Traduction : Tressym383

Relecture : bb_cham

NP : Merci énormément à bb_cham pour sa relecture !

Résumé : Le retour de Mitsuki [CW].

NAO : Parmi toutes les statistiques que j'ai pu parcourir pour le dernier chapitre, la plus grande différence que j'ai pu voir était que les hommes ne sont juste... pas particulièrement traumatisés par le fait d'être frappés. Comme si nos putains de têtes dures étaient simplement immunisées des coups de poing.

(C'est un mensonge, la dernière fois que j'ai reçu un coup à la tête, j'ai eu une grosse commotion).


« Salut chérie, de quoi as-tu besoin ? »

"Masaru- "

Il avait dû entendre ses sanglots à travers sa voix parce qu'il demanda aussitôt, « Qu'est-ce qui ne va pas ? »

"J'ai tellement merdé."

« Comment ça ? » Il sembla instantanément terrifié.

"Je suis la pire mère du monde."

« C'est sûrement une exagération. »

"« Sûrement » ? Donc tu conviens que je suis dans la putain de course."

« Ce n'est pas ce que je- »

"J'ai dit quelque chose d'horrible à Katsuki et je l'ai fait souffrir pendant des années sans même m'en rendre compte."

« Oh. » Elle pouvait presque entendre Masaru se mordre la lèvre à travers le téléphone, elle pouvait visualiser son visage aussi précisément que s'il avait été en face d'elle. « Qu'est-ce qu'il ce serait passé ? »

Elle ne pouvait pas le répéter. Elle ne pouvait pas le croire elle-même, c'était tellement irréfléchis. Et la nuit précédente-

"Quelqu'un lui a vraiment fait beaucoup de mal et il pensait que c'était de sa faute à cause de moi." Elle s'essuya les yeux, certaine qu'elle avait des traces horribles de mascara. "Quelqu'un l'a touché parce que je l'ai jeté dehors, livré à lui-même. Il avait onze ans, Masaru, à quoi je pensais, putain ?!"

« À rien. » il pointa l'évidence.

"Il pense que je ne l'aime pas." elle sanglota.

« Je sais. »

"Tu sais ?!"

Son silence fut une réponse suffisante.

"Mon Dieu, Masaru, pourquoi tu m'as jamais arrêté ? Tu- Tu abdiques juste immédiatement, même quand j'ai tort et que tu sais que c'est le cas, pourquoi- Pourquoi tu m'as laissé faire ça ?"

« J'en sais rien. »

Mais ça avait toujours été ainsi entre eux, n'est-ce pas ? Depuis le jour où ils s'étaient rencontrés, Mitsuki faisait ce qu'elle voulait et Masaru suivait. Ça avait toujours bien fonctionné. Elle était habile dans son travail, douée pour s'amuser, bonne pour vivre la vie que Masaru désirait.

Puis ils avaient eu Katsuki. Être mère était une tâche dans laquelle elle était horrible et Masaru le savait, mais il ne savait pas comment l'adoucir et elle ne savait pas comment écouter, alors la dictature de Mitsuki avait continué. Masaru se rebellait derrière elle, avec des mensonges et des chuchotements qui se taisaient lorsqu'elle entrait dans la pièce. Elle voulait le haïr pour tout ça.

« Au moins, vous vous disputerez moins si vous ne vivez pas ensemble. Ça devrait être plus facile de s'entendre désormais. »

Juste comme ça, ce cher et doux Masaru était à nouveau là pour essayer de les faire se réconcilier.

"T'as pas à le pousser à me pardonner !" elle cria désespérément. "Tu dois le protéger de moi ! Juste- Fais juste quelque chose, bordel !"

Elle avait l'air folle, même pour elle-même.

« Comme quoi ? » il demanda précautionneusement.

Elle raccrocha.


Kirishima passa la quasi-totalité de la matinée sans accroc. Il avait chassé quiconque fixait Bakugo trop longtemps et avait étouffé toute conversation sur le discours d'Aizawa de la veille. En s'installant pour déjeuner, il pensait avoir réussi à garder la gêne ambiante hors du radar du blond, mais-

"Qu'est-ce qui se passe avec tout le monde ?" Bakugo interrogea.

"Juste un cours assez intense." il répondit, espérant avoir l'air décontracté.

"À propos de ?" Bakugo insista.

"La santé mentale dans l'industrie des héros." Il garda son ton léger. Ça ne fonctionna pas.

"Qu'est-ce que vous avez dit sur moi ?!"

"Rien !" il affirma. "Enfin, pas directement en tout cas. À la fin Aizawa a fait référence à ce que Monoma avait fait l'autre jour et a menacé d'expulser les gens qui feraient à nouveau un truc du style, mais c'est tout."

"Oh."

Il ne savait pas pourquoi Bakugo avait l'air si surpris. Tout le monde était bien conscient de la tendance protectrice d'Aizawa, mais peut-être que le concept lui était trop étranger pour qu'il le remarque aussi.

"Il nous a montré beaucoup de techniques pour désamorcer une situation. Tetsutetsu et moi sommes devenus ses modèles d'exemples." il raconta avec enthousiasme, essayant de rendre tout ça normal. "Puis on a abordé des trucs sur le stress post-traumatique."

"Quoi ? Pourquoi ?!" Bakugo paniqua immédiatement.

"Parce que c'est la maladie mentale la plus courante dans le boulot de héros." il lui assura. Garde ta voix basse, souviens-toi. "C'était pas à propos de toi, Bakugo, ton nom a jamais été prononcé, vraiment."

"Bien sûr que non." il grommela. "Qu'est-ce qu'il a dit sur ça ?"

"Les causes, les symptômes, ce genre de choses." il répondit.

-dépression, anxiété généralisée, problèmes de toxicomanie et suicide-

"Ça m'a un peu aidé à comprendre ce que tu traverses."

-après un viol, soixante-cinq pourcents des hommes développent un SSPT-

"Enfin, la manière dont tu agis a plus de sens, maintenant."

"Tu veux dire quoi par là, bordel ?" il demanda avec suspicion. "Que je suis un putain de livre ouvert fou allié ?!"

"Non, je veux dire- C'est normal que tu ais des absences parfois. Ça me faisait peur quand tu disparaissais au fin fond de ta tête et que tu répondais plus." il expliqua. "Et cette fois où je t'ai blessé à l'entraînement, t'as eu peur parce que t'avais l'impression d'être ailleurs, pas parce que t'étais effrayé par moi personnellement."

"Bien-sûr que j'ai pas peur de toi, Tête d'orties."

"Mais la façon dont tu me regardais…" Il s'interrompit, la poitrine se serrant douloureusement. "Je me suis sentis super mal. Pendant des jours. Comprendre ce qu'il s'est passé m'aide."

"Je suppose que je réagis plutôt mal aux flashbacks." Bakugo marmonna à contrecœur.

"Aizawa a dit que les SSPT rendent aussi difficile le contrôle des émotions. Péter un câble quand t'es énervé est pas toujours quelque chose que tu peux maîtriser. Je pense que c'est bien que tes amis sachent qu'il faut pas le prendre personnellement."

"Ou peut-être que je suis tout le temps énervé parce que vous êtes tous vraiment agaçants !" il bouillonna. "C'est pas parce que je vais mal que tout ce que je ressens est faux !"

"J'ai pas dit ça !" Kirishima démentit. "Je dis juste que c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles tu réagis de manière excessive parfois."

Comme maintenant.

"Je veux pas que toute la classe me traite comme un putain d'invalide."

"On le fera pas." il promit. "T'inquiètes pas, Aizawa a bien fait comprendre que c'est quelque chose que la plupart d'entre nous allons sûrement vivre à un moment donné de notre carrière. Ça fait juste partis du métier. On pourrait dire que t'es en avance sur nous."

"Va te faire voir." Bakugo claqua. Un sourire se dessina cependant au coin de sa bouche.


Bakugo était terrifié à l'idée de revoir sa mère. Sa confession n'avait pas du tout été planifiée et si elle changeait d'avis sur le fait que ce n'était pas de sa faute, ça pourrait bien le tuer.

Bien qu'il prétendait ne pas se soucier de ce qu'elle pensait, il avait eu besoin d'entendre qu'elle ne le blâmait pas. Cette seule déclaration ressemblait à un sursis d'exécution. Comme s'il était acquitté d'un péché, libéré d'une culpabilité qu'il comprenait à peine.

"Tu vas bien ?" Six demanda.

Il haussa les épaules avec incertitude, le genou rebondissant nerveusement. Sa mère avait deux minutes de retard. Elle arriva en dérapant pour s'arrêter.

"Je suis là." Elle se dirigea directement vers son siège et s'organisa, s'installant avec un cahier et un stylo qu'elle prit de son sac à main.

"Contente de vous revoir." l'accueillit poliment Six. Mitsuki la salua brièvement avec un bref hochement de tête, son attention se reportant rapidement sur son fils.

"Hey, Katsuki." elle souffla d'une voix étrangement douce et quelque peu nerveuse.

"Salut, m'man." il répondit tout aussi maladroitement.

"Nous devons parler d'une chose vraiment difficile aujourd'hui." annonça Six. "Je pensais que vous pourriez chacun poser une question à tour de rôle. Qui veut commencer ?"

"Qui était-ce ?" Mitsuki lui demanda immédiatement. "Tu as un nom ?"

"C'est deux questions." il fit remarquer.

"Je suis pas là pour rigoler aujourd'hui, Katsuki."

"Okay, punaise." Il leva les yeux au ciel. "Je sais pas qui c'était. L'appartement était entre deux locations, il était pas censé s'y trouver."

"Tu te souviens de ce à quoi il ressemblait ?"

"Mitsuki, ce n'est pas un interrogatoire." interrompit Six. "Laissez Katsuki vous demander quelque chose."

Son expression donna l'impression que garder sa bouche fermée lui était physiquement douloureux, mais elle obéit. Il ne réussit pas à la regarder en lui demandant ça.

"Est-ce que t'es déçue que je sois devenu si faible ?"

"Je n'aurais pas dû te traiter de faible." Mitsuki démentit toute une décennie de mots.

"Est-ce que tu dis ça juste parce que tu veux pas que je me tue ?"

"Ça fait deux questions." elle rétorqua.

"Bien." Il serra les dents d'agacement. "À ton tour."

"Tu te souviens de ce à quoi il ressemblait ?"

Une barbe drue grimpe sa joue pour se fondre dans des cheveux courts et foncés.

"C'était il y a des années." Il lutta contre une nouvelle vague de nausée.

"C'est pas une réponse."

"Vous pouvez tous les deux refuser de répondre." précisa Six.

"Alors c'est quoi l'intérêt de faire ça ?" son tempérament s'enflamma avant qu'elle ne se reprenne. "Peu importe, oubliez ce que je viens de dire. À ton tour."

"Tu veux essayer de le retrouver ?" S'il-te-plaît, non.

"Pas toi ?"

"C'est pas une réponse." il répéta mesquinement. Elle leva les yeux au ciel en soupirant.

"Oui. Pourquoi ce serait pas le cas ?"

"Parce que c'est inutile." Katsuki répondit, la frustration grimpant. "C'est trop vieux pour une accusation. Et même s'il y avait une chance, je ne témoignerais pas."

"Il peut pas juste s'en tirer comme ça !" elle protesta.

"Il peut et c'est ce qu'il a fait !" il lui assura amèrement. "Tu peux rien y faire. Crois-moi, j'ai cherché. Je vis avec ça depuis bien plus longtemps que toi."

Elle resta silencieuse. Ils étaient tous les deux plus adeptes des actions que des mots. Bien sûr qu'elle voudrait faire quelque chose. Elle voulait un ennemi contre lequel se battre, mais l'ennemi était un fantôme dans sa tête.

"Alors on fait quoi ?" elle demanda finalement.

"J'en sais rien." il répondit honnêtement. "On essaie juste de vivre avec, je suppose."

Elle jeta un coup d'œil désespéré à Six.

"Vous n'avez pas de meilleures idées ? C'est pas votre travail ?"

"Katsuki a raison." elle déclara tristement. "Trouver suffisamment de preuves pour une accusation des années plus tard alors que nous n'avons même pas de nom est quasiment impossible."

"C'est des putains de conneries." elle protesta, son visage se tordant dans une expression semblable à du chagrin. "Donc c'est trop tard pour que je fasse quoi que ce soit."

"Vous ne pouvez pas changer ce qu'il est arrivé dans le passé." reprit doucement Six. "Ce qui est important, c'est le bien-être de votre fils dans le présent. Katsuki a traversé de multiples événements traumatisants et doit par conséquent vivre avec un trouble de stress post-traumatique sévère et très handicapant. Pendant longtemps, il a dû y faire face seul. Avoir un bon système de soutien est un atout important."

"Je suis plutôt horrible en matière de soutiens." marmonna Mitsuki, avant de soupirer. "J'aurais aimé que tu aies rencontré ta grand-mère, Katsuki. Elle était tellement plus douée pour ce genre de choses que moi."

"Vous avez déjà fait des progrès." elle l'encouragea. "Corriger les choses que vous aviez dites à Katsuki quand vous étiez énervée a un grand impact."

"Donc je suis d'un meilleur soutien quand je retire ce que je dis." Mitsuki grimaça.

"Pour le meilleur ou pour le pire, nous intériorisons tous les choses que nos parents nous disent." Six informa, avant d'essayer de les ramener sur l'exercice de départ. "Je crois que c'est à votre tour de poser une question, Mitsuki. Les questions qui me sont adressées ne comptent pas."

"Okay." Elle souffla doucement entre ses dents. "Je comprends qu'on ne puisse pas poursuivre le gars, mais je veux quand même savoir ce qu'il s'est passé. Je veux dire, qu'est-ce qu'il t'a fait exactement ?"

Katsuki se figea. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle le demande aussi brusquement. Il pouvait juste dire le mot, mais même lui ne décrirait pas vraiment ce qu'il s'était passé. Ce n'était pas qu'une définition de dictionnaire. C'était ça, mais c'était aussi plus d'une heure de violence physique et psychologique qui frôlaient la torture. Il ne pouvait cependant pas dire ça non plus, et si elle pensait qu'il exagérait ? Mais s'il lui disait vraiment tout-

"Katsuki a encore du mal à en parler." Six finit par intervenir. "Je pense qu'il vaut mieux se concentrer sur la gestion des symptômes pour le moment. Il pourra parler de ce qu'il s'est passé lorsqu'il sera prêt."

"Attendez, il ne vous l'a pas dit ?" Mitsuki s'étonna, confuse. "Je pensais que c'était la raison pour laquelle vous étiez là ?"

"Je ne force personne à s'ouvrir à moi." réfuta Six. "Retirer le choix de mes patients ferait plus de mal que de bien."

"Je demande pas tous les détails, je- " Elle approchait l'hystérie désormais. "J'ai besoin de savoir… jusqu'où c'est allé ?"

Évidement.

C'était ce que tout le monde voulait savoir, n'est-ce pas ?

"Tu veux savoir si je me suis fait baiser ou pas, c'est ça ?!" il claqua avec colère. "Tu veux savoir exactement à quel point je suis ruiné ?"

"C'est pas- " Elle avait l'air effrayée maintenant. "D'accord, je retire ma question, je... Je pensais que si t'avais réussi à nous le cacher, ça ne pouvait pas être si horrible, mais je suppose que... t'étais doué pour cacher les choses, pas vrai ?"

"Eh bien, la dernière fois que tu as dit « attouché » et c'est le mot que j'utiliserais pour ce que l'autre folle m'a fait chez les vilains." Quelque chose en lui voulait qu'elle sache, pour qu'elle reconnaisse qu'il n'était pas dramatique, trop sensible ou quoi que ce soit d'autre qu'elle pourrait penser, ça avait été horrible. "C'était absolument rien en comparaison."

La compréhension se glissa sur son expression et la terreur qu'il y vit fut satisfaisante, d'une certaine manière.

"J'essaie juste de comprendre." elle souffla.

"Mais est-ce que tu le veux vraiment ? Ou est-ce que tu veux juste que je dise que c'était pas si affreux pour que tu te sentes pas comme un parent de merde ?"

Elle avait de nouveau l'air au bord des larmes et c'était tellement bizarre.

"Je veux savoir tout ce qu'il t'es arrivé pour que je sache quoi dire." elle expliqua finalement. "Trop de fois quand j'ai ouvert ma putain de bouche, j'ai dis des choses que tu as pris à coeur sans même y penser. Je n'ai rien compris de ce qu'il se passait dans ta tête depuis que tu as commencé le collège, mais je me dois de le faire si je veux arrêter de te blesser."

"Arrête de bouger, tu vas disloquer ta putain d'épaule en faisant ça. C'est ce que tu veux ?"

"Quel est le problème ? Effrayé de pas pouvoir le supporter ?"

"Si tu te comportes bien, je ralentirai. Ça n'a pas besoin de faire si mal."

"Allez, tu peux le faire, arrête de me casser les couilles."

"Bon garçon."

Finalement, il craqua.

"Il m'a violé putain, d'accord ? Il m'a étranglé, m'a pincé et m'a brisé parce que je suis « mignon quand je pleure ». Il m'a plaqué au sol et m'a dit des choses qui m'ont donné envie de mourir, et actuellement, rien que d'y penser, je me sens- " La rage se coinça dans sa gorge, presque engloutie par le désespoir. Il empoigna ses cheveux, la douleur se manifestant juste assez pour le garder dans l'instant présent.

"Je suis dégoûtant et je veux crever, putain ! Est-ce que ça te suffit ?!"

Elle resta abasourdie pendant un moment. Il remplit le silence écrasant de haine, pour l'homme, pour sa mère, pour lui-même. Lorsqu'elle se reprit finalement en mains, les mots sortir de façon étonnamment calmes.

"Tu n'es pas dégoûtant." elle lui assura doucement. "Et tu n'es pas ruiné. Peu importe ce qu'il s'est passé, tu es mon fils et je t'aime."

Le barrage céda.

"Je me déteste, putain." il sanglota dans ses mains.

"Ce n'était pas de ta faute, Kit-Kat."

"Je suis tellement débile." Il détestait les sons saccadés et haletants qu'il faisait. "Je suis allé avec lui, j'ai bu ce qu'il m'a donné, je l'ai laissé me toucher et j'ai même pas essayé de résister, j'étais inutile !"

"Tu n'as rien fait de mal."

"Il vaut mieux pour toi que tu n'en parles à personne. Que penseraient les gens de toi ?"

"Je suis tellement stupide." Ses cris n'étaient plus qu'un murmure désormais.

"Tu étais un enfant." Elle glissa sa main dans la sienne.

"Tsubasa a dit que je pourrai jamais tenir la main d'une fille parce que les miennes explosent et qu'elles font peur."

Elle attrapa ses mains dans les siennes, balançant leurs bras entre eux pour faire bonne mesure.

"Tu vois ? Elles font pas si peur. Tu dois juste trouver une fille courageuse."

"Je deviens fou, maman." Il lui serra la main comme une bouée de sauvetage.

"Tu n'es pas fou." elle promit. "Tu es juste blessé."

"Je veux juste que ça s'arrête."

"Je sais, chéri." Son pouce lui caressa le dos de sa main. "Je ne sais pas vraiment comment tout ça fonctionne, mais on le découvrira."