Traduction : Tressym383

Relecture : Zodiaaque



Résumé : Bakugo enquête sur ses messages [CW].

NAO : Je suis tellement désolé, le tag « ça va de pire en pire avant que ça ne s'améliore » mérite sa putain de place.

Ce chapitre est sombre, et si le suicide s'avère être un sujet sensible pour vous, lisez avec prudence.

(Le titre est une chanson de Chevelle).


Non non non non non non-

Ça ne pouvait pas être réel. Ce n'était qu'une invention de ses cauchemars, ce bâtard n'était pas vraiment encore quelque part dehors.

Pourquoi ne le serait-il pas ? C'était la même ville. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, son agresseur était relativement jeune à l'époque. Il n'y avait aucune raison de penser que c'en était fini avec lui.

Il ne pouvait simplement pas faire face à cette possibilité.

Je te reconnais désormais.

Il tituba jusqu'à la poubelle pour se vider l'estomac.

Ça ne pouvait être réel, ça ne le pouvait pas. Pour aucune autre raison logique que le fait qu'il ne pouvait absolument pas le supporter. Si c'était vrai, s'il se laissait croire à la possibilité… il devrait le dire à quelqu'un. S'il ne le faisait pas, la prochaine victime serait de sa faute.

Punaise, qu'est-ce qu'il allait même pouvoir dire ?

Peut-être qu'il pourrait trouver un indice. Il commença à cliquer parmi les centaines de mails. La plupart étaient les insultes idiotes habituelles et quelques autres des menaces plus colorées. Il se prépara mentalement et commença à ouvrir les images. Il y avait un nombre déconcertant de dick pics ainsi que quelques mèmes basés sur le festival sportif. L'une d'entre elles était juste la photo d'un Spitz nain ?

Puis son cœur s'arrêta.

C'était flou et obscurci par la pluie, à l'arrêt de bus. Les mèches de cheveux blonds s'échappant d'une capuche gris foncé étaient incontestablement les siennes. C'était à la trente-deuxième rue, photographié quatre ans auparavant.

Il ne pouvait pas le faire.

Il devait le dire à quelqu'un, mais il ne pouvait pas.

Peut-être que tout n'était qu'une coïncidence ? Le nouvel harceleur de ses mails était définitivement le bâtard de ses cauchemars, mais ça ne signifiait pas qu'il était celui qui tuait des gens.

Les humains sont composés à quatre-vingts pourcents d'eau.

Sauf qu'il l'était.

Mais est-ce quelqu'un le croirait ? C'était il y a des années, il n'avait aucune preuve que quoi que ce soit se soit passé. Et accuser quelqu'un sur un fait de biologie qu'on apprenait en CE2 ? Ce n'était pas vraiment une preuve solide.

Alors trouve cette preuve.

Il avait enregistré le numéro dans ses contacts sous le nom de « Connard random » et son propre mépris désinvolte le dérangeait désormais.

Moi :

T'es qui putain ?

C'était stupide, c'était probablement juste un canular, la personne derrière n'allait certainement pas répondre.

Connard random :

Je vois que tu es toujours aussi grossier.

Merde.

Mais tout le monde savait qu'il jurait comme il respirait, ça pouvait être n'importe qui.

Moi :

Est-ce que tu m'as envoyé un mail ?

Connard random :

74027. jpeg

C'était la même photo.

Merde.

Sa tête tournait, il allait probablement bientôt s'évanouir.

Moi :

Suis-je le seul ?

Il se laissa glisser au sol, se cachant entre le lit et le mur.

Connard random :

Pourquoi, tu es jaloux ?

Lorsque la conscience lui revient, il était effondré sur le côté, son téléphone abandonné ayant dégringolé à quelques mètres de lui lorsqu'il s'était évanoui. Il tituba jusqu'au bureau, claquant le tiroir pour ouvrir la petite cachette des alcools qu'il avait volé à la soirée. N'importe quoi ferait l'affaire pour faire arrêter la peur qui écrasait ses poumons.

Il fixa le message pendant un moment, essayant juste de reprendre son souffle entre deux gorgées.

Inspire pendant cinq secondes, expire pendant six.

Ou quelque chose dans ce genre-là.

Il sursauta violemment lorsque quelqu'un frappa à sa porte.

"Baku-bro ? Tout va bien là-dedans ?"

Kirishima.

"Laisse-moi tranquille, putain !" il cria pour toute réponse.

"Oh... kay." il répondit, clairement perplexe. "Je suis à côté si tu as besoin de moi."

Il lui fallut une minute entière pour taper le texte avec ses mains qui tremblaient violemment.

Moi :

Tu savais que les humains sont composés à 80% d'eau ?

Il devait savoir. C'était stupide et il n'arrivait plus à respirer, mais il devait savoir.

La réponse suivante ne fut pas un message. C'était un appel.

Une vibration, deux, puis trois. Le temps sembla se figer jusqu'à ce que la sonnerie s'arrête. Une brève pause, et elle recommença immédiatement à nouveau. Il lui fallut quatre tentatives pour faire glisser le bouton pour décrocher. Il plaça le téléphone contre son oreille, la voix paralysée.

« Bakugo Katsuki ? »

Un gémissement pathétique lui échappa et il plaqua une main sur sa bouche pour l'étouffer.

C'était lui c'était lui c'était-

« Ouais, c'est définitivement toi. Je me souviendrais du son de tes pleurs n'importe où. »

Oh mon Dieu.

« Écoute bien, petite merde. T'as aucune idée de qui je suis, mais toute ta vie est de notoriété publique. »

Ça ne pouvait pas être réel.

« Je sais où tu vis, où tu vas à l'école, quels métros tu prends, qui sont tes putains d'amis. Je pourrais te trouver quand je le voudrais. »

Non non non non non-

« Et ne pense pas que c'est la seule photo que j'ai de toi, je peux ruiner ta putain de vie sans que tu ne connaisse jamais mon nom. Alors me fait pas chier, Katsuki. »

La ligne se coupa.

Il s'effondra.

Il ne pouvait pas vivre avec ça.

L'alcool ne faisait pas son putain de boulot, ça le rendait juste étourdi. Il n'avait même pas fini sa réflexion qu'il rassemblait déjà toutes les vieilles ordonnances, les anti-douleurs et autres médicaments qu'il possédait. Il y avait de fortes probabilités que Kirishima soit celui qui le trouve, donc c'était la manière la moins traumatisante de le faire. Pas de sang, ni de cervelle éclatée, juste son corps qui ne serait plus habité.

Garde le saignement à l'intérieur.

Il était déjà au bord de l'inconscience à cause de l'alcool et la panique, il devait donc agir rapidement s'il voulait prendre une quantité mortelle de quelque chose avant de s'évanouir.

Il avala des pilules avec du gin et rit presque de ce qui allait être la fin minable de sa vie.


Mitsuki était volontairement en retard. En quelque sorte. Elle ne l'avait pas vraiment prévu, mais plus elle se rapprochait de ce rendez-vous en face à face avec Inko, plus elle trouvait des excuses pour avancer aussi lentement que possible. Elle ajusta son stationnement pour qu'il soit aussi parfait que possible et retoucha son eye-liner, bien qu'elle devrait réellement sortir de cette foutue voiture.

C'est juste Inko.

Elle n'avait pas peur d'Inko, mais elle avait peur qu'une de ses rares amies de longue date ne lui pardonne jamais.

Le café faisait partie du genre de petits endroits sans prétentions avec ses habitués qu'Inko aimait, et qui était-elle pour chipoter sur le lieu actuellement. Elle repéra à travers la fenêtre arrière son amie à ce qui avait été autrefois « leur table ».

"Salut Inko." La désinvolture forcée parue fausse même pour elle-même.

"Bonjour, Mitsuki."

Elle n'avait pas l'air en colère, mais… sévère.

"Tu avais besoin de me parler ?" elle demanda en s'asseyant, la question intentionnellement vague.

"Tu as fait du mal à Katsuki."

"Contente de te voir aussi."

"Mitsuki." Inko réprimanda. "Tu dois prendre ça au sérieux ou je m'en vais."

T'es celle qui m'a fait venir ici, bordel.

"D'accord, très bien. Que veux-tu que je dise ?"

"La vérité." Elle n'avait encore jamais vue Inko être aussi implacable. "Toutes ces fois où Katsuki venait avec des bleus sur les bras, c'était de toi, n'est-ce pas ?"

"Tu sais comment il était- "

"Oui ou non, Mitsuki."

Elle se mordit la lèvre, regardant n'importe où pour éviter le regard de son amie.

"Oui."

"Et tu l'as frappé."

"Oui."

"Tu lui as dit d'aller se suicider."

"Quoi ?"

Non, j'ai jamais fait ça, bordel.

"« Fais-nous une faveur et va jouer sur la route »."

Oh.

Peut-être qu'elle l'avait fait.

"Merde." elle jura dans sa main. "Je suppose que oui."

"Tu l'as vraiment blessé, Mits." reprit Inko, et oh mon dieu elle pleurait.

"Je sais."

Elle le savait déjà, bordel. C'était à ça que servait toute cette thérapie.

"Les choses horribles qu'il a dites à Izuku," Les yeux verts larmoyants d'Inko la transpercèrent. "Il les tenait de toi."

"Certaines, oui." elle avoua.

"Il a besoin d'aide."

"Il en a."

"Est-ce suffisant ?"

Suffisant pour quoi ? Suffisant pour le guérir de toutes les manières dont son enfance l'avait blessé ? Ou juste pour survivre ?

Rien ne serait probablement jamais assez. Elle ne pourrait jamais se rattraper auprès de Katsuki.

"Non."

"Tu es sa mère." lui rappela Inko, comme si elle n'en était pas déjà douloureusement consciente. "Son bien-être est de ta responsabilité."

"Je pense que tu as raté la partie qui dit que je n'ai pas le droit de voir mon fils sans une putain de nourrisse."

"Non, je n'ai rien raté." elle remarqua. "Tu dois donc te mettre en contact avec Aizawa. Et son thérapeute. Trouve ce que tu peux faire pour Katsuki et fais-le."

"Est-ce que Masaru va aussi avoir cette remontrance ?"

"Masaru n'a pas fait ça." elle stoppa immédiatement la diversion. "Toi si."

"Et si je fais tout ce que le prof veut que je fasse, alors quoi ? Ça ne va pas tout arranger."

"Non. Mais ça me prouvera que je n'avais pas entièrement tort de devenir ton amie."

Ouch.

"Je suis désolée, Inko." Son masque détaché se brisa. "Je suis une thérapie avec lui, mais c'est… c'est tellement dur. Je sais que c'est lâche, mais c'est tellement difficile de lui faire face et d'entendre parler des choses horribles qui lui ont été faites. Je sais que j'ai aggravé les choses et que je ne peux rien y changer."

"Alors il te l'a dit."

Bon sang, combien de personnes le savaient avant sa propre putain de mère ?

"Dit quoi ?"

"Qu'il a été agressé sexuellement."

L'entendre ici la fit grincer des dents. La thérapie se déroulait dans une bulle, dans cet étrange univers alternatif qu'elle pouvait laisser derrière elle en quittant le campus de UA. Ici, c'était sa vraie vie, où les choses avaient une grande portée et étaient permanentes.

"Ouais, il l'a fait."

"J'ai essayé de le serrer dans mes bras une fois et il a crié."

Mon dieu Inko, pourquoi tu me fais ça ?

"Tu n'avais vraiment rien remarqué ?" Inko insista.

"Toi si ?" elle demanda.

"Je ne suis pas sa mère."

Malheureusement pour lui.

"Ma relation avec Katsuki s'était effondrée bien avant ça." elle avoua. "Il ne m'aurait jamais laissé le serrer dans ses bras à cet âge de toute façon."

"Si tu ne commences pas à faire attention." Inko lui recommanda sérieusement. "Tu finiras par le perdre."


L'absence de sons inquiétants à côté rendait Kirishima encore plus anxieux. Au moins s'il pouvait entendre Bakugo, il saurait ce qu'il se passait. Les sons stridents et les pleurs s'étaient estompés il y avait environs une vingtaine de minutes et les bruissements et claquements vers dix minutes. Presser son oreille contre le mur ne révéla rien. Même si ça énerverait Bakugo, il devait aller vérifier.

"Bakugo." Il frappa quelques coups contre sa porte. "T'es vivant là-dedans ?"

Rien.

"Je sais que tu m'as dit de te laisser tranquille, mais t'avais l'air vraiment bouleversé et tu me fais un peu peur."

Silence.

"Bakugo ?" Il frappa plus fort, au volume qu'il utilisait pour attirer son attention lorsqu'il ne portait pas ses appareils auditifs.

D'accord, maintenant il était inquiet.

"J'entre." il annonça en essayant d'ouvrir la porte, pour seulement la trouver verrouillée. Il dépassait largement les limites désormais, mais il avait peur.

La sécurité des portes de l'internat était à la pointe de la technologie, mais celle des chambres elles-mêmes ressemblait davantage à la serrure de la sienne chez lui. Tout ce qui était fin, plat et assez long pouvait les ouvrir.

Moi :

Quelqu'un sait comment ouvrir les serrures des chambres ?

Pikachu :

J'arrive.

Kaminari se présenta armé d'une pince à cheveux qui ressemblait étrangement à celle que Mina avait récemment cherché.

"Mon frère et moi avions fait un jeu qui consistait à nous enfermer l'un et l'autre à l'extérieur de nos chambres quand on était plus jeunes, donc je sais comment faire." il annonça. "Euh, Kiri… ta porte est déjà ouverte."

"J'ai besoin que t'ouvres celle de Bakugo."

Kaminari le dévisagea.

"Tu veux mourir ?"

"Je sais, il va être énervé, mais il était vraiment contrarié plus tôt et je suis inquiet."

"Tu vas en payer le prix." Il haussa les épaules. "Une fois que j'aurai mis en pratique mes compétences, je n'ai jamais été là."

Il tritura un peu la poignée, son succès vint étonnamment vite.

"Yes !" il se marmonna en sentant le verrou tourner.

Il n'y avait cependant toujours pas un bruit venant de Bakugo. Kirishima s'aventura prudemment dans la pièce et Kaminari oublia apparemment sa précédente revendication de non-implication.

"Bakugo ?"

La chambre était vide. La salle de bain peut-être ?

"Bakugoooo." Il frappa une dernière fois pour s'assurer qu'il avait donné toutes les chances de respecter sa vie privée.

"Dégage."

C'était étouffé, peu articulé et ça ne sonnait pas comme si tout allait bien. Cette fois, la poignée céda immédiatement.

"Baku- "

Il fallut une minute à son cerveau pour assimiler ce qu'il regardait. Bakugo était… dans la baignoire ? Il se rapprocha pour voir de plus près, son pied écrasant quelque chose en chemin.

"Bakugo ?" Il se pencha sur le rebord.

"J'suis désolé." il marmonna.

"Désolé pour quoi ?"

Il se repositionna dans un meilleur angle et donna à nouveau un coup de pied dans quelque chose, l'incitant à finalement baisser les yeux sur ce qui était éparpillé sur le sol.

Des flacons de pilules vides.

"Ça va, tu vas bien aller." il assura avant que son cerveau ne se rattrape. Oh merde, oh putain, qu'est-ce que je dois faire ?

"Je- je crois qu'on doit appeler le cent douze." balbutia Kaminari depuis la porte. Kirishima hocha vigoureusement la tête. Son téléphone claqua maladroitement sur le sol, mais Kaminari eut heureusement plus de succès.

"J'veux plus supporter ça." sanglota doucement Bakugo.

"Je sais." Kirishima essaya d'avoir l'air apaisant, bien qu'il n'ait vraiment aucune idée des mots qui sortaient de sa bouche actuellement. "Allez, je vais t'aider à te lever."

Kaminari disait des mots qui ne s'enregistraient pas dans la tête confuse de Kirishima à l'opérateur de la ligne d'urgence.

Okay, Bakugo n'avait été seul que durant une petite demi-heure. Ça signifiait qu'il venait tout juste de prendre tout ça.

"Je pense pas que la majeure partie de ce qu'il a avalé fasse encore effet."

"Vois si tu peux le faire vomir." recommanda Kaminari avant de reporter à nouveau son attention sur l'opérateur pour lui indiquer leur emplacement exact sur le campus.

"Allez." Kirishima le glissa à moitié hors de la baignoire et le fit se pencher au-dessus des toilettes, pas tout à fait sûr de ce qu'il faisait. Il connaissait des histoires sur les overdoses, mais il n'y avait jamais assisté avant.

"Je suis tellement désolé pour ce que je vais faire." Il grimaça alors qu'il enfonçait un doigt dans la gorge de Bakugo et que celui-ci fondit en larmes. Le bruit de bâillonnement était une agonie, mais assez vite, Bakugo rejeta une partie au moins du poison dans la cuvette.

"Lâche-moi." il sanglota, impuissant, et Kirishima décida que c'était la pire chose qu'il n'ait jamais faite.

"Tu peux vomir encore un peu ?" il le pressa.

"Me touche pas !"

Merde merde merde-

Il le pencha à nouveau au-dessus des toilettes et enfonça son poing dans son ventre dans une sorte de manœuvre de Heimlich. Il avait vu quelqu'un faire de même avec un ami trop ivre à la soirée.

Ça fonctionna.

Les haut-le-cœur mêlés aux sanglots le hanteraient jusqu'à sa mort. Le mélange de couleurs dans la cuve suggérait la quantité terrifiante de médicaments que Bakugo avait prise.

"L'ambulance est en route." l'informa Kaminari. "Je laisse mon téléphone ici pour que tu puisses rester en ligne avec le temps que j'aille chercher Aizawa."

"Est-ce qu'on devrait appeler le centre antipoison ?" il demanda désespérément.

"Ils vont juste nous dire de rien faire et de contacter un médecin. Ils te diraient pas non plus de le faire vomir parce qu'ils veulent pas être poursuivis si tu te foires, qu'il s'étouffe et meurt ou quelque chose du genre."

"...Pourquoi tu sais ça ?"

"Mon frère a traversé une phase assez sombre." Kaminari haussa les épaules. "J'ai fait ce que le centre antipoison m'a dit de faire, donc rien, et il a failli mourir. Donc qu'ils aillent se faire voir, si quelqu'un sait comment se déroulent les overdoses, c'est les toxico."

Kirishima ne savait pas trop quoi en penser. Il aurait vraiment pris n'importe quelle excuse pour ne pas faire ce qu'il venait de faire subir à Bakugo.

"J'suis désolé." le blond sanglota contre son épaule.

"C'est rien, je suis pas fâché." il assura sincèrement. Il était bien trop terrifié pour être en colère alors que Bakugo devenait de plus en plus mou dans ses bras.

"Il sait où j'habite." il murmura dans sa chemise.

Quoi ?

"Qui sait où tu habites ?" il questionna.

"Le message."

Ça n'expliquait pas grand-chose, mais au moins il savait chercher des réponses. Il se rappela du mot de passe de Bakugo et ouvrit les messages récents.

Moi :

Tu savais que les humains sont composés à 80% d'eau ?

Il remonta au début de la conversation.

Connard random :

Je te reconnais désormais.

La conversation n'en était que plus déconcertante à partir de là. Ça ne pouvait pas être… si ? La photo de l'arrêt de bus semblait indiscutable. Mais qu'est-ce que tout ça avait à voir avec l'eau ?

Il ouvrit des messages plus anciens. Ils étaient affreux.

472-555-1740

Blonde, violente et complètement folle ? C'est comme si vous étiez faits l'un pour l'autre.

850-555-4710

Comment fais-tu pour être à la fois une pute et la personne la plus coincée qu'on puisse imaginer ?

Il ne pouvait pas lire ça, il ne pouvait pas le supporter alors que Bakugo avait perdu connaissance sur ses genoux. C'était probablement mauvais, mais il avait été si fatigué ces derniers temps que Kirishima était enclin à le laisser tranquille.

"L'ambulance devrait arriver d'une minute à l'autre."

Aizawa, Dieu merci.

Il n'avait pas besoin de savoir ce qu'il faisait, Aizawa était là, il réparerait la situation et tout irait bien- pitié, que tout aille bien.

"Il est conscient ?"

"Plus maintenant."

"Mais il l'était quand tu es arrivé ?"

Il hocha la tête.

"Il a dit quelque chose en particulier ?"

"Il a dit qu'il était désolé."

Son cerveau grésillait tel une mauvaise chaîne de télévision.

"Pourquoi maintenant ? Il semblait aller mieux. Tu as une idée ?"

Il tendit le téléphone à Aizawa. Son expression sembla d'abord surprise, avant de se changer dans une colère que Kirishima ne lui avait jamais vu.

"Le connard l'a appelé." il fulmina. "Il lui a parlé."

"Alors vous pensez que c'était… lui."

"Oui, je suis arrivé à la même conclusion. L'agresseur de Bakugo est le Vampire Tueur."


NAO : Je ne voulais pas édulcorer quoique ce soit, donc la seule partie que j'ai laissé de côté est ce qui concerne les médicaments. Je sais lesquels peuvent tuer et en quelle quantité parce que c'est mon travail, mais ce ne sont pas des informations que je veux que les gens aient.

Donc on va rester au fait que prendre toutes ses pilules est une très mauvaise idée.