse être légèrement derrière Bakugo, le calant un peu plus contre son épaule. "C'est pas juste moi, tu sais. Tout le groupe se soucie beaucoup de toi."

"Bande de crétins." il grogna en réponse. Kirishima ricana légèrement et posa sa joue contre ses cheveux. C'était bizarre, mais... sympa.

La fatigue gagna finalement contre le reste lorsqu'il s'endormit ainsi, attendant que son père se présente.


NAO : Enfin un peu de douceur. Vous l'avez tous mérité, héhé.