[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Votre Nowel fut beau et fastueux ? Tant mieux !
Après le louuuurd chapitre de lundi dernier, nous partons vers du plus léger, aujourd'hui. Un chapitre plein de dialogues de haute volée (hum, hum), de révélations, de suspens, de... non, rien de tout ça, juste plein de dialogue et un instant de vie de notre petit couple central...
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Comme je ne le dis jamais assez, je remercie encore et toujours ceux et celles, surtout celles en fait, qui commentent mes pattes de mouches, et tous ses lecteurs anonymes et silencieux... Il est certain que je ne leur en voudrais pas s'ils se montraient subitement prolixes...Qui sait, peut-être un jour auront-ils envie de dire quelque chose, eux aussi... Brèfle ! Trêve de blabla !
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Bonne lecture et à très vite !
Chapitre 26 – Draco
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- « Je peux savoir ce que c'était, ça ?
- Je lui souhaitais son anniversaire, Malefoy. Tu sais, c'est un truc que font les gens civilisés » répondit Hermione en souriant.
- « T'étais pas obligée de l'embrasser pour autant » marmonna-t-il, renfrogné. « Je croyais que vous aviez décidé que vous ne pouviez pas être amis ?! »
Le soupir las qu'elle émit n'agaça que davantage Draco. Juste avant Noël, les journaux avaient tartiné leurs pages d'insinuations scabreuses concernant le retour de sa belle entre les draps du plus jeune fils Weasley.
Depuis, ces foutus journaux n'avaient eu de cesse de publier, encore et encore, cette photo ambiguë saisie lorsque Hermione avait salué La Belette à la sortie de la boutique de farces et attrapes.
Le Matamagic avait si bien fait son boulot cette fois-là que l'angle de prise de vue laissait facilement croire que leurs lèvres s'étaient frôlées. Draco n'avait beau avoir aucun doute quant à la fidélité de sa compagne, il ne supportait vraiment plus les insinuations persiflées çà et là.
Il appréciait encore moins de la voir approcher ce type. Si, de surcroît, elle s'amusait à le provoquer en l'enlaçant devant lui, il ne répondait plus de rien.
- « Malefoy... Je lui ai juste souhaité un bon anniversaire ! Ce n'est pas la peine d'en faire une maladie !
- Je n'en fais pas une maladie. Tu fais ce que tu veux. Je serais qui pour t'empêcher de retomber dans les bras de Weasmoche ?!
- Draco ! » S'exclama Hermione
- « Quoi ? J'ai tort peut-être ? La prochaine fois, ce sera quoi ? T'accepteras d'aller boire un verre chez lui et une chose en entraînant une autre, en souvenir du bon vieux temps...
- Tu n'es pas sérieux, Draco ?!
- … » Se renfrogna-il, préférant ne pas répondre.
- « Non mais qu'est-ce qu'il te prend, là ?
- Ça te plairait, toi, peut-être, si j'embrassais mes ex devant toi ?
- Je ne vois pas le rapport » cracha-t-elle en levant les yeux au ciel, agacée.
- « Eh bien, tu veux que je te dise ? Tu le sauras très bientôt ! » La provoqua-t-il en lui tournant le dos et en s'éloignant dans une direction au hasard.
- « Draco ! Draco ! Qu'est-ce que tu veux dire ? » s'exclama Hermione en le rattrapant.
Il ne répondit pas. Elle n'avait qu'à se poser des questions, elle aussi. Elle comprendrait un peu ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il la voyait esquisser un sourire à Weasley ou qu'ils se saluaient comme s'il n'était pas là.
- « Draco ! Par les caleçons de Merlin, arrêtes de faire l'enfant et réponds-moi !
- Tu veux vraiment qu'on fasse une scène de ménage en pleine rue ? Les cinq dernières minutes ne t'ont pas suffi ? » siffla-t-il avec un sourire aussi féroce que narquois sans lâcher le regard désormais orageux de la brune.
Il se rendait bien compte qu'il exagérait et qu'ils étaient partis pour une dispute houleuse mais il n'avait pas envie de revenir en arrière. Elle n'avait pas à fréquenter l'autre. C'était tout. Perdu dans ses yeux colériques, il ne s'aperçut même pas que Hermione agrippait son poignet.
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Une seconde plus tard, ils se retrouvaient dans leur appartement et avant que Draco n'ait pu s'en rendre compte, elle avait disparu de son champ de vision. Il se retourna et la vit accrocher brusquement son manteau et son écharpe à la patère près de l'entrée en marmonnant des propos indistincts.
Levant les yeux au ciel à son tour, passablement énervé, il s'affala sur le canapé après avoir jeté ses propres effets sur l'accoudoir et attendit qu'elle revienne, ce qui ne tarda pas. Elle s'adossa à la baie vitrée, face à lui, en croisant les bras et, à nouveau, ils se jaugèrent avec défi.
- « Alors, je peux savoir, maintenant, ce que signifie ton délire ?
- Ce n'est pas un délire. Astoria est même déterminée à me récupérer » ne put-il s'empêcher de préciser en levant le nez, avec un brin de fierté déplacée.
- « Et alors ? Je devrais m'inquiéter pour une gamine que tu as quittée parce que tu t'emmerdais avec elle ?
- Ce n'est pas moi qui l'ai quitté, je te rappelle... » Précisa-t-il en levant un sourcil.
- « Ça ne change rien » affirma Hermione en roulant les yeux, de plus en plus agacée.
- « Tu veux me faire croire que ça ne te ferait rien si je la revoyais ? » demanda-t-il d'un ton à nouveau trop provocateur.
- « Si je n'avais pas l'impression que tu cherches seulement à me blesser, je ne vois pas pourquoi je m'inquièterais mais il est évident que quand je te vois réagir comme ça...
- Je ne réagirais pas comme ça si tu étais claire avec l'autre !
- Qu... Mais je suis claire bon sang ! Il n'y a rien entre Ron et moi !
- Mais bien sûr...
- Tu ne peux pas faire disparaître toutes les années où on a été amis d'un claquement de doigts, quand même !
- Comme si vous aviez juste été des amis ! » cracha-t-il, hautain.
- « Draco ! C'est du passé, par Merlin ! Du passé ! Tu comprends ce que ça veut dire ?
- Laisse-moi rire ! Y'a pas trois mois le mec te faisait une déclaration d'amour éternel et toi, toi tu veux me faire croire que c'est du passé ? »
Hermione le regardait les yeux agrandis de surprise. Elle lui avait parlé de sa visite auprès de Ron, ne voulant pas lui cacher la teneur de leurs échanges mais elle ne s'était pas attendue à ce qu'il utilise plus tard ses propos contre elle en les interprétant n'importe comment.
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Elle balançait entre se montrer furieuse, ce qu'elle était réellement d'ailleurs, ou se moquer de sa jalousie maladive. Doutant que l'une ou l'autre de ces solutions l'aide à calmer le jeu, elle s'empêcha de renchérir. Bon sang que vivre avec Draco Malefoy pouvait être compliqué !
- « Tu espérais que j'oublierais ? Et bien, non, je n'ai pas oublié. J'ai pas oublié, non plus, que tu ne l'ignores plus depuis qu'il t'a fait cette déclaration à la con ! Tu crois que je suis aveugle ou quoi ?
- Draco » souffla-t-elle avant de venir s'asseoir à ses côtés et de reprendre d'un ton ferme « Si on ne s'ignore plus avec Ron c'est probablement parce qu'on a discuté mais ça ne veut rien dire de plus. Les choses sont claires entre nous maintenant. Lui et moi c'est du passé.
- …
- Tu ne veux peut-être pas y croire mais il ne m'aime plus, quoi qu'il en dise. »
Hermione n'en revenait pas d'avoir cette discussion-là. Elle était, par contre, épatée par son propre self-control. Finalement, après deux ans d'une relation parfois un peu trop passionnelle, elle arrivait presque à se maîtriser suffisamment pour ne pas avoir envie de le gifler dès qu'ils se disputaient. Généralement pour rien, d'ailleurs.
- « Ce qu'il aime, c'est un fantôme du passé, c'est tout. Il ne m'aime plus. » Continua-t-elle d'un ton égal. « Je t'assure. Il ne m'aime pas.
- C'est moi ou c'est toi que tu espères convaincre là ? »
Elle ignora le marmonnement du blond en chassant l'air de sa main.
- « Et moi non plus, je ne l'aime plus. Ça fait bien longtemps que je ne suis plus amoureuse de lui... Draco, c'est toi que j'
- Non. » lança-t-il d'un ton froid qui aurait dû rester sans appel.
- « Quoi non ? » s'entêtât Hermione. « Ce n'est pas parce qu'on ne le dit pas que ce n'est pas vrai.
- Ce n'est pas la question. Ne dis rien.
- Je t'aime, Malefoy. Si ça te hérisse le poil, c'est pareil...
- Par Salazar, Granger, pourquoi tu compliques tout ? »
Il ne put empêcher un sourire de poindre au coin de ses lèvres, fier comme un coq. Il le savait. Qu'elle l'aimait. Mais elle n'avait encore jamais dit ces mots. Pas plus que lui. Il considérait, jusque-là, que c'était un accord tacite à leur relation.
Ne rien analyser, ne pas chercher à comprendre, ne jamais décortiquer quoi que ce soit. Il s'était persuadé que c'était mieux ainsi mais il devait reconnaître qu'il n'était pas désagréable d'entendre ces mots. Loin de là.
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Elle roula les yeux avec une moue moitié amusée, moitié agacée. Finalement, il méritait toujours autant des baffes, ce grand blond au nez pointu.
- « Comment tu veux que je me dispute avec toi si tu me dis ce genre de truc ? » se plaignit Draco extrêmement sérieusement. « Sérieusement, tu gâches tout, là ! »
Elle eut un petit rire et lui tapa sur l'épaule. Ce garçon était vraiment stupide quand il s'y mettait ! Elle se coula contre lui, prenant son bras pour l'enrouler autour de ses épaules.
- « Pourquoi tu voulais te disputer, de toute manière ? Tu trouves que notre vie n'est pas assez mouvementée comme ça ?
- C'est pas ça... Je n'ai pas confiance en lui, c'est tout.
- Écoute Malefoy » claqua Hermione en se relevant légèrement « je me fiche que tu ais ou non confiance en Ron. Je te demande d'avoir confiance en moi.
- Je ne serais pas là si je n'avais pas confiance en toi, Granger » souffla-t-il tellement doucement qu'elle dût tendre l'oreille pour l'entendre.
- « Dans ce cas, évite de jouer au mari jaloux à chaque fois qu'un mec m'adresse la parole plus de cinq minutes ! »
Il ne se douta pas que le visage pincé qu'elle arborait était aussi bien dû à sa propre mauvaise foi qu'à un réel agacement. Elle non plus, à dire vrai, n'appréciait pas vraiment de voir d'autres femmes s'accaparer Draco. D'autant plus que ces femmes, elle les trouvait généralement plus jolies, plus distinguées et plus sophistiquées qu'elle.
La différence était que Hermione prenait généralement le parti de ronger son frein de son côté et n'en faisait pas tout un esclandre. Sauf auprès de Harry qui écoutait religieusement ses jérémiades mais Draco n'avait pas besoin de le savoir. Si son meilleur ami ne pouvait pas lui servir à râler contre les greluches souhaitant lui voler son homme, à quoi servait-il ?
- « Tu exagères. Je ne fais pas ça. C'est juste lui.
- Lui. Et Elijah. Et Harry. Et le caissier de Marc&Spencer©. Et
- C'est bon là, ça va ? » L'interrompit-il agacé.
Il n'avait pas besoin qu'on lui rappelle à quel point il pouvait se montrer possessif. Et puis ce n'était pas de sa faute à lui si elle était trop innocente pour se rendre compte des regards que les hommes posaient sur elle. Il ignora le rire d'Hermione et continua.
- « De toute façon, eux, c'est pas pareil. L'autre, c'était quand même ton premier...
- …
- Pourquoi tu fais cette tête ?
- Pour rien » affirma-t-elle d'une voix un peu trop aiguë pour être honnête.
- Ce n'était pas lui, ton premier ? » Demanda-t-il, suspicieux. « C'était qui ? ».
Elle n'avait ni nié ni confirmé mais son silence était assez éloquent en soi. Draco regretta subitement de ne jamais s'être posé la question plus tôt. Il trouvait tout à coup capital de savoir quels hommes avaient bien pu poser leurs mains sur la femme qui partageait sa vie.
- « C'est bon, tu peux me le dire, quand même !
- Pourquoi tu veux le savoir ? Ça n'a aucune importance... Tu as envie de me dire, toi, qui c'était, ta première ?
- Alice Derrick. La grande sœur de Pérégrine.
- De qui ?
- Pérégrine, le batteur de notre équipe de Quidditch quand j'ai commencé à jouer à Pourdlard.
- Oh. Mais, il était déjà plus âgé que toi, non ?
- Oui, pourquoi ?
- Mais, cette Alice, elle était beaucoup plus âgée que toi ! »
Il ne put s'empêcher de ricaner. Hermione semblait tellement prude, par moment !
- « Ne t'inquiète pas, elle a attendu que j'ai quinze ans pour me sauter dessus !
- Elle avait quel âge, elle ?
- Dix-neuf ans...L'enquête peut s'arrêter là où tu as d'autres questions ? » se moqua-t-il avec un sourire ironique.
- « Hmm... Non, non » répondit-elle songeuse. « Elle était quand même vachement plus âgée que toi ! »
Il la serra un peu plus fort en riant dans son épaule.
- « Et toi, alors ?
- Quoi, moi ? » Demanda-t-elle trop innocemment
- « C'était qui ton premier frisson ?
Elle se mordit la lèvre, pas prête pour deux sous à lui révéler la vérité. Jamais le blond n'accepterait que son premier amant ait été Harry. Il acceptait tout juste leur amitié particulière, il ne se remettrait pas d'une telle information. Après une courte hésitation, elle prononça le premier prénom lui passant par la tête.
- … Viktor » affirma-t-elle, bien fort, peut-être avec trop d'aplomb.
Viktor restait quoi qu'il en soit le premier garçon qu'elle avait embrassé. Et le premier à lui avoir procuré quelques frissons. Elle trouvait préférable de s'arranger un peu avec la vérité. Pour leur tranquillité d'esprit à tous.
- « Viktor ?
- Krum...
- Et lui il n'était pas plus vieux que toi peut-être ? Il a presque le même âge qu'Alice si je ne me trompe pas !
- Ah, oui. C'est vrai. » Consentit-elle après un court instant de réflexion. « Mais c'est plus fréquent, quand même, que les filles soient avec des garçons plus âgés...
- Quelle mauvaise foi, Granger ! »
Elle lui fit un clin d'œil et s'affala à nouveau sur lui. Ils restèrent silencieux un instant, probablement perdus entre souvenirs et comparaisons entre leurs ex-amants respectifs, réels ou imaginaires.
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Draco se trouvait tout de même bien plus intéressant que le joueur de Quidditch. Il n'avait pas l'air d'une brute, lui. Il se demandait d'ailleurs ce que Hermione pouvait bien trouver aux bruns aux airs d'ours tout de même – entre Krum, cet Elijah et même Potter, il y avait de quoi se poser des questions – quand elle se leva et s'éloigna tranquillement.
Il la suivit du regard. Elle sortait des légumes du frigo, cette grosse armoire moldue, blanche et froide et plutôt pratique. Elle s'apprêtait à les découper avec un énorme couteau. 'Tellement moldue', se dit-il en souriant pour se renfrogner aussitôt, se rappelant subitement la nouvelle tempête qui les guettait.
Il la rejoignit en soupirant et s'installa à ses côtés.
- « Granger ?
- Hmm ?
- Tu sais que j'ai vu Daphné, dimanche ?
- Hmmhmm... » approuva-t-elle en lui passant un oignon épluché « Tiens, découpe ça, s'il te plaît.
- Tu ne veux pas savoir de quoi on a parlé ? » Demanda-t-il en pointant sa baguette sur l'oignon qui s'éminça aussitôt.
- « Je suis toute ouïe ! » annonça-t-elle en prenant exemple sur lui et enchantant les légumes pour qu'ils s'épluchent et se découpent d'eux même.
- « Ma mère est allée les voir, elle et Astoria. Elle voulait les convaincre de me ramener dans le droit chemin.
- Comment ça ?
- Elle leur a demandé d'intervenir pour qu'on se sépare. Elle veut me récupérer mais ça, ça signifie sans toi.
- Oh...
- Oui, oh. Daphné m'a dit que sa sœur est déterminée à me remettre le grappin dessus.
- Tu ne plaisantais pas tout à l'heure alors ?
- J'aurais préféré. » Confirma-t-il dans une grimace. « Je ne sais pas ce que ma mère lui a promis pour la convaincre mais... ça sent mauvais, Hermione...
- Daphné n'a pas peur de faire capoter les plans de sa sœur en te disant tout ça ?
- Je crois que c'est justement le but...
- Comment ça, c'est le but ? Elle croit quoi ? Que je n'aurais pas les arguments suffisants pour te retenir sans son aide ?
- Granger... Ma mère est juste en train de commencer à mettre en branle son plan d'action pour me remettre dans le droit chemin et toi, c'est tout ce que tu retiens ?
- …
- …
- … Pourquoi ta mère nous a aidés contre Voldemort si elle ne peut pas supporter que tu sortes avec moi... » s'enquit Hermione après un court silence où Draco put voir les rouages de son cerveau se mettre en branle.
- « Tu ne crois pas qu'il y a une différence entre vouloir exterminer des gens et simplement refuser de les intégrer à sa vie ?
- Si, bien sûr. » Répondit-t-elle en roulant les yeux. « N'empêche, tu ne trouves pas que c'est un peu... extrême ? Tu es libre de vivre ta vie, non ?!
- Franchement, ça ne. Finite Incantatem ! » s'interrompit-il en observant les légumes se transformer en bouillie à force de multiplier leurs découpes. « Ça ne me surprend pas vraiment. Mes parents ont toujours été un peu... extrêmes.
- Comment tu fais pour supporter ça ? » Demanda-t-elle en faisant glisser la bouillie de légumes dans une sauteuse.
- « Supporter quoi ? Leur conviction ou leur répudiation ? » Lança-t-il à son tour, sarcastique. « Je suis pris entre le marteau et l'enclume et dans tous les cas, je suis baisé. Si je retourne vers eux, ils m'obligeront à prouver ma loyauté et je te perds. Si je continue comme maintenant, c'est eux que je perds. »
Hermione ne répondit rien et l'observa de ses grands yeux chocolat. Toujours son cerveau en ébullition... Il ne pouvait pas lui en vouloir de garder le silence. Il attrapa une spatule en bois et alluma la gazinière.
- « C'est une situation pourrie, quoi qu'il arrive. »
- Tu m'as choisie ? » Demanda-t-elle finalement, étonnée, d'une toute petite voix.
- Évidemment, stupide Gryffondor. » Affirma-t-il d'un ton volontairement dédaigneux. Il ajouta moins sarcastiquement. « Je ne peux pas dire que ça me fait bondir de joie de ne plus pouvoir compter sur eux mais, je suppose que c'est toi, mon avenir... »
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Draco remuait ce truc immonde à mi-chemin entre une ratatouille et une purée à grumeaux. Il n'avait pas trop envie de regarder Hermione. Il avait fait son choix depuis longtemps maintenant mais il était sûr que son cœur se mettrait à battre la chamade s'il la voyait toute émue.
Il savait qu'il aurait envie de se couler dans ses bras pour lui tenir des propos bien trop guimauves à son goût. Il voudrait tout envoyer balader et aurait envie de lui faire l'amour sur le sol de la cuisine. Et ils allaient encore brûler leur repas.
- « Je... Tu es sûr que tu ne le regretteras pas ?
- Comment veux-tu que j'en sois sûr ? » Demanda-t-il en levant son visage vers le plafond, refusant toujours de la regarder. « J'en sais rien, tu sais. Je ne dis pas que je ne serais pas là pour eux si un jour ils en ont vraiment besoin et qu'ils me le demandent mais, en attendant, je n'ai pas envie de revenir en arrière. »
Il regarda la mixture immonde qu'il remuait sans y faire réellement attention et continua.
-« Je n'ai pas envie d'effacer tout ce qu'il s'est passé depuis que tu es entrée dans ma vie, alors que j'effacerais bien pas mal de trucs de mon enfance ou de mon adolescence...
- Tu sais, » l'interrompit Hermione, « je crois que c'est une des plus belles et des plus tristes choses que tu m'aies jamais dite, Malefoy » susurra-t-elle en se lovant contre lui.
Il était obligé de reconnaître que leur repas n'avait vraiment pas l'air terrible. Il était probablement préférable de le laisser brûler. Cette fille lui faisait vraiment faire n'importe quoi et ça ne le dérangeait même pas d'être mené par le bout du nez.
- « Oui, et bien, ne t'y habitue pas. Et si tu retombes dans les bras de Weasmoche, tu ne seras pas prête d'entendre à nouveau de belles choses sortir de ma bouche ! »
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Verdict ? Je vous laisse le loisir d'imaginer le lemon qui suit cette scène. Faites-vous plaisir, c'est cadeau ! ;-)
