Traduction : Tressym383

NAO : J'essaie de retranscrire dans la fic le scandale médiatique qu'il y avait eu sur Mckayla Maroney, une gymnaste olympique qui a remporté une médaille d'or en 2012 à 17 ans. La différence, c'est que les gens aimaient Mckayla de base. Katsuki, lui, avait été mis en avant par les manigances de Shigaraki et il semble que cet incident au festival sportif ait été son moment le plus médiatisé. Même pour son enlèvement, il était juste en arrière-plan et totalement éclipsé par la fin de la carrière d'All Might.

Je relisais des articles et je vous jure, l'un d'eux disait que Mckayla était la « préférée » de Larry Nasser o_0

Je vivais à State College pendant le scandale de Jerry Sandusky et putain. Quand quelque chose comme ça fait la une des journaux locaux, c'est partout. C'est impossible de passer à côté.

NP : J'ai repris la lecture de la fanfic (DekuBaku) Deadication par DoodleJoops, qui est, genre, LA fanfic de mon cœur et de ma vie depuis mai dernier, et putain, je pourrais dédier un culte à cette histoire. Des scènes me font physiquement mal au coeur, premier degré ??? Bon, c'est peut-être pas la meilleure pub, mais je ne peux que vous inviter à aller la lire (plus d'infos dans mon recueil « recommandations fanfictions »).


"Qu'est-ce que tu as là ?" Mic demanda à son mari visiblement stressé.

"La déposition de Bakugo." Aizawa pouvait sentir son mal de tête s'accroître. "Et je ne dois pas seulement la lire, je dois la passer au peigne fin pour comparer son récit avec celui de la voisine. Enfin, le récit de Six, plutôt. Bakugo préférerait se jeter d'un pont que d'écrire ça."

"Mais c'est tiré de ses souvenirs, c'est ça ?"

"Oui."

"Donc ça va être détaillé et horrible."

"C'est ça."

"Je peux la passer en revue avec toi. Aider à trier et comparer les détails au lieu que tu ne le fasses tout seul." Mic tapota doucement la tempe d'Aizawa.

"Aucun intérêt à ce qu'on souffre tous les deux." il grommela.

"Tu sais que si." Ils étaient ensemble depuis trop longtemps pour que Mic se laisse berner. "C'est quelque chose qui te touche de près. Puis t'es mon mari, je veux comprendre ce que tu traverses."

Aizawa avait réussi à lire jusqu'à la partie où Ito commençait à introduire ses doigts dans la bouche du garçon avant de devoir faire une pause. La première d'une longue série, il en était sûr.

"Je ne suis pas allé très loin." il avoua. "Mais je suis déjà énervé. Ito savait qu'il était effrayé et démuni et il en a joué. La seule fois où Bakugo a laissé quelqu'un l'aider ça a finit par- "

La résistance craintive qu'il avait dû affronter avec Bakugo à chaque étape de leur relation s'avérait horriblement justifiée. Parce qu'un jour ce garçon avait accepté de l'aide et l'avait payé par son innocence et sa tranquillité d'esprit.

"Désolé." il marmonna, essayant de se ressaisir.

"Aucun problème, Shota. Prends ton temps."

"C'est difficile de faire à nouveau confiance aux gens après que quelqu'un ait profité de toi lorsque tu étais au plus bas." Il n'avait pas besoin de le préciser.

"Le fait que tu comprennes ce que c'est est en grande partie pourquoi tu as cette relation avec lui." Mic lut entre les lignes. "Mais ça rend aussi plus difficile de lire quelque chose comme ça."

"Il avait- Il avait juste froid, Hizashi." La simplicité du problème le consumait. "Ça s'est produit parce que personne aux alentours n'avait pris la peine de donner au gamin une putain de couverture."

Parfois, lorsqu'il regardait ses élèves, il y avait cet étrange moment où il se rappelait à quel point ils étaient fragiles et il avait soudainement peur de s'en approcher de trop près. La vulnérabilité de l'enfance l'effrayait en tant que concept. S'il essayait d'imaginer redevenir si impuissant, ça le submergeait de terreur. Penser à ce que ça devait être pour Bakugo avait le même résultat.

"On lui a fait du mal parce qu'il a osé espérer que quelqu'un se soucierait de lui."

"C'est vrai." Mic lui prit la main. "Mais il n'a pas à apprendre à faire face à ça tout seul comme tu l'as fait."

"Je n'étais pas complètement seul." il nia.

"C'est vrai, j'étais un petit ami formidable." Mic taquina. "Mais je faisais référence à une figure d'autorité. Quelque chose du style parent-mentor."

"Si je veux être une bonne figure d'autorité du style parent-mentor, je dois lire ça."

Il s'arma de courage pour reprendre là où il s'était arrêté, Mic maintenant à ses côtés.

Bakugo était encore sous l'influence d'un sédatif inconnu lorsque Ito a commencé à lui retirer ses vêtements. Puis il l'a repositionné en lui tirant les cheveux, à la fois pour le retenir et lui infliger de la douleur, afin qu'il ne-

C'était horrible.

Il sentit Mic se pencher plus loin, avant de se redresser et placer une boule de poils sur ses genoux.

"Elle veut aider." il l'informa. Aizawa caressa le petit félin ronronnant et se sentit en effet un peu mieux.

"Tu n'as aucune préoccupation toi, pas vrai ?" Aizawa soupira avec envie.

"Elle s'est liée d'amitié avec Bakugo plus rapidement que même Kirishima."

"Ça ne me surprend pas qu'il s'entende mieux avec les animaux qu'avec les humains." Aizawa la gratta sous le menton. "Ils apportent une forme de compagnie plus sûre et il n'a pas besoin de parler avec."

"Ça me rappelle quelqu'un." Mic taquina.

"Je préférerais être à la maison avec toi et les chats à peu près tout le temps."

"Shota." Oh non, le ton sérieux était de retour. "Je sais que tu ne veux pas laisser la police s'en occuper, mais si tu ne t'en sens pas capable, il y a d'autres héros."

"Pas qui se soucient de lui autant que moi." Il savait que c'était sa paranoïa qui parlait, mais c'était trop important pour le confier à quelqu'un d'autre. Sa nature méfiante, cynique et maniaque du contrôle ne le permettait pas.

"Je sais." Mic admit. "Mais tu t'en soucies peut-être trop. Est-ce que tu serais allé parler à Ito avant Bakugo si tu n'étais pas si investi émotionnellement ?"

Non.

"Tu ne l'as pas vu à l'hôpital, Hizashi." il déclara doucement.

"Je sais que tu as peur de le surmener. Mais tu penses qu'il va se sentir comment si on perd l'affaire ?"

Il a raison.

"J'imagine qu'il est temps d'impliquer un vrai avocat." Aizawa soupira.

"Un avocat avec une réputation en jeu examinera ça aussi soigneusement que tu le ferais." Mic lui prit la main qui n'était pas occupée à caresser le chat.

"On doit faire en sorte que UA paie pour quelqu'un de doué." il détermina. "Je demande rarement des ressources, Nezu ne me dira pas non."

"Tu penses à quelqu'un en particulier ?"

Aizawa laissa échapper un long soupir résigné.

"Malheureusement."

Il fallut une minute à Mic pour deviner de qui il parlait.

"Oh." il souffla avec une compréhension surprise. "Eh bien, il est doué dans ce qu'il fait."

"Sa seule qualité rédemptrice." Aizawa grommela en sortant son téléphone. Il fit défiler ses contacts jusqu'à ce qu'il arrive à « Connard d'avocat ». Le-dit connard d'avocat décrocha à la seconde sonnerie.

« Takahashi à l'appareil. »

"Hey Satan. C'est Eraser."

Une pause, puis-

« Attend, juste écoute-moi. La perte soudaine du symbole de la paix a été un événement traumatisant pour la conscience collective, donc la folie temporaire liée à All Might est une défense parfaitement valable. »

"Quoi ? Non, je me fiche de ce que tu peux bien raconter comme conneries en ce moment."

« Oh. » La voix se détendit. « Si tu n'appelles pas pour pour te plaindre de ça, qu'est-ce que tu veux ? »

Aizawa serra les dents, les mots grinçant douloureusement tels du verre pilé.

"J'ai besoin de ton aide."

Silence.

« Tu veux bien répéter ? »

"Non."

« Tu as besoin de mon aide. » Aizawa pouvait entendre la satisfaction suffisante.

"J'ai besoin d'un avocat. Je sais que tu fais surtout de la défense ces dernières années, mais ça signifie que tu connais déjà tous les coups fourrés que l'avocat de ce connard de riche va faire." il se força à admettre. "Je pense toujours que t'es une ordure, mais t'es aussi mon meilleur pari."

« Est-ce que tu vas te rappeler de ça la prochaine fois que tu n'aimes pas mes méthodes ? »

"Si tu fais ça, je te laisserai tranquille pour le reste de ta carrière."

« Et je facture ça à ton école privée chicos ? »

"Oui."

« Marché conclu. »

"Je ne t'ai même pas dit de quoi il s'agissait." Aizawa regrettait déjà cette décision.

« Ce n'est pas nécessaire. » il assura. « C'est l'affaire avec le gamin Bakugo, n'est-ce pas ? »

"Oui."

« Ouais, ma spécialité, c'est tourner l'histoire en faveur de mes clients, même les moins populaires. Bakugo n'est peut-être pas l'accusé, mais il reste en procès. Tu sais comment ça se passe quand la notoriété et l'argent sont impliqués. »

"C'est la raison pour laquelle je t'ai appelé." Aizawa se résigna au fait que c'était vraiment sa meilleure option.

« Je sais que tu ne m'aimes pas. » Takahashi déclara l'évidence. « Mais crois-le ou non, j'ai vraiment de la peine pour le gamin. Il est dans une mauvaise passe. »

"Si même toi t'es amené à ressentir de l'empathie, honnêtement, ça ne m'inquiète que davantage."

« Je te rappellerai plus tard. J'ai une consultation dans quelques minutes et je dois inventer une raison pour justifier pourquoi j'abandonne leur affaire pour prendre la tienne. »

Aizawa soupira, certain que ce serait la principale manière dont il expirerait dans son futur proche.

"Je veux juste que tu saches, je te déteste tellement."

« Je sais. » Takahashi chantonna.

Il raccrocha.

"C'est une bonne décision, Shota." Mic insista. "Je suis fier de toi."

"Je déteste qu'on doive se prêter à ce jeu." Aizawa se lamenta. "Mais je n'ai pas vraiment le choix."


Courir autour du campus le faisait un peu se sentir comme un animal de zoo faisant les cent pas le long de sa cage. L'espace personnel était difficile à trouver ces derniers temps et parfois il voulait simplement être seul. Bakugo avait adopté un programme strict se résumant en trois points : être aux dortoirs, être en cours et s'entraîner. Son quotidien ne se résumait plus qu'à ça. Mais il en avait tellement assez des chuchotements et des regards indiscrets au gymnase qu'il avait finalement décidé qu'un footing dehors ne pouvait pas lui faire de mal. Il restait sur le campus, personne de l'extérieur ne pouvait l'atteindre.

L'air frais et l'euphorie de la course l'aidèrent à se vider la tête, du moins pendant un certain temps. Il se perdit un peu dans ses pensées, mais pas autant que lorsqu'il restait au lit et broyait du noir toute la journée. L'étrange souvenir de la journée, c'était celui de la première fois qu'il avait entendu parlé d'une affaire de viol aux informations, ne comprenant à l'époque pas vraiment ce que ça signifiait.

"Comment on prouve que des gens ont fait du sexe ?" Il n'était pas sûr de ce qu'était le sexe, il savait juste que les adultes étaient bizarres à ce sujet.

"Ils savent qu'ils ont eu des relations sexuelles, parce que, euh, ils ont trouvé des graines en elle." son père tenta de répondre maladroitement.

"D'accord." Il acquiesça, faisant semblant de comprendre. Mais quel genre de graines ? Ils avaient trouvé des arbres en elle ? Ça ne devait pas être ça. "S'ils savent déjà, pourquoi ils se disputent ?"

"Ils ne savent pas si, euh, si c'était consenti ou non. Si elle voulait le faire ou s'il l'a forcé."

"Comment on oblige quelqu'un à le faire ?" Peut-être que lorsqu'il aura compris ce qu'était le sexe, ça aurait plus de sens.

"Eh bien, la personne peut faire des menaces ou utiliser la force, comme… comme attaquer quelqu'un."

Son cerveau d'enfant de sept ans ne comprenait rien de tout ça, mais il fit semblant que c'était le cas.

"D'accord."

Il était quasiment certain que ses deux parents avaient simplement supposé que l'autre s'était chargé de l'éducation sexuelle jusqu'à ce qu'il le découvre d'une autre manière. À onze ans, il avait une vague idée que ça impliquait plus que des bisous échangés tout nus. Puis il en sut soudainement bien plus qu'il ne l'aurait jamais voulu. Il se souvenait de toutes les questions et leur réponse qui se succédaient dans son esprit alors que le mystère s'évaporait. Qu'est-ce qu'est le sexe oral ? Comment était-on supposé faire ce truc qui faisait les bébés avec la bouche ?

Ah, comme ça.

Il avait réussi à se convaincre que c'était un rêve, ou un film, que ça ne s'était pas vraiment produit, même s'il savait soudainement des choses qu'il n'était pas censé savoir. Il avait fini par chercher les détails sur Google, essayant de comprendre ce qu'il s'était passé dans cette putain de vision dans sa tête. Au début, toutes les réponses concernaient les filles et une anatomie qu'il n'avait pas. Il n'était pas une putain de fille, donc apparemment ce n'était pas censé lui arriver. Lorsqu'il avait finalement mis un mot sur ce qu'il lui était arrivé, ça semblait être la version de l'acte la plus sale et la plus scandaleuse possible. Le sujet de blagues sur des savonnettes en prison et pas grand-chose de plus.

Il l'avait enfoui au fond de lui. Ça n'était pas réel, ça ne s'était pas produit. La qualité hors du commun de la drogue et l'état dissociatif dans lequel il avait passé les jours suivants l'avaient aidé à s'en convaincre.

Lorsqu'il revint finalement au bâtiment principal, il y avait tellement de monde. Il fit de son mieux pour tous les ignorer.

Il échoua en un mot.

"Balance."

Oh putain, non.

"Tu veux bien revenir et me répéter ça en face ?!" il explosa.

"Aucun problème !" un autre garçon qu'il ne reconnut pas le provoqua. "C'est un peu ironique qu'un gars qui a tabassé son propre meilleur ami aille pleurer aux flics à la seconde où quelqu'un lui fait la même chose."

"Tu sais que dalle !" il cria, ses mains étincelant dangereusement.

"Et qu'est-ce que tu comptes faire ?" il répliqua. "Me frapper et aller pleurer auprès de tout le monde si je riposte ?!"

Bakugo se précipita en avant, attrapant l'autre étudiant par le devant de son col. Son expression froide devint quelque peu incertaine alors que ses yeux descendaient sur la gorge de Bakugo. Les ecchymoses avaient désormais évolué en toute une palette de couleurs. Des nuances de jaunes pâles entachaient les bords.

Je ne veux pas de ta putain de pitié.

"Tu vas bientôt supplier les profs de venir sauver ton cul si tu fermes pas ta putain de gueule !"

"Oh, grande gueule pour un- "

"Laisse-le tranquille, Sato."

La fille aux ronces sur la tête. Qu'est-ce qu'elle voulait, bordel ?

"C'est lui qui me tient, là." l'interpelé, Sato apparemment, répliqua. Bakugo le repoussa sèchement avant de partir sans plus tarder.

"Bakugo !" elle l'appela. Il ne répondit pas, mais il l'entendit bientôt courir pour le rattraper.

"Bakugo." elle essaya à nouveau.

"Qu'est-ce que tu veux, putain ?!" Il se retourna furieusement.

"Qu'est-ce qu'il t'a dit ?"

Putain de commère.

"On s'en tape."

"Les étudiants en filière héroïque doivent se serrer les coudes." elle expliqua, comme si les deux classes n'avaient pas une intense rivalité depuis le début. "Je veux être de ton côté si les gens en parlent, mais pour ça, j'ai besoin de savoir ce qu'il a dit."

"Peut-être que je me fous de ce que les gens pensent." il grogna.

"Si c'était vrai, tu ne l'aurais pas attrapé."

Elle avait raison. Et elle essayait juste d'aider.

Il voulait quand même qu'elle s'en aille.

"Pourquoi tu t'en soucies ?"

"Parce que… Parce que tu m'as fait voir mon alter d'une manière que je n'avais jamais envisagé." elle répondit avec conviction.

"...Hah ?"

"J'ai toujours pensé que mon alter était non-violent." elle élabora. "Je pouvais attraper et retenir les gens sans les blesser physiquement, donc je ne pensais pas devoir faire attention à ma manière de l'utiliser. Pas alors que des gens comme toi ont des mains capables de produire des explosions. Mais ensuite, Monoma l'a copié et- Et te l'a fait subir."

C'est vrai. L'alter que Monoma avait utilisé pour le terrifier était le sien.

"Je pensais que si je ne provoquais pas de blessure, peu importait ce que je faisais. Je n'avais jamais envisagé à quel point restreindre quelqu'un pouvait être destructeur. Je suis sûre que Monoma non plus. C'était presque un soulagement que ce soit lui qui fasse cette erreur, comme ça je suis certaine de ne jamais la faire. Je sais que tu n'as jamais voulu que ton SSPT soit un outil pédagogique, mais ça l'a été. Je veux faire mon possible pour que les autres apprennent aussi.

Son attitude contemplative lui rappelait un peu Momo. Il savait que cette fille avait un côté féroce, mais sa douceur faisait qu'il l'appréciait un peu malgré lui.

Il restait tout de même énervé que son diagnostic semble être de notoriété publique.

"Tu penses vraiment que ça va avoir de l'importance ?" il interrogea. "Je suis pas une bonne victime. Les gens veulent pas me soutenir ou me comprendre."

"Todoroki Fuyumi le fait. Et moi aussi."

Quelque chose dans sa perception du monde s'était fissurée lorsque Fuyumi l'avait défendu. Un espoir agaçant et persistant ne cessait de s'infiltrer en lui depuis. Une considération lancinante et provisoire qui lui faisait penser que, peut-être, les gens n'étaient pas aussi universellement horribles qu'il le pensait. C'était dangereux. S'il s'y laissait croire, ça ouvrirait la porte à la déception.

Pourtant, la liste des personnes en qui il était prêt à faire confiance ne cessait de croître. Au sommet se trouvaient Kirishima et Aizawa. Puis Momo, Double-face et le reste de son groupe d'amis. Sa putain de thérapeute aussi, bien-sûr. Il devait admettre à contrecœur que Deku était également de la partie. Désormais il y avait aussi Fuyumi, Present Mic, et peut-être même cette étrange nana au style de Médusa qu'il connaissait à peine.

"Il a dit que j'étais une balance." il grommela finalement. "Pour avoir impliqué les flics. Comme si j'avais eu le putain de choix."

"C'est horrible." elle grimaça.

"J'appellerai jamais les flics pour une putain de bagarre." il grogna avec colère. "Je les ai jamais appelé de ma putain de vie. Ce connard sait pas de quoi il parle."

"Mais ce n'était même pas vraiment une bagarre, n'est-ce pas ?" elle demanda avec hésitation. "Genre, c'était une bonne chose que la police soit présente sur place, que tu les aies appelé ou non."

Un bruit sourd, du sang sur le trottoir.

"Non, c'était pas une bagarre." il admit.

"Lorsque quelqu'un te fait du mal et que ce n'est pas une bagarre," elle expliqua ce qu'il savait déjà. "Alors c'est juste une agression."

"J'en suis conscient, putain." il siffla.

"Rien à voir avec le fait de balancer." elle déclara avec passion. "C'est se battre pour sa reconnaissance !"

"Le combat des victimes pour leur reconnaissance n'est pas inutile !"

"Tête d'œuf et toi vous entendriez bien." il marmonna.

"Qui ?"

"Uraraka." il traduit. "Elle est aussi à fond dans tout ce truc de revendication."

"Et tu ne l'es pas ?" elle demanda avec curiosité.

"Je suis pas à fond dedans." il déclara amèrement. "Je suis juste embarqué dedans."

"Je pense qu'il est important d'avoir des hommes impliqués sur le sujet." elle frôla dangereusement la vérité tacite. "J'aimerais bien que plus d'hommes s'impliquent sans nécessairement avoir besoin d'enjeux personnels."

"Je me serais pas impliqué si j'avais eu le putain de choix." il confirma.

"Je pense que c'est une partie du problème. Quand ça arrive à des gens comme toi, vous n'en parlez pas."

"C'est censé vouloir dire quoi, putain ?" il demanda. "« Des gens comme moi » ?"

"J'entends par là des hommes masculins." elle clarifia. "Des types forts et athlétiques qui agissent comme des gros durs. Vous ne le dites à personne. Donc personne ne se rend compte que ça peut vous arriver."

Elle ne précisa pas ce à quoi « ça » faisait référence, mais il pouvait deviner l'assomption.

"Je sais pas ce que tu penses savoir sur moi," il grogna. "Mais n'ose pas aller raconter aux autres que je suis une putain de victime."

"Bakugo…" Elle eut l'air perdu. "Tu- tu en est une, pourtant."

"Les gens ont pas besoin de savoir ça !" il cracha. "J'ai de comptes à rendre à personne."

"D'accord." Elle avait l'air confuse. "D'accord, je comprends, mais… Qu'est-ce que tu vas faire concernant l'accusation d'agression, alors ?"

"J'ai pas eu le choix là-dessus."

"Donc… Tu ne veux pas porter plainte ?"

"J'ai pas dit ça, je- "

Elle avait raison. Il ne pouvait pas gagner sur les deux tableaux. Soit il acceptait d'être une victime, soit Ito était libre. Et s'il abandonnait les accusations maintenant, il aurait probablement juste l'air d'un gamin qui avait essayé de crier à l'agression pour fuir les conséquences de son mauvais comportement.

Si ses seules options étaient d'être le vilain ou la victime… Laquelle voulait-il ?

"Je ne veux plus exister." il déclara d'un air distant.

"Wow, d'accord, faisons une pause." elle bafouilla. "Je suis désolée, je n'aurais pas dû insister comme ça."

"Je veux juste que tout s'arrête." Il commençait à nouveau à se détacher de ce qui l'entourait.

"Est-ce que je peux contacter quelqu'un pour toi ?" Elle tendit la main et il lui remit son téléphone dans un état second.

"Allô, Aizawa ? C'est Ibara. Non, il va bien, il est juste… un peu bouleversé. …Si vous pouvez, ce serait super."

Son téléphone réapparut dans sa main.

"Asseyons-nous le temps qu'Aizawa arrive."

L'instant d'après, il était assis sur un banc. Et apparemment, Aizawa venait les rejoindre pour une raison qu'il ignorait ?

Il espérait que tout prendrait sens plus tard.


NAO : Merci à tous pour votre soutien, ça me donne tellement de sérotonine.

Et bravo à ceux qui lisent la fic avec leur compagnon ou leur groupe d'amis. Ça a l'air super courageux et sain. Je suis plutôt ouvert lorsque je suis anonyme, mais dans la vraie vie, je suis, genre : « Personne ne doit jamais savoir que j'ai écrit ça ».

J'ai essayé de trouver un avocat présent dans le canon au lieu de créer un autre OC, mais il n'y en a littéralement pas. Donc désormais, Takahashi existe.

NP : J'ai créé un compte Twitter dédié au fandom. J'y poste des petits fan arts notamment, donc si ça vous intéresse n'hésitez pas à m'ajouter, le pseudo est Lazy_TeaRex. Si je vois qu'il y a quelques lecteurs de la trad' j'en parlerais peut-être aussi dessus !