Lirae revient enfin avec la suite du chapitre tant attendu! Et une jolie scène Riwako bien méritée en guise d'excuses pour ce long temps d'attente... Il s'agit donc d'une analepse, une scène se passant AVANT le dernier chapitre.
Mis à part le travail, le chapitre nous a demandé plus de travail que d'habitude, et la fin a été intégralement écrite avec Nsperis. On s'était imposé un challenge littéraire et nous avons le plaisir de vous annoncer que nous avons réussi à faire ce que nous voulions!
En vous souhaitant une agréable lecture!

Une heure auparavant...

"J'ai encore rêvé de Ven…"

Face aux soudains aveux de Iwako, Riku se mit à tousser brusquement, sous le choc, s'étranglant avec sa propre salive.

"Riku, s'exclama Iwako en posant une main sur le dos parcouru de soubresauts de son compagnon, inquiète. Ça va?"

"Un moucheron-" parvint à articuler le Maître de la Keyblade entre deux toussotements, tandis que son cerveau tentait de rembobiner le fil de ses pensées chaotiques.

"Tu as besoin de boire quelque chose?" continua la jeune femme en levant ses yeux améthyste au visage déformé du jeune homme.

"Ça va aller, répondit-il finalement en se frottant les yeux, s'efforçant de chasser la jalousie qui s'était si violemment emparé de lui. Mais plus important… Comment ça, tu as encore rêvé de Ventus?"

Le jeune Porteur se tourna vers sa promise, leurs doigts toujours entrelacés alors qu'ils s'arrêtèrent sous une pergola aux allures anciennes où était installé un petit banc en métal sculpté blanc. Sous la splendeur du ciel étoilé, les deux jeunes amants étaient illuminés par une lanterne ronde soutenue par une armature en ferronnerie dorée, dont la douce lumière semblait caresser avec tendresse les traits fins de la magicienne. Dans ce lieu où la nature avait repris le dessus, les fleurs papillionacées de la glycine florissante recouvrant de toute part les quelques constructions éparpillés dans les jardins autrefois minutieusement entretenus, le jeune Maître constata que la jeune femme avait des traits inhabituellement tirés, de subtiles cernes ornant le dessous de ses grands yeux en amande. Inquiet, le jeune homme posa délicatement une paume contre la joue pâle de la magicienne et souffla, en plongeant son regard turquoise dans ses yeux ternes:

"Tu as l'air fatiguée, Iwako."

"Je le suis, admit-elle en posant affectueusement sa main sur celle de Riku, toujours placée amoureusement contre sa joue parsemée de trois grains de beauté. Depuis que nous avons réveillés Ventus, je fais des rêves… étranges. Dans ce rêve, Ven tient un gros livre entre ses mains et je semble lui parler. Nous sommes à côté d'une fontaine et il a l'air très jeune - tout au plus âgé d'une dizaine d'années, je dirais. A côté de nous se tient une femme avec un masque en forme de… renard?"

"Iwako… intervint Riku, songeur, encourageant la jeune femme d'un mouvement de la main à s'asseoir avec lui sur le banc. Je sais que cela contredit toute logique mais… ce que tu décris me rappelle fortement l'un des prophètes... "

"Je sais, gémit-elle en se laissant tomber mollement sur le meuble métallique, visiblement soulagée de pouvoir partager ses inquiétudes. Ça n'a aucun sens mais j'ai vérifié dans le carnet à dessin de Hayate: c'est indéniablement le masque de Vulpeus."

"Donc, continua le Maître de la Keyblade en se tenant le menton, son expression figée par le plus grand sérieux. Toi et Ventus viendriez tous les deux du temps des contes de fée? En partant de cette hypothèse, d'autres points communs pourraient être significatifs, notamment la perte de votre mémoire respective ou encore l'étrange connexion qui semble s'être immédiatement établie entre vous... "

"Quelle étrange connexion?" l'interrogea aussitôt Iwako, levant un sourcil sceptique en direction du jeune homme.

"Ça crève les yeux! S'exclama Riku en levant les bras au ciel. Dès son réveil, il t'a protégé de son corps face aux Chercheurs qui nous attaquaient, vous avez tressé des couronnes de fleurs pour la tombe de son Maître défunt, vous cuisinez ensemble tous les jours, il vient dans ta chambre pour te parler alors que Sora et moi n'avons pas le droit d'y entrer, vous faites souvent des parties d'échec ensemble, vous étiez une équipe de choc, beaucoup trop synchronisée, face à Hayate et Sora - qui ont pourtant l'habitude de combattre ensemble - et je l'ai même vu une fois te tresser les cheveux!"

Face à tant de passion, Iwako leva les sourcils étonnés et demanda avec un petit sourire au coin des lèvres:
"Riku, tu ne serais pas jaloux par hasard?"

"Absolument, reconnut sans hésitation le jeune homme, tentant de maintenir sa dignité en croisant les bras de manière sévère. Mais qui ne le serait pas compte tenu de l'allure du personnage?"

Éclatant de rire face à tant de franchise, la magicienne se tourna vers son compagnon et prit derechef son visage angulaire entre ses deux fines mains, approchant son faciès du sien alors qu'elle affichait un air inhabituellement sérieux.

"Riku, commença-t-elle en le fixant de ses iris violacés avec une sincérité solennelle. Tu es très beau. Le plus beau."

Décontenancé, le Porteur écarquilla de manière comique ses yeux longilignes, ne s'attendant pas aux soudains compliments émis à son égard par l'élue de son cœur. Il tenta tant bien que mal de répondre mais fut pris de court alors que la magicienne encerclait ses bras autour de son cou et continua:

"Tu es brave, courageux et intelligent. J'aime la manière dont tu analyses excessivement tout et n'importe quoi, pour comprendre, pour nous protéger. J'aime aussi que parfois, toute ta maturité s'envole et que tu redeviens juste un individu perdu dans un monde trop vaste, comme moi."

"J'ai l'air si paumé que ça?" bougonna-t-il en affichant une petite moue insatisfaite, qui sembla contre toute attente réjouir son interlocutrice.

"C'est donc tout ce que tu as retenu de mes belles paroles réconfortantes? rétorqua-t-elle en laissant s'échapper un petit rire amusé, glissant quelques doigts sous la frange de Riku afin de dégager son visage. Décidément, on va devoir travailler un peu ton estime de toi."

"J'ai déjà fait beaucoup d'efforts."

" Oui, je sais. Et je ferai plus attention avec Ventus pour ne pas te provoquer inutilement des inquiétudes qui n'ont pas lieu d'être. Mais tu devras accepter que Ventus est mon ami et que je vais continuer à le fréquenter."
"Je n'avais aucune intention de te l'interdire, soupira-t-il agacé par lui-même. Tout ça, les trucs romantiques, c'est nouveau pour moi et il semblerait que je sois assez nul. Ne t'en fais pas. J'ai juste fait une crise insensée."

Adressant un de ses rares sourires à la magicienne, il posa son front contre celui de la jeune femme et murmura avec reconnaissance.

"Merci d'avoir pris le temps de me rassurer... Mais passons. Tu me parlais de quelque chose d'important et je t'ai interrompu, excuse-moi. Dis-moi, il y a une suite à ton rêve?"

"Oui, il y en a bien une, confirma Iwako en se rasseyant confortablement sur le banc en métal nacré. Enfin, si on peut parler de "suite". En réalité, c'est plus comme deux rêves séparés qui ont tendance à s'enchaîner. Dans la seconde partie, je suis dans le noir et je ne vois rien."

"Rien du tout? s'enquit le Maître de la Keyblade, déconcerté. Pourtant, ta vision nocturne est hors pair…"

"Ma vision l'est, c'est juste. Mais peut-être qu'elle ne l'était pas à l'époque… ou que ce n'est pas de moi que je rêve? Je ne suis pas sûre…"

"Est-ce que tu te rappelles de sons ou de sensations peut-être?"

"Hm… réfléchit la jeune femme un moment, tentant de se remémorer les vagues souvenirs oniriques qui semblaient la poursuivre. Je me souviens d'un sol froid. Je suis assise par terre et je semble… ne pas pouvoir partir."

Perplexe, Riku chercha une explication plausible à transmettre à la magicienne mais réalisa qu'il se contentait de brasser du vide et que les devinettes n'étaient pas réellement son fort. Sans informations supplémentaires, il dut s'avouer vaincu.

"Je propose qu'on en parle aux autres. Peut-être Ventus aura-t-il une idée, étant donné qu'il apparaît dans ton premier rêve."

"Je pense aussi…accepta la magicienne en faisant une petite moue. Mais pas tout de suite. Pour le moment, j'aimerais juste rester avec toi... Je suis bien là et j'ai envie d'en profiter avant qu'on reprenne les dilemmes existentiels et les quêtes impossibles."

"Mais qui serais-je pour te refuser une requête si adorablement formulée?" lâcha Riku en pouffant avec amusement, resserrant un bras autour de la taille de la magicienne avec affection.

Lentement, Iwako posa sa tête sur l'épaule robuste de Riku et les deux amoureux gardèrent volontairement le silence durant quelques minutes, profitant de la présence de l'autre tandis qu'ils restaient assis dans ce lieu romantique, yeux clos et mains dans la main, à l'image d'une peinture d'un ancien temps. Autour d'eux, le son paisible des criquets émanait d'entre les feuillages luxuriants qui les encerclaient de toute part, les grappes de fleurs de la glycine au-dessus de leur tête libérant un parfum exaltant alors que la mystérieuse lueur d'une pleine lune rutilante éclairait ses pétales violacés. Sentant finalement l'élue de son cœur se mouvoir, Riku baissa le regard sur le haut de sa tête tandis que celle-ci se retirait de leur étreinte, levant les yeux vers son compagnon, un sourire excité accroché aux lèvres.

"J'ai quelque chose pour toi, annonça-t-elle avec fierté, fouillant dans une poche de son manteau couleur lila. J'ai pensé que ça irait bien avec ta nouvelle Keyblade..."

Sur ces mots, la magicienne extirpa un petit paquet en tissus pliés de son vêtement et le tendit à Riku, une expression de légère timidité accompagnant son geste. Acceptant le présent inattendu de ses deux mains reconnaissantes, le Maître de la Keyblade déplia délicatement le drapé qui dissimulait une petite chaîne argentée au bout de laquelle était accrochée une lanterne orangée surmontée d'ailes et forgée à partir de délicates branches métalliques.

"Un porte-clé?" comprit-il, ému.

"Oui, acquiesça la jeune femme en hochant la tête. Il te plaît? J'ai vu que ta nouvelle Keyblade n'en avait pas et… je me suis dit que ça rappelerait notre petite balade en barque durant l'anniversaire de Raiponce…"

"Je l'adore", lui répondit derechef le Porteur, touché par l'action de sa dulcinée et s'empressant de matérialiser sa Keyblade pour y accrocher le symbole de leurs souvenirs communs.

Le Maître de la Keyblade tendit son arme devant lui afin d'admirer l'œuvre combinée de leur couple, esquissant une série de moulinets qui firent tinter la petite chainette. Cessant sa démonstration, il se tourna vers Iwako, un grand sourire reconnaissant aux lèvres, et voulut lui exprimer sa gratitude quand soudain, le souvenir d'une conversation avec Sora heurta violemment son esprit.

"Attends! réalisa-t-il en écarquillant les yeux devant sa propre bêtise. Moi aussi j'ai une surprise pour toi!"

Comme piqué par une guêpe, et sous les yeux étonnés de sa promise toujours assise sur le banc, Riku sauta promptement sur ses jambes et bredouilla, hâtivement:

"Je reviens! Bouge pas!"

"Où veux-tu que j'aille? plaisanta tendrement la jeune femme en replaçant une mèche de cheveux bleus sur son épaule, dégageant de ce fait son épaule et sa nuque blanches. Mais reviens vite."

Après un dernier sourire en sa direction, Riku ouvrit un portail de ténèbres menant à l'intérieur du vaisseau gummi et y sauta derechef, espérant de toute son âme que Sora ait terminé le bijou qu'il avait proposé de lui confectionner...

/ / /

Riku sentit les semelles de ses bottes entrer en contact avec l'herbe et cligna plusieurs fois des paupières, afin d'habituer ses pupilles à l'obscurité omniprésente. Après s'être rapidement passé la main dans les cheveux, il tourna son visage altier de droite et de gauche, cherchant son objectif de son regard turquoise. Il finit par repérer la jeune femme qu'il cherchait, assise sous une pergola recouverte d'une glycine et chaudement éclairée par la lumière d'un réverbère sphèrique. Après une profonde inspiration pour chasser les dernières onces d'hésitation, il gonfla le torse et s'avança vers elle avec assurance, se recentrant sur sa prime mission. Étourdi par le parfum enivrant des glycines environnantes, il dévisageait la jeune femme qui se leva pour aller à son encontre, ses iris améthyste brillant dans la nuit tels deux astres scintillant d'affection à son égard. Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait et pourtant, il en fut parfaitement ébloui. Un amour comme il n'en avait jamais connu auparavant se lisait dans le regard captivant de la magicienne, qui s'avançait lentement pour le rejoindre. Chacun de ses pas aériens semblaient suspendre le temps alors que sa longue traîne de cheveux bleutés dansait dans la brise légère d'une nuit d'été, la pâleur de son teint contrastant avec l'obscurité ambiante telle la lune dans un ciel d'encre. Comme dans un rêve, la lumière d'une voie lactée fulminante peignait la toile céleste d'un moment intime et partagé entre deux amants. Riku sentit sa respiration se bloquer par l'indignité, ne se sentant pas méritant de recevoir pareil amour. Son cœur le lançant dans sa poitrine, affolé, le jeune homme eut un bref mouvement de recul. Il lui avait volé ce regard.

"Riku", l'appela-t-elle tout en affichant un sourire éblouissant, tendant une main délicate en sa direction dans l'expectative d'un geste réciproque.

Son cerveau en pause, il avança bêtement sa main vers celle lui étant si gracieusement offerte, les doigts de la jeune femme enlaçant les siens avec complicité alors qu'elle le tirait vers elle, un rire enjoué résonnant dans le silence de la nuit.

"Qu'est-ce que tu faisais pendant tout ce temps? l'interrogea-t-elle en levant les yeux vers le visage angulaire de son interlocuteur perdu. Je commençais à me demander si tu m'avais abandonnée."

Riku avait tout planifié dans sa tête: le déroulement exact de son plan, chaque parole qu'il devait prononcer, chaque geste qu'il devait effectuer. Or, en observant la magicienne ici, sous ce firmament perlé de lumière qui baignait la scène d'une lueur quasi irréelle, il perdit tous ses moyens.

"Euh, bégaya le jeune homme avec inélégance. Je… j'étais… avec Sora!"

"Avec Sora? s'étonna la jeune femme en équarquillant de manière tout à fait charmante ses grands yeux en forme d'amande. Tu m'a parlé d'une surprise...qu'est-ce que Sora vient faire là dedans?"

"T-tu sais comment est Sora, paniqua Riku en cherchant ses mots, ses pupilles paniquées valsant dans le décor telles celles d'un acteur ayant oublié son texte au milieu de la scène. Il m'a retenu plus longtemps que nécessaire."

"D'accord…?" souffla la jeune femme en l'observant d'un air suspicieux tout en haussant un de ses sourcils arqués.

Face à ce regard, Riku se figea telle une antilope face à une panthère noire, réalisant son erreur. Il ferma momentanément les yeux pour faire le vide dans son esprit, tentant de chasser son appréhension et réorganisant ses idées en y intégrant les nouvelles informations obtenues.

"Excuse-moi, reprit-il après s'être raclé la gorge, posant une main affectueuse sur la joue gauche de la magicienne. Ne parlons pas de Sora. J'ai la surprise sur moi mais avant ça j'aimerais qu'on marche un bout… si ça te convient."

"Tu veux qu'on retourne vers les belles de nuits?" l'interrogea alors la magicienne, une étincelle dans ses prunelles.

"Oui, répondit le jeune homme en plongeant son regard dans les iris violacées de la Porteuse alors qu'il sentait ses propres yeux trembler sous l'effet de l'émotion. J'aimerais beaucoup. Rien que toi et moi…"

Main dans la main, les silhouettes des deux jeunes gens s'éloignèrent des lumières du jardin nocturne, se dirigeant d'un pas flegmatique vers l'arche délimitant le commencement du chemin de ronde. D'un mouvement naturel, la magicienne passa son bras sous le biceps de Riku et l'enlaça de ses deux mains, tout en posant tendrement sa joue contre son bras.

"Riku, murmura-t-elle d'une voix douce, resserrant ses bras dans un mouvement réconfortant. Pour terminer notre discussion de toute à l'heure, je voulais juste te dire: Merci d'être là pour moi… merci… d'exister dans mon monde sans souvenirs."

Derechef, une souffrance terrible transperça le poitrail du jeune homme tel un poignard et la douleur de la réalité l'empêcha de faire un quelconque pas supplémentaire. Figé telle une allégorie tragique, Riku se tourna d'un geste rapide en direction de son interlocutrice et aperçut, à cet instant exact, une ombre se détacher de la lumière du château éclairé derrière la magicienne. Quelqu'un se dirigeait vers eux à pas rapides et il comprit que le temps jouait en sa défaveur.

"Tout compte fait, s'empressa-t-il de souffler hâtivement en direction de la jeune femme, dont l'attention était entièrement focalisée sur lui. J'aimerais te montrer la surprise tout de suite."

Tapotant un instant ses poches à la recherche de l'objet clé, le jeune homme finit par en extirper une magnifique datura, fleur blanche aux pétales en forme de cloche.

"Regarde bien cette fleur", continua-t-il en plaçant la délicate plante devant le faciès intrigué de la jeune femme, confiante. Ma surprise est cachée à l'intérieur..."

Curieuse, la magicienne approcha son visage de la main de Riku et, lorsqu'elle fût suffisamment proche, celui-ci se pencha diligemment en avant et souffla promptement sur les pistils de la fleur. Aussitôt, un petit nuage de spores s'envola en direction du visage ovale de sa cible, qui papillona des cils, l'air déconcertée.

"Mais qu'est-ce que…"

Ce fut à cet instant qu'un cri déchira le silence de la nuit:

"IWAKO! NON!"

Confuse, la dénommée se tourna en direction de la voix désespérée et Riku distingua enfin le reflet argenté de la chevelure de l'individu qui courait de toutes ses forces à leur rencontre. Comprenant qu'il était l'heure de quitter la scène et ayant terminé de jouer son rôle, le jeune homme se permit alors de se libérer de toute illusion: dans un nuage de ténèbres, ses cheveux coupés courts reprirent leur longueur d'origine, de longues mèches argentées se déroulant sur ses épaules à nouveau vêtues de son manteau noir comme une cascade de mercure alors que ses yeux turquoise se tintèrent progressivement d'un orange menaçant. Croisant le regard sidéré de sa victime, qui parut soudain comprendre la mascarade dont elle était victime, Néo Riku lui adressa un sourire attristé tandis que les paupières de la magicienne se fermaient lentement, dissimulant ses exceptionnelles iris améthystes. Elle vacilla et le jeune homme s'empressa de rattraper le corps fin qui chutait contre sa volonté en direction du sol. Inconsciente, elle reposait désormais sur le torse de son ennemi, qui la souleva délicatement de terre tout en ne pouvant détacher ses yeux des trois grains de beauté ornant sa joue de porcelaine. Se hâtant d'ouvrir un passage obscure de son bras libre, Néo Riku s'autorisa un dernier regard en direction de son double et lui jeta un sourire victorieux avant de plonger de tout son corps dans l'abîme de ténèbres qu'il avait créée.

Vous avez sans doute compris la nature de notre challenge... Et le titre.
Mais nous sommes intéressés: à quel moment avez-vous compris?