Dans ce chapitre, petit clin d'oeil: retour sur Sora en mode "confinement" dans sa chambre, qui fait un Skype.
XD
Vous comprendrez quand vous lirez.
XD
Chapitre un peu plus "sympa" après tout ce qu'on a envoyé. ^^''
Et bourré de références à d'autres KH ou FF donc... amusez-vous bien à la lecture!
Sora marchait sur l'eau, ses grandes chaussures noires et jaunes faisaient clapoter sa surface à chaque pas, résonnant dans le silence environnant. Agissant comme un gigantesque miroir infini, la mer reflétait le ciel azuré sous ses pieds, lui donnant un peu l'impression de marcher sur des nuages… Le jeune homme peinait à voir la limite entre l'éther et l'océan, qui s'étendaient à perte de vue tout autour de lui. Instinctivement, il se dirigea vers l'horizon, qui lui semblait plus brillant, comme si le soleil y avait été enfermé. Ce fut à ce moment précis qu'une voix fluette résonna de toutes parts dans cette espace vide:
"Encore toi? Mais c'est pas vrai… Allez ouste! Ton heure n'est pas encore venue!"
Soudain, le sol jusque là magiquement solide sous ses jambes se déroba, se brisant tel du verre, et Sora se sentit brutalement tomber à la renverse, son estomac lui remontant désagréablement dans la gorge. Alors qu'il s'attendait à être trempé, l'élu se rendit compte avec émerveillement qu'il effectuait une chute libre dans le ciel. A la manière d'un parachutiste entraîné, le jeune homme vrilla sur lui-même afin de se positionner les bras tendus en croix, face au vide, continuant sa chute vertigineuse. Loin en-dessous de lui, il distingua enfin une terre, entourée d'un gigantesque océan turquoise. Plaquant ses bras le long de son corps, Sora piqua du nez en direction de l'îlot mais se stoppa net dans sa course, flottant miraculeusement dans l'air, lorsqu'il réalisa que l'île entière était ravagée par les flammes.
Au centre de monumentales vagues, s'érigeant tel un mur protecteur de chacun de ses côtés, Sora reconnut Moana, qui avançait triomphalement vers un monstre de lave, créature squelettique et moribonde, consumée par la rage. L'Elu de la Keyblade voulut voler au secours de son amie, mais une étrange paroi invisible l'en empêcha. Frappant le mur virtuel du poing, Sora tenta d'attirer l'attention de la jeune élue de l'océan, en vain… elle ne semblait pas le voir, ni même l'entendre…
Résigné, le jeune homme reprit sa contemplation de la scène qui se déroulait sous ses yeux, en simple spectateur impuissant. Ce fut à ce moment que Te-Ka se pencha vers Moana, prêt à lui asséner un coup mortel. Mais la jeune fille, au lieu d'être effrayée, attrapa avec douceur le front du monstre, apposant sa propre tête contre celle de l'ardente terreur, et récita une étrange chanson...
Captivé, le nez collé contre la vitre surréaliste qui se dressait face à lui, Sora observait la fable cosmogonique qui se jouait devant ses yeux. Quand soudain, il lui sembla qu'on appelait son nom. Fronçant les sourcils, il retira sa main du mur invisible qui le séparait de Moana et regarda par-dessus son épaule. Le décor autour de lui se transforma lentement, l'îlot de Te-Ka se muant, tels les grains de sable d'un mirage, en une toute autre île: un long ponton de bois séparait maintenant l'Elu de la mer saphirine devant lui. Ainsi que de l'homme, qui se tenait à son extrémité, dans l'expectative. Malgré le soleil crépusculaire qui l'éblouissait et lui cachait les traits précis du visage de l'homme, Sora aurait pu le reconnaître entre milles… Le coeur serré, la gorge nouée, l'Elu de la Keyblade finit par réussir à lâcher un faible et unique mot:
"Papa…"
Sora avança prudemment vers l'image paternelle, hésitant, ne sachant pas si cette illusion allait se dématérialiser s'il s'en approchait trop. Son père attendait, patiemment, un chaleureux sourire accrochés aux lèvres.
"Papa? répéta Sora, une fois à portée de voix. C'est...vraiment toi?"
"Qui veux-tu que ce soit d'autre?! explosa le grand brun en attrapant sans prévenir la tête de son fils. Tu en as mis du temps avant de venir me voir!"
Le marin continua un instant son geste bourru et affectueux sur le crâne de Sora, qui se laissa faire sans broncher, étonné par le contact physique que tous deux pouvaient avoir. Enfin, lorsque les cheveux de son fils furent tout aussi hirsutes que les siens, l'homme redressa les épaules de Sora et planta ses yeux vert impérial dans ceux, océan, de l'Elu.
"Je n'arrive pas à croire que tu aies tant grandi…"
Sora fronça à nouveau les sourcils, mais ce fut plus pour retenir des larmes que signifier son incertitude quant à toute cette situation. Ne trouvant pas les mots pour lui répondre, Sora se laissa tomber dans les bras de l'homme, enfouissant son nez en trompette contre le torse chaud de son père. Ce dernier laissa échapper un rire profond et jovial, tout en répondant à l'étreinte de son enfant. A nouveau, il dut redresser son fils et posa une de ses grandes mains calleuses sur son épaule en déclarant:
"Je suis content que tu portes encore mon collier… Ton grand-père disait qu'il avait été béni, et qu'il apportait la chance à son porteur."
"Alors tu es vraiment là? demanda Sora derechef, ignorant les propos de son père. Tu es toujours en vie?"
A ces mots, le visage du marin s'assombrit et il perdit lentement son sourire. Ce fut à cet instant que Sora remarqua que sa peau brillait étrangement, tels des paillettes, et que son corps semblait à moitié translucide.
"Ce monde… expliqua son père gravement. Est à cheval entre le rêve, la réalité… mais aussi la vie, et la mort. Ici je peux à nouveau te parler, et exister encore une fois pleinement. Mais vivant non… je ne le suis plus."
Sora eut l'impression de recevoir un violent coup en pleine poitrine et les larmes, qu'il avait jusqu'alors réussi à contenir, se déversèrent finalement sur ses pommettes en torrent ininterrompu.
"Non… sanglota-t-il. Alors cette nuit là…"
Pris d'une soudaine faiblesse, Sora tomba à genoux sur le ponton de bois. Il baissa la tête, se cachant derrière sa frange brune, et gémit:
"Dans tous ces mondes… où je suis passé… j'espérais tellement…"
Les mots moururent dans sa gorge et une pluie de larmes tombèrent, à la manière d'un averse printanière, sur le bois en-dessous de lui.
"Je suis tellement désolé Sora… entendit-il. Si je pouvais retourner dans le temps, je donnerai tout ce que j'ai pour passer ne serait-ce qu'une journée de plus aux côtés de ta mère et toi…"
"Tais-toi! hurla soudain Sora en refusant toujours de le regarder. Tu as CHOISI de partir cette nuit-là! Tu as CHOISI d'aller aider ces gens et de nous abandonner, maman et moi!
"Je le sais… admit son père tristement. Mais ces personnes étaient en danger. Et mon coeur me disait de tout faire pour tenter de les sortir de la tempête. Si j'étais resté là à les regarder mourir, sans rien faire, je m'en serai voulu toute ma vie…"
"Mais à cause de ça tu l'as perdue, ta vie…" lâcha Sora, la voix brisée par le chagrin et la colère.
"Et je me suis attiré ta rancoeur... soupira le marin. Dis-moi: pourquoi tenais-tu tant à me retrouver, si tu m'en veux autant?"
Enfin, Sora trouva la force de relever la tête et de fixer les yeux vert marée de son père. Le jeune homme serra un poing avant de lâcher, le coeur serré:
"Pour te mettre une raclée. Et te ramener de force vers maman."
Son père le dévisagea un instant, surpris, puis contre toute attente, il mit ses mains sur ses hanches et éclata d'un grand rire.
"Je vois pas ce qu'il y a de si drôle…" maugréa Sora en se relevant pour lui faire face.
"Excuse-moi… se reprit l'homme brun en secouant sa tête en tous sens. Pendant un instant, je me suis revu au même âge que toi et j'ai réalisé à quel point l'adage "tel père, tel fils" s'appliquait parfaitement dans notre cas! Tu es aussi impulsif et téméraire que moi!"
Devant la joie inopinée de son père et aussi son propre soulagement d'avoir enfin pu lui dire les mots qui lui entravaient le coeur depuis tant d'années, Sora se permit un timide sourire, ne sachant plus vraiment comment interagir avec cet homme qu'il avait si peu connu…
"Papa… "reprit l'Elu.
"Pas le temps pour les excuses, le coupa son père d'un revers de main. Je n'ai plus beaucoup de temps, malheureusement… je dois te transmettre un message. Un conseil."
"Lequel?" s'étonna Sora, quelque peu déçu également.
Le visage jusque là jovial de son père devint brusquement grave et dur et il fixa son fils en lui ordonnant d'une voix calme, mais néanmoins autoritaire:
"Je t'en prie, ne refais pas les mêmes erreurs que moi. Reste toujours auprès des personnes qui te sont chères. Et protège-les, quoi qu'il t'en coûte. Ca ne sert à rien de jouer les héros, à part mettre ta vie en jeu à chaque instant. Ce qu'ils ont besoin, c'est de toi, à leurs côtés. Et c'est leur amour, qui te rendra plus fort. C'est ça, ta véritable force. Pas le pouvoir de manier la Keyblade."
Sora, abasourdi par tant de philosophie et aussi surpris que son père soit au courant pour son don de manier la Keyblade, voulut lui poser encore milles questions. Mais déjà, le corps diaphane du marin porté disparu miroitait faiblement, tel un reflet s'effaçant dans les vagues d'un cour d'eau…
"Je suis si fier de toi, mon garçon…"
"PAPA!"
Sora rouvrit brusquement ses yeux bleu océan tout en se redressant vivement dans son lit. Le coeur battant la chamade, le jeune homme renifla bruyamment avant de sécher les larmes qui collaient à ses cils. Instinctivement, il baissa les yeux sur la couronne en argent qui reposait sur son torse nu et il laissa échapper un gémissement rauque.
"Papa…"
Il avait encore rêvé de lui. Précisément, du moment où il lui avait parlé dans le monde de Moana, juste après avoir été séparé du reste du groupe lors de leur première défaite contre Te-Ka... Les mots qu'il avait prononcés alors ne cessaient de tourner, encore et encore, dans son esprit… Comme s'il se devait de les apprendre par coeur, comme si il devait en comprendre le sens…
Sora respirait difficilement. Son crâne bourdonnait et il haletait nerveusement, comme une proie paniquée lors d'une grande chasse. Cela faisait quelques jours qu'il s'était réveillé de son coma, mais il dormait souvent, et beaucoup. Et ses rêves le tourmentaient, encore et encore, à chaque fois qu'il retombait dans un sommeil épuisé. Même si ses phases d'éveil se faisaient de plus en plus fréquentes, il avait reçu l'interdiction de sortir de son lit de la part de son médecin privé, c'est-à-dire Iwako… Il n'avait donc rien de mieux à faire à part se reposer et dormir. Après un profond soupir, Sora chercha la bouteille d'eau que la magicienne avait laissée à son chevet. Cependant, il effectua un faux mouvement maladroit et fit tomber un objet de sa table de nuit…
Le commlinck.
Incertain, et encore à moitié endormi, l'Elu ramassa le petit téléphone spatial et l'observa un instant à travers les brumes de son esprit…
"Papa… qu'est-ce que tu veux que je comprenne à la fin…?"
Instinctivement, Sora se mit à pianoter sur les différentes touches de la radio longue distance. Il avait besoin de réponses, il avait besoin de mettre de l'ordre dans son esprit… Son corps était enfin réveillé, mais son esprit n'avait pas encore totalement réintégré son enveloppe. Et prolongeait régulièrement son séjour dans le monde des rêves…
"BIP!"
"Oh… ? hésita Sora en observant une vibration sur l'écran du commlinck. Un signal?!"
BIP! BI-BIIIIP!
L'écran s'alluma soudainement dans un bruit de vieux téléviseur et Sora tomba presque de son lit en reconnaissant les visages inoubliables du canard et du chien qui l'avaient jadis accompagné durant deux longues années d'errance intergalactique.
"Donald! Dingo!"
"Sora?! s'étrangla le magicien royal, sa voix encore plus nasillarde que de coutume. C'est pas vrai! C'était toi qui envoyais des signaux depuis des semaines sur une fréquence lointaine?"
"Yiark! fit Dingo hilare. Je t'avais bien dit que c'était quelqu'un qu'on connaissait!"
Sora sentit un long sourire s'allonger sur ses joues à la vue de ces deux compagnons disparus depuis des mois… les voir, pouvoir leur parler dans cette situation précisément relevait forcément du destin… sinon pourquoi choisir le moment où l'Elu avait le plus besoin de se tourner vers le réconfort d'une figure paternelle?
"Sora? s'inquiéta soudain Dingo en écrasant le bec de son ami pour rapprocher son museau du commlinck. Tu pleures?"
Le jeune homme se passa rapidement un avant-bras sur les yeux, sans se défaire de son sourire. C'était eux! C'était vraiment eux!
"Vous m'avez tellement manqué les gars…" admit-il sans détour, les yeux toujours humides et la poitrine compressée par la joie.
"Dans quel pétrin tu t'es encore fourré toi!" le houspilla directement Donald d'un doigt accusateur.
"C'est vrai que tu as une petite mine… remarqua le grand chien. Il t'es arrivé quelque chose de grave en notre absence?"
"Je t'avais dit qu'il pouvait pas s'en sortir sans nous! s'irrita le magicien en vociférant sur le chef de la garde. Maintenant je suis inquiet, tu es content?!"
Sora voulut les rassurer, leur dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes, mais ce serait omettre le fait qu'il avait failli mourir face à Te-Ka et qu'il était tourmenté par le fantôme de son père… Comme il ne tenait pas à mentir à ses amis, mais ne voulait pas les inquiéter non plus, le jeune homme déclara avec un ton calme:
"Avec Riku, Iwako et Hayate on a dû affronter des ennemis incroyablement puissants ces derniers temps… Et le dernier a été particulièrement coriace. Heureusement, Haya m'a sauvé… et Iwa est aux petits soins avec moi depuis! Par contre, je dors super mal depuis quelques jours... "
"Ah? lâcha Dingo. Tu fais des cauchemars?"
"Pas vraiment… hésita Sora en baissant la tête sur son collier. Plutôt des rêves étranges..."
Sora vit Donald le fixer de ses petits yeux noirs intenses à travers l'écran du commlinck avant qu'il ne demande du tac-au-tac:
"Est-ce que par hasard tu fais tout le temps le même rêve?"
"Oui! s'exclama l'Elu abasourdi. Comment tu le sais?"
"C'était arrivé il y a longtemps à Mickey, expliqua le magicien royal avec sérieux. Il avait fini par aller voir Maître Yen Sid, et il lui avait dit que cela pouvait arriver à un porteur de Keyblade."
"Oh oui je me souviens! s'écria Dingo en arrachant le commlinck à Donald sous les hurlements outrés de celui-ci. Maître Yen Sid avait dit au Roi qu'il avait quelque chose d'important à comprendre. Et que tant qu'il ne comprendrait pas cette chose, le rêve reviendrait chaque nuit."
"Super… soupira Sora en jetant sa tête en arrière, dépité. Et alors? Qu'est-ce que Mickey avait compris avec ses rêves?"
"Hmmm… se remémora Dingo en se prenant le menton. Il me semble qu'il avait rêvé du monde des Ténèbres. Il est parti quelques temps après, et on ne l'a pas revu pendant des mois."
Sora, mimiquant le chef de la garde, se prit le menton à son tour et chercha une destination potentielle au travers de son rêve: mais mis à part le monde de Moana, d'où ils revenaient, il ne connaissait aucun endroit où il aurait pu se rendre pour avoir des réponses à ses questions.
"Tu veux peut-être nous raconter ton rêve?" proposa gentiment Dingo.
Sora revit en flash le visage de son père et secoua violemment ses cheveux en pics en lâchant:
"Je veux pas vous embêter avec ça! Et puis…"
Sora esquissa un léger sourire avant d'ajouter d'une voix douce, ses yeux se perdant dans le vide:
"J'ai promis à quelqu'un de toujours lui raconter mes rêves en premier…"
Tandis que Sora songeait rêveusement à Hayate, il y eut un silence gênant durant lequel ses deux anciens compagnons le dévisagèrent avec intérêt. Enfin, ce fut Dingo qui s'écria:
"Oooh! Tu as une amoureuse?"
"J'appellerais pas ça comme ça… corrigea Sora qui eut une fulgurante et dérangeante image d'Hayate avec des couettes ridicules. Mais oui je crois que… que je suis amoureux."
"Tu nous la présenteras? s'enthousiasma Dingo. On la connaît?"
"Hey! l'arrêta Sora qui se sentait rougir. Je peux pas vous la présenter! Elle- elle est même pas au courant de ce que je ressens pour elle!"
"QUOI?! couina sauvagement Donald en reprenant le contrôle du commlinck. Et tu comptes attendre quoi? Que les canards aient des dents?"
"Juste le bon moment…" grommela Sora dans sa barbe tout en détournant la tête, tout en essayant de chasser de son esprit une image effrayante de Donald avec des dents humaines.
Avant que ses deux compagnons ne puissent rétorquer quoi que ce soit, l'Elu de la Keyblade reprit avec entrain:
"Mais et vous? Comment vous allez? Vous êtes toujours au château Disney?"
Les deux amis du Roi échangèrent un regard incertain avant que Donald n'explique:
"On est toujours au château… la Reine Minnie a besoin de nous encore un moment."
"Oui! lança Dingo. Pour mettre tous les habitants en sécurité!"
Sora ouvrit de grands yeux bleus surpris avant de demander:
"En sécurité? De quoi? De qui?"
"De personne! hurla Donald en poussant la tête de Dingo hors du champ de la caméra du téléphone. Il y a juste un petit souci avec la… la charpente!"
"La charpente?" répéta Sora peu convaincu.
"Oui la charpente! affirma le canard. Le toît entier du château nous tombe sur la tête! Il y a une origine magique inconnue, c'est pour ça qu'on cherche encore la solution!"
"Oui une sacrée origine magique! ajouta Dingo en revenant à la charge. Même Merlin est dépassé!"
"Mais tu vas te TAIRE?!" s'énerva le canard en lui mettant une claque sur la tête.
Sora, réalisant que ses scènes de ménages quotidiennes lui avaient terriblement manqué, ne put s'empêcher d'éclater de rire. Et cela lui fit un bien fou: il vida un peu de toute la pression accumulée depuis quelques temps, laissant par la même occasion un peu de ses inquiétudes quant à ses rêves quitter son esprit.
"Sora…? s'enquit Dingo soucieux. Tu es sûr que tu vas bien?"
"Mieux grâce à vous… admit sans détour le jeune homme en séchant une larme de joie au coin de son oeil. Je savais au fond de moi que vous alliez bien, mais… j'ai trafiqué le commlinck pour pouvoir vous parler. Ca commençait à faire trop longtemps…"
Ses deux compagnons à plumes et à poils se calmèrent aussitôt, échangeant leurs grimaces colériques en masque d'attendrissement. Ils dévisagèrent Sora un instant avant que Dingo ne déclare:
"Oh tu nous manques aussi, Sora."
"Dès qu'on en aura terminé avec cette satané charpente, décida finalement Donald, on reviendra t'aider avec ta quête des Gardiens. Promis."
"Merci les gars…" lâcha encore Sora reconnaissant tandis que ses amis lui adressaient de grands signes à travers l'écran.
"Allez… reprit Donald goguenard. Va parler de tes rêves à ton amoureuse. Ca t'aidera peut-être à mieux dormir…"
"Je vous ai déjà dit que c'était pas mon amoureuse!" se défendit Sora.
Mais l'appel s'interrompit soudain. Sans doute parce que la communication longue distance qu'ils venaient d'avoir avait vidé les batteries du commlinck… Cependant, loin d'être abattu, Sora trépignait à présent de joie: il avait réussi! Il était maintenant en mesure de joindre des lieux distants à des années lumières de sa position grâce à l'invention de Cid!
Attrapant des vêtements abandonnés sur son duvet froissé, Sora enfila à la hâte une tenue à peu près correcte puis sauta sur ses jambes, se faisant un point d'honneur à suivre les conseils de Donald et Dingo et d'aller parler au plus vite à Hayate.
Sora va aller voir Hayate... comment va-t-elle réagir?
Réponse la semaine prochaine!
