Traduction : Tressym383

Résumé : Aizawa explore ses options pendant que Bakugo essaie simplement de ne pas y penser [CW].

NAO : Yo, je savais que j'ai tendance à faire des transferts psychologiques, mais oh bordel de merde. J'ai oublié de prendre ma prazosine hier soir et j'ai rêvé que le lien de cette fic était apparut par magie sur mon facebook. Et j'essayais de la jouer en mode : « J'ai jamais vu ça de ma vie. Qu'est-ce qu'une fanfic ? », mais PERSONNE n'y croyait. Mes putains de parents m'appelaient. Je connais désormais la vraie terreur.

NP : NOTES IMPORTANTES. On est en décembre, ce qui signifie… que ça fait deux ans que ma traduction a débuté ! Donc voici ma petite rétrospective et comment je vois l'avenir du projet.

Donc en deux ans, 63 chapitres publiés (même si j'ai commencé la publication seulement en mars) et 72 chapitres traduis, ce qui équivaut à environs 252 500 mots VF. Ça donne à peu près 722 pages, donc un bon gros roman bien rempli ou alors deux tomes. Je suis plutôt content krkrk.

Concernant l'avenir du projet, je ne viens pas avec de bonnes nouvelles (mais pas totalement mauvaises non plus). J'ai fais mes petits calculs, si je continue mon rythme de publication actuel (environs 1 chap toutes les 2 semaines), qui est mon MAXIMUM possible tout seul, le dernier chapitre serait posté dans… environs 3 ans et demi.

Oui, vous avez bien lu. Autant pour vous que pour moi, ce n'est pas viable. J'ai donc repéré un moment dans l'histoire où je pense potentiellement arrêter la traduction, même si c'est bien avant la vrai fin.

PAR CONTRE, si jamais j'ai dans le futur la possibilité de reprendre le rythme d'1 chap par semaine, l'histoire sera fini au complet dans un tout petit peu plus d'un an.

Je vais donc faire mon possible pour trouver un ou plusieurs relecteurs pour que ça puisse être possible, mais voilà, ça me semblait important de vous partager ces 2 possibilités d'avenir. Dans tous les cas, on a encore au moins une bonne année devant nous.

Merci infiniment à toutes les personnes qui m'ont aidé jusque là, particulièrement Emiko Yure et Zodiaaque.


Bakugo s'effondra à côté de Kirishima, complètement épuisé. Ou du moins il le pensait. Il se laissa aller contre la poitrine et l'épaule du carmin alors qu'un bras était enroulé autour de lui dans une position qu'ils avaient fait des dizaines de fois auparavant, mais il lui était impossible de simplement se détendre. En fait, plus il essayait de se calmer, plus le bourdonnement dans sa poitrine devenait intense. C'était une sensation de vide, comme le début d'une chute, mais qui ne s'arrêtait jamais, ne cessant de grandir.

"Bakugo ?" Kirishima interrogea. "Ça va ?"

"Oui." il grogna. Kirishima n'insista pas. Même après qu'il ait passé un après-midi à lui crier dessus, Kirishima était toujours ridiculement compréhensif.

Il essaya de prendre des respirations régulières et profondes comme tout le monde le lui conseillait, mais sans succès. Il ne pouvait pas l'arrêter. Tout à coup, le contact d'une autre personne devint insupportable.

"Putain." il souffla en se redressant du canapé, frustré et confus.

"Il y a un problème ?"

"C'est ça le problème, il y en a pas !" il s'exclama. "C'est juste moi le problème."

"Tu penses… genre, pouvoir le décrire un peu ?"

"J'ai l'impression qu'il y a une batterie ou quelque chose du genre dans ma poitrine qui m'électrocute constamment de l'intérieur comme un putain de taser." Il ne savait pas si ça faisait sens, mais il ne savait pas comment le décrire autrement. "Comme si j'avais un de ces putain d'extraterrestres du film Alien en moi. Et j'ai besoin de l'arracher de là, mais j'en suis incapable."

"De l'anxiété ?" Kirishima suggéra. Ce n'était pas faux, mais le mot était trop large et pas assez précis.

"J'imagine."

"Eh bien, tu as de quoi être anxieux en ce moment."

Mais qu'est-ce qu'il était censé faire à ce sujet ? Dieu savait qu'il ne pouvait rien faire concernant la situation. Et comment était-il censé gérer ses sentiments alors qu'ils n'avaient aucune cible spécifique sur laquelle se diriger, hormis le fait que « tout allait mal » ?

"Je veux être près de toi, mais quand j'essaie, j'ai envie de m'arracher la peau." il déclara finalement. Son incapacité à franchir la distance le faisait se sentir si seul, alors que la maintenir réduisait à peine le bourdonnement.

"Tu penses que tu devrais prendre quelque chose ?" Kirishima demanda.

Ah, c'est vrai.

Ce n'était peut-être pas ce qu'il considérait comme une crise de panique, mais la pulsion de boire n'importe quel alcool qui lui passerait sous la main signifiait que Kirishima avait raison. Il était temps d'envisager de prendre les médicaments. Il voulait juste faire taire les cris internes et si ça signifiait qu'il devait éteindre sa personnalité au complet, il était d'accord avec ça à ce stade.

Il savait que ça inquiéterait Kirishima, mais il ne voulait pas que quiconque le voie dans cet état. Il se barricada dans sa chambre avec le soutient chimique dont il avait à contrecœur besoin. Il fallut environ une demi-heure pour qu'il cesse de se sentir trop à l'étroit dans sa peau, puis encore quarante-cinq minutes pour que la somnolence commence. Il descendit les escaliers pour trouver Kirishima toujours au même endroit. Il s'allongea silencieusement sur ses genoux et ferma les yeux, la demande tacite d'attention se voyant comblée par une main douce dans ses cheveux.

Dors juste.

D'accord, réinitialise ton corps, éteins-le et rallume-le. Lorsqu'il commença à faire tard, Kirishima le guida jusqu'au lit.

Le lendemain matin, le sentiment de la veille était parti. La journée allait être meilleure. Il allait mieux. Il allait bien.

Jusqu'à ce qu'il n'aille pas bien.

Même lors de ses meilleurs jours, il avait du mal à prêter attention à Midnight. Aujourd'hui cependant, il avait l'impression d'avoir des fourmis qui rampaient sous ses vêtements et toutes phrases dépassant quelques mots étaient fastidieuses. Il savait qu'il respirait trop vite, qu'il transpirait trop et que la jambe qu'il faisait rebondir ne pouvait pas canaliser une telle nervosité.

Son âme allait finir par s'échapper de son putain de corps.

"Le travail de Frida Kahlo est fortement influencé par les natifs- "

Il sauta de son siège et se mit à courir.

Le sprint aida un peu, en quelque sorte. Au moment où il haleta au-dessus du lavabo des toilettes, il se sentait un peu mieux. Ça ne dura pas longtemps cependant.

Il n'avait jamais remarqué les petites taches rouges qui parsemaient désormais le blanc de ses yeux en minuscules étoiles de vaisseaux sanguins éclatés. Le collier d'ecchymoses qu'il voyait dans le miroir atteignait ses couleurs les plus sombres aux marques laissées par le bout des doigts le long des côtés de sa gorge. Ça s'estompait légèrement autour de sa trachée. La forme s'évasait latéralement vers l'extérieur, tandis que le milieu avait été sous la force moindre des pouces qui se chevauchaient. Le côté gauche était bien pire que le droit, puisqu'une main avait finit par le toucher ailleurs. Bien qu'Ito ait un faible pour la strangulation, il n'était pas pour autant très doué. Un avant-bras pressé sur la trachée était un moyen bien plus efficace d'étrangler quelqu'un. Il y avait moins de force gaspillée à serrer ce qui n'était pas des voies respiratoires.

Quelle chance.

Jusque là, il avait réussi à éviter de s'attarder sur tous les détails qu'arborait son cou, mais il en était désormais douloureusement conscient. Il n'était pas certains de pouvoir à nouveau quitter ces toilettes. L'idée de devoir laisser les dégâts visibles aux yeux de tous pour que ça ait de l'importance le rendait fou. Il devait vivre avec ça juste au cas où il serait appelé à témoigner assez tôt pour que les preuves soient toujours là. Comprenaient-ils même ce que c'était pour lui ? À quel point ces marques étaient-elles familières ? Elles le replongeaient dans des souvenirs où il devait voler le maquillage de sa mère et avait une soudaine affinité avec les écharpes. Où il portait des manches longues et devait se faufiler jusqu'aux poubelles la nuit précédant l'arrivée des éboueurs pour se débarrasser des vêtements souillés.

En un instant, sa putain de roulette d'émotions incontrôlables le fit passer de terrifié à enragé. Il voulait briser quelque chose. Quelqu'un.

Lui-même.

Le regret remplaça immédiatement le bref soulagement que provoqua l'impacte contre son reflet. Malgré tous les jours à subir la colère destructrice, il n'avait jamais mis un coup dans un miroir auparavant. C'était un geste si dramatique, il se sentait un peu ridicule. Sa mère serait furieuse si elle l'apprenait.

D'ailleurs, elle avait essayé de l'appeler. Son père aussi. Puis à nouveau sa mère. Il les avait ignoré. S'il décrochait, ils entendraient la faible rugosité et la peur dans sa voix, et pour l'instant il voulait juste s'isoler et être coupé du monde.

Sa chance prit finalement fin lorsqu'un étudiant en filière générale qu'il ne reconnut pas entra. Ses yeux vacillèrent brièvement entre les fissures du miroir et la main en sang de Bakugo, avant de finalement dériver vers son cou, puis son visage. Il lui fit un haussement d'épaules signifiant « c'est pas mes affaires » avant d'entrer dans un cabinet.

Il est temps d'y aller.

Il se rinça la main sous le robinet et claqua une serviette en papier sur la coupure. Elle n'était pas profonde, alors le saignement devrait s'arrêter d'ici quelques minutes. Sa classe allait probablement bientôt envoyer quelqu'un à sa recherche et il préférait ne pas être retrouvé juste à côté de la preuve de son pétage de plomb. Qu'est-ce qui les inquiéterait le plus ? Son absence prolongée ou son retour avec une main enveloppée dans du tissu imbibé de rouge ? S'il pouvait arrêter suffisamment le saignement pour ne pas en mettre partout, il pourrait simplement mettre ses mains dans ses poches.

Ce n'était pas le meilleur des plans, mais ça ferait l'affaire.

Il retourna en classe et traversa la pièce en ignorant tous les regards jusqu'à son bureau. Lorsqu'il recommença à être à court de souffle, il appuya sur la coupure pour bloquer la crise.


C'était un pari. Les chances que quelqu'un s'en souvienne étaient minces, et que quelqu'un soit prêt à en parler dans ce quartier encore plus minces. Il n'avait cependant pas de meilleure option, alors il frappa à la porte devant lui. Il entendit quelques bruits provenant de l'appartement, un raclement de chaise, des pas, puis la porte s'entrouvrit légèrement, la chaîne du verrou toujours en place.

"Bonjour, je m'appelle Aizawa. Je suis un héros professionnel et je voudrais simplement vous poser quelques questions."

"Quel genre de questions ?" un jeune homme aux joues creuses demanda avec méfiance.

"Tout d'abord, depuis combien de temps habitez-vous ici ?"

"'Environ un an."

"Vous n'étiez pas présent alors." Aizawa put voir le soulagement instantané. "Merci de m'avoir accordé de votre temps."

Bakugo n'arrivait pas à se souvenir du numéro de l'appartement, mais il se rappelait qu'il se trouvait au troisième étage quelque part au milieu du couloir et seul un appartement y était déclaré comme inoccupé à l'époque. Il essaya de l'autre côté.

"Je suis ici depuis environ six ans maintenant." elle répondit.

"L'appartement à côté du vôtre était censé être inoccupé il y a environ quatre ans, mais nous pensons qu'il y avait peut-être quelqu'un."

"Je crois qu'il y a eut un squatteur dedans quelques temps. Je ne me souviens pas exactement de quand."

"Vous souvenez-vous avoir entendu quelque chose de particulier ?"

"Pas vraiment." elle répondit. "Ma fille venait de naître, elle hurlait jour et nuit alors je n'aurais rien pu entendre."

Très bien, il allait tenter sa chance avec les appartements du dessus et du dessous alors. Le locataire de l'appartement du dessus refusa de lui parler. Celle du dessous lui répondit avec peu d'enthousiasme en plus.

"J'ai passé la majeure partie de ma vie ici. Ma mère habitait là." elle répondit.

"Vous rappelez-vous avoir entendu quelque chose d'inhabituel venant de l'étage du dessus ?"

Le flash d'hésitation dans son regard lui donna de l'espoir.

"Inhabituel dans quel sens ?"

"Personne ne louait cet appartement il y a quatre ans, mais nous pensons que quelqu'un y est resté pendant une brève période alors qu'il était inoccupé."

"Il y avait définitivement quelqu'un, oui." elle répondit.

"Puis-je entrer ?" Aizawa demanda. "Je peux rester à l'extérieur si ça vous met mal à l'aise, mais être à l'intérieur pourrait être un peu plus confortable que d'avoir cette conversation sur le pas de la porte."

Elle se mordit anxieusement la lèvre.

"Je me fiche de ce que vous avez chez vous." Il avait remarqué les traces de piqûres remontant le long de ses bras au début de la conversation. "Les narcotiques ne sont pas mon domaine."

"De quoi m'accusez-vous, au juste ?" Une colère défensive traversa le visage de la femme.

"Je ne vous accuse de rien." il assura calmement. "J'ai juste grandi dans un immeuble comme celui-ci."

L'offense s'estompa rapidement. Elle s'écarta pour le laisser passer.

"Merci." il déclara poliment en entrant. L'intérieur était légèrement pire que ce à quoi il s'attendait. De toute évidence, aucun appareil n'avait été remplacé depuis que sa famille avait emménagé, le réfrigérateur avait au moins dix ans. Il fit semblant de ne pas remarquer la seringue « d'insuline » sur la table basse à côté d'un cendrier bien rempli.

"C'est une affaire d'abus, n'est-ce pas ?" elle devina.

"Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?"

"Ce que j'ai entendu… Je voulais appeler quelqu'un, mais… j'avais peur de le faire. Comme je suis… " Elle fit un geste vers l'attirail évident.

Une addicte.

"C'est bon." Ce n'était pas le cas, mais il était inutile de la culpabiliser maintenant. "J'ai juste besoin de savoir ce qu'il s'est passé pour que je puisse aider aujourd'hui."

"Vous savez qui était l'enfant ?" elle demanda doucement.

C'était ça. Elle avait entendu ce dont il avait besoin.

"Oui."

"Est-ce qu'il… Est-ce qu'il va bien ?"

"Plus ou moins."

"Alors vous savez déjà ce que j'ai entendu." Elle fixa ses genoux, se frottant les yeux alors que des larmes de honte et de culpabilité commençaient à déborder.

"J'ai besoin que vous me le dites." Aizawa insista.

"Je savais qu'il y avait quelqu'un." elle commença. "Je n'allais pas le dénoncer juste pour ça. Mais un soir, j'étais encore debout tard et j'ai commencé à entendre des voix. J'étais un peu… Eh bien, vous avez dit que vous vous en fichiez, n'est-ce pas ? J'étais un peu défoncée. Mais juste un peu, je me contrôlais encore et je comprenais ce qu'il se passait autours de moi. Mes réactions étaient juste un peu plus lentes. C'était quelques mois après le décès de ma mère et j'étais dans une mauvaise passe."

Que son témoin ait été défoncé au moment des faits n'était pas un bon début, mais le fait que quelqu'un se souvienne de quoi que ce soit était déjà un gros coup de chance.

"Au début je ne comprenais pas ce que la voix de l'homme disait, mais il y avait un enfant qui pleurait et ça n'a cessé d'être de plus en plus plus fort. Jusqu'à..." Elle s'interrompit en grimaçant.

"Continuez je vous prie." il encouragea.

"Au moment où j'ai réalisé ce qu'il se passait, ça avait déjà duré si longtemps." Le rouge croissant autours de ses yeux se fondait dans ses cernes marquées. "Les flics ne seraient jamais arrivés à temps de toute façon."

"J'ai besoin que vous décriviez ce que vous avez entendu." il insista.

"Je ne me rappelle pas de tout ce que l'homme a dit, mais je me souviens qu'il a crié au petit d'arrêter de pleurer. Je ne me souviens pas exactement de ce qui m'a fait penser que c'était un jeune garçon, mais c'en était un, n'est-ce pas ?"

"C'est correct."

"Il... Il ne faisait que pleurer, et quoi qu'il se soit passé après ça, quoi que cet homme ait fait, ça lui a vraiment fait du mal. Je suis certaine qu'il l'a frappé au moins une fois. Il y avait aussi beaucoup de bruits d'étouffements, on aurait dit qu'il avait parfois du mal à respirer. Quand il avait assez d'air, c'était- C'était tellement strident."

Aizawa essaya de prendre ses distances autant que possible, prétendant qu'il ne s'agissait que d'une affaire sans lien avec l'un de ses élèves. Ça ne fonctionna pas.

"Un peu plus tard, vous pouviez– Pouviez deviner ce qu'il se passait. Je veux dire, ce n'était pas la première fois que j'entendais ce genre de rythme venir du plafond. Je me souviens m'être inquiété que… qu'il soit peut-être mort, parce que les secousses continuaient, mais il était devenu si silencieux. S'il est toujours en vie, je suppose- J'imagine que c'est là qu'il a abandonné."

Il devrait probablement poser davantage de questions, mais il n'était pas sûr de pouvoir supporter les détails.

"Qui était-il ?" elle demanda, effrayée par la réponse comme si elle attendait une condamnation à mort.

"Bakugo Katsuki."

La surprise, puis l'horreur, puis le chagrin.

"Merde." Elle passa sa paume sur sa joue. "Je ne m'attendais pas à vraiment le connaître."

"Accepteriez-vous de témoigner de ce que vous avez entendu ?" Il espérait que mettre un nom et un visage sur le mystérieux garçon la convaincrait.

"Je… Contre qui je témoigne ?"

Il ne répondit pas, mais elle le comprit d'elle-même.

"Ito Daichi." elle déclara craintivement. "Je ne peux pas, je- Vous savez ce qu'un homme comme lui pourrait faire à quelqu'un comme moi ?"

Une famille riche et puissante qui pouvait effrayer les services de police contre une addicte vivant seule dans l'appartement de sa mère décédée.

Oui, il pouvait l'imaginer.

"Nous essayons de faire témoigner Bakugo, mais ce que vous avez entendu a été très traumatisant pour lui. Il a du mal à en parler, même à son thérapeute. Vous pourriez lui épargner cela." Aizawa insista. Ce n'était pas une garantie, il y avait de fortes chances que le parquet la qualifie de témoin non fiable, mais il y avait une chance. "Je pense que vous lui devez bien ça."

À ce stade, il utiliserait la culpabilité si ça fonctionnait. Elle secoua la tête.

"Ils ne me croiront jamais. Je veux dire, regardez-moi. Regardez où je vie."

Il détestait le fait qu'elle ait probablement raison.

"Merci de m'avoir partagé tout cela." il céda. "Puis-je avoir votre nom ?"

"Sasaki Rio."

"Merci, madame Sasaki." Il devait au moins lui dire le but de tout cela. "Ça ne tiendra peut-être pas devant le tribunal comme preuve, mais ça m'aidera à convaincre un juge de le poursuivre en premier lieu. Je ne communiquerai votre nom à personne d'autre que lui."

"Merci." elle souffla avec soulagement. "Pourriez-vous... Pourriez-vous dire à Bakugo que je suis désolée ?"

Il n'allait pas la laisser s'en tirer aussi facilement. Il lui tendit sa carte.

"Je pense que c'est quelque chose que vous devriez lui dire vous-même."


NAO : Désolé, c'est un peu sombre, vous voyez pourquoi je vous ai donné Final Fantasy et des chats.

NP : Si jamais vous n'avez pas lu mes notes en début de chapitre, je vous invite à aller y jeter un coup d'œil !