[MaJ Août 2021]

Note de l'auteur : Bonjour à tou(te)s ! Aujourd'hui, on se laisse guider par Hannah à travers notre histoire. Je dois avouer que comme JKR n'a pas vraiment développé le personnage, j'en ai un peu fait ce que je voulais mais j'aime beaucoup cette Hannah. J'espère qu'il en sera de même pour vous au fil de l'histoire...

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Le chapitre précédent n'a pas émulé les foules mais n'hésitez pas à commenter et reviewer, je vous répondrais avec plaisir ! Trêve de blabla !

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Bonne lecture et à très vite !


Chapitre 22 – Hannah

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- « Dégage de là, Nott ! T'as rien à foutre ici ! »

Hannah se retourna vivement et vit un grand brun, qu'elle supposa, dans la pénombre, être Théodore Nott, une baguette plantée sur son torse. Au bout de celle-ci, ne se tenait nul autre qu'un George Weasley au visage fermé.

- « Douce Helga ! », se dit-elle. Il n'était pas même quinze heures et le rouquin faisait déjà du grabuge dans son club.

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- « Pour qui vous prenez-vous, vous, pour me dire ce que j'ai à faire ? » demanda le brun d'une voix hautaine.

- « Fous le camp avant que je me fâche ! », répondit l'enfant terrible Weasley.

Elle n'aimait pas ça. Oh, non, elle n'aimait pas ça du tout. Comme elle, les rares clients qui, une seconde plus tôt, sirotaient leurs boissons, se figèrent. Avant qu'ils n'aient pu esquisser le moindre mouvement, le brun leva sa baguette droit devant lui et jeta un sort.

Hannah lâcha le plateau qu'elle tenait en main et se précipita vers eux, saisissant sa propre baguette au passage. C'était bien la toute première fois qu'on se battait ici et Merlin savait qu'elle ne s'y était jamais réellement préparée.

George n'eut aucune difficulté à parer le sort mais ne put empêcher une table d'exploser derrière lui, envoyant çà et là des éclats de bois.

Une grande brune qu'elle reconnue pour l'avoir côtoyée à Poudlard, mit fin au carnage en figeant sans préavis les deux hommes.

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Pansy Parkinson, puisqu'il semblait bien que ce fut elle, malgré la lumière tamisée, les toisa de toute sa hauteur avant de les libérer de son emprise et de les interpeller, chacun leur tour, sa baguette pointée devant elle.

- « Théo, tu t'en vas et tu m'oublies !

- Pans'...

- Pars ! » cria-t-elle, perdant toute maîtrise. Baissant à peine d'un ton, elle continua dès que Théodore eut tourné le dos, l'air profondément vexé « Et toi, Weasley ! Non mais pour qui te prends-tu ?

- J'essayais juste te sauver la mise ! Pas la peine de monter sur ton hippogriffe !

- Je ne t'ai rien demandé, Par Salazar !

- Quand je vois un type agresser une femme, je ne vais pas le laisser faire sans rien dire !

- Il me tenait le bras, Weasley, c'est tout. J'étais tout à fait apte à me défendre toute seule !

- Tu es sérieuse ? J'essayais juste de t'aider !

- Abstiens-toi la prochaine fois ! Je n'ai pas besoin d'un scandale de plus dans ma vie !

- Non mais, tu es vraiment sérieuse ?

- ... » Ses yeux, rétrécis à deux fentes, auraient pu lancer des éclairs.

- « C'est bon, j'ai compris. T'es une femme forte et indépendante ? Et bien tu sais quoi, la prochaine fois, tu te débrouilleras toute seule. »

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Hannah qui n'avait osé intervenir, regarda George rejoindre le bar à pas vifs. Elle ne savait pas ce qui s'était réellement passé mais de son point de vue, leurs réactions à tous semblaient absolument disproportionnées.

La brune avait l'air d'un chaudron prêt à exploser et George ne semblait pas en meilleur état. Mandy passait de table en table pour rassurer les clients, leur faisant momentanément oublier ce qu'il venait de se passer. La blonde se tourna vers la jeune femme, décidée à en savoir plus.

- « Hum, ça va ?

- Ça a l'air d'aller ? » Répondit Pansy avec humeur.

- « Tu veux boire quelque chose ? Offert par la maison. » lança Hannah avec un sourire.

- « Je contribue à détruire ton mobilier et tu m'offres un verre ? Dis-moi plutôt ce que je te dois pour la table et je m'en irai...

- Ne dis pas n'importe quoi. On arrangera ça en un tour de main, ne t'inquiète pas pour ça. Tu as vraiment l'air d'avoir besoin d'un remontant. Viens. »

Elle la trouvait vraiment pâlotte, la Parkinson, d'habitude si fière et si sûre d'elle. Elle la poussa vers le bar en prenant garde à la placer du côté opposé à celui qu'avait choisi George. Il ne lui semblait pas nécessairement opportun d'envenimer les choses un peu plus.

- « Tiens, c'est de notre réserve personnelle »

La brune ne lui demanda même pas ce que c'était avant de l'avaler, cul-sec et de s'étouffer aussitôt. Quand elles distillaient de l'eau-de-vie à la citrouille, Hannah et Mandy n'y allaient pas de main morte.

Elle eut besoin d'un deuxième verre pour enfin décrocher autre chose qu'un vague remerciement.

- « Abott, je suis encore désolée pour ce qu'il vient de se passer. Si j'avais su que ça se passerait comme ça...

- Pansy. Je peux t'appeler Pansy ? Bien. Pansy, ce type... c'était pas celui que tu étais censée épouser ? »

La brune confirma en ânonnant de la tête.

- « On ne s'était quasiment pas vu depuis la fin de la guerre. On s'est recroisé, il y a quelques mois et c'est seulement la deux ou troisième fois qu'on se parle vraiment depuis qu'il est sorti... »

Hannah se pencha instinctivement en avant, se rapprochant de la brune

- « Oh, c'est vrai... il était à Azkaban » chuchota-t-elle, presque pour elle-même tandis que Pansy approuvait d'un signe de tête

- « Je crois que ça s'est moins bien passé que ce à quoi je m'attendais » rit la brune sans arriver à cacher une certaine rancœur. « Je n'sais même pas à quoi je m'attendais... Oh, Merlin ! Je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça !

- Parce que les barmaids sont les meilleures confidentes du monde ! » s'exclama Hannah dans un clin d'œil.

Elle ne savait pas pourquoi mais, tous les jours, elle en avait la confirmation. Elle ne comptait plus le nombre de secrets d'alcôves qu'elle partageait avec ses clients. Elle n'allait définitivement pas cracher sur une nouvelle histoire croustillante.

C'était encore mieux que les romans de Van Allen [1]. De l'amour, du sexe, de la passion, de l'adultère, des partenaires d'une nuit ou d'une vie, elle en voyait défiler de toutes les couleurs ! Les histoires de George à elles seules lui auraient permis d'écrire une œuvre en cinq tomes sans difficulté.

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- « Les premières fois que nous sommes sortis, tout s'est bien passé » chuchota Pansy. « C'était même mieux qu'avant. On avait plus la pression de nos parents... C'était comme si on pouvait faire sauter certains carcans…

- Vous vous sentiez maître de votre destin ?

- Oui, je suppose que c'est quelque chose comme ça. On a discuté de ce qu'on devenait maintenant que la guerre est derrière nous, de ce qu'on espérait, c'était plutôt pas mal même si on a pris des chemins très différents... Je me suis dit que c'était une bonne chose de le revoir, c'était comme retrouver un repère.

- Oui ?

- Mais je me suis juste plantée. Lui, il s'en fout que je sois devenue une femme indépendante qui élève seule un gosse. Il s'en fout que j'arrive, toute seule, à payer mon loyer, à m'occuper de mon fils ou que j'ai commencé à prendre des cours pour ne pas être seulement une mère célibataire »

Hannah posa instinctivement sa main sur le bras de Pansy et lui resservit un verre qu'elle refusa. Elle ne pouvait pas se permettre de rouler sous le bar alors qu'Ashley l'attendait à la sortie de la Magicrecherie. Elle continua presque pour elle-même.

- « Lui, il s'en fout que je m'en sorte. Tout ce qu'il a retenu, c'est que je suis une garce qui s'est tapé le premier venu et qui lui a fait un gamin dans le dos !

- Pansy ! Ne dis pas ça !

- Si. Il faisait l'enjôleur simplement pour avoir ce qu'il n'avait jamais eu avant. »

La blonde fit une moue plus qu'expressive à laquelle Pansy donna son approbation, hochant la tête en roulant des yeux.

- « Une maîtresse cachée ! Sérieusement, j'ai l'air d'une femme qu'on baise et qu'on cache ?! » S'offusqua-t-elle encore.

La blonde secoua la tête en signe de négation.

- « Il... il a osé te dire ça comme ça ?

- Non » reprit Pansy dans un sourire triste. « Théo est plus subtil que ça mais j'ai quand même pris la mouche quand j'ai compris et... » Elle baissa d'un ton. « Il n'aime pas qu'on lui dise non.

- Oh.

- Il commençait à se montrer un peu trop insistant quand Weasley est intervenu et... et à partir de là, tu sais tout.

- Je suis désolée Pansy. Ce n'est jamais facile d'être déçue par un homme »

La brune ricana. Non, ce n'était pas facile et elle n'en avait fait que l'amère expérience une fois de plus. Ce n'était pas réellement une surprise. Elle n'avait jamais été que déçue par les hommes, dès qu'il y avait eu un peu plus que de l'amitié en jeu.

Fermant les yeux, elle tenta de retrouver un semblant de sérénité. Elle allait reprendre le cours normal de sa vie, allait récupérer Ashley et ferait de lui un homme bien, un qui pense avec sa tête et qui respecte son prochain. Elle fit mine de se lever.

- « Merci pour le verre Ab... Oh, je n'y crois pas !... Je ne sais même pas quel est ton prénom...

- Hannah. Je m'appelle Hannah.

- Merci pour le verre Hannah. Si tu changes d'avis, pour le mobilier détruit, n'hésite pas. Je paye toujours mes dettes. »

La blonde secoua la tête en souriant et la regarda s'éloigner doucement jusqu'à ce que George envahisse son champ de vision, prenant place face à elle. Elle ne put voir la jeune femme percuter de plein fouet un autre brun dont l'esprit, presque autant que celui de Pansy, s'était égaré dans un monde bien lointain.

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- « Si tu veux mon avis, Hannah Phore [2], cette fille, elle est bizarre ! »

Hannah offrit un sourire au rouquin, préférant ne pas relever. On ne pouvait définitivement pas demander à George Weasley de comprendre les subtilités de l'esprit féminin.

- « Franchement, c'était quoi son truc là, à jouer la guerrière comme si j'avais empiété sur ses plates-bandes ? Ça m'apprendra à aider mon prochain, tiens !

- Georgie... elle est juste malheureuse.

- Si tu veux mon avis, c'est plutôt que ça lui faisait mal de se faire aider par un Gryffondor comme moi ! C'est ça, d'avoir trop de fierté !

- Je crois plutôt qu'elle a réagi comme une femme qui sait ce qu'elle veut.

- Oh, arrête ! Tu ne vas pas me dire que t'aurais réagi comme elle. Je suis persuadé que tu aurais su reconnaître que j'ai agi comme un gentleman.

- Ou comme un macho qui pense que les sorcières ne savent pas se défendre toutes seules...

- Tu plaisantes, j'espère ?

- A moitié, Georgie, à moitié… Je pense que si elle avait vraiment eu besoin d'être secourue, elle aurait fait en sorte d'appeler à l'aide et qu'on est en droit, en tant que femme comme en tant qu'homme, d'avoir la possibilité de se défendre seule.

- Mais ! Tu.

- Réfléchis-y juste un instant, George. » Le coupa-t-elle. « C'est peut-être 'gentleman', comme tu le dis, de vouloir sauver la veuve et l'orphelin mais... Est-ce que nous sommes nécessairement sans défense parce que nous sommes des femmes ?

- … »

Elle lui sourit alors qu'il se renfrognait, n'osant même pas contre-argumenter.

- « Les femmes se sont autant battues que les hommes pendant les différentes guerres. Nous ne nous sommes pas plus cachées, nous n'avons pas moins torturé ou tué que vous, les mâles...

- Non, mais...

- Mais vous, les hommes, vous avez ça dans le sang. Vous préférez oublier que nous sommes aussi puissantes que vous ! Vous n'arrivez pas à vous empêcher de vouloir sauver des sorcières en détresse. Même quand elles ne sont pas en détresse ! » termina-t-elle dans un clin d'œil.

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George lui sourit, peu convaincu mais ne voyant pas l'intérêt de la contredire. Elle n'avait peut-être pas tort, son raisonnement se tenait d'ailleurs tout à fait mais elle n'arriverait jamais à lui ôter de l'idée que, quand même, son geste n'était qu'altruiste et plein de bonté, pour une fois. Et qu'on aurait dû le remercier de ses penchants chevaleresques !

- « Et bien, ça ne me console pas avec la nature humaine, Hannah Coluthe [3]. La prochaine fois, il peut bien y avoir n'importe quel cataclysme, je resterais en tête à tête avec mon verre et on ne bougera pas le petit doigt, lui et moi.

- 'Eux' et toi, tu veux dire !

- Oh, c'est bon, Madame La Morale ! Si tu continues, je retourne au Chaudron Baveur !

- Et Tom m'appellera aussitôt à l'aide pour te traîner hors de son pub ! Il a enfin réussi à se débarrasser de toi, si tu crois que c'est pour te récupérer à la première occasion !

- Oh ! Vous êtes bien impertinente, Mademoiselle !

- C'est ce qui te plaît, chez moi, reconnais-le !

- Oui, je crois bien que vous me plaisez, Mademoiselle ! » Répondit-il du tac-au-tac.

Hannah, qui s'apprêtait à répliquer, resta bêtement bouche bée. Elle ne s'attendait pas à ce que George lui fasse du gringue aussi ouvertement. Pas après tout ce temps à le côtoyer où ils s'étaient gentiment chercher des noises mais où jamais elle n'avait entraperçu ne serait-ce qu'une once d'intérêt de sa part.

Elle savait comment George charmait les femmes. Elle l'avait observé plus qu'elle n'en avait eu besoin. Elle l'avait vu faire du rentre-dedans sauvage avec certaines et se montrer plus subtil avec d'autres. Elle connaissait les mots qu'il utilisait, les intonations qu'il prenait, les gestes qu'il avançait.

Jamais elle ne s'était imaginé qu'il en ferait un jour réellement usage avec elle. Elle n'était pas assez jolie, ni assez intelligente. Elle, elle n'intéressait que les hommes trop timides pour aborder les autres femmes, celles qui étaient belles.

Hannah s'était toujours dit qu'elle n'aurait que les restes. Il n'y avait qu'à voir ceux qui l'abordaient parfois. Des hommes patauds, des introvertis qui se sentaient mis en confiance par sa bonhomie à elle.

Elle était une vraie gentille. Elle le savait. Elle n'attirait pas les séducteurs. Elle ne plaisait pas aux hommes impertinents, ni aux Don Juan. Elle plaisait aux gentils un peu moches. Elle ne devait pas plaire à George.

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- « Oh, Hannah Strophe [4]. Si j'avais su avant que c'est comme ça que je te clouerai le bec, j'aurais commencé plus tôt !

- Ce n'est pas drôle, George »

Elle ignora superbement le sourire éclatant du rouquin, essayant tant bien que mal de garder un visage impassible. Elle aurait eu envie d'être flattée mais elle se sentait davantage vexée, ayant l'horrible impression qu'il ne cherchait qu'à rire d'elle, comme s'il avait cerné l'attirance qu'elle ressentait pour lui.

- « Je ne plaisante pas ! Et je préfère quand tu m'appelle Georgie. J'ai l'impression que tu m'aimes un peu, comme ça.

- Arrête, George ! Ce n'est pas sympa de te moquer de moi.

- Mais je suis extrêmement sérieux ! Pour toi, je suis disponible quand tu veux ! »

Le rouquin lui avait pris la main et s'était exclamé avec tellement d'aplomb qu'elle ne put s'empêcher de rire.

- « D'accord, j'ai saisi. Mais, tu vois, George, je suis une fille respectable, moi

- Justement ! » approuva-t-il en levant l'index.

- « Je suis respectable ET je ne m'intéresse pas au premier péquin venu ET

- Hey ! Je ne suis pas n'importe qui ! » objecta-t-il, d'un ton un brin vexé.

- « ET j'ai besoin d'un peu plus qu'une jolie phrase pour être séduite, Monsieur. Alors vous êtes bien loin du compte ! » conclut-elle en retirant prestement sa main de celle de George qui s'amusait à en caresser le dos avec son pouce.

- « Mais tu ne dis pas non !

- Je.

- Tttt-tttt ! Tu n'as pas dit non ! Je prends note.

- George !

- Tu finiras par craquer ! … Oh ! Tu peux lever les yeux au ciel, si tu veux. Foi de George Weasley, tu succomberas à mon charme ! »

Elle se demandait si, comme elle le pensait, son teint avait vraiment viré au vert. Si c'était le cas, elle n'avait aucun doute que la couleur devait horriblement jurer avec la rougeur qu'elle sentait affluer par vague sur ses joues.

Et, définitivement, ce camaïeu ne devait pas arranger la vision globale de ces vingt kilos de trop... Est-ce que c'était réellement une goutte de sueur qu'elle sentait courir le long de sa colonne vertébrale ?


Verdict ? Cette pauvre Hannah va-t-elle se remettre des assauts d'un cas désespéré tel que George ? Pansy sera-t-elle toujours déçue par les hommes ? Mais que va-t-il donc se passer... Tadidadou... La suite au prochain épisode !

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Van Allen [1] : CQAP : Georgina Van Allen est un auteur à succès de romans à l'eau de rose dont Ginny est une fervente adepte. Hermione, au contraire, la méprise dans les grandes largeurs.

Hannah Phore [2] : Une anaphore est une figure stylistique consistant à commencer des vers, des phrases ou des ensembles de vers ou de phrases par le même mot ou le même syntagme, provoquant un effet musical qui donne plus d'énergie au discours

Hannah Coluthe [3] : Une anacoluthe est une figure stylistique qui amène une rupture volontaire de la construction syntaxique usuelle tout en conservant le sens et la facilité de compréhension d'une expression (Racine était un adepte des anacoluthes, par exemple).

Hannah Strophe [4] : Une anastrophe est une figure de style (encore une) qui se manifeste par un renversement de l'ordre habituel des mots (ex « sa vie durant » pour « durant sa vie »). En phonétique, l'anastrophe renvoie à un renversement dialectal, ex « chéssé » pour « sécher ». Et les chauchettes de l'archiducheche...