A cause de son emploi du temps chargé et son job à 100%, Lirae tient à s'excuser de ne pouvoir prendre en charge l'écriture des prochains chapitres...
Npseris n'ayant pas encore son job à 100% s'engage donc à prendre la relève pour tout le début du Manoir Oblivion! Mais il est possible, au bout d'un moment, qu'il y ait quelques retards de publication... par contre, la motivation et la passion sont toujours bien là!
Et c'est avec plaisir que Nsperis vous dévoile un aperçu de ce qu'il se cache derrière la première porte du Manoir...
(oui à cause de la longueur excessive, nous avons décidé de la couper en deux parties... mais 2 uniquement, promis!)
"Maître Eraqus…"
Le fantôme du samouraï tourna toute son attention vers Sora et le dévisagea avec une claire stupéfaction, même si ses traits semblaient toujours emprunts d'une légère dureté. Du bout de ses lèvres transparentes, l'homme lâcha:
"Ventus…? Par quelle magie…?"
Sora réalisa subitement qu'il reconnaissait son timbre de voix grave et posée… Non pas seulement via la connexion mémorielle qu'il avait tissée avec Ventus mais aussi et surtout en raison de ce qu'il lui était arrivé juste avant de pénétrer dans le Manoir Oblivion: l'hallucination qu'il avait cru entendre lors de leur traversée des collines du Domaine Intermédiaire… c'était lui. C'était la voix de Eraqus qui lui avait parlé à ce moment-là…
Semblant déboussolé par les événements, les contours de l'esprit devinrent flous quelques instants. Iwako, sentant sans doute sa détresse, intervint, main posée sur le buste:
"Maître… pour une raison qu'on ignore, votre élève, Ventus, a placé son coeur à l'intérieur de mon ami. Nous sommes venus jusqu'ici non pour déranger votre repos, mais pour l'aider à se réveiller… nous allons rendre son coeur à son corps. Nous pensons que c'est cela, qui le retient ici…Pourriez-vous... nous conduire à lui?"
Au fur et à mesure de l'écoute des explications de la magicienne, Eraqus avait détourné son regard des yeux océan de Sora, comme s'il y cherchait jusque là une réponse. L'Élu de la Keyblade lâcha un profond soupir de soulagement: non seulement parce qu'il n'appréciait guère de se faire dévisager ainsi par un homme mort depuis dix ans, mais également parce qu'il avait senti la présence de Ven lui rendre progressivement le plein contrôle de ses mouvements. A ses côtés, en revanche, Hayate n'avait pas bougé d'un cils, figée dans une espèce de contemplation extatique du fantôme en face d'elle: était-ce une marque de profond respect ou y avait-il quelque chose de plus étrange derrière sa pétrification? Après tout, la jeune femme avait semblé reconnaître leur interlocuteur ectoplasmique.
"Je vois… souffla Eraqus en posant son menton carré sur son index recourbé, réfléchissant. Vous cherchez donc la Salle de l'Eveil… Elle est bien ici, en effet."
Sora jeta un coup empli d'espoir à ses compagnons, qui semblaient dans le même état d'allégresse que lui, Hayate étant même sortie de sa phase de momification pour poser un oeil célestine brillant de curiosité sur le spectre.
"Malheureusement, reprit le fantôme du Maître, attristé, en baissant la main. Je ne peux vous y mener. L'une de mes élèves a activé le mécanisme de protection du Manoir, sur mes instructions, et la Salle a été cachée au plus profond de la forteresse…"
Bien sûr ça aurait été trop facile, songea Sora en lâchant un soupir dépité tout en se grattant le crâne, yeux fermés. Ce fut ce moment que choisit Riku pour matérialiser Garde du Maître dans sa paume, sous les yeux à nouveau ébahis de Eraqus, en déclarant:
"C'est précisément Maître Aqua qui m'a confié ceci en nous demandant de venir en ces lieux, pour libérer Ventus."
L'esprit papillona deux fois des paupières, ce qui rendit son faciès moustachu presque comique, avant de reprendre son sérieux et de déclarer, calmement:
"Ainsi, c'est toi, jeune homme, qui a réveillé mon âme endormie… cette lame que tu brandis, sache qu'elle était mienne, autrefois. Je l'ai forgée ici même, avec un fragment de mon propre coeur…"
Riku ne put s'empêcher de poser un regard turquoise neuf sur son arme, tour à tour surpris et impressionné. D'un mouvement élégant, il mit un genou à terre tout en baissant humblement la nuque et tendit, posée sur ses deux paumes ouvertes, la Keyblade à son ancien propriétaire.
"Veuillez me pardonner, Maître… elle vous appartient."
Eraqus jugea le jeune homme aux cheveux argentés des pieds à la tête avant de cacher ses deux mains dans ses manches, à la manière de Yen Sid, et décida:
"Garde-la. Je fais pleinement confiance au choix de Aqua… De plus, cette clé est votre seule chance de rétablir l'ordre au sein de ce château…"
"Maître… intervint enfin Hayate en posant un poing fermé sur son coeur tout en effectuant une rapide révérence respectueuse. Pardonnez-moi mais vous semblez savoir ce qu'est ce fameux "mécanisme"... Quel est-il?"
Eraqus la dévisagea avec gravité et intérêt, avant de se mettre dos aux Porteurs et de lever un bras solennel devant lui. Des ombres de fumées, symbolisant sans aucun doute des portes, apparurent au-dessus du fantôme.
"La Salle de l'Éveil se situe au coeur du mécanisme de défense de la citadelle, dans l'ancienne Salle des Trônes. Pour l'atteindre, il faut posséder la Clé de ce monde, ainsi que passer par différentes portes… Chacune d'elles renferme une épreuve spécifique. Il y en a sept, en totalité…"
L'esprit du Maître effaça les fumerolles dans l'air d'un mouvement du poignet et se tourna à nouveau vers les quatre Porteurs de Keyblade, les regardant du haut des marches, mains dans le dos.
"Je tiens à vous prévenir: ce lieu jouera avec vos souvenirs, et aussi avec vos émotions. Seules les coeurs les plus braves peuvent atteindre la Salle de l'Eveil… Ainsi, si certains d'entre vous désirent faire marche arrière, il est encore temps de reculer."
Une vague de doute parcourut le coeur de tous les jeunes guerriers de la Keyblade présents. Cependant, ce fut avec une fougue et une détermination bien réelles dans leurs yeux qu'ils avancèrent tous d'un pas en direction des marches d'albâtre. Satisfait, Eraqus hocha sa figure solennelle, tout en invitant d'un bras Riku à utiliser sa Keyblade sur la première porte en face de lui: le jeune homme ne se fit pas prier. Agrippant le pommeau de Garde du Maître à deux mains, il en pointa le panneton sur la serrure blanche qui venait d'apparaître entre les deux battants clos. Un effroyable raclement de rouages fit vibrer le sol tout entier sous les chaussures noires et jaunes de Sora, tandis que les symboles sur la porte se muaient en un seul chiffre lumineux entouré d'ailes et de chaînes:
1
"Dès à présent, précisa Eraqus, vous avez activé les différentes épreuves, et le manoir vous y mènera dans l'ordre voulu. Les quatre premières salles vont prendre la forme d'un désir profond caché en chacun de vos coeurs, respectivement. Seul celui ou celle effectuant son épreuve pourra agir dans son souvenir. Un échec ne signifie pas, dans les premières salles, celui de toute votre mission… en revanche, aucune récompense ne vous sera octroyée…"
Sora n'avait pas exactement tout saisi… mais il faisait entièrement confiance à Riku et Hayate pour le lui ré-expliquer plus tard. Iwako, restée silencieuse jusqu'alors, se manifesta pour leur faire part d'une de ses déductions:
"C'est donc pour cela que l'Organisation XIII n'a jamais pu accéder à la Salle de l'Eveil… non seulement elle ne possédait pas Garde du Maître, mais même si elle l'avait obtenue, il faut avoir un coeur pour passer les différentes épreuves…"
"Or les Similis en sont dénué…" conclut Riku, qui regardait sa compagne avec une claire appréciation pour sa réflexion.
Hayate opina elle aussi du chef tandis qu'Iwako penchait sa tête en avant, pour pouvoir voir le visage de tous ses compagnons, et demanda gentiment, quoiqu'un peu mal à l'aise:
"Bon, il va donc falloir choisir qui y va en premier je suppose… on décide sur le moment où on tire à la courte paille?"
"Je me porte volontaire pour passer la première porte."
Les paroles de Hayate avaient sonné étrangement dures aux oreilles de Sora, comme si la défenseuse avait infusé une quelconque ire dans sa décision. Il la dévisagea et comprit cependant qu'il s'agissait plutôt d'une sorte de sang froid démonstratif, ce qu'il trouvait terriblement courageux de sa part.
"Tu es sûre…? s'enquit Iwako, d'une voix compatissante. Si ce lieu va effectivement jouer avec nos souvenirs… je ne sais pas ce qui nous attend nous deux, particulièrement."
"J'en suis consciente… accepta Hayate en adoucissant son timbre tout en souriant à sa meilleure amie. Mais je suis lasse de ne pas savoir la vérité…"
A peine la jeune femme eut-elle prononcé le dernier mot qu'une puissante rafale de vent la força à se protéger le visage de son avant bras, faisant danser sauvagement sa crinière saumonée en tous sens. Lorsqu'elle rouvrit ses yeux clairs intrigués, une carte était apparue au creu de sa seconde main…
"Merveilleux… bougonna Riku dans sa barbe, transis d'une joie glaciale. Encore des cartes. J'aurai dû m'en douter…"
"Qu'est-ce qu'il y a dessus?" demanda Sora en passant sa tête par-dessus l'épaule de la défenseuse.
Il frissonna en détaillant le dessin qui y était magnifiquement peint, car de ce qu'il en distinguait, il s'agissait d'une sorte de monstre doté d'une tête rappelant celle d'un poisson des profondeurs et dont la gueule, emplie de dents longues et fines, semblait hurler de douleur. Sora ne savait pas ce qui le dérangeait le plus… le sang qui coulait de son unique oeil visible? Ou les chaînes qui retenaient le corps entier de la bête…? Sous cette image se trouvait un parchemin dessiné avec deux mots: "Le Pendu". Hayate, nullement effrayée, retourna directement la carte pour l'analyser sous tous ses angles et lut à voix haute ce qu'elle y trouva inscrit:
"12, le Pendu. Retenue. Inaction. Déni. Impuissance…"
La jeune femme se prit le menton, cogitant sans doute tous ces mots et en cherchant le sens profond… Riku, lui aussi penché sur la carte, ajouta:
"Dans mes souvenirs, les cartes sont créés à partir de notre coeur. J'ignore ce que celle-ci signifie pour toi. Mais cela doit avoir une logique..."
Le jeune homme planta son regard turquoise brillant dans les prunelles de la défenseuse et ajouta, d'une voix plus grave:
"Peut-être même que cela a un lien direct avec ce don nous avons parlé la dernière fois…"
Hayate soutint son regard un instant, avant de jeter un rapide coup d'oeil à Sora, puis déclara:
"C'est probable. Mais il n'y a qu'un moyen d'en avoir le coeur net…"
Alors que la jeune femme s'avançait vers la porte encore close, le fantôme d'Eraqus l'observa en silence. Rien dans sa posture calme et maîtrisée ne semblait avoir changé depuis tout à l'heure… jusqu'à ce que Sora note une sorte d'étincelle brillant dans son regard fantomatique. Eraqus se reprit finalement et, tout en commençant à se désagréger dans les airs, précisa à la cantonade:
"Une dernière chose… ou plutôt, un conseil: dans ce lieu, une règle dicte chacun des mécanismes du Manoir. Retenez-la bien, car elle devra guider toutes vos décisions: Trouver c'est perdre, et perdre c'est trouver."
Les quatre Porteurs le regardèrent, interdits, alors que Sora était pris d'un léger mal de crâne passager. Puis, juste avant de se volatiliser, Eraqus leur annonça:
"Je vous retrouverai avant la Cinquième porte, pour vous aider dans la suite de votre périple, comme je le peux… Bonne chance à vous… que votre coeur, soit la clé qui vous guide, jeunes Porteurs."
…
Les quatre guerriers de la Keyblade restèrent un instant silencieux en haut des marches de marbre, méditant les dernières paroles du mystérieux Maître de Ventus. Puis, comme mue par un quelconque instinct, Hayate leva lentement le bras et la carte du Pendu devant elle. Une vague de lumière partit du bas vers le haut de la cloison, déclenchant un déclic arrivée en son sommet en alcôve, et entre-ouvrit un de ses battants. La jeune femme baissa le bras et jeta un coup d'oeil en direction de ses compagnons.
"Si j'ai bien saisi, résuma Riku en croisant les bras sur son torse puissant. On peut entrer avec toi… mais on ne pourra pas te venir en aide… quoi qu'il se passe là-dedans."
"Toi qui t'en souviens… voulut savoir Iwako en posant une main réconfortante sur l'avant-bras parcouru de petites taches de rousseur de sa meilleure ami. Est-ce qu'on doit s'attendre à des combats, Riku?"
"Je m'étais en effet battu contre des fantômes de mon passé… se remémora le jeune Maître avec mélancolie, en évitant très certainement le regard de Sora. Et quelques membres de l'Organisation. Trois, pour être exact. Il y avait aussi…"
Le nouveau propriétaire de Garde du Maître fit une pause, hésitant, avant de poursuivre:
"C'est pas important. Il est mort, à l'heure qu'il est."
Voyant ses trois amis baisser conjointement le regard, l'esprit préoccupé, Sora ne comprit pas réellement la source de leur hésitation. Le baume au coeur, et sentant qu'ils n'allaient pas bouger, le jeune Elu fit un pas en avant et se positionna devant la porte en déclarant, tout en levant ses poings devant lui:
"Hey les amis! Comme Riku l'a dit, aucun de nous sera seul dans sa salle! Peu importe ce qu'il va nous arriver ici, on l'affrontera, ensemble."
Sora sourit jusqu'aux oreilles tandis que les visages de Riku, Iwako et Hayate reprenaient des couleurs suite à ses encouragements. Durant quelques secondes, le jeune homme fut pris d'un dérangeant sentiment de déjà-vu… puis la sensation s'estompa rapidement, alors qu'il rougissait puissamment: il baissa le menton et réalisa qu'Hayate avait posé sa main sur son épaule et le dévisageait avec gentillesse. Elle souffla, du bout de ses lèvres vermeille:
"Merci…"
Puis, comme si elle devenait une autre personne, elle se redressa de toute sa hauteur, tendant son dos bien droit alors qu'elle agrippait fermement les deux poignées de la porte N°1 et qu'elle la fixait d'un regard froid, presque assassin.
Après quoi, elle l'ouvrit brusquement.
Sora fut éblouit immédiatement. En pleine cécité, il ressentit un horrible pincement à l'estomac qui le fit presque vomir… Cependant, il le connaissait. C'était à peu de chose près le même désagrément que lorsque Donald utilisait sa magie sur lui pour…
Le transformer!
Lorsque le jeune homme parvint à rouvrir les yeux, il les trouva terriblement lourds et… duveteux? La première chose qu'il vit également fut Hayate, accroupie devant lui, l'air paniqué sous sa crinière en bataille, s'écriant:
"Est-ce que vous m'entendez? Est-ce que vous allez bien? Répondez-moi par pitié!"
Sora parvint avec une claire difficulté à tourner sa tête à sa droite, qui semblait incroyablement appesantie, et il ne put retenir un hurlement de surprise allié à une petite dose d'effroi: à ses côtés, posée dans le sable tel un jouet abandonné par un enfant, gisait une petite poupée grise et jaune, aux cheveux argentés…
"RIKU?!"
Ce dernier tourna sa tête remplie de ouate vers Sora et, le choc passé, plissa ses yeux ridiculement grands avant de lâcher:
"...c'est une plaisanterie, n'est-ce pas?"
"C'est de la magie."
Sora pivota sa tête ovale sur la gauche et aperçut une jolie poupée en robe, à demi cachée par de soyeux cheveux bleus qui lui camouflaient toute la partie inférieure du corps. La magicienne ne sembla pas aussi effrayée que Sora, cela dit, quand elle reprit en levant sa petite main dénuée de doigts devant elle:
"Je pense que le Manoir a changé notre apparence pour nous empêcher d'intervenir... "
"Mais pourquoi des poupées?" voulut savoir Sora, qui associait plutôt ça à un mauvais film d'horreur.
"Je pense… supposa Iwako en souriant adorablement sous ses grosses joues marquées de points rouges. Que c'est parce que Hayate aime les peluches. La salle doit penser qu'il fallait nous donner une forme rassurante pour elle..."
L'Elu de la Keyblade tourna son visage vers la défenseuse, toujours bien humaine, et la vit effectivement détourner le regard, une moue boudeuse accrochée sur sa frimousse. Il se souvint alors avec attendrissement de la peluche en forme de renard qu'il lui avait offerte, au tout début de leurs aventures, et qu'elle avait adorée…
"Vous vous rendez compte qu'on a failli être transformés en pralines en chocolat?" maugréa Riku qui n'arrivait même plus à croiser ses bras devant lui, car ils étaient trop courts.
"Passons… trancha Hayate mal à l'aise, toujours accroupie devant eux. Plus vite on sortira d'ici, plus vite vous retrouverez votre apparence usuelle. Vous pouvez marcher?"
Après une tentative infructueuse de la part des trois victimes du sortilège, qui devait être du point de vue de la défenseuse un spectacle à la fois tragique et adorable à voir, les jeunes guerriers en peluche pivotèrent négativement la tête, dépités.
"Non… siffla Riku en voyant Hayate ouvrir ses bras en grand. Je t'interdis."
Ignorant irrespectueusement l'ordre de son ami, la jeune femme attrapa alors ses trois amis entre ses biceps et se releva enfin, ce qui permit à Sora de pouvoir apercevoir le paysage qu'avait pris les songes de sa dulcinée… et quelle ne fut pas sa surprise de reconnaître ces lieux de cauchemars… ceux-là même qu'il avait partagés, quelques nuits, avec Ventus…
Un désert aride se déroulait sous ses yeux océan, à perte de vue. Le jaune ocre du sable se découpait à peine du ciel crépusculaire au-dessus d'eux, à l'intérieur duquel des nuages opaques semblaient se livrer une lutte acharnée pour filtrer le plus possible la faible lueur d'un soleil mourant. Une rafale de vent gifla Hayate en plein visage, griffant de ses grains la peau toujours de chair de la jeune femme. Sora, comme il se trouvait lové dans son coude gauche, sentit que Hayate avait resserré ses bras autour de lui dans une sorte de spasme durant quelques secondes, comme pour vérifier que ses amis se trouvaient toujours entre ses bras ou… peut-être parce qu'elle avait eu peur?
Lorsque le jeune homme en peluche suivit son regard clair, il comprit la raison de sa crispation: tout autour d'eux, sur des mètres et des mètres, se trouvaient, chaotiquement et à intervalles irrégulières… des Keyblades. Pointes plantées profondément dans le sol, leurs couleurs abîmées et rouillées par le temps, elles gisaient là, sans maîtres, telles les stèles de milliers de pierres tombales...
"Quel est… lâcha la voix de Riku, interdit. Quel est ce lieu?"
"La Nécropole des Keyblades" décida la voix de Ventus par la bouche de Sora.
De qui Riku voulait-il parler à ses compagnons?
Quel est le lien qui unit Hayate et Eraqus?
Et pourquoi la mémoire de Hayate est-elle liée à ce lieu fatidique?
Soyez prêt(e)s à faire masse de théories avec le prochain chapitre!
