[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Aujourd'hui, nous nous promenons avec Harry et partageons ses nombreuses réflexions, à la portée hautement philosophique, vous n'en doutez pas ! Vous en saurez un peu plus sur son état d'esprit, sur son bilan des derniers évènements et surtout sur ce que l'avenir laisse présager pour le Survivant... Je n'en dis pas plus !
A nouveau, je vous remercie pour votre fidélité et vos commentaires qui me font toujours chaud au cœur ! N'hésitez pas à continuer, encore longtemps et beaucoup ! ^-^
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Je vous souhaite un bon réveillon de fin d'année et vous invite à ne prendre aucune bonne résolution... Amusez-vous bien et buvez z'avec modération !
Bonne lecture et à très vite !
Chapitre 27 – Harry
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Harry attendait devant le bureau de Régulation des Balais du Département des Transports Magiques quand un son bien particulier lui fit tendre l'oreille. Ce n'était qu'un claquement de talons, un pas régulier, sûr de lui. Un pas reconnaissable entre mille.
Inconsciemment, un sourire effleura ses lèvres. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle venait faire dans ce coin du Ministère de la Magie mais il n'avait qu'une envie, se précipiter sur elle et lui parler de la dernière bêtise que Teddy avait faite, pour la voir rire encore une fois.
Il ne le fit pas, évidemment. Son statut ne lui permettait pas de la prendre chaleureusement dans ses bras en plein milieu d'une administration. Pas plus qu'elle ne pouvait prendre le risque de s'afficher publiquement avec lui. Ils savaient l'un comme l'autre qu'une seule personne les voyant être un peu trop amicaux suffirait à ruiner le petit monde qu'ils s'étaient créés.
Quand elle passa devant lui, le claquement de ses talons toujours aussi régulier l'accompagnant, ils se saluèrent sobrement d'un hochement de tête, un léger sourire incurvant leurs bouches. Harry adorait voir sa bouche.
La brune, avec sa coiffure absolument parfaite en toute circonstance, rehaussait toujours ses lèvres d'un rouge carmin puissant, fort. Ses yeux aussi étaient constamment soulignés de noir. Elle était tellement femme. Rien à voir avec Ginny.
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Il ne connaissait Ginny qu'au naturel. Toujours discrète, jamais outrancière. Pas que son maquillage à Elle le soit finalement, mais elle était femme. Vraiment femme. Une femme fatale. Si Harry n'avait aucun doute quant à savoir si la rousse était forte, la brune, elle, paraissait extrêmement puissante.
Plus il la connaissait, plus il appréciait son charisme et tout ce qu'elle dégageait. Il ne savait pas réellement comment définir ce qu'il ressentait. C'était juste là et de plus en plus présent. Il essayait de ne pas y penser, en réalité.
Y penser signifiait envisager et il était inconcevable d'envisager quoi que ce fut avec cette femme. Elle était trop. Trop femme, trop différente, trop tout. Il l'appréciait, pourtant. Plus qu'il ne l'aurait dû. Plus que leurs conventions ne le leur autorisaient.
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Il admirait Hermione d'avoir réussi à passer outre les qu'en dira-t-on. Elle ne s'était pas même posé la question quand elle avait ouvert sa porte pour Draco. Elle n'avait fait que s'écouter, elle. Parce qu'Hermione était ainsi faite. Elle était entière.
Elle n'était pas sa plus précieuse amie sans raison. Elle donnait sans compter et saisissait ce qui lui parvenait sans calculer. Elle était entière et spontanée dans ses émotions. Elle l'épatait, souvent.
Harry n'y arrivait pas. Il ne le voulait pas. Depuis son enfance, depuis qu'il avait mis le pied dans ce monde sorcier, il était célèbre. Il trouvait déjà sa renommée absurde à l'époque où il n'avait rien fait si ce n'était naître sous les auspices d'une prophétie grandiose mais désormais qu'il était – et serait éternellement – Celui-Qui-A-Survécu, il savait que jamais il ne retomberait complètement dans l'oubli.
Même exilé à l'autre bout de la planète, même reclus dans une vie d'ermite, il resterait le plus jeune sorcier à avoir vaincu un Mage-Noir. Son nom lui collerait éternellement à la peau.
Il avait accepté d'être un personnage public. Il se pliait aux règles du jeu. Il ne se faisait plus avoir, comme lorsqu'il était plus jeune. Il ne donnait plus matière à défrayer la chronique et, bien que ce fût épuisant au quotidien, il s'évitait là un certain nombre de déconvenues.
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Il n'avait pas prévu que tout puisse être chamboulé par une femme. Il aurait dû s'en douter, finalement. Les femmes bouleversaient toujours tout. Cho, Hermione, Ginny, Elle. Les femmes le mettaient toujours sans dessus-dessous.
Elles arrivaient toujours à mettre les hommes sans dessus-dessous. Elles les changeaient, les renversaient, les tourneboulaient. Harry se disait souvent que les femmes auraient pu dominer le monde, si elles l'avaient voulu. Parce qu'elles savaient, elles, mener une révolution, extirper le meilleur ou le pire chez l'homme.
Oui, les femmes étaient perturbantes. Cette femme, cette brune trop piquante, était perturbante. Elle excitait ses sens, le mettait en alerte. Avec elle, il se sentait plus vif, plus mature, plus spirituel même.
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Ginny lui manquait encore, parfois. Avec elle, tout avait été simple. Il avait mis du temps à la voir vraiment. Elle n'avait longtemps été qu'une enfant à ses yeux. Une petite fille, la sœur de Ron. Il l'avait vue grandir du jour au lendemain.
La voir s'affirmer et être avec un autre garçon avait instillé la jalousie en lui. Il n'avait pas compris à l'époque. Il s'était dit qu'il ne faisait que calquer ses émotions sur celles de son meilleur ami. Comme un grand-frère. Puis, progressivement, il avait ressenti une myriade d'autres émotions.
Être avec elle avait été si simple. Elle l'aimait tellement. Plus que lui ne l'avait aimée. Il le savait. Il l'avait toujours su.
Elle était amoureuse, il avait eu de l'affection. Il avait ressenti de l'amour, plus tard. Quand il n'avait plus eu à se soucier de sa propre survie. Il en était sûr. Mais il ne doutait pas, non plus, l'avoir moins aimée qu'elle ne l'avait aimé lui.
Il était sûr de lui pourtant quand ils avaient vécu ensemble. Il était sûr de lui, quand ils essayaient de faire un enfant. Il ne l'était pas moins quand elle était enceinte mais, à ce moment-là, il avait commencé à comprendre. Qu'il aimait davantage l'enfant à venir que celle qui était destinée à devenir son épouse.
Il aimait plus encore la mère que la femme. Il aimait de plus belle l'idée de stabilité qu'elle instillait en lui. Il aimait par-dessus tout la perspective de créer sa propre famille unie plutôt que de se greffer à celle, adorable et aimante, de la rousse. Il avait compris et occulté tout aussi vite.
Il savait bien qu'aucun couple n'était parfait. Que l'amour n'était jamais idéal et qu'on pouvait aisément vivre sans passion. Il avait modelé son rêve de fratrie avec elle et s'était cru prêt à le poursuivre jusqu'au bout.
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Quand ils avaient fait une fausse-couche parce que, quoiqu'en disent tous les autres, cette perte était autant la sienne que celle de Ginny, il s'y était accroché encore plus fort. Parce que sa belle rousse ne méritait pas ça. Parce qu'il voulait transcender cette épreuve.
Il avait tout fait pour la soutenir et être à ses côtés mais elle l'avait rejeté. Toujours un peu plus loin. Il avait eu mal. Très mal. Il avait eu l'impression de sombrer dans un gouffre toujours plus profond.
Hermione l'avait aidé à se relever. Malefoy l'avait empêché de se saouler. Molly l'avait épaulé et Arthur l'avait obligé à rire. Finalement, tous ces êtres qui pailletaient sa vie l'avaient aidé à accepter, facilement, qu'elle détruise son rêve.
Il lui en avait voulu, un peu, d'avoir bousillé son illusion en le quittant. Quand ils s'étaient revus, un peu avant Noël, il s'était dit qu'il lui montrerait qu'elle avait tout gâché. Et cette envie s'était évaporée en un clin d'œil quand elle était apparue devant lui. Elle souffrait plus que lui.
Elle souffrait plus parce qu'elle l'aimait plus. Il n'avait rien eu à dire. Elle payait déjà assez cher sans qu'il n'ait à bouger le moins du monde. Il avait aussitôt accepté de s'effacer et d'être là quand elle le souhaitait. Rarement, finalement. Elle ne voulait pas de son aide.
Ginny ne méritait pas de souffrir. C'était peut-être son illusion qui était partie en fumée mais, pour elle, c'était sa vie. Pas un simple rêve. Ses projets. Son avenir.
Il était presque heureux de la savoir à nouveau entre les bras d'un autre. Même si c'était les bras d'un gringalet. Il pouvait se dire qu'elle remontait la pente. Qu'elle avançait. Lui n'avait pas le droit. Pas déjà. Elle ne supporterait pas de le savoir au bras d'une autre. Et encore moins de cette autre.
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- « … tter ? Mr Potter ? Mr Potter ?!
- Oh ! Veuillez m'excuser ! Bonjour ! »
Décidément, cette femme l'obsédait. Il ne comptait plus le nombre de fois où, seul chez lui, il se prenait à rêver les yeux ouverts à cette femme au visage si sévère, à ses longues jambes et à ses jolis pieds, toujours chaussés de talons hauts. A plat, elle faisait quasiment la même taille que lui mais, avec ses talons, elle le dépassait légèrement.
Il imaginait son corps de femme avec sa taille fine et le petit bombé de son ventre qu'elle n'avait pas complètement perdu depuis son accouchement. Il le voyait, léger, à travers ses vêtements et rêvait d'y toucher. Parfois de l'embrasser.
Il avait envie de lui caresser les cuisses pour ne s'arrêter qu'à ses pieds. Il se surprenait même, parfois, à vouloir jouer avec ses orteils, toujours colorés de rose ou de rouge. Elle avait de beaux pieds.
C'était idiot de sa part d'avoir eu l'idée de regarder ses pieds ce jour où, assis sur un plaid dans un parc avec les enfants, elle avait ôté ses souliers pour sentir l'herbe caresser sa plante.
Il était presque sûr d'avoir arrêté de respirer un instant devant la sensualité qu'elle avait dégagée, assise sur cette couverture, sa jupe remontant doucement sur ses genoux, ses longues jambes étendues et ses jolis pieds se tortillant sous le chatouillis de l'herbe.
Il laissait souvent son esprit divaguer avant de secouer la tête bien fort pour oublier ces images fugaces et se rappeler que cette femme n'était pas pour lui. Qu'elle était trop. Trop tout.
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Il ne pouvait rien faire, par contre, pour les rêveries qui l'étreignaient la nuit. Il ne se souvenait pas nécessairement des fantasmes qui l'assaillaient, il se refusait à recréer les scènes mais il savait bien, en son fort intérieur, que c'était elle qui le dominait, dans ses songes.
Il ne doutait pas que c'était l'idée de cette femme qui l'amenait à se réveiller pantelant, moite et dur. Il se refusait encore à se toucher en pensant à elle. Ce serait la frontière de trop qu'il se refusait de franchir.
Il ne pourrait plus la regarder en face le jour où il céderait à ses pulsions et se caresserait pour elle. Il ne pourrait plus faire comme si ce sentiment n'existait pas. Il savait que, s'il se laissait aller, il voudrait glisser une mèche de ses cheveux derrière son oreille.
A ce moment-là, il serait perdu. Il ne pourrait plus s'empêcher de retracer les angles de son visage ou de laisser ses doigts courir sur sa gorge. Il savait qu'il voudrait l'embrasser, qu'elle imprime la marque de son rouge sur lui.
Elle ne le ferait pas. Au pire, elle le giflerait, au mieux, elle le narguerait. Parce qu'ils n'étaient pas faits pour être ensembles. Ils n'étaient pas du même monde, ils n'étaient pas faits du même moule. C'était impossible, tout simplement.
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- « .. rquoi Mr Spudmore [1] souhaiterait avoir votre autorisation.
- Comment ?
- Sa prochaine création, Mr Potter ! Le successeur de l'Éclair de feu. Il désire ardemment votre contribution à... »
Merlin qu'il était distrait dernièrement ! Il n'y avait bien qu'une sorcière pour lui faire autant perdre ses moyens ! Il accepta cependant de rencontrer le créateur de balais bien que peu convaincu à l'idée de lui laisser utiliser son nom. Harry était déjà bien assez célèbre sans en rajouter.
Il se concentra au mieux les dix minutes qui suivirent afin de prendre toutes les dispositions nécessaires à sa visite dans les bureaux du fameux Randolf. Il prit alors poliment congé et rejoignit l'allée accueillant les ascenseurs les mains perdues dans sa robe de sorcier.
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Le couloir était vide et il sursauta presque en entendant un « Pssst » survenir de nulle-part. Il haussa un sourcil avant de se retourner. Rien. Il poursuivit sa route. A nouveau, le même son. Il s'arrêta et tendit l'oreille. Un chuchotement. « Psst ! Par-là ! ».
Il avisa une porte un peu plus loin sur sa gauche et fronça les sourcils cette fois. Curieux, il s'en approcha doucement et la poussa. Elle grinçait et donnait sur un large palier mal éclairé. Il pinça les lèvres, ayant l'étrange impression qu'on se moquait de lui.
Il eut à peine le temps de voir une main surgir de l'obscurité et saisir son poignet l'obligeant à entrer. Il chercha à saisir sa baguette, oubliant l'avoir déposée à l'accueil en entrant au Ministère, quand un petit rire espiègle surgit à ses oreilles.
- « Ce n'est que moi, Harry, range tes outils de torture !
- Oh ! Qu'est-ce que tu fais là ? » Chuchota-t-il à son tour n'arrivant même pas à sourire tant la surprise l'étreignait.
- « J'avais envie de te dire bonjour. »
Et voilà que son cœur loupait un battement. Elle n'avait pas le droit de lui tendre des pièges juste pour qu'ils se saluent ! Pas elle ! Pas quand il pensait déjà tellement à elle !
- « … venais changer l'accès à mon réseau de Cheminette.
- Oh, pourquoi ça ?
-… a recommencé... »
Harry qui devait déjà tendre l'oreille pour ouïr leurs messes basses, dans cette cage d'escalier pourtant vide, fut obligé de se rapprocher d'elle qui avait encore baissé d'un ton.
- « … pas qu'il reviendrait à la charge mais il ne... »
Il avait envie de se mettre des gifles. Harry ne pouvait s'empêcher de frissonner en sentant ses lèvres si rouges, si près de son oreille. Il sentait son souffle s'y répandre et se faufiler sur son cou et sa joue.
Il n'avait pas le droit d'avoir de telles pensées. Encore moins quand elle lui disait être harcelée par ce type.
- « … pour ça que je viens de faire changer mon canal. Tiens ! »
Elle lui saisit le bras, toujours aussi proche de lui et attrapa une grosse plume à bout arrondi dans son sac. C'était une plume auto-rechargeable qui venait de la boutique Weasley's et qui écrivait comme un gros feutre moldu, dans des couleurs éclatantes.
Elle l'avait acheté peu de temps avant. C'était un artefact parfait pour que les plus jeunes enfants apprennent à manier la plume sans se blesser.
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Elle souleva la manche de Harry et se coula dans ses bras sans même s'en apercevoir, pour y inscrire l'adresse de son nouveau réseau de Cheminette. En sentant le dos de la brune, quasiment contre son torse, il ne put s'empêcher d'arrêter de respirer encore une fois.
Elle s'appliquait à écrire sa nouvelle localisation virtuelle avec de jolis signes ronds et féminins sur toute la longueur de son avant-bras. Il sentit bêtement ses jambes flageoler. Elle n'avait vraiment pas le droit de le faire défaillir comme ça.
Sans même le vouloir, il posa sa main libre sur sa hanche. Il n'avait vraiment pu trouver meilleur moyen de ne pas tomber, à cet instant. Il s'était raccroché à ce qu'il avait pu, dans un geste instinctif.
Elle ne sembla pas même s'en rendre compte mais Harry ne put que sentir la pulpe de ses doigts fourmiller au contact du tissu qui recouvrait ses formes. Il avait l'impression que sa main brûlait et refusait, pourtant, de la retirer. La torture était trop douce.
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Il respirait lentement, s'exhortant au calme mais ne pouvait détacher ses yeux de cette nuque parfaitement dégagée par son carré plongeant si strict. La pointe de ses cheveux se balançait au rythme de sa respiration et il avait l'impression que ce mouvement l'hypnotisait.
- « … ry ? Harry ? Je vais finir par croire que ta réputation de simplet était fondée, Potter ! » se moqua-t-elle.
- Hein ? Pardon » s'excusa le brun, reprenant ses esprits.
- « Je disais que tu pourras me joindre par ce canal de Cheminette dès ce soir » rappela-t-elle toujours en chuchotant, passant l'index sur les inscriptions qu'elle venait de noter sur son bras. « et laisse-moi cinq minutes d'avance, je sors en premier. Ce serait louche qu'on sorte d'ici tous les deux en même temps.
- Ah, oui, oui... Comme tu veux. En fait, je vais prendre les escaliers je crois.
- D'accord. J'y vais. A bientôt » répondit-elle en se rapprochant de la porte et saisissant la poignée.
- Oui, c'est ça. Hey, au fait » ajouta-t-il en attrapant doucement son poignet. « J'aime beaucoup comploter avec toi ».
Merlin, pourquoi avait-il dit ça ? Avec un sourire idiot en plus ! Il n'aurait plus manqué qu'il embrasse sa joue et le ridicule aurait atteint son comble !
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Il ne prit pas le temps de voir sa réaction et se retourna aussitôt, la laissant en plan. Il dévala trois niveaux à toute allure avant de s'arrêter. Stupide Harry qui, à vingt ans passés, n'arrivait toujours pas à maîtriser ses hormones ! Il s'en voulait. Vraiment.
Il avait presque envie de s'arrêter à cet étage pour rendre visite aux Oubliators. Pourquoi devait-il toujours tout gâcher ? Ce n'était pas pour rien, tout de même, qu'il s'était toujours interdit de la voir en tête à tête. Ce n'était définitivement pas sans raison qu'il voulait toujours inclure un tiers entre eux. Cette femme était trop. Vraiment trop.
Verdict ? Qui est cette mystérieuse femme ? J'ai l'impression que c'est gros comme une maison mais vous allez peut-être me détromper ! Alors, qu'en pensez-vous ? Quelles sont vos théories ?
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Mr Spudmore [1] : Randolf Spudmore est le créateur du balai l'Éclair de feu.
