Traduction : Tressym383

Relecture : Emiko Yure (AO3)

Résumé : UA commence à se préparer pour l'examen de la licence provisoire.


Lorsque le numéro de bureau du juge Sato apparut sur son écran de téléphone, Aizawa ne put retenir un sourire.

« Eraser, qu'est-ce que Takahashi fout ici ?! »

"Son travail." il répondit avec désinvolture.

« Le ministère de la justice ne peut pas collaborer avec un putain d'avocat privé ! » le juge fulmina. C'était peut-être bien la première fois qu'Aizawa l'entendait être aussi énervé.

"Je ne travaille pas pour le ministère de la justice."

« Vous êtes sur une putain de pente glissante, Eraser. » Sato menaça. « Je peux vous accuser de corruption. »

"Vous pouvez." il accorda avec légèreté. "Mais je ne pense pas que vous le voulez."

Accuser un héros professionnel de corruption lui donnerait simplement l'opportunité de publiquement critiquer le procureur à sa guise.

« J'espère que vous savez ce que vous faites. » il répliqua. « Parce que vous venez de placer une cible sur votre dos, et vous êtes visé de tous les côtés. »

Sato raccrocha.

En parlant de Takahashi, ça faisait maintenant une demi-journée qu'Aizawa ignorait son message lui demandant de l'appeler. Il devrait probablement s'y résigner.

« Enfin. » Takahashi répondit à la première sonnerie. « Ai-je besoin de te rappeler que c'est toi qui m'as embauché ? Alors arrête de m'ignorer. »

"Les vieilles habitudes ont la vie dure." Aizawa refusa ouvertement de s'excuser. "Qu'est-ce que tu veux ?"

« Tu penses que tu pourrais convaincre Bakugo de passer un examen médical ? »

"Du genre, une expertise médico-légal ?" Aizawa demanda avec confusion. "Pourquoi ? Il n'y aura plus d'ADN après quatre ans."

« Ils peuvent toujours vérifier s'il y a des cicatrices. »

"Des cicatrices ? Tu veux dire…"

S'il a eu des fissures.

C'était plus que probable compte tenu de sa petite taille à l'époque et de la nature globalement violente de l'agression. Mais il n'y avait pas moyen que Bakugo fasse ça.

"Il n'acceptera jamais."

« Ça pourrait lui donner une crédibilité non négligeable d'avoir des preuves soutenues par un médecin. » Takahashi expliqua. « Les jurys ont tendance à se ranger plus rapidement de notre côté lorsqu'il y a une blessure physique. »

"Je pense qu'il a été assez traumatisé comme ça." Aizawa comprenait la logique, mais il ne pouvait pas lui demander ça.

« Tu sais que ce genre d'examen est assez standard, n'est-ce pas ? » Takahashi rationalisa.

Oui, il le savait, mais non.

"Même pour une victime de viol, il n'est pas près, en aucune mesure. Tu l'as vu par toi-même avec Sasaki Rio." Ce n'était pas seulement son propre parti pris protecteur. Bakugo était instable. "À l'hôpital il pouvait à peine passer un électrocardiogramme et pourtant ce n'était qu'une gentille infirmière qui lui mettait quelques autocollants sur la poitrine. Il a pleuré quand le médecin légiste l'a pris en photos alors qu'il avait tous ses vêtements. Tu dois comprendre ce qu'un examen de ce genre lui ferait."

« Ton garçon est plutôt bouleversé, je te l'accorde. » Takahashi considéra. « Mais ça ne change pas la façon dont les preuves fonctionnent. »

"T'es un tel connard." il se plaignit, tombant à court d'arguments logiques.

« Parfois, tu dois l'être si tu veux gagner. » Son ton suggérait qu'il avait déjà connu la défaite et avait appris à la considérer comme la pire option.

"Je ne lui demanderai pas de le faire." Aizawa refusa de capituler. "Tu peux si tu veux, mais si c'est moi qui le fais, il se sentira obligé. Je ne peux pas lui faire ça."

« Comme tu voudras. » Takahashi soupira. « Mais tu vas devoir expliquer à Sato que nous n'avons aucune preuve physique de contact entre Bakugo et Ito avant l'incident du commissariat. Tu verras bien à quel point ça le motive à poursuivre l'affaire. »

"Sale enfoiré." Aizawa marmonna en raccrochant aussi agressivement qu'un smartphone le lui permettait. Takahashi n'avait pas tort, mais c'était un connard.

Quelque part au fond de lui, il savait que c'était exactement la raison pour laquelle il l'avait appelé. Aizawa n'avait pas le cœur assez accroché pour gagner.


Midoriya avait connu très peu de désaccords dans sa relation avec sa mère. Depuis la nuit où il avait vu Hisashi la frapper dans la cage d'escalier qu'elle lui avait fait monter quelques minutes plus tôt, il ne ressentait pour elle rien d'autre que de l'amour protecteur et de la gratitude. Les seules fois où ils s'étaient retrouvés en conflits, c'était lorsque Izuku négligeait sa propre sécurité ou lorsque ça concernait Kacchan. Ou les deux à la fois. Les deux raisons avaient tendance à aller de pair.

Il savait que sa mère n'avait jamais eu l'intention de fermer les yeux. Elle avait fait passer son fils avant tout le reste, y compris elle-même. Izuku l'avait compris et l'aimait d'autant plus pour cela, mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir occasionnellement une pointe d'agacement à ce sujet.

Pourquoi ne m'as-tu pas écouté ?

Il avait essayé de lui parler de Mitsuki une fois. Elle lui avait répondu que les Bakugo étaient simplement différents. Il n'aimait pas être énervé contre elle, mais parfois, son ressentiment remontait juste à la surface.

Comme aujourd'hui.

"Comment va Katsuki ces derniers temps ?" elle demanda depuis l'autre côté de la table.

"Comme quelqu'un qui à été maltraité et abusé pendant des années sans que personne ne fasse rien." La phrase lui échappa avant qu'il ne réalise à quel point elle était abrupte.

"Je vois." Elle l'étudia prudemment, essayant de déchiffrer à quel point cette déclaration était accusatrice. "Tu as quelque chose à me dire, Izuku ?"

"Non." il se tempéra, avant d'ajouter, "Ou, peut-être. Je- je suis juste frustré que ce soit devenu aussi grave avant que quelqu'un ne s'en soucie."

"Tu veux dire, avant que je m'en soucie." elle extrapola.

"Pas toi spécifiquement !" il nia avec frénésie. "Juste, les autres, au sens large."

"Izuku." elle appela doucement. "Ça va. Tu as le droit d'être en colère contre moi. Je suis une grande fille, je peux le supporter. Je préfères que tu me brusques un peu pour que tu extériorises ce que tu as sur le cœur et puisses passer à autre chose."

C'était précisément pour cette raison qu'il était si difficile d'être énervé contre elle. Elle tenait tellement à lui qu'elle le laisserait la blesser pour lui épargner d'en avoir trop sur le cœur. C'était presque aggravant en soi.

"Je n'arrête pas de penser à quel point ce serait moins difficile aujourd'hui pour lui s'il avait reçu de l'aide avant qu'il ne soit si… renfermé sur lui-même." Il ne savait pas trop comment l'expliquer. "Quand on était petit, il m'en parlait parfois. De ce qu'il se passait avec sa mère. Mais plus on grandissait, plus il me repoussait. La moindre mention de quelqu'un qui lui faisait du mal le mettait tellement en colère. Puis on est entré au collège et il a juste… étouffé tout ce qui faisait qu'il était mon ami."

"J'aurais dû questionner la source de son comportement plus tôt." Elle le regarda dans les yeux, sans flancher. "Je suis désolée."

"Je pense que… si quelqu'un avait fait quelque chose à propos de ce qu'il se passait avec sa mère avant, le- le viol ne lui aurait pas laissé autant de séquelles. Mais il était déjà dans un environnement qui le rattachait à cette idée stupide qu'il devait être le plus fort pour valoir quelque chose."

Il n'était pas sûr de ce que sa mère savait exactement, mais elle devait au moins se douter de ce qu'il s'était passé.

"Alors c'est vraiment allé aussi loin." Fidèle aux gènes de la famille, les larmes lui montèrent aux yeux. "Il n'a jamais trop aimé l'affection physique, mais du jour au lendemain, il ne m'a plus laissé le toucher. J'aurais dû réaliser que quelque chose n'allait pas."

"Je sais que tu ne voulais pas le laisser aller mal." Il le savait, vraiment. "C'est juste qu'à chaque fois que je repense au fait que personne ne me croyait, ça m'énerve tellement. Je suis surtout en colère contre nos anciens professeurs, mais je ne les vois plus. Et contre tante Mitsuki, évidemment. Je ne veux plus la voir."

"Tu avais raison. Je suis désolée de ne pas t'avoir écouté."

Il se sentait ridicule parce qu'il le savait déjà, mais il avait besoin de l'entendre.

"Merci, maman." La tension dans sa poitrine s'estompa alors que quelques larmes s'échappaient.

Normalement, il n'utilisait pas son téléphone à table, mais le petit bruit d'explosion qu'il avait défini comme sonnerie pour les messages de Kacchan le fit dégainer son portable de sa poche à la seconde où il l'entendit.

Kacchan :

Merci de t'être soucié de moi, espèce d'énorme nerd.

Il était trop inquiet pour se réjouir du message.

Moi :

Est-ce que ça va ?

Kacchan :

N'en fais pas trop.

Moi :

Tu viens de me dire quelque chose de gentil, je pense que c'est une raison valable pour s'inquiéter.

Kacchan :

Je vais bien. Je pensais juste à des trucs. Ça avait tendance à m'énerver, mais à chaque fois que quelque chose de merdique m'arrivait, t'étais le seul à agir. Jsp si t'étais le seul à penser que j'en valais la peine ou quoi, mais tu ne t'es jamais contenté de regarder, impassible.

"Maman." il souffla alors que les larmes redoublaient.

"Qu'est-ce qui ne va pas, mon cœur ?" Elle bondit à ses côtés en un instant. Il lui tendit le téléphone.

"Tu es un bon ami." elle déclara doucement. Il était content que Kacchan ne puisse pas le voir. Ça l'aurait probablement agacé qu'il ne puisse pas s'arrêter de pleurer.


Les deux semaines s'écoulèrent bien trop vite. Fuyumi avait sauvé sa réputation, la passant d'un lynchage social à une controverse, mais il n'était toujours pas prêt à quitter UA.

"Le test change chaque année, mais certains éléments de base restent les mêmes." Aizawa les avertit. "Vous allez être testé sur votre vitesse de réaction, vos prises de décisions et vos capacités de combat. Je sais que c'est plus amusant de se concentrer sur ce dernier point, mais vous allez être noté sur chacun d'eux."

Quelque chose changea dans son regard. Il arborait un sourire calme qui irradiait quelque chose de déterminé que Bakugo soupçonnait être de la fierté.

"Votre classe est exceptionnellement préparée à ce genre de pression. Vous avez tous été exposés au danger du monde réel. Ce n'est pas intrinsèquement bénéfique, mais vous avez tous saisi l'occasion, gardé votre sang-froid et fait face aux vilains. C'est une expérience précieuse pour un test comme celui-ci."

Était-ce vraiment le cas ? S'attendre à ce que des vilains fassent irruption à tout moment était-il un avantage ?

"On ne sait pas quelle est notre tolérance au stress tant qu'on ne l'a pas testé. On peut imaginer comment on réagirait dans une situation de vie ou de mort, mais on ne peut pas en être sûr tant qu'on ne l'a pas vécu. Parfois, certains ne savent pas s'ils sont vraiment fait pour ça jusqu'à ce qu'ils vivent leur premier échec en mission. Ça peut se produire après avoir obtenu son diplôme. Vous, vous êtes déjà passé par là, et vous avez réussi. Vous pouvez réussir cet examen sans problème."

Les gens autour de lui semblaient encouragés, mais Bakugo avait des sentiments mitigés. Il s'était bien débrouillé au SCA et avait réussi à s'échapper à Kamino, mais il y avait aussi eu les fois où il s'était pétrifié ou avait paniqué. Sa réponse au stress était aléatoire.

La seule personne qui avait l'air aussi peu inspirée que lui était Kirishima. Il mâchonnait nerveusement l'extrémité d'un crayon avec ses dents de requin ridicules. Lorsque Aizawa termina son discours quelques minutes plus tard, Bakugo s'approcha de son âme jumelle.

"Cette connerie de « Ce qui ne te tue pas te rend plus fort » te motive pas non plus ?" il demanda.

"Je pense pas que c'est ce que disait Aizawa. Je pense qu'il voulait dire qu'on est mieux préparé parce qu'on sait comment on réagit en cas d'urgence." Kirishima avait l'air triste.

"Alors pourquoi tu fais une tête d'enterrement ? T'as botté des culs aux SCA et tu t'es propulsé sur un Iida volant pour me sortir de l'enfer à Kamino."

"Il s'est passé quelque chose au collège." il répondit avec hésitation.

"Ah, toi aussi ?"

"Il m'est rien arrivé de grave !" il corrigea rapidement. "Mais un jour des gens ont eu besoin d'aide, j'étais là et j'ai- Je me suis juste figé. J'arrivais pas à bouger. Je suis juste resté là, immobile et inutile, pendant que Mina accourait pour sauver tout le monde. Elle a ça dans le sang et... je suis pas sûr que ce soit mon cas."

"Ferme ta gueule." Bakugo ordonna. "Personne parle de mon copain comme ça !"

Un léger rire transperça la tristesse emplie d'incertitude.

"Je dis juste que mes réactions aux situations de vie ou de mort ont historiquement été arbitraires, au mieux."

"Et moi donc." Bakugo donna un coup de pied dans un morceau de papier égaré près de sa chaussure.

"Non, c'est faux !" Kirishima s'exclama avec incrédulité. "T'as vécu plus d'attaques de vilains que n'importe qui ici. Tu sais garder ton sang-froid et tu réussis à t'en tirer à chaque fois."

Bakugo répondit si doucement qu'il n'était pas certain que Kirishima puisse l'entendre.

"Pas à chaque fois."

L'expression de Kirishima se décomposa alors qu'il lisait entre les lignes.

"C'est différent."

"Je dis juste que tout le monde a des jours sans. Double Face s'est démonté au festival sportif, le QI de Momo est directement lié à sa nervosité et Deku peut pas s'empêcher de pleurer, qu'importe la situation. Ils restent malgré tout les meilleurs élèves de la classe."

Tout le monde pouvait perdre son sang-froid. Tout le monde pouvait rester tétanisé comme Kirishima l'avait fait. Comme Sasaki Rio l'avait fait. Comme lui l'avait fait.

"C'est… bizarrement positif venant de toi."

"Je suis un putain de rayon de soleil."

"Je le disais pas dans ce sens là." il ricana. "Désolé, tu m'as juste surpris."

"Je peux être positif quand je le veux !"

"Merci." Kirishima déclara sérieusement. "Merci de m'avoir dit ça. Ça me touche beaucoup."

" 'Kay." il essaya d'abréger pour cacher son embarras.

"T'es incroyable, Katsuki."

"Ouais, ouais, je sais."

"Tu te souviendras de ce que tu viens de dire la prochaine fois que tu t'en voudras d'avoir laisser certaines choses arriver ?"

"Tais-toi." il grommela.

Kirishima rayonna tout le long du chemin jusqu'au terrain de l'entraînement en commun avec les secondes B. Ils allaient faire une mêlée générale aujourd'hui, parce qu'apparemment c'était ce qui les attendait à l'examen. L'exercice allait être une sorte de Jeux du Drapeau, mais avec quatre équipes au lieu de deux pour que ce soit plus perturbant. Apparemment, c'était à peu près la taille des équipes que formaient les élèves en début d'épreuve. Bakugo n'avait clairement pas l'intention de se joindre à neuf autres personnes à l'examen, mais il supposait que ça contrebalançait avec des gens comme Deku qui rallieraient probablement tout un groupe.

Aizawa avait définitivement eu son mot à dire dans la création de son équipe, car elle comportait son petit ami et soutien émotionnel, Todoroki, Momo et Sero. Il y avait aussi Tsu, Ojiro et Jiro bien-sûr, ainsi que quelques extras de la classe B : Kendo et Ibara.

"Est-ce que c'est vraiment juste d'avoir Bakugo et Todoroki dans la même équipe ?" Kaminari geignit.

"Si je les mets l'un contre l'autre, tout le terrain sera détruit en dix minutes." Aizawa répondit. "Au moins quand Bakugo et Midoriya se battent, ils ne détruisent pas tout le paysage."

Bakugo jeta un coup d'œil à Double Face, qui haussa les épaules. Ouais, Aizawa avait raison. Ils le feraient totalement.

Avec Todoroki dans son équipe, ça faisait de Deku son plus gros problème. Il comprenait désormais que Deku était un stalkeur bien intentionné, mais ça ne changeait rien au fait que le nerd avait pris des putains de notes sur lui. Personne ne connaissait son style de combat aussi bien que Deku, pas même Kirishima. Est-ce que ça signifiait qu'il devait essayer de l'éviter ? Ou tenter de l'attaquer en premier ?

"Quel est ton plan ?" Todoroki demanda à voix basse.

"J'essaye de savoir comment gérer Deku. Il m'a suivi pendant toute notre enfance et je suis quasi-certain qu'il est amoureux toi ou quelque chose du genre, donc il est notre plus grande menace."

"Je ne pense pas qu'on devrait aller directement le confronter." Todoroki considéra. "On a une équipe dont le style de combat est principalement à distance, et Jiro pourra nous avertir si quelqu'un vient. Je pense qu'on devrait miser sur notre défense. Entre toi et moi, ils auront du mal à nous approcher."

"Et pour Kirishima et Ojiro ?"

"On garde un œil sur l'équipe la plus offensive, on attend qu'elle bouge, puis on envoie ces deux-là pour récupérer leur drapeau."

"Le Marsupial est peut-être capable d'être furtif, mais c'est pas vraiment le style de Tête d'orties."

"Je ne suis pas d'accord. Il s'en est bien tiré à Kamino. Et puis, même s'ils le remarquent, il est difficile à arrêter."

C'est vrai. Kirishima s'était faufilé dans le combat le plus dangereux de la décennie pour venir le chercher.

"Toi et moi, on se déplace vite." Todoroki poursuivit. "Donc s'ils ont besoin d'aide, on pourra leur apporter du renfort rapidement."

"Hey vous deux, vous comptez partager vos manigances ?" Ojiro demanda.

"Scotch-man, Oreilles de Buddha et Méduse* en défense. Tête d'orties, Le Marsupial et Ralph La Casse* en offensive. La Grenouille et Queue d'Cheval, vous êtes toutes les deux au centre avec Double Face et moi."

"On prévoit un début de match défensif, le but est d'attendre que quelqu'un tente quelque chose, vu que Bakugo et moi pouvons traverser le terrain assez rapidement pour que la plupart des défenseurs ne puissent pas revenir à leur position à temps."

"Ça à l'air super et tout," Kirishima les interrompit. "Mais vous devriez probablement demander à votre équipe ce qu'elle en pense."

Bakugo échangea un regard appréhensif avec Todoroki.

"Vous avez… des suggestions ?" Todoroki demanda comme s'il n'était pas sûr d'utiliser les bons mots.

"Vous êtes si chelous." Ojiro ricana. "Genre, vous êtes de si bons stratèges, comment ça se fait que vous soyez si mauvais pour communiquer avec les gens ?"

"Ils font de leur mieux !" Kirishima défendit, tout en ricanant définitivement.

"Vous avez une classe… intéressante." Kendo confia à Momo.

"Tu t'y fais avec le temps." elle répondit.

"VOUS ÊTES PRÊTS ?" Le ton monotone habituel d'Aizawa résonna dans le mégaphone. "IL VAUT MIEUX, PARCE QUE NOUS COMMENÇONS DANS DIX… NEUF… "

"On dirait que notre plan de chelous est le seul que vous avez, les crétins." Bakugo fit un sourire en coin.

"SIX… CINQ…"

"Oh, tais-toi." Kirishima leva les yeux au ciel. "Tu sais que je te suivrais dans n'importe quoi."

"TROIS… DEUX…"

"Ouais. Je sais."

"UN."


•*Méduse : surnom d'Ibara (référence mythologie gréco-romaine).

•*Ralph La Casse : surnom de Itsuka Kendo. J'ai dû trouver un surnom en français qui se référait à ses grosses mains, ne jugez pas mon choix...

NAO : Bien que je déteste l'expression « ce qui ne te tue pas te rend plus fort », il y A bel et bien une différence notable dans notre capacité à gérer les événements de merde en fonction de ce qu'on a vécu auparavant. Quand je suis allé à l'école et que j'ai rencontré des enfants de riches pour la première fois, j'ai été absolument époustouflé par les raisons pour lesquelles certains d'eux appelaient leurs parents et chouinaient. Genre, oui, j'imagine que ce professeur adjoint était un peu méchant, mais vraiment, je t'assure que ça va aller. Un traumatisme peut totalement te détruire, mais tu peux aussi apprendre à faire face à l'adversité grâce à l'expérience. Tout demande de la pratique, y compris faire face à des conneries folles.