[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonsoir M'ssieurs-dames (enfin... messieurs, dans le doute mais ça ne se voit pas beaucoup dans le coin en fait...) ! Nouveau chapitre, pour lequel j'ai une affection particulière parce que j'aime beaucoup Blaise et Seamus faut dire (en même temps, je les aime tous, dans leur genre, donc bon...).
J'en rajoute po, merci encore aux reviewers, à ceux qui fav ou qui follow, en espérant que vous serez toujours plus nombreux !
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Bonne lecture et à très vite !
Chapitre 32 – Blaise
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En ce beau dimanche de juin, Blaise avait enfourché son balai et voguait autour du Parc Zabini, appréciant sentir sa légère chemise se soulever au rythme du vent qui le fouettait. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas toute suite la voix qui le hélait.
- « Blaise ! Blaise ! Tesoruccio mio ! Approche ! »
Il descendit doucement, esquissant une grimace à l'entente du surnom. Il n'avait rien d'un trésor et il détestait qu'on lui attribue un qualificatif quelconque pour le nommer, que celui-ci soit ou non flatteur.
Il se nommait Blaise ou Zabini, Zab à la limite mais tout le reste ne méritait réellement pas son attention. Si c'eût été quelqu'un d'autre, il aurait royalement ignoré cet appel. Il fallait croire que certaines personnes étaient relativement privilégiées.
- « Enfin, tu daignes faire attention à moi ! »
Sur une nouvelle grimace, il posa les pieds au sol, calant son balai sur son épaule. Il força un sourire, inclina légèrement la tête et ils franchirent chacun quelques pas se rejoignant sur la pelouse parfaitement entretenue du Parc.
- « Nous ferais-tu l'honneur, à William et moi-même, de te joindre à nous pour dîner au Manoir ?
Il leva un sourcil. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait eu d'invitation officielle et, généralement, cela n'augurait rien de bon. Aussi demanda-t-il, avec une politesse à la limite de l'obséquiosité.
- « Aurions-nous un événement à célébrer que j'aurais négligé ?
- Voyons, Blaise ? Pourquoi, par Morgane, t'attends-tu toujours à une contrepartie à mes invitations ? N'ai-je pas le droit de simplement souhaiter t'avoir à ma table ? Et tu reconnaîtras toi-même que, si je ne t'invitais pas, je ne te verrais tout bonnement jamais ! »
Blaise força un nouveau sourire. Il savait parfaitement que toute invitation signifiait soit une annonce officielle – et souvent scandaleuse – à venir, soit des reproches. Et quand ce n'était pas le cas, c'est qu'autre chose était attendu de lui.
Qu'il s'intéresse à la petite Fawley ou à la fille de Selwyn en vue d'un mariage de convenance, qu'il use de ses relations pour récupérer des ingrédients rares auprès de Slughorn et toutes sortes demandes plus ou moins extravagantes.
La dernière en date était d'ailleurs de soutirer des informations à Potter, en vue de permettre un déblocage des avoirs de la mère à Draco, ce qu'il se refusait de faire.
Blaise n'avait beau rien avoir contre Narcissa Malefoy, si ce n'était son entêtement à renier son fils pour des broutilles, il n'avait réellement pas envie de se jouer du Survivant. Pas pour elles. Il le connaissait désormais trop bien pour jouer à ce jeu-là.
Il ravala la remarque acerbe qui lui brûlait les lèvres pour répondre avec le plus de miel possible dans la voix.
- « Voyons Mère ! Vous savez que nos rencontres sont toujours d'un grand plaisir bien que mes obligations m'empêchent de vous voir à mon gré ! C'est entendu, je viendrais pour vingt heures, si cela vous convient. »
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Lady Zabini acquiesça et se retira, un sourire aux lèvres, sa robe tournoyant autour d'elle alors qu'elle faisait demi-tour. Les épaules de Blaise s'affaissèrent. Aucun d'eux n'était dupe. Sa mère savait tout à fait que l'emploi du temps de son fils n'était pas si chargé qu'il le laissait supposer.
Son poste au Conseil d'Administration du Laboratoire Pharmaceutique de Potions « Ornicar Inc. », héritage du troisième... Non ! Quatrième époux de sa mère [1], ne l'occupait jamais bien longtemps.
Il possédait les parts majoritaires de cette société et, même si ce qu'il aimait à appeler son travail – qui consistait surtout en des réunions barbantes et des votes plus ou moins démocratiques décidant des orientations à venir du Laboratoire – l'occupait quasiment chaque jour, il habitait à moins d'un kilomètre du Manoir Zabini.
Seul le Parc séparait son logement de celui de sa mère, ce n'était pas pour autant qu'il prenait la peine d'aller la saluer sans qu'une nécessité ne l'y pousse. Et si elle était intéressée par ses allées et venues, elle n'en montrait rien.
Elle avait, quoi qu'il en soit, les moyens de connaître chacun de ses faits et gestes, ou presque, dans les moindres détails mais elle négligeait habituellement de s'y intéresser. Tout comme elle ne se préoccupait pas de ses fréquentations.
La plupart du temps, il se disait que si elle n'avait pas eu d'enfant, cela serait revenu au même. Elle ne savait pas ce qu'il faisait de sa vie et encore moins ce que devenait Ornella.
A la limite, Blaise pouvait reconnaître que sa mère s'était montrée satisfaite que son fils entretienne quelques relations avec le jeune Potter, persuadée qu'alors il pourrait leur être utiles à certaines fins encore mal déterminées. Il en avait d'ailleurs eu la preuve quand sa mère avait plaidé la cause de Narcissa.
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Ce devait être environ trois mois en arrière que la mère de Draco avait relancé la sienne. Elle lui avait écrit, semble-t-il, une longue lettre l'invitant à lui rendre visite à Lulworth Cove, lui promettant d'être divertie par de grandes nouvelles à venir.
Blaise n'avait pas la moindre idée de ce qui avait été dit ce soir-là, pas plus que ce que Narcissa avait bien pu promettre à sa mère pour se retrouver dans ses petits papiers mais il doutait fortement que leur amitié retrouvée fut désintéressée.
Avant la guerre, les deux femmes s'étaient côtoyées, comme toutes les Maîtresses de Maison de ce monde dans lequel ils évoluaient mais nul n'ignorait qu'elles ne s'appréciaient pas réellement.
Elle se supportait, toutefois, sans se plaindre et prenaient souvent le thé, obligées tant par l'amitié de leurs enfants que par le sens des affaires de Lucius. Lady Zabini était un atout de choix qui facilitait grandement certaines relations.
Aujourd'hui que Lady Malefoy était sans le sou, contrainte de se salir les mains en travaillant, et honnie par la société. Il était absolument inconcevable que la mère de Blaise s'affiche gratuitement avec elle.
Il en avait parlé longuement avec Draco qui, comme lui, ignorait le fin mot de l'histoire et redoutait clairement de le connaître un jour. En tout cas, tant que sa mère ne savait officiellement toujours pas qui était Seamus et la relation qu'ils entretenaient, le métis gardait une certaine tranquillité d'esprit.
Blaise ne s'inquiétait même pas qu'elle rencontre le blond dans le Parc. Jamais elle ne pourrait imaginer qu'il soit plus qu'un ami. Elle avait d'autres chats à fouetter, trop intéressée par ses élixirs maléfiques, l'accroissement de sa fortune et de son statut social.
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En soupirant, le métis rejoignit sa Dépendance, se doucha, s'habilla et prit une poignée de poudre de Cheminette, bien décidé à prendre des forces avant la corvée qui l'attendait le soir-même.
Il eut la contrariété de n'être accueilli que par le silence en arrivant chez Seams. Évidemment, il ne l'avait pas prévenu de cette visite impromptue mais il ne pensait pas qu'il serait absent en ce début d'après-midi.
Il souffla de nouveau et se rendit dans sa chambre. Il n'avait rien envie de faire, vraiment. Il se mit à l'aise, ôtant ses souliers, se débarrassant de son pantalon et s'allongea sur le lit, bras croisés derrière la tête. Il n'avait qu'à l'attendre, finalement.
Après une dizaine de minutes passées à regarder le plafond, Blaise s'ennuyait fermement. Il commença à s'agiter, à la recherche d'une occupation quelconque. Seams, malgré ses origines mêlées, habitait dans un quartier sorcier. Il ne pouvait même pas regarder la 'tévélision' ou quelque chose du genre.
Il fit le tour de la chambre du regard et avisa la commode sur laquelle une pile de livres s'élevait. Il la rejoignit mais ne trouva aucun ouvrage attirant son attention. En soupirant, il contourna le lit et fit les cent pas entre la fenêtre et la porte, qui se faisaient face.
Il se disait, en soufflant encore, que cette chambre était finalement bien rébarbative en l'absence du blond. Il s'assit à nouveau sur le lit et, sa tête se tournant vers la table de nuit, un petit carnet attira son œil. Il ne se posa de questions qu'un quart de seconde avant de tendre la main et de le saisir prestement.
Sans plus réfléchir, il l'ouvrit en son milieu et reconnut aussitôt l'écriture de Seams. Il se mordit l'intérieur de la joue et referma aussi vite le carnet, sa tête se tournant cette fois vers la porte grande ouverte.
Il guetta un bruit, un son dans l'appartement et, bêtement encouragé par le silence ambiant, se leva pour fermer la porte de la chambre. Il savait qu'il ne devait pas faire ce qu'il s'apprêtait à faire mais c'était plus fort que lui. Vraiment, sa curiosité prenait le dessus.
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Appuyé contre le bois de la porte, il ouvrit à nouveau le carnet, presque en tremblant. Aucun doute, c'était bien l'écriture nerveuse de Seamus. Les lettres étaient petites et serrées, donnant une impression de vivacité, d'énergie.
Sur la page qu'il avait sous les yeux, se trouvait une liste de courses. Poudre de Mandragore, pêches plates, Eucalyptus séché... Rien de bien intéressant en somme. Sur celle qui lui faisait face, une composition de potion de mémoire apprise en troisième année à Poudlard.
Il choisit une autre page au hasard mais, ce n'était pas plus intéressant. Une recette de cuisine moldue, des conseils d'entretien botanique et une citation usuellement attribuée à Helga Poufsouffle concernant l'entretien d'une cuisine.
Avec une moue, il laissa son bras retomber le long de sa cuisse et traîna à nouveau des pieds jusqu'au lit. C'était stupide mais, il avait espéré tomber sur un journal intime et il se demandait ce qu'il aurait pu contenir.
Déclaration d'amour, de trahison, désespoir face à leur homosexualité désormais indéniable, il ne savait pas mais il avait vraiment eu envie de connaître le fond de sa pensée intime, s'imaginant que jamais personne n'était réellement honnête avec un autre que soi-même.
Il s'assit au bord du lit et, le carnet toujours en main, le rouvrit à la première page. Seamus avait inscrit, en lettres capitales, larges et colorées, une phrase. « L'apocalypse de l'an deux mille n'a pas eu lieu, il est temps de ne rien oublier ». La date du premier janvier de cette même année y était indiquée et soulignée trois fois.
Sur les pages suivantes étaient décrites différentes expériences explosives de potions qu'il avait expérimentées et quelques fois, une autre main, probablement celle de Dean, se dit Blaise dans une intuition, apportait des précisions et rectifiait le rapport.
La date de l'accouchement de Pansy y était rapportée comme étant le jour où Dean, justement, devait rencontrer Blaise. Rencontre qui, finalement, n'avait eu lieu qu'un mois plus tard.
Là encore, ce n'était qu'un rapport succinct, une phrase puis, un saut de ligne plus loin, un calcul alambiqué indiquait qui lui devait de l'argent et les propres dettes dont il devait s'acquitter. Des petites croix indiquaient qu'elles avaient probablement été réglées.
Ensuite, une recette de cuisine, différents événement rapportés ci et là tels que l'arrivée de Luna et Neville à Madagascar le quatre avril, ce match auquel ils avaient assisté en mai, les anniversaires des uns et des autres et, à la date du dix-neuf juillet, une assertion. « Zabini est bizarre ».
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Blaise fouilla dans sa mémoire et, bien qu'il n'ait eu jusque-là aucune idée de la date exacte, il ne put qu'en déduire une seule chose. C'était ce jour-là, précisément, qu'il avait dû frôler ses lèvres pour la première fois.
Ce ne pouvait qu'être cela. Ce prémisse de baiser avait bien eu lieu au mois de juillet de cette année-là, il le savait parfaitement. Et, à part dans sa propension à vouloir embrasser et posséder le blond, Blaise ne se montrait jamais bizarre. Il était on ne peut plus digne et normal !
Il sourit, heureux que le blond ait pris la peine de souligner cet événement, même de manière aussi anodine, dans son carnet.
Il sauta les pages suivantes pour se précipiter sur la page du douze septembre deux-mille qui, en fait, n'était barrée que d'un grand point d'interrogation, épais, repassé au moins cinq fois. Un gros mot occupait la page suivante.
Chacune de leurs rencontres jusqu'à l'anniversaire de Seamus était datée, accompagnée sobrement d'un « Blaise » et, parfois, de nouveaux points d'interrogation. C'était étrange à lire. Entre ces pages, Seamus continuait à noter des listes de courses, des recettes, des bons mots et deux critiques de livres moldus prenaient chacune une page entière.
Le sujet était analysé avec finesse, semblait-il. Blaise n'en savait rien, finalement, puisqu'il n'avait pas lu les livres en question mais, l'argumentation du blond semblait tenir la route et lui donnait même envie de se pencher sur ces romans.
A la date du douze octobre, le métis eut vraiment envie de rire. « Mes vingt-et-un ans, le plus beau jour de ma vie. Je peux mourir heureux ». Blaise se souvenait parfaitement de ce jour-là. La première fois qu'ils s'étaient vus nus. La première fois qu'ils s'étaient touchés intimement. Vraiment un merveilleux souvenir.
Pris par sa lecture et le blond ne revenant pas, il continua à parcourir les pages, appréciant de nouvelles critiques littéraires puis cinématographiques. Seamus semblait vraiment prendre à cœur de donner son opinion le plus précisément possible.
Certaines critiques étaient plus développées que d'autres. Le film « Billy Eliott » [2] par exemple prenait deux pages à lui seul, alors que « Gladiator » n'avait droit qu'à « Gros muscles et Connie Nielsen ! ».
« Snatch » était assorti d'un bien énigmatique « Oui, Londres ! Vous savez...un fish & chips, une tasse de thé, de la bouffe dégueu, un temps de merde, une Mary Poppins de mes deux... Londres ! » [3]. Et Blaise commençait à regretter de n'être jamais allé au cinéma avec son amant.
Il était presque étonné de cet aspect de Seamus. Il le savait loin d'être bête, si tel avait été le cas, jamais il ne se serait embêté à lui adresser la parole plus de deux fois mais, même deux ans plus tard, il ignorait le connaître aussi cultivé. Il se demandait, d'ailleurs, comment il était possible qu'il ne s'en soit jamais aperçu.
Surpris mais toujours aussi curieux, le métis continua sa lecture et arriva à la date du trente novembre. « Bizarre. Pas désagréable mais bizarre. Je sais pas quoi en penser ». Leur première fois. « Mieux ». Leur deuxième fois. « Putain ! » La troisième fois.
Blaise était complètement d'accord ! Lui-même n'aurait pas trouvé mieux pour exprimer ses ressentis. Enfin, si. Si c'était lui qui avait écrit dans ce carnet, il aurait indiqué que leur première fois avait été particulièrement exceptionnelle, la seconde génialissime mais, la troisième fois, quand Seams l'avait pris, lui, prenant sa virginité, il n'avait pas été réellement enchanté. Il aurait probablement écrit la même chose. Bizarre, pas désagréable, à travailler.
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Blaise continua sa lecture, absorbé, prenant plaisir à se souvenir à chaque fois des petits événements qu'ils avaient vécus, soulignés d'un commentaire ou d'un bon mot de Seamus autant qu'à ses argumentaires culturels.
D'ailleurs, plus les pages passaient, plus il s'apercevait que le blond faisait référence à lui. « Mr Darcy me fait penser à Blaise. Est-ce qu'il arrivera, un jour, à dépasser son orgueil pour me déclarer son amour comme à Elisabeth ? ». Blaise se forçait à retenir le titre du livre de Jane Austen lorsqu'il entendit du remue-ménage dans la pièce à côté.
Le cœur battant, il imprima la date à laquelle il se voyait obligé d'arrêter sa lecture, au vingt-huit mars deux-mille un et replaça vivement le carnet dans la table de nuit avant de s'allonger sur le lit, les bras croisés derrière la tête, comme il s'était initialement installé, dans une attitude qu'il espérait désinvolte.
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- « Blaise ? » lequel répondit à l'exclamation du blond seulement par un sourire. « Qu'est-ce que tu fais là ? » continua Seamus d'une voix enthousiaste.
- « Besoin de réconfort avant les épreuves qui m'attendent » répondit sincèrement le métis en se tournant sur le côté et lui expliquant sa rencontre précédente avec sa mère.
Le blond s'installa à l'autre bout du lit en l'écoutant. Il saisit un de ses pieds qu'il massa doucement, exerçant une légère pression de ses pouces sur la plante. Blaise se laissa faire, appréciant le geste à sa juste valeur et caressant, de son autre pied libre, la cuisse du blond.
Ils n'essayèrent que peu de temps de deviner les desseins de Lady Zabini, Seamus exhortant son amant au calme et à la pondération tout en le rassurant, essayant même de lui suggérer que, cette fois peut-être, sa mère souhaitait seulement voir son fils et prendre de ses nouvelles.
Blaise ricana, peu convaincu et leur conversation dévia vers des sujets plus anodins, s'attardant tantôt sur untel qui aurait eu tel geste, tantôt sur le prochain match auquel ils avaient prévu d'assister. La fin d'après-midi passa rapidement et paisiblement entre discussions et éclats de rires.
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Quand dix-neuf heures sonnèrent, Blaise s'assit sur le bord du lit qu'ils n'avaient finalement pas quitté en soupirant. Seamus se colla à son dos et embrassa sa nuque.
- « On n'a même pas fait l'amour... Tu arriveras à survivre ? ».
Le métis eut un rire avant de se retourner aussitôt, plaquant le blond sous lui.
- « On peut encore arranger ça ! »
Il lui saisit le lobe de l'oreille qu'il mordilla, frottant son bassin à l'homme gémissant sous lui. Ils se déshabillèrent rapidement, expédièrent leur affaire tout aussi vite, la terminant, du reste, sous la douche, profitant l'un de l'autre le plus possible avant le départ du métis.
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Blaise cherchait d'ailleurs à récupérer l'ensemble de ses vêtements quand Seamus, allongé de tout son long, les yeux au plafond et un léger sourire aux lèvres, l'interpella.
- « Blaise.
- Oui ?
- La prochaine fois, demande-moi... » gronda le blond en le fixant, les yeux rieurs.
- « Te demander quoi ? » interrogea Blaise en se battant avec son pantalon
- « Si tu veux lire mon carnet...
- Je... »
Par Salazar, ce qu'il se sentait mal à l'aise. Il était pris la main dans le sac et, le pire, peut-être, était le sourire qu'arborait Seamus. Il ne lui disait rien qui aille, ce sourire. Le métis n'avait pas la force de mentir. Il ne le voulait même pas. Il tenait vraiment à son amant et il ne méritait pas qu'on se fiche de lui.
- « Seams... Je suis désolé, c'est...
- Ce n'est rien, Blaise » l'excusa d'office le blond en levant les yeux au ciel.
- « Non, ce n'est pas rien et je comprendrais que tu m'en veuilles. Je ne voulais pas fouiller mais...
- Je ne t'en veux pas, Blaise. Je n'ai rien à te cacher. Simplement, la prochaine fois, demande-moi. Je te le laisserais lire, je te le filerais même avec grand plaisir !
- Je me sens trop con, Seams... Je t'assure, je ne voulais pas mais, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.
- Ce n'est pas grave, en fait, j'avais même prévu de te le montrer. Mais je préfère vraiment que tu me demandes la prochaine fois. Je ne veux pas que tu ais peur que je ne sois pas honnête avec toi. Pas maintenant. Je te jure que je ne te cacherais jamais rien.
- Ne jure pas des choses comme ça, on sait jamais ce qui peut arriver... » Il se rassit sur le lit et darda ses yeux sombres sur le blond. « Écoute, je suis désolé. J'ai juste fais une erreur parce que je m'ennuyais et que tu n'arrivais pas...
- Épisode clos, alors !
- Épisode clos » acquiesça Blaise avant de lui demander comment il avait deviné.
Seamus lui prouva sans difficulté qu'il n'avait pas replacé le carnet au bon endroit ni dans la bonne position et rit des gifles mentales que s'envoyait le métis. C'est dans un éclat de rire qu'il lui ordonna de filer chez sa mère comme on punirait un enfant, le faisant soupirer.
Blaise exprima encore une fois sa volonté d'esquiver ce dîner mais se ravisa aussi vite. Lady Zabini frôlerait probablement la crise d'hystérie s'il se permettait d'arriver en retard ! Quelques grains de Poudre de Cheminette s'échappaient déjà de sa main quand il entendit.
- « Je suis sérieux ! La prochaine fois que tu veux le lire, tu me demandes ! Et je t'autoriserais même peut-être à y mettre tes propres annotations ! »
Le jeune Lord ne put s'empêcher de sourire à cette idée et c'est le cœur bien plus léger qu'il s'avança dans l'allée, prêt à affronter un long dîner en compagnie de sa mère et de son époux du moment.
Verdict ? Que pensez-vous de cette relation et de leur conception du couple ? Et notre Lady Zabini ?
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Quatrième époux de sa mère [1] : CQAP, souvenez-vous de Wilson, décédé mystérieusement en inhalant de la poudre d'aconit.
Billy Eliott [2] : Sorti en salle en septembre 2000, AlloCiné est votre ami si vous ne connaissez pas le film. Tous les films indiqués sont sortis en l'an 2000. Ce n'est pas top original mais, que voulez-vous… '-'
« Oui, Londres ! » [3] : Traduction très approximative d'une citation du film en question.
