Traduction : Tressym383

Résumé : Bakugo et Kirishima parlent, mais pas que.

NP : [ Fealina07 ] Hey ! Je ne peux pas t'envoyer de MP, donc je te réponds ici. Ne t'inquiète pas, j'ai bien reçu tes deux reviews ! Je comprends ce sentiment d'être absolument prit dans une histoire et je suis plus qu'heureux que ça te le fasse pour celle-ci. C'était mon objectif quand j'ai décidé de la traduire. Merci beaucoup pour tous tes compliments, vraiment ça fait trop plaisir ! Tout comme tes reviews ! Merci encore krkrk.

NAO : À vrai dire, j'ai commencé à regarder BNHA parce qu'à sa sortie en anime, un vieil ami que je côtoyais durant la période de ma vie où j'étais tout le temps énervé m'a dit : « Tu dois regarder cette série parce que ce gamin, c'est littéralement toi ». Mon petit ami vient de se mettre à jour et m'a déclaré : « T'es pas Bakugo, t'es Aizawa ».

En gros, je me retrouve tellement dans ces deux personnages que le dernier chapitre était essentiellement une conversation entre moi-même.

Je suis une boule de nerfs qui est devenue une personne fatiguée en grandissant.


"Merde, mes parents vont venir aujourd'hui." Bakugo se rappela soudainement.

"C'est positif ou négatif ?"

"J'en ai aucune putain d'idée." il grogna.

"Je peux venir ?" Kirishima demanda.

"Euh, j'imagine que tu peux." Bakugo détermina. "Mais je sais pas pourquoi tu le voudrais. Mes deux parents dans la même pièce sont un cauchemar et en plus tu détestes ma mère."

"Exact." Kirishima serra son épaule. "Si Masaru est là, Mitsuki n'aura pas besoin d'être surveillée, et je ne fais pas confiance à ton père pour l'arrêter si elle essaie de te faire quoi que ce soit."

"Je peux le supporter." Il essaya sans succès de repousser le sentiment de chaleur procuré par le fait qu'on se souciait de lui.

"Je sais." acquiesça Kirishima. "Mais je ne veux pas que tu le fasses. Tu en as assez supporté."

Entre Aizawa et Kirishima, il allait fondre. La seule personne qui s'était jamais autant investie dans sa santé et sa sécurité était Deku, et à l'époque il l'avait interprété comme une pitié condescendante.

"Personne ne m'avait jamais aimé auparavant."

Ses parents l'aimaient, mais pas de cette manière. L'amour sain et protecteur qui se souciait chaque jour de l'état de son putain d'égo fragile lui était complètement étranger. Si quelqu'un l'avait aimé ainsi auparavant, demander de l'aide aurait peut-être semblé possible. Peut-être qu'il ne se serait même jamais retrouvé dans cet appartement.

Sa colère contre ses parents redoubla. Toutes les années passées à prétendre qu'il n'y avait aucun problème chez eux étaient brisées par la réalisation que des personnes comme Aizawa existaient. Rien n'allait. Sa mère l'avait jeté dehors livré à lui-même, puis lui avait crié dessus parce qu'il avait été en danger. Son père n'avait rien fait. Son monde basculait avec la réalisation que son attitude ne devrait pas être le point crucial pour arranger leur relation déplorable. Il ne devrait pas avoir à leur dire qu'il avait été violé ou à essayer de se suicider pour qu'ils puissent accepter que le frapper et l'abandonner était peut-être une erreur.

"La majorité des effectifs des hamsters s'est mobilisée. Vous devriez les reconnaître en tant qu'union syndicale légale. Ils sont là pour négocier leurs revendications."

"Est-ce que le cerveau de tout le monde fonctionne grâce à des hamsters, ou c'est juste le mien ?"

"Celui de Kaminari est une horde de petits pikachus qui lancent des éclairs."

"Ça a l'air bien plus cool."

"Mais il fait aussi régulièrement griller son cerveau." il souligna.

"Et ça n'a rien à voir avec son alter, c'est les petits pikachus."

"Absolument."

Il se détacha de Kirishima, s'allongeant sur le lit avec les bras croisés sur les yeux. Il avait besoin de la distance pour se montrer aussi vulnérable.

"Je pensais juste à quel point ma relation avec mes parents était à chier. Et j'aurais jamais réalisé avoir le droit d'être énervé contre eux si j'avais pas été entouré de toutes ces personnes qui ont commencé à prendre soin de moi."

"Ouais, j'en veux à tes parents." affirma Kirishima.

"Je sais, et c'est tellement bizarre, putain."

"Pourquoi ça ?" Il pencha la tête d'un air perplexe.

"Parce que je suis un connard hyper-agressif. Les gens en ont rien à faire de moi."

"Le prends pas mal, mais parfois tu me fais penser à ce chien que ma mère a adopté à la SPA." Comment était-il censé le prendre, exactement ? "Il était super agressif avec les personnes qu'il connaissait pas et leur grognait dessus, mais après quelques semaines durant lesquelles ma mère lui a donné des friandises et des petites gratouilles sur la tête de manière très prudente, il est devenu le plus gentil des toutous. Mais qu'avec nous, après ça il a quand même détesté tout le monde pendant environ un an."

"Donc tu dis que j'agis comme un chien battu de refuge."

"Eh bien… ouais, un peu." il pataugea. "Mais pas dans le sens sauvage ou quoi, je veux dire que t'es seulement hostile pour te protéger. Et une fois que tu comprends que les gens ne vont pas te faire de mal, tu arrêtes de l'être. La plupart du temps."

"Va pas raconter cette merde en dehors de cette chambre." il grommela. "J'ai une réputation à tenir."


"J'ai besoin que tu fouilles les pensées d'Ito Daichi."

"Qui ?" Six demanda, perplexe.

"Un étudiant et connard de première classe. Il est ma meilleure piste pour le moment."

"Il y consentirait ?"

"Il le faut ?"

"Eh bien, techniquement pas pour le travail de héros, non." Elle fronça les sourcils. "Mais ce serait très contraire à l'éthique et- "

"Tout comme le fait de protéger un violeur en série et tueur d'enfants."

"Il n'est même pas en état d'arrestation, non ?" Elle secoua la tête. "Si c'était dans le cadre d'un vrai interrogatoire, ce serait différent, mais je ne peux pas simplement m'incruster dans l'esprit de citoyens au hasard."

"Donc si j'obtiens un mandat d'arrêt contre lui, tu le ferais ?"

"D'accord." elle soupira. "Si il le faut vraiment. Je peux te dire s'il ment ou pas sans envahir son esprit."

"Il ment." Aizawa affirma avec confiance. "Je n'ai pas besoin que tu me le confirmes. J'ai besoin que tu découvres ce qu'il refuse de me dire."

"D'accord." Six céda. "Obtient-moi un mandat."

La tension dans sa posture le fit réfléchir à deux fois.

"Je comprends si tu ne veux pas pénétrer dans la tête de quelqu'un aussi tôt après ce que tu as vu dans celle de Katsuki."

"Ce n'est pas ça." elle nia. "Enfin, tu as raison, je ne veux pas m'exposer à l'esprit de quelqu'un d'autre pour quelques temps. Mais je suis plus que suffisamment motivée pour le faire dans cette situation, pour Katsuki. Ma profession est ce qui m'en empêche. Les héros sont un peu comme des flics sous stéroïdes dans la quantité de liberté qui leur est donnée. La seule responsabilité à laquelle ils sont confrontés vient de la publicité de leur carrière. En temps que héros, j'ai le droit d'utiliser mon alter à peu près comme je l'entends. Mais en tant que professionnel de la santé, c'est beaucoup plus limité. Mon alter a un si gros potentiel pour commettre des abus émotionnels et psychologiques, être explicite et prudente avec le consentement est la manière dont je conserve ma licence en tant que psychologue."

"Je vois." Aizawa se sentait honnêtement un peu stupide d'avoir oublié qu'en dehors des forces de l'ordre, il y avait des règles strictes. "Je suis désolé d'avoir été aussi insistant, je n'essaie pas de saboter ta carrière. Certainement pas après avoir autant insisté pour que tu travailles ici. Je te ferai savoir quand j'aurai trouvé un juge."

"Merci." Elle sembla soulagée. "Je sais que c'est important, mais je pense honnêtement qu'avoir mis des limites à un alter comme le mien est une bonne chose."

"Va dire ça à Midnight."

Arrête.

"C'était une sacrée réunion." Six sourit. "Tu ne l'as vraiment pas lâché."

"Et j'ai continué après." Aizawa se sentait comme un enfant en train de ragoter sur une dispute à la table du déjeuner. "J'avoue que j'ai un peu manqué de professionnalisme."

"Je ne dirai rien." Six répondit d'un air conspirateur. "J'ai vu les souvenirs de Katsuki, je sais à quel point elle le méritait."

"Tout son délire de héros coquine..." Il n'avait rien dit pendant des années, mais Six était si douée pour écouter. "Ce n'est pas à moi de dire aux femmes quoi porter ou quoi que ce soit, mais on est des enseignants."

"J'admets que c'est un peu trop pour un lycée." elle répondit. "Personnellement je suis moins préoccupée par la tenue que par le comportement suggestif. Combine ça avec un fouet et un alter sédatif, elle ne fait pas que ressembler à une dominatrice, elle agit aussi comme telle. Et ça irait, si elle n'était pas en position de pouvoir sur des mineurs."

Enfin, quelqu'un mettait des mots sur ce sentiment. Elle dégageait une domination sexuelle d'une position de pouvoir et c'était la raison pour laquelle il voulait la gifler chaque fois qu'elle s'approchait à moins de trois mètres de Bakugo Katsuki.

"Tu penses que tu pourrais lui parler ?" il demanda maladroitement. "Sur le fait d'en faire un peu moins ?"

"Pour ça je n'ai pas besoin d'un mandat." Son sourire contenait une légère tristesse qui indiquait qu'elle avait définitivement compris que c'était quelque chose de personnel pour lui.

"Merci."


Ça avait commencé juste comme la dernière fois. Bakugo épingla les poignets de Kirishima au lit avec une instruction ferme de ne pas les bouger, puis s'attela. Il ne savait pas trop si Kirishima était naturellement aussi vocal ou s'il avait simplement compris que Bakugo aimait l'entendre. En tout cas, c'était encourageant.

Si Aizawa peut se marier, je peux faire ça.

Il prit son temps, faisant glisser sa main sur le côté du carmin, le caressant de la hanche à la cuisse avant de remonter. Il en voulait plus. Il ne savait pas exactement de quoi, juste plus. Ses deux mains se posèrent finalement sur les hanches de Kirishima et il réalisa soudainement pourquoi ses instincts emplis d'hormones l'avaient conduit dans cette position.

Je pourrais le baiser comme ça.

Il recula soudainement.

"Bakugo ?" Kirishima demanda.

"Désolé." Il chassa la pensée intrusive. "Désolé, j'ai juste pensé à un truc bizarre. Je vais bien."

"Bizarre comment ?" Kirishima s'assit. Putain de saines habitudes de communication.

"Ça va." Il tendit la main pour atteindre cet endroit sur sa hanche qui le faisait toujours haleter, mais Kirishima l'attrapa en chemin, entrelaçant leurs doigts.

"Katsuki." il rappela sérieusement.

Merde.

"Ce qu'on à fait l'autre jour." il avoua nerveusement. "J'ai vraiment aimé, mais… être au dessus à l'instant, c'était agréable, mais ça m'effrayait aussi parce que… je crois que j'aime peut-être un peu trop le contrôle."

"Ce n'est pas trop si j'aime aussi ça." Kirishima contredit.

"Non, je veux dire… Tu te souviens de ce que j'ai dit sur le fait de vouloir faire du mal à quelqu'un ?" Dégoûtant, pervers, il va te détester. "J'ai peur que cette partie de moi se manifeste."

"Donc tu veux avoir le contrôle, mais tu en as aussi peur ?"

"Essentiellement."

À quel point je suis pénible, putain ?

"Tu ne vas pas me faire de mal." promit Kirishima.

Tu n'en sais rien.

La brève possibilité qu'il avait ressenti, l'idée qu'il pouvait prendre comme il l'avait lui-même été, l'avait profondément terrifié.

"Tu voudrais échanger ?" demanda Kirishima avec hésitation.

"J'en sais rien." Il n'arrivait pas à savoir quelle crainte était la pire à ce stade.

"Et si je bouge vraiment lentement sans qu'il y ait d'objectif final ?"

"Ça… pourrait le faire."

"On pourrait utiliser le système de couleur rouge, jaune et vert." il suggéra. "Si t'es pas sûr que ça va et que tu as besoin d'une minute pour que ton cerveau assimile, tu peux juste dire jaune au lieu d'avoir à comprendre ce qui ne va pas et l'expliquer."

Ça… semblait être une bonne idée.

"Mais il n'y a aucun problème si tu ne veux pas essayer." il ajouta rapidement. "Je ne veux pas te forcer à faire quoi que ce soit, j'ai juste pensé que peut-être- "

"C'est bon, espèce de nerd." Bakugo attrapa les épaules de Kirishima et l'attira à nouveau dans un baiser avant qu'il ne puisse parler davantage. Il se laissa ailler en arrière malgré ses instincts.

C'est juste Kirishima. Il te maintient pas contre le lit. C'est juste un baiser. Tu vas bien.

Il se sentait un peu hypocrite, il avait lui-même totalement maintenu Kirishima contre le lit quelque minutes plus tôt et lui avait agrippé les poignets, mais ça n'affectait pas Kirishima de la même manière que lui. Sa réaction avait plus été une excitation enjouée que de la peur. L'anxiété de Bakugo resta heureusement gérable alors que Kirishima le suivait contre le matelas.

Il était sur le dos, mais il n'était pas bloqué. Kirishima faisait attention à ne mettre aucun poids sur lui. Allongé sur son côté droit, suffisamment penché pour l'embrasser.

"Si quelque chose ne va pas, ou si tu n'es simplement pas sûr, dis-le moi, d'accord ?"

Il hocha la tête.

Les lèvres de Kirishima quittèrent les siennes pour aller légèrement se presser sous sa mâchoire, avant de finalement remonter jusqu'à son oreille, le couvrant de baisers sur le chemin. La main dans ses cheveux glissa jusqu'à son épaule, puis traça sa clavicule. Elle fit quelques allés retours sans sembler avoir de destination.

"Ça va ?" il chuchota. Bakugo hocha la tête, à bout de souffle.

Le bout de ses doigts effleura sa poitrine. Bakugo n'avait jusque là jamais réalisé que les garçons y étaient sensibles. Le touché exploratoire s'adaptait à ses réactions, suivant son approbation. Une main s'aventura le long de son abdomen, retraçant sa hanche et, bordel, il n'avait jamais été aussi dur de sa vie.

"On peut toujours savoir si les garçons aiment ce qu'on leur fait ou pas."

"Jaune."

Kirishima s'arrêta et retira immédiatement sa main.

Avec tout ce qu'il se passait avec le Vampire Tueur, il avait presque réussi à oublier Himiko.

"Pas les hanches ?" Kirishima demanda pour confirmer.

"En quelque sorte. C'est- " Merde, comment l'expliquer ? "Ça va pas justement parce que c'est bien, je- Merde, je sais pas comment le dire."

"T'as pas besoin de l'expliquer. Juste le fait que tu veuilles pas que je le fasse pour le moment suffit."

Bakugo hocha la tête, grimaçant avec une main sur les yeux.

"Ça n'a aucun sens." il essaya à nouveau, repoussant au fond de son esprit les voix qui lui inculquaient la honte, la culpabilité et la haine. "Mais parfois, quand quelque chose est vraiment agréable, je déteste ça parce que- Parce qu'on m'a forcé à me sentir comme ça avant alors que je le voulais pas et j'ai l'impression que si j'apprécie ça maintenant, alors la personne avait raison."

"Non, ça fait sens." répondit Kirishima. "Si elle a utilisé quelque chose d'agréable pour te manipuler, c'est normal d'être perturbé par ça. On peut arrêter si tu veux."

"Je veux le faire." il murmura désespérément. "Vraiment, j'ai juste- "

Des larmes de frustration menaçaient de déborder de ses yeux étroitement fermés.

"J'ai peur."

L'admission apporta un étrange sentiment de soulagement, étant donné que Kirishima le savait sans aucun doute déjà. Il y avait quelque chose de libérateur au fait d'être autorisé à le reconnaître à haute voix sans se haïr. Kirishima enlaça davantage son torse depuis le côté.

"Faisons une pause."

"D'accord." il abandonna.

Kirishima garda un bras autour de lui alors qu'ils s'asseyaient, le pouce lui frottant l'épaule.

"Je t'aime." il murmura avant d'embrasser ses cheveux.

Bordel.

Il faisait vraiment tout son possible pour ne pas pleurer pendant cette merde. Ça semblait assez peu sexy. Il cacha son visage contre la poitrine du carmin, incapable de continuer, mais pas encore prêt à lâcher prise.

"Je te mérite pas." il murmura.

"Et Nicholas Cage ne mérite pas un Academy Award." Kirishima haussa les épaules, lui caressant le biceps de manière apaisante. "Et je ne mérite pas d'avoir la meilleure maman du monde. Honnêtement, je ne sais pas si quelqu'un mérite vraiment quoi que ce soit. Je pense que « mériter » c'est un peu surfait. La vie vient juste comme elle est et on choisit ce qu'on peut parmi ce qui nous est proposé."

"…Hein ? " Bakugo se recula légèrement pour le fixer d'un air incrédule.

"Quoi ?" il demanda sur la défensive.

"Quand est-ce que t'es devenu philosophique ?"

"Je sais pas." Il haussa les épaules. "Je suppose que c'étais au collège pendant la période où j'étais vraiment déprimé."

L'idée que sa souffrance n'avait aucun sens était aussi soulageante qu'exaspérante.

"Au moins, tes années merdiques du collège t'ont rodé pour faire face à mes conneries."

"Alors ça valait le coup." Kirishima serra affectueusement son épaule.

Aizawa était pareil. Il ne pouvait naviguer dans le champ de mines qu'étaient les émotions de Bakugo que parce qu'il comprenait aussi cette douleur. Ce n'était cependant absolument pas le cas de Bakugo. Lui échangerait sans aucune hésitation tout ce qui lui était arrivé pour avoir une empathie plus merdique.

"Je crois pas à ce genre de conneries." il admit. "Surtout parce que ça me fou les boules. On m'a fait du mal et ça craint. C'est pas inspirant ou quoi que ce soit comme Hollywood aimerait le faire croire. Ça fait juste mal."

"À quel point ça te foutrait les boules si je disais que je pense que tu es une source d'inspiration ?"

Bakugo le poussa plus loin avec une main sur sa joue, lui valant un rire de la part de Kirishima.

"Tu m'as inspiré à faire de mon mieux avant que je ne sache tout ce que tu as traversé, donc je ne sais pas si ça compte."

"À chaque fois que quelqu'un dit « ce qui te tues pas te rend plus fort », j'ai envie de leur cogner le visage. Car c'est pas le cas. Monoma et toi pouvez en témoigner."

"Tu es toujours contrarié par ce qu'a fait Monoma ?" Kirishima demanda doucement. Lorsque Bakugo refusa de répondre, il continua. "Tu n'allais vraiment pas bien à ce moment-là. Je ne pense pas que ce sera toujours aussi mauvais."

"On le saura pas tant que j'aurai pas merdé sur le terrain." il grommela. "Puisque maintenant tout le monde a peur de simplement me toucher pendant les entraînements."

Il sentit Kirishima se raidir.

Ouais, ça t'inclut, Tête d'orties.

"Si je veux être un héros, je dois surmonter ce genre de conneries."

"Confronter tes déclencheurs au point d'avoir une crise de panique ne t'aidera pas à les « surmonter »."

"Il s'est passé des putains de mois avant même que l'un d'entre vous ne sache que ça pouvait arriver." il répliqua.

"Je sais, c'est juste que… parfois j'ai l'impression d'y aller à l'aveuglette." il avoua. "Je ne peux pas prédire ce qui ira et ce qui sera une catastrophe."

"Moi non plus." Bakugo soupira. "Parfois, beaucoup de choses me dérangent. Lors d'un mauvais jour j'aurais une douzaine de déclencheurs, mais lors d'un bon, tant que personne n'essaie de me kidnapper ou une merde du genre, j'irais bien. Bordel, j'ai déjà paniqué parce que des gens m'ont touché les cheveux, mais avec toi je m'endors quand tu le fais."

"Donc je pense que j'ai besoin de connaître ton état d'esprit avant chaque entraînement ensemble." détermina Kirishima. "Idem pour quand on fait des choses celles-ci."

"Je pense pas avoir de jours assez bons pour que le sexe soit pas un jeu de devinettes."

"C'est vrai, mais au moins je saurai si ça vaut la peine d'essayer quelque chose ou si on devrait juste regarder un film à la place."

C'est une si bonne personne, qu'est-ce qu'il fou avec moi, bordel ?

"Je t'aime." Bakugo marmonna, ne sachant pas quoi dire d'autre.

"Je t'aime aussi." il répondit. "Et c'est pourquoi je ne veux vraiment pas te faire de mal."

De même.

"Il reste combien de temps avant l'arrivée de tes parents ?"

"Pas assez longtemps."

"Si ta mère décide d'être une garce, je me battrai avec." Kirishima se mit en garde, tel un boxeur.

"Tu feras gaffe, elle est gauchère." Bakugo leva les yeux au ciel, mais se prêta tout de même au jeux. "Cette merde va t'avoir à chaque fois."

"T'inquiète pas. J'ai un super coach."

Crétin.


NAO : J'ai un peu peur d'avoir rendu le Sunshine Boy trop parfait, mais chaque fois que j'essaie de lui donner des défauts, ça semble forcé. C'est juste un bon gars.

J'ai décidé de continuer à développer les problèmes de la sexualité de Bakugo, parce que j'ai l'impression que la difficulté des relations suite à des abus sont en général beaucoup émincés.