Traduction : Tressym383
Relecture : Emiko Yure (AO3)
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Résumé : La veille de l'examen laisse beaucoup à réfléchir [CW].
NAO : Un petit chapitre calme avant de retourner à l'action.
NP : J'ai décidé de changer le système des CW. En plus de l'annotation à côté des résumés, ils seront spécifiés en fin de chapitre. Donc si vous êtes sensibles à certains sujets, n'hésitez pas à aller regarder en fin de chapitre avant de commencer votre lecture.
"À quoi tu penses ?" Kirishima demanda d'une voix traînante, étalé sur le lit.
"Des trucs." Bakugo répondit obstinément. Il avait finalement réussi calmer le bourdonnement dans sa poitrine, grâce à Deku. Le nerd s'était bien battu. Il l'avait laissé mettre des coups et déchaîner ses explosions jusqu'à ce que l'envie de détruire s'apaise. Après une douche rapide, il soupçonnait qu'il aurait pu atteindre un état presque paisible s'il n'y avait pas eu la terreur qui le surplombait.
"Tu te sens comment pour l'examen de demain ?" Kirishima demanda.
Putain de terrifié. Mais aussi un peu excité. C'était la première fois qu'il se sentait excité par quoi que ce soit depuis… Il n'allait pas essayer de deviner quand, ce serait juste triste.
"C'est dans la poche." Il sortit l'arrogance de son palais mental de réponses toutes faites. Il y croyait, dans une certaine mesure.
L'examen n'était pas le problème.
"Alors pourquoi t'es si silencieux ?" Kirishima avait appris à ne pas être facilement découragé.
"Je réfléchis juste."
"À quoi ?"
"Des trucs."
"Bakugo."
"Très bien." il céda, acceptant finalement l'offre de partager son tourbillon de pensées. "Je pense à des trucs que je pourrais avoir à faire pour le procès."
"Oh." La prise de Kirishima sur sa main se resserra. "Ça a l'air très peu amusant."
"Exact. Donne-toi une putain de médaille." Sa voix semblait étrangement morte, même pour lui-même.
"Qu'est-ce que tu pourrais avoir à faire ?"
"C'était il y a quatre ans. Qu'est-ce qu'ils pourraient trouver, putain ?"
"Des cicatrices, probablement."
Parfois, il aimerait que Kirishima se taise simplement et le laisse se vautrer dans sa misère en paix.
"Je pourrais être appelé à témoigner et je peux pas dire non."
"Attends, tu peux pas ?! "Kirishima se redressa sur un coude, manifestant une détresse évidente. "C'est autorisé ?!"
"Les citations à comparaître sont pas facultatives." Bakugo répondit d'un air résigné.
"J'ai aucune idée de ce que ça veut dire, mais ça a l'air intimidant." Kirishima se mordilla la lèvre inférieure, ce qui lui semblait dangereux avec ses dents de requin ridicules.
"C'est un vocabulaire juridique sophistiqué pour dire que tu dois te présenter au tribunal ou ils te mettront un mandat d'arrêt au cul."
"Ça craint." Il grimaça. "Mais qu'est-ce qu'ils vont faire… Je veux dire, tu ne peux pas en parler. Du moins, pas en détail."
"Ouais, j'attends pas avec grande impatience d'avoir une putain de crise de panique devant toute une salle d'audience."
C'était la seule issue plausible. Il irait à la barre, essayant sur le chemin d'arborer une expression courageuse. Il s'efforcerait de répondre en citant les faits comme si c'était simplement une histoire qui était arrivée à quelqu'un d'autre. Puis il s'effondrerait.
Kirishima fixa le plafond, les sourcils froncés dans sa réflexion.
"Si dans tous les cas tu vas devoir témoigner... peut-être que tu devrais d'abord t'entraîner à le dire à une seule personne. Comme Six ou Aizawa."
"Je leur fais déjà assez perdre leur temps." il rejeta amèrement l'idée. Il allait buter sur une histoire qu'ils connaissaient déjà tous les deux et ne parviendrait probablement pas à plus de la moitié.
"Et moi ?"
...Horrible, non, zéro sur dix.
"Je pense pas que tu veuilles l'entendre." il tenta d'esquiver.
"C'est vrai, je le veux pas." L'honnêteté le surprit. "Ça va être horrible et je vais probablement pleurer. Mais je veux comprendre ce que tu traverses."
Aurait-il cependant toujours cet état d'esprit après qu'il lui ait dis les détails ? Même si Kirishima tenait bon, Bakugo n'avait pas encore réussi à raconter ce qu'il s'était passé de façon un minimum cohérente sans l'aide de pouvoirs télépathiques.
"Je saurais même pas par où commencer." il essaya à nouveau d'esquiver sans pour autant vraiment dire non, parce qu'il ne savait pas ce qu'il voulait.
"Tu m'as déjà raconté le début." Kirishima commença pour lui. "T'as été pris dans un orage après que ta mère t'ait mis à la porte et quelqu'un t'a invité dans un appartement du quartier Est."
"Ito squattait un appartement vide." Cette partie-là était facile, au moins.
Le faux parquet est décollé dans les coins. La porte accroche au sol, fixée un peu trop bas lors de son installation. Tout est froid à l'exception du thé.
"Le connard m'a drogué." il se souvint. "Je sais pas combien de temps j'ai été inconscient."
"Qu'est-ce qu'il s'est passé quand tu t'es réveillé ?" Kirishima l'encouragea doucement.
"Il- Quand je me suis réveillé, il était sur moi." il commença lentement. "Je savais pas ce qui se passait, alors j'ai juste, en quelque sorte… fait avec. Je l'ai laissé faire ce qu'il voulait."
"Et qu'est-ce qu'il a fait ?" Les mots doux accompagnés du regard peiné le désarmèrent.
"Il a commencé à me déshabiller." Tu vas bien tu vas bien tu vas bien. "Et j'ai même pas essayé de l'arrêter. Putain, je crois que je l'ai même aidé."
"Tu étais confus à cause de la drogue." Kirishima présuma. "Tu venais de te réveiller, donc c'est logique que tu n'aies pas essayé de l'arrêter."
Kirishima était toujours tellement plus gentil que la voix dans sa tête.
J'aurais dû faire mieux.
"Donc il t'a enlevé tes vêtements." Kirishima l'incita doucement à continuer. "Qu'est-ce qu'il a fait après ça ?"
"Il a mis ses doigts dans ma bouche." Son estomac se contracta, nauséeux. "J'aurais dû le mordre."
"Tu étais confus." Kirishima réitéra. "Tu ne savais pas ce qui t'arrivait."
C'était exact. Ça rendait toute cette nuit plus difficile à comprendre rétroactivement.
"Je me souviens pas vraiment dans quel ordre c'est arrivé." Il est sur le dos, il est relevé, il est repoussé. Il y a quelque chose dans sa bouche et il ne sait plus quoi.
"C'est pas grave." Kirishima assura. "Dis juste ce qui te vient à l'esprit."
"Je crois que j'étais nul en fellation parce qu'il a abandonné ça assez vite*. J'aurais dû le mordre là aussi."
"Tu sais qu'il vaut mieux pas me mordre, pas vrai ?"
Il grimaça. Pourquoi est-ce qu'il l'avait écouté ? Le connard devait certainement avoir baissé sa garde pour se tremper le biscuit. Avec tout le sang qui affluait vers sa bite, le mordre aurait pu le tuer.
"Tu te rendras fou avec les et si."
"Il a abandonné et a fait quoi à la place ?" Kirishima l'encouragea.
Tout devenait flou.
"Bakugo, qu'est-ce qu'il a fait ?"
"Il a mis ses doigts ailleurs, dans un endroit pire." Il réussit à le dire à haute voix seulement parce que rien n'était réel et qu'aucun d'eux ne semblait être présent à l'heure actuelle. Tout n'était qu'un rêve.
"Parle-moi de ça." Le craquement dans la voix de Kirishima ne donnait certainement pas l'impression qu'il voulait l'entendre, mais il demanda malgré tout.
"Ça faisait putain de mal." Il se frotta inutilement les yeux. Aussi évident que soit l'aveu, il se sentait toujours aussi vulnérable de l'admettre. "Il a dit que je m'y habituerais, mais ça n'a fait qu'empirer."
"Je suis désolé." Kirishima était maintenant en larmes.
"Il m'a baisé et ça faisait putain de mal." La réalité de le dire à haute voix menaçait de le submerger alors que les mots continuaient de sortir de sa bouche. "Puis il m'a frappé parce que je dissociais, parce que je supportais plus d'exister. Il a dit que c'était impoli de l'ignorer, comme si je lui devais de ressentir ça. Comme si je méritais de le ressentir."
"Mon Dieu, Katsuki, je- "
"Je voulais juste mourir." il balbutia comme un réflexe, son premier instinct face au souvenir sensoriel de la souillure. "Pas à cause de la douleur, mais parce que c'était putain d'humiliant."
Sale, dégoûtant, bizarre-
"Il avait laissé des putains de suçons." Il se souvenait avoir atteint un nouveau niveau de rage lorsqu'il les avait remarqué. Les autres hématomes, il pouvait au moins les attribuer à quelque chose qui s'apparentait plus à une bagarre si quelqu'un les remarquait, mais les suçons étaient indéniablement pervers. "Comme si j'étais son putain de rendez-vous de bal."
"Ça va aller."
"Ça faisait mal de marcher. Je me sentais dégoûtant et je voulais juste arrêter d'exister."
"Katsuki, qu'est-ce que tu fous encore au lit, bordel ?! Bouge toi !"
Il prie un Dieu auquel il ne croit plus pour qu'elle s'en aille.
"Je sais que tu ne dors pas, morveux ! T'es en train de m'ignorer ?!"
"Va te faire voir, espèce de sorcière !"
Alors qu'il est tiré hors du lit par les cheveux, il fait de son mieux pour ne pas faire exploser la main de sa mère.
"Tu ne me parles pas sur ce ton." elle avertit dangereusement. "Maintenant, lève-toi et agis comme un putain d'humain normal."
Il n'est pas sûr de se rappeler comment faire ça.
"Katsuki."
Kirishima avait l'air presque aussi effrayé que triste.
"C'est vraiment difficile d'en parler." il déclara d'un air vide.
"Je sais." Kirishima lui serra la main. "C'est difficile de simplement écouter."
C'était à peine un récit cohérent. C'était bien trop vague et imprégné d'allusions pour une salle d'audience. Un véritable témoignage nécessiterait le vocabulaire anatomique qu'il ne pouvait pas supporter pour dresser une liste exhaustive de détails. Mais ce qu'il venait de faire, c'était le maximum qu'il ait jamais réussi à partager. Était-ce alors un succès ? Autant continuer sur sa lancée.
"Takahashi... m'a demandé de faire un examen médical pour vérifier- " Il ne pouvait pas le dire, tout était trop écrasant à l'heure actuelle. "Il veut que je me fasse examiner et je veux pas le faire, mais ça pourrait aider à mettre Ito en prison."
"Si Takahashi pense que ça en vaut la peine..." Kirishima considéra. "C'est à toi de décider. Je ne veux juste pas que tu regrettes de ne pas l'avoir fait si Ito s'en sort."
Exactement ce que je pense.
"Tu sais ce que ça impliquerait ?" il demanda. "Genre, spécifiquement."
Il avait quelques idées, qu'il n'était pas prêt à partager à haute voix.
"Ce sera putain d'horrible." Il ferma fortement les yeux. Il ne voulait pas le faire. Il ne voulait pas laisser passivement des gens faire à nouveau ce qu'ils voulaient de lui. Il voulait que personne ne voie.
Mais peut-être que c'était nécessaire. La preuve physique n'aiderait pas seulement à faire condamner Ito, elle apaiserait aussi les doutes dans son esprit qui affirmaient encore qu'il exagérait. Parfois, c'était difficile de se convaincre que ça s'était vraiment produit. Peut-être qu'il ne s'en souvenait pas bien ? Le monde avait continué à tourner comme à son habitude après cette nuit. La seule chose brisée était l'intérieur de sa tête.
"Fais pas ta tapette."
Peut-être que les cicatrices physiques pourraient enfin mettre fin au soupçon chronique que tout ça n'était qu'un gros problème seulement parce qu'il s'en convainquait.
"Tu considères de le faire." Kirishima déduit face à son silence.
"Les gens me croiraient." Il fit de son mieux pour ne pas éclater en sanglot. "Ils sauraient que j'invente ou n'exagère pas. Que ça m'a vraiment porté préjudice, que je suis pas dramatique pour attirer l'attention ou quoi que ce soit."
La poigne de Kirishima sur sa main se resserra davantage, une expression entre la colère et la misère tordant ses traits.
"Les gens qui disent ça à ton sujet vont devoir me combattre."
"Je leur ferai savoir." Bakugo fit un sourire en coin.
"Si tu décides de le faire, je veux y aller avec toi." Kirishima déclara soudainement. "Je ne sais pas comment tu iras après ça, alors je veux être là."
"On verra." Il ne pouvait pas promettre qu'il le laisserait venir. Ce serait une expérience assez humiliante sans qu'il y ait un invité en plus.
"T'es vraiment courageux, Katsuki."
"Ouais." il pouffa d'incrédulité.
"Tu l'es. Tu ne recules jamais devant un combat, tu donnes toujours tout. Je n'essaie pas de te dire quoi faire. C'est juste que la chose qui te ressemble le plus serait de tout faire pour abattre l'ennemi."
Il n'avait plus l'énergie mentale pour méditer sur ça à l'heure actuelle.
"Shhhh." Il posa son index sur la bouche de Kirishima pour le faire taire. "Ne parle plus. Dors."
"D'accord." il concéda, enroulant ses bras autour de lui. Dans cet espace chaleureux et sûr, Bakugo se sentait un peu plus capable de gérer tout ce qu'il allait devoir affronter par la suite.
"Tu ne devrais pas être au lit ?" Shinso demanda sur son ton impassible habituel.
"Tais-toi, t'as genre douze ans." Aizawa grommela depuis sa place à la table de la salle à manger.
"Vous allez partir à quelle heure pour cet examen ?"
"Tôt."
Aizawa avait toujours été plus investi pour ses élèves qu'il ne le laissait croire, mais quelque chose avait changé. Le peu que savait Shinso concernant la situation de Bakugo ne l'avait pas percuté au point d'y porter intérêt jusqu'à présent.
Qui sont ces gosses pour toi ?
"Tu penses vraiment que ta bande de marginaux instables devrait être autorisée à utiliser la force mortelle ?" Ça eut l'air plus agressif à haute voix que dans sa tête.
"C'est une autorisation pour l'usage d'alter, pas une licence de meurtre." Aizawa discrédita. Une réponse tout à fait insatisfaisante.
"Alors c'est quoi le truc avec Bakugo ?"
"Tu vas devoir être un peu plus spécifique." D'accord, c'est juste.
Demande simplement ce que tu veux vraiment savoir.
"Pourquoi t'es son nouveau père ?"
Enfin, Aizawa ferma son dossier et releva la tête pour réellement le regarder.
"Tu m'en veux toujours de ne pas te l'avoir dit ?"
Il fronça les sourcils, peu enclin à dire oui. C'était plus que ça.
"Je peux aider plus d'un étudiant, Shinso."
Voilà.
"Il a déjà des parents !" Ça avait l'air si mesquin, mais ce n'était pas juste. "C'est un des meilleurs élèves de la filière héroïque ! Il en a pas déjà assez pour lui ?"
Il se sentait si puéril, à faire une crise de jalousie sur le nouveau bébé.
"La situation de Bakugo est très différente de la tienne." Aizawa expliqua calmement. "Ça ne veut pas dire qu'il a moins besoin de moi."
"Je ne comprends juste pas en quoi il a besoin d'aide s'il a déjà tout pour lui." C'était comme donner une fusée à celui qui était en première place à Mario Kart, il n'en avait pas besoin.
"Il a essayé de se suicider, Shinso. Deux fois." Aizawa le dit d'un ton si patient, comme pour apaiser un bambin. Ça le fit se sentir ridicule. "Il s'en sort très bien au niveau scolaire, mais je te promets qu'il a besoin d'aide."
Il avait entendu les rumeurs sur l'hospitalisation de Bakugo, mais il ne les avait pas crues. Lorsqu'il l'avait rencontré, il était si… si arrogant. Lorsque l'une de ses sœurs en famille d'accueil s'était suicidée, ça avait fait sens. Elle était triste, silencieuse et avait toujours une vision négative d'elle-même. Bakugo n'était rien de tout ça, du moins de ce qu'il pouvait voir.
Puis il y avait eu les autres rumeurs. Celle de maltraitance venant de sa mère, qui avait perdu son droit de garde, celle d'une agression par un homme riche et important, ainsi que les chuchotements au sujet d'une déposition d'acte d'accusation pour… Il n'avait même pas considéré que cette rumeur là puisse être vrai. Elle correspondait cependant à ce qu'il avait entendu sur l'incident avec Monoma. Et le cours sur la santé mentale qui avait suivi. Tout indiquait un diagnostic de SSPT avec plusieurs causes potentielles. Maltraitance… agression… enlèvement…
Viol.
Il ne pouvait pas reprocher l'intervention d'Aizawa si la, ou les, tentatives de suicide s'avéraient réelles. D'après tout ça, Bakugo avait en fait plus besoin d'Aizawa que lui. Pas seulement pour réussir ses études. Pour rester en vie.
"Je ne pensais pas que c'était réel." il répondit finalement. "Qu'est-ce... Qu'est-ce qui est vrai dans tout ça ?"
"Ce n'est pas à moi de le partager."
Il connaissait Aizawa. Le seul adulte qui se soit jamais soucié de lui jusqu'à ce qu'il lui donne un toit auprès d'Hizashi. Shinso prêtait déjà une attention excessive aux manières et aux micro-expressions des adultes dans sa vie, une habitude durement apprise pour sa propre sécurité, alors lorsque le monde s'était réduit à un adulte qui comptait vraiment pour lui, il avait mémorisé chacun de ses tics.
C'était la manière d'Aizawa de dire « tout ».
Son ressentiment envers Bakugo s'évapora, la colère face au silence évasif d'Aizawa avec. Son père n'amenait pas d'autres enfants au hasard dans la famille, il essayait de protéger un cas d'urgence aussi discrètement que possible.
"Je comprends." Shinso accepta. "S'il va faire partie de nos vies, je- J'aimerais apprendre à le connaître un peu mieux."
Aizawa put lire entre les lignes et interpréter tout le ressentiment qui venait de se transformer en une volonté d'aider.
"Merci, Shinso."
[CW] reconstitution/flashbacks descriptifs du viol, maltraitance parentale.
•*J'ai supprimé une phrase parce que pas traduisible, alors la voici.
"I think I was shitty at blowjobs because he gave up on that pretty fast." You could say I sucked at it, ha. "Shoulda bit him then too."
Comme dans ma traduction du dessus, blowjobs signifie fellation. « sucked at it » a par contre un double sens. Littéralement, sucked c'est « sucer » (donc ici, sucer un pénis), mais sucked at it signifie « être nul ». En gros : « On pourrait dire que j'étais super nul, ahah » / « On pourrait dire que je l'ai sucé, ahah ».
NAO : Je n'avais pas pleinement réalisé à quel point le TDAH est généralement dépeint jusqu'à ce que je voie vos réactions (anglophones) au dernier chapitre concernant Denki. Mes parents ne croyaient pas que c'était quelque chose que j'avais réellement, mais je pensais que c'était juste à cause de l'environnement dans lequel j'ai grandi. On dirait que c'est en fait un appriori COMMUN. Du coup, je vais définitivement écrire plus de scènes sur les difficultés de Kaminari, c'est sûr.
Avec le recul, ça aurait dû m'avertir que je n'avais pas diagnostiqué Kaminari avec le TDAH, même si ça fait parti de son personnage depuis le début. Soit les gens ne prennent pas le TDAH au sérieux, soit ils le caractérisent juste comme un trouble qui donne trop d'énergie et rend chiant. C'est pas « Oh tiens, un truc qui brille ! », c'est : « Je ne peux pas me concentrer, peu importe à quel point j'essaie, et je pourrais ronger ma propre jambe comme un coyote prit au piège si ça signifiait que je peux échapper à cette tâche ».
