[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonjour, bonjour ! Et hop, un nouveau chapitre... Que je n'adore pas, il me fait un peu l'effet d'un chapitre prétexte mais que voulez-vous... Je suis une éternelle insatisfaite... Essayez juste de ne pas vous offusquez si vous trouvez que c'est un poil OOC, j'en ai conscience;-)
Sur ce, et comme toujours, je remercie les reviewers et invite également les lecteurs anonymes à commenter, je prends toutes les critiques, positives comme négatives, tout comme les constats divers et variés...
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Bonne lecture et à très vite !
Chapitre 31 – Hermione
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Hermione essayait vainement de se concentrer sur son devoir d'épistémologie mais, rien n'y faisait, elle n'avançait pas d'un iota dans sa dissertation. Pourtant, cette matière représentait le fondement de sa conception du monde. L'étude de la constitution intrinsèque des connaissances.
Assise à même le sol sur le tapis de son salon, six gros volumes ouverts à des pages stratégiques étalés sur le canapé, rien ne lui venait à l'esprit. Elle trempait sa plume dans son encrier et, surplombant son parchemin, n'arrivait pas à écrire deux phrases d'affilée. Ses pensées s'égaraient constamment.
Il fallait pourtant impérativement qu'elle termine son essai cet après-midi-là. Son programme de révision était déjà perpétuellement chamboulé et elle ne pouvait se permettre de rendre ses productions en retard.
Elle retira son petit gilet en fine maille et s'étira de tout son long. L'été s'annonçait doucement et les rayons du soleil traversaient agréablement la baie vitrée pour caresser ses jambes dévêtues. Elle secoua la tête une nouvelle fois et se redressa à genoux, se penchant sur ses ouvrages.
Elle devait absolument se remettre les idées en place et reprendre son sérieux. Elle n'avait l'appartement pour elle seule que pour quelques heures et si elle ne finissait pas bientôt, elle devrait aller s'enfermer dans une bibliothèque de longues heures durant et n'en avait réellement pas envie.
Bien décidée à travailler, elle plissa les yeux sur un chapitre évoquant des théories discontinuistes quand une petite hulotte frappa le carreau derrière elle.
Dans un soupir, elle claqua les doigts lui permettant d'entrer. Elle était plutôt fière des progrès qu'ils faisaient, avec Draco, dans l'art d'user de magie sans baguette. Ils l'utilisaient généralement pour de petits riens, ouvrir une porte, allumer la gazinière ou border le lit mais s'en extasiaient toujours un peu.
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Elle caressa la tête de la chouette en l'invitant à se servir du Miam-Hibou à disposition dans la cuisine, dans une coupelle de porcelaine. La missive était parfaitement enroulée, entourée d'un ruban bordeaux et sertie d'un sceau calligraphié d'un M majestueux.
Elle ne put empêcher son cœur de battre la chamade, redoutant de lire le contenu de cette lettre qu'elle devinait sans difficulté provenir de Narcissa Malefoy en personne. Tout était resté relativement calme depuis que la mère de Draco s'était ouvertement déclarée hostile à leur relation par journaux interposés.
Elle n'était guère allée plus loin, jusqu'alors, qu'à accorder un entretien exclusif au Daily Sorcerer. Elle avait habilement joué de ses mots pour démonter point par point leur idylle. Elle avait exposé avec moult arguments l'opportunisme de son fils et la vénalité de la brune, rejetant sans scrupule la possibilité de sentiments réels entre eux.
Son discours n'avait fait qu'apporter plus de crédit aux langues de vipères, une part de la population sorcière ayant alors été convaincue de la véracité totale de ses dires. Draco était toujours un traître cherchant à se racheter une conduite et elle, une femme cupide cherchant à asseoir son statut de sorcière alors qu'elle n'était qu'une Sang-de-Bourbe.
N'avait-elle pas, d'ailleurs, rejeté ses parents moldus pendant la guerre, leur effaçant la mémoire ? Si ce n'était pas là une preuve de la bassesse de Hermione ! Narcissa n'avait apporté que du grain à moudre aux partisans de la mouvance nationaliste sorcière.
Au quotidien, finalement, peu de choses avaient changé pour la brune et Draco qui s'étaient presque montrés rassurés qu'elle ne leur cherche pas plus de noises. Ils s'étaient simplement dit que la prison avait dû ramollir Narcissa car, en dehors de ces quelques mots fielleux et des trois relances d'Astoria auprès du blond, il ne s'était réellement rien passé d'extraordinaire dernièrement.
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A cet instant par contre, Hermione ne s'attendait réellement pas à recevoir un courrier de Lady Malefoy à leur domicile. Elle ne reconnaissait pas la petite chouette et Campbell n'utilisait toujours qu'un hibou Grand-Duc pour rapatrier leur courrier égaré au bureau du TAC.
La hulotte ne semblait d'ailleurs pas décidée à partir. Elle avait grignoté rapidement quelques graines et venait de s'installer sur le rebord du canapé en trois battements d'ailes. Elle regardait Hermione en plissant les yeux, comme si elle avait envie de rire.
La brune n'aimait pas ça. Pas du tout. Surtout que le cachet de la missive refusait de sauter, crépitant étrangement sous ses doigts. Décontenancée, elle ne pensa même pas à s'habiller avant de coincer le volatile sous son bras et de transplaner dans la ruelle derrière Purge&Pionce Ltd.
Elle courut devant la vitrine, s'annonça au mannequin qui lui ouvrit la porte et débarqua sans plus de cérémonie dans le hall de Sainte-Mangouste. Une dizaine de patients et de visiteurs étaient présents en cet après-midi et, ce n'est qu'en sentant tous ces regards converger vers elle qu'elle se rendit compte être vêtue, en tout et pour tout, d'un short de pyjama beaucoup trop court pour être vu en public et d'un caraco satiné assorti.
Elle n'avait même pas mis de chaussures et encore moins pris la peine de prendre sa baguette. Dire qu'elle eut envie de se terrer au fond d'un trou était un euphémisme en comparaison à ce qu'elle ressentait.
Toutefois, faisant montre du plus de dignité possible dans une telle situation, elle avança, sûre d'elle, jusqu'aux ascenseurs, d'une démarche roide mais sans pour autant courir. Elle n'était finalement pas plus ridicule que ce vieux monsieur qui attendait en peignoir de bain. Juste un peu plus court vêtue.
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Arrivée au quatrième étage, elle prit ses jambes à son cou cette fois, dans le couloir vide, jusqu'à la salle de repos du personnel heureusement déserte à cette heure-là. Elle força d'un tour de bras le placard de Draco et lui emprunta sa robe de sorcier, mille fois trop grande pour elle mais lui permettant à minima de préserver ce qui lui restait de dignité.
Elle fut accueillie dans la salle Janus par les cris tonitruants de Bobby qui l'informa, quand enfin il calma son euphorie, de l'absence de Draco. Celui-ci avait été réquisitionné au Service des Accidents Matériels au rez-de-chaussée et, quand enfin elle le trouva, son arrivée tapageuse en pyjama dans la dernière demi-heure avait déjà fait le tour de l'étage.
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Le blond n'avait pas vraiment été amusé des remarques entendues çà et là sur sa compagne mais n'y avait pas réellement prêté garde. Il n'était plus à une rumeur près et il savait Hermione à la maison en train de travailler.
Il trouvait juste ridicule de propager une nouvelle histoire farfelue la mettant en scène se baladant à moitié nue dans les couloirs de l'hôpital. Il fut donc réellement surpris quand elle l'interpella.
- « Grang' ?
- Il faut que je te parle, Draco » chuchota-t-elle en le tirant par le bras.
Il se laissa docilement faire. Elle ne l'appelait par son prénom que lorsqu'elle était extrêmement sérieuse.
- « Je suis déçu, on m'avait dit que tu te promenais en petite culotte dans les couloirs » souffla-t-il avec un sourire en coin auquel elle ne put s'empêcher de sourire en retour. « Hey mais, attends, ce n'est pas ta robe, ça ?
- Non, c'est la tienne... Pour une fois, les rumeurs sont justifiées » coula-t-elle tout bas alors qu'ils entraient dans un petit vestiaire exigu. »
Elle passa les dix minutes suivantes à lui expliquer sa présence ainsi que celles de la chouette et du petit rouleau enrubanné, toujours scellé.
- « C'est bien nos armoiries mais je ne connais pas cette chouette. Tu ne l'as pas ouverte ?
- J'ai beau être curieuse, c'est ton courrier, pas le mien, je n'ai pas insisté quand le cachet a »
Elle s'interrompit surprise. Draco, tout en l'écoutant parler, avait tendu sa main pour attraper le parchemin mais lorsque ses doigts étaient entrés en contact avec le rouleau, il fut pris d'une décharge qui lui fit immédiatement lâcher prise.
- « On dirait bien que c'est pour toi, pourtant », affirma-t-il dans un mouvement d'humeur portant son index à sa bouche pour en apaiser la brûlure.
Hermione fronça les sourcils en examinant à nouveau le rouleau. Elle ne ressentait rien de particulier à son contact mais, ses émotions, elles, s'emmêlaient.
Elle ne savait qu'en penser. Jetant un regard à Draco qui, lui aussi, avait les yeux rivés sur la missive, elle tenta de faire sauter le sceau de cire, provoquant de nouveaux petits crépitements. En vain.
- « Évidemment, elle n'allait pas nous rendre la tâche aussi facile. Du Narcissa Malefoy dans le texte. » énonça le blond d'une voix morne.
- « Comment ça ?
- Si tu veux l'ouvrir, il va falloir trouver le charme ou le contre sort permettant de le faire. C'est une des petites choses que nous avons appris à utiliser systématiquement pendant la guerre pour protéger nos échanges.
- Qui consiste en ?
- Piéger les courriers pour que les personnes non autorisées à le lire ne puissent les consulter, les ensorceler pour réduire les fuites possibles... vous avez dû aussi fonctionner avec ce genre de stratagème avec l'Ordre, non ?
- Pas que je sache, non. Mais ils nous tenaient éloignés de beaucoup de choses puisque nous étions supposés être trop jeunes pour nous mêler de ce qu'il se passait.
- Ils étaient stupides.
- Draco... » soupira-t-elle dans un semblant de reproche avant de se ressaisir. « Alors, à ton avis ? Comment je l'ouvre ?
- C'est sûrement une phrase clé mais va savoir ce que ma mère a pu inventer. Je suppose que plus ce sera humiliant, mieux ce sera pour elle.
- Genre 'Je suis une horrible Sang-de-Bourbe indigne de toucher l'héritier Malefoy et je devrais périr dans les feux de l'enfer pour avoir ne serait-ce qu'osé poser les yeux sur lui' ? »
Draco fit une moue mais observa, aussi fébrile que la brune, le parchemin.
- « J'ai presque espéré qu'il s'ouvre à Sang-de-Bourbe, en fait... » Avoua-t-il désappointé avant de reprendre avec un flegme typiquement Malfoyien. « En tout cas, tu peux t'épargner une aussi longue phrase. Tu ne peux généralement pas mettre plus de cinq ou six mots sur un contre-sort de protection de données...
- C'est forcément lié à mon statut de née-moldue ?
- Non, ça peut être lié à toi, à ce qu'elle pense de toi, à moi, à V-Voldemort ou n'importe quoi. Elle a peut être juste envie de te faire dire que tu es une Elfe-de-Maison ou que tu es la pute de Son Excellence, je n'en sais rien... Va savoir à quel point elle a pu être tordue.
- Ça va prendre des siècles pour l'ouvrir.
- Jette-le alors » répondit-il sans réfléchir.
- « Que ? Tu n'y penses pas ?
- Et pourquoi pas ? Ce n'est probablement qu'une lettre d'insultes tournée dans de jolies phrases alambiquées, destinées à nous séparer. Ça ne nous apportera rien de la lire et elle sait où nous trouver si elle veut vraiment nous parler. Même si on est de moins en moins dans le Londres sorcier, ce n'est pas comme si on vivait cachés à l'autre bout de la planète.
- Peut-être... » Répondit-elle dans un soupir. « Mais c'est peut-être important aussi. Tu sais ce qu'on dit. Il vaut mieux connaître son ennemi que
- C'est ma mère, Hermione, pas notre ennemi. Je ne vais pas entrer en guerre simplement parce que nous avons des divergences d'opinion. Faudrait peut-être pas exagérer. »
Elle fit une moue d'excuse. Elle n'était pas vraiment d'accord, Narcissa semblait toute prête à leur déclarer une guerre mais elle ne pouvait pas lui en vouloir de garder l'espoir que tout se finisse bien. Il était touchant de naïveté. Elle lui caressa la joue tendrement.
- « D'accord, j'aurais dû le formuler autrement... Mais je veux quand même savoir ce qu'elle avance là-dedans.
- Je crois que tu perds ton temps, Grang', mais fais comme tu veux...
- Il faudrait qu'on s'occupe de la chouette aussi, tu ne crois pas ? C'est bizarre quand même qu'elle ait réussi à venir chez nous.
- Oui. Je vais l'amener au Guérisseur Smethwyck [1]. S'il y a quelque chose à trouver, il pourra nous le dire ».
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Il l'embrassa doucement avant de sortir, hulotte sous le bras, déterminé à trouver le fin mot de l'histoire. Hermione s'installa à même le sol, contre un des placards à vêtements du vestiaire et posa le rouleau face à elle. Elle énonça un nombre incalculable de phrases, toutes plus dégradantes les unes que les autres, avant que Draco ne revienne.
- « On en saura plus ce soir... Alors, tu es arrivé à quelque chose ?
- Rien » soupira-t-elle en se relevant sans grâce et fourrant le parchemin dans une poche de sa robe.
- « Je ne peux pas rester très longtemps, ils vont finir par s'apercevoir de mon absence » précisa inutilement Draco
Elle approuva en roulant à nouveau les manches de la robe sur ses bras, le blond l'aidant en levant les yeux au ciel.
- « La prochaine fois, habille-toi, ça t'évitera de ruiner une de mes rares robes encore digne de ce nom ! » s'exclama-t-il avec hauteur avant de reprendre « D'ailleurs, c'est injuste que tout l'hôpital t'ai vue à moitié nue alors que je dois me contenter du sac à patate »
Ce disant, il dénoua l'accroche posée sur le flanc de la robe et en écarta les pans.
- « Ah, oui, quand même » remarqua-t-il en posant ses paumes sur la taille de Hermione, appréciant le satin de son caraco.
- « Tu n'étais pas pressé, Malefoy ? »
Il confirma dans un murmure en glissant ses mains dans son dos, la faisant frissonner. Elle essaya vainement de souffler son nom pour le ramener à la raison mais avant qu'elle n'ait eu le temps d'objecter quoi que ce soit, la robe glissait au sol et elle-même s'échinait à déboutonner l'uniforme mauve de Draco.
Elle fut agréablement surprise de le voir, une fois sa lourde robe ôtée, vêtu dans le plus simple appareil. Seul un boxer bien trop ajusté moulait le corps du blond et ils sourirent tous deux ayant bêtement l'impression d'être chez eux.
Draco saisit rapidement la nuque d'Hermione et franchit sans difficulté la barrière de ses lèvres. Ils aimaient faire danser leurs langues autant qu'au premier jour. Il la poussa, glissant sur leurs robes échouées au sol jusqu'à la porte du petit vestiaire et la souleva sans difficulté alors qu'elle nouait ses jambes à sa taille.
Elle dessouda leurs lèvres, décidée à reprendre sa respiration. Elle détacha une de ses mains des épaules du blond et l'appliqua sur la poignée de la porte, soufflant un Collaporta, qui amena un sourire aux lèvres de Draco contre sa gorge.
Il attrapa fermement ses bras et les plaqua au-dessus de leurs têtes, dévorant son cou de ses dents, imprimant des marques rouges sur sa peau claire. La respiration de la brune était rapide et elle sentait ses abdominaux se contracter au rythme des frottements de leurs corps, toujours emprisonnés sous leurs vêtements trop présents malgré leurs légèretés.
Sans prévenir, elle laissa ses jambes regagner le sol, provoquant un grognement insatisfait chez Draco qui relâcha légèrement sa prise sur les poignets de la brune. Elle profita de cette seconde d'inattention pour le repousser légèrement, d'une pression sur ses épaules, s'attaquant aussitôt à son boxer qu'elle fit couler sur ses cuisses.
Le blond se mordit la lèvre en voyant son sourire, toujours aussi grand. Elle aimait le voir nu, son sexe érigé et gonflé. Il le savait et n'en était, à chaque fois, que davantage excité. Il aimait voir cette lueur mutine dans son regard et le désir qu'il y lisait.
Il entama un pas pour se rapprocher d'elle et elle secoua la tête l'empêchant d'avancer.
- « Non, touche-toi ! »
Il la regarda, curieux, mais décida de ne pas se laisser démonter. Ils n'avaient jamais fait ça mais n'était-ce pas Blaise qui n'arrêtait pas de vanter, à son grand malheur, les vertus de l'onanisme en duo ? Draco inspira une grande loupée d'air et fit glisser sa main de son ventre à son aine.
Les yeux plongés dans le chocolat des iris de la brune, ses doigts frôlèrent ses bourses lui arrachant un frisson, avant de remonter sur sa hampe qu'il caressa doucement. Son regard à elle dévia sur sa main et elle se mordit la lèvre quand il passa son pouce sur son gland.
Sa respiration s'accéléra lorsqu'il referma ses doigts sur son érection mais il ne put empêcher sa main de cesser tout mouvement lorsqu'il la vit, elle, plonger sa propre main dans son short. Elle lui intima de continuer et il obéit, calquant sa cadence sur la sienne.
Elle se rapprocha de lui, les yeux mi-clos et les lèvres rougies et se caressant toujours, les posa sur son torse. Elle suça un carré de chair, y imprimant une marque violacée qui l'amena au bord de la jouissance.
Jamais masturbation ne lui avait parue aussi excitante. Bien sûr, ils trichaient en étant deux mais cela ne changeait rien.
Hermione sourit, un téton du blond entre ses dents, l'amenant à grogner des propos indistincts. Elle savait qu'il venait et, prestement, elle lui fit cesser ses caresses de sa main libre, amenant un nouveau son, de reproche cette fois, dans sa gorge.
Elle ôta sa main de son short et fit courir ses doigts humides sur le corps du blond en s'agenouillant devant lui. Draco ne put s'empêcher de gémir de la voir sous lui, les yeux brillants, et poussa un juron quand elle prit une de ses bourses en bouche.
Ses mains plaquées sur les hanches du blond, Hermione les lécha scrupuleusement puis fit courir sa langue jusqu'au gland d'où quelques gouttes perlaient. Elle les aspira doucement, consciente de la torture qu'elle exerçait sur lui, l'obligeant à retarder le moment de sa libération, ravie des sons exultant de sa gorge.
Lorsqu'il décida de poser ses mains dans ses cheveux, elle attrapa ses poignets pour l'en empêcher et écarta ses bras. Il baissa à nouveau les yeux sur elle et son regard coquin et une bataille démarra. Il essayait de la faire lâcher prise mais elle avait beau rire doucement, elle avait de la force.
D'une manœuvre sournoise, il la rejoignit au sol, la surplombant totalement et, la surprise aidant, ses bras retrouvèrent leur liberté. Ils ne s'affrontèrent que quelques secondes avant que Draco ne pose des mains autoritaires sur les hanches de la brune.
Il lui mordit alors la lèvre et la fit basculer, en une seconde de plus, sur le ventre. Allongé de tout son long sur le dos de Hermione, il sentit sa croupe venir à la rencontre de son érection. Il se mit à genoux et apprécia voir ses fesses s'élever alors qu'elle remontait sur ses genoux.
Il n'avait aucun doute qu'elle ne cherchait pas réellement à se relever et il se rapprocha d'elle. La brune, à quatre pattes sur le carrelage, sentit les mains gracieuses de son amant parcourir son dos. Un sourire effleurait ses lèvres, anticipant la suite mais elle ne put s'empêcher d'être surprise en le sentant totalement en elle.
Il était entré jusqu'à la garde, sans prévenir et, par Merlin, que c'était bon ! Il se pencha sur elle et mordilla doucement son épaule alors qu'elle essayait désespérément de le sentir encore davantage en se tortillant, emprisonnée sous lui.
Elle le sentit sourire et sut immédiatement qu'il était fier de lui. Il était toujours un indécrottable garçon trop satisfait de lui-même mais, dans l'instant, elle ne trouvait pas ce trait si gênant que cela.
Il se retira presque entièrement avant de la culbuter à nouveau, lui tirant un petit cri aigu. Elle l'accompagna immédiatement dans ses mouvements, chaque coup de butoir s'accompagnant du son de leur plaisir mutuel.
Draco vint rapidement, fébrile de la tension qu'elle lui avait fait subir toutes ces minutes passées. Il s'escrima d'une main sur le bouton de chair de la brune, après son coup de rein fatal, et, se penchant à nouveau sur son épaule, y planta les dents sans prévenir.
Elle n'eut besoin que de ces derniers mouvements et de cet ultime geste brutal mais tellement érotique pour jouir à son tour. Il était trop doué pour être honnête, se disait-elle amusée à chaque fois qu'elle se sentait partir, fébrile et extatique.
Il se retira doucement et se colla à son dos alors qu'elle s'asseyait à genoux. Il saisit sa poitrine entre ses mains, s'excusant auprès de ses seins pour les avoir tant ignorés et leur promettant de s'occuper d'eux très prochainement ce qui fit bêtement pouffer de rire Hermione.
- « Quelle heure est-il ?
- « Seize heures quarante-deux. » souffla-t-elle dramatiquement. « Vous êtes dans la mouise, Monsieur Malefoy. »
C'était évidemment sans compter les quatre pauvres collègues employés du Ministères qui avaient vainement tenté, au cours de la dernière demi-heure, de venir récupérer leurs affaires.
Toutefois, et bien que les rumeurs les plus folles aient courues au sujet de ce couple bien peu discret qui avait forniqué dans ce vestiaire, personne n'eut jamais la confirmation que Draco ou Hermione y aient été en quelque façon impliqués.
Verdict ? Pas trop affligés ?! Et cette fameuse lettre, à votre avis, qu'est-ce qu'il y a dedans ?
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Guérisseur Smethwyck [1] : Hippocrate Smethwyck est le Guérisseur-en-chef du Service des Blessures par Créatures Vivantes de Sainte-Mangouste (Source WikiHP)
