[MàJ Août 2021]

Note de l'auteur : Bonjour vous ! Après un petit détour du côté de notre charmant petit couple atypique, on s'arrête aujourd'hui dans le quotidien de Hannah qui n'est pas, non plus, de tout repos... Si personne ne fouille dans ses affaires, au contraire du pauvre Seamus qui n'en a certes pas été traumatisé, elle ne navigue pas toujours sur un long fleuve tranquille...Quant à la rencontre avec Lady Zabini, vous vous doutez bien que nous en entendrons parler à nouveau prochainement... Je vous laisse voir tout ça...

Comme toujours, je rajoute un petit mot aux reviewers, aux followers et à ceux qui mettent cette histoire en fav pour vous remercier du temps que vous prenez, en plus de la lecture de mes écrits !

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Bonne lecture et à très vite !


Chapitre 33 – Hannah

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Assise sur la terrasse au sommet du Puffapod's, observant vaguement d'un œil morne le lever du soleil, Hannah se demandait comment, Nom d'un Scrout à Pétard, sa vie avait-elle pu autant tourner au court bouillon.

Elle s'était habituée à voir Neville passer au club chaque semaine et acceptait presque sans difficulté désormais la présence de Luna, bien qu'elle soit plus rare. En douce rêveuse, l'autre blonde ne semblait apprécier que modérément les ambiances survoltées des nuits d'ivresse sorcières et devait avoir mieux à faire que de passer ses fins d'après-midi ou ses soirées dans un bar.

Nev', lui, venait souvent, parfois seul, parfois accompagné et prenait toujours des nouvelles de Hannah. Ils retrouvaient leur complicité passée et il n'y avait jamais de temps mort entre eux. Elle s'était surprise à ne plus ressentir les petits pincements au cœur auxquels elle s'était habituée depuis qu'il en avait choisi une autre.

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Elle avait, toutefois, rapidement compris pourquoi son ancien petit-ami avait cessé de lui faire de l'effet. George avait pris sa place dans ses fantasmes d'adolescente qu'elle n'était plus et il n'y avait rien d'étonnant à cela. Il s'était mis en tête, depuis quelques mois, de la séduire.

Elle n'en avait pas immédiatement été certaine, elle avait cru se faire des idées puis, progressivement, en avait eu la confirmation, encore et encore. Il la cherchait, la titillait, la faisait rire et faisait même parfois semblant de se confier sincèrement à elle, en étant sobre.

Elle rougissait souvent, baissait les yeux, sentait son cœur faire des bonds mais se refusait de céder. Une fois, il l'avait coincée contre le bar et avait fait courir son nez de son front à son cou. Elle s'était mise à trembler d'anticipation et il avait posé ses mains sur ses hanches.

Elle avait fermé les yeux et il avait embrassé le coin de sa bouche. Il s'était reculé et, lorsque quelques secondes plus tard elle avait ouvert les yeux, il lui avait demandé d'une voix si douce ce qui la poussait à refuser ses avances, qu'elle avait eu envie de le dévorer sur place.

Les bras ballants, elle s'était obligée à reprendre contenance et lui avait dit, dans un sourire forcé, qu'il n'était définitivement pas assez sérieux pour elle. Il s'était montré vexé comme un pou et avait grogné qu'il en avait assez.

Elle avait haussé les épaules et était repartie derrière le bar, espérant que l'inox qui le recouvrait lui serve de bouclier. Une demi-heure plus tard, George se frottait à une pimbêche sur la piste de danse et, sentant le regard d'Hannah sur lui, avait embrassé la greluche à pleine bouche, les yeux rivés sur la blonde.

Le lendemain, il se répandait de mille excuses, accusant l'ivresse et lui apportait des fleurs. Elle n'avait pas réussi à lui en vouloir bien longtemps et le jeu avait repris. George était ainsi et, bien qu'elle avait mal de le reconnaître, elle n'arrivait jamais à lui tenir rigueur bien longtemps de son inconstance.

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Tout s'était compliqué quand Ron était entré en scène. Elle voyait son ancien camarade de classe presque aussi souvent que son grand frère. Ils semblaient presque inséparables, en apparence, tous les deux.

Ils travaillaient ensemble, faisaient leurs courses ensemble, écumaient les bars ensemble. Il était rare, sur le Chemin de Traverse, de les voir l'un sans l'autre. Un jour de mai, toutefois, Hannah s'était entendue héler par Ron dans la rue.

Elle lui avait fait un petit signe de la main et avait fini de régler ses achats avant de le rejoindre. Elle s'était étonnée de le voir seul sur le marché sorcier et il l'avait informé qu'une énième beuverie avait empêché George de se lever ce matin-là.

Elle avait eu un sourire triste et il lui avait proposé de continuer leurs courses ensembles, prétextant de rendre cette corvée bien plus agréable, ce qu'elle avait accepté. Ils s'étaient dirigés d'étals de producteurs de fromages de Croup en étals de légumineuses sorcières, passant commande ci et là, indiquant aux vendeurs les horaires de livraison par Cheminette les arrangeant au mieux.

Ils discutèrent de tout et de rien quand, comme un cheveu sur la soupe, alors qu'Hannah expliquait à Ron chercher des idées originales pour renouveler sa carte de cocktails, il lui avait demandé, presque en criant, de sortir avec lui le dimanche suivant.

Il avait parlé si fort que deux petites vieilles, sur le trottoir d'en face, les avaient dévisagés. Le rouge aux joues, Hannah avait acquiescé, presque par automatisme et avait souri face au nouveau mutisme du roux. C'est elle qui dû lui demander ce qu'il souhaitait faire pour qu'il se réveille un peu, la faisant rire doucement.

Il lui proposa un pique-nique, persuadé qu'elle appréciait le contact avec la nature qui lui manquait cruellement en temps normal. Il connaissait d'ailleurs l'endroit idéal. La grande clairière derrière le Terrier était parfaite pour les accueillir un après-midi ensoleillé.

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Ron ne lui précisa pas qu'il serait soulagé d'être en terrain connu mais, il le pensa toutefois très fort. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais, quand il la voyait, il avait immédiatement envie de se couler dans son giron.

C'était peut-être son corps, plein de rondeurs, son visage doux et affectueux qui avaient un côté rassurant ou encore sa bonhomie, il ne le savait pas précisément mais, en tout cas, il adorait cette fille.

Dès qu'il était proche d'elle, il voulait qu'elle le câline autant qu'il ressentait cet étrange besoin de la protéger. Elle transpirait cette sorte de bonté et, pour ne rien gâcher, elle avait cette capacité d'écoute qui soulageait les âmes.

Parler avec elle était comme rassérénant. Il n'était jamais déçu par leurs échanges et elle pouvait même se montrer amusante, parfois. Rien à voir, évidemment avec son humour à lui. Elle n'y allait pas avec ses gros sabots, elle. Elle était subtile et rafraîchissante.

Quand Ron s'était aperçu que, pour une fois, il pouvait la voir sans son frère pour se moquer de lui et, qu'en sus, ils avaient un créneau commun de disponible dans leurs emplois du temps surchargés, il avait refusé d'y réfléchir à deux fois.

Croiser Hannah sur cette place bondée n'était pas dû au hasard dans l'esprit du rouquin et il y avait vu un signe. Il avait envie de la voir en tête à tête depuis des semaines mais n'osait pas franchir le cap, ne sachant sur quel pied danser.

L'impulsion du moment avait eu raison de lui et il avait été ravi de la réaction de la blonde.

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Hannah ne savait pas, quand elle s'était rendue au lieu-dit le dimanche suivant, que Ron s'était bien gardé d'informer son frère de leur rendez-vous. Cela ne lui avait pas même effleuré l'esprit.

Ils avaient passé un agréable moment. Le rouquin s'était occupé du panier de victuailles et elle s'était chargée de la décoration et des boissons. Ils s'étaient installés sur une grande nappe blanche qui les éblouissaient et avaient métamorphosé ce qui ne leur servait pas en coussins confortables, leurs permettant de prendre leurs aises sous le soleil.

Ron, en riant, avait attiré à eux des fleurs des champs qu'il lui avait offertes en bouquet. Hannah n'était pas dupe, le garçon, dans son style maladroit, tentait de la séduire et, bien qu'il ne l'ait pas laissée indifférente, l'ambiance était restée bon enfant.

Elle n'avait pas repoussé ses avances sans être plus explicite pour autant et il n'avait pas essayé de l'embrasser. Il ne servait à rien de précipiter les choses. C'était, finalement, la première fois qu'ils se voyaient et discutaient paisiblement sans être dérangés par quoi que ce soit.

Ils s'étaient séparés à la nuit tombée et avaient échangé leurs adresses de Cheminette, s'autorisant, l'un et l'autre, à se contacter par tous les moyens dont ils disposaient et espérant renouveler cette expérience. Hannah, en rentrant chez elle le sourire aux lèvres, en avait conclu que Ron était réellement charmant.

Il était moins séduisant que son frère, c'était évident. Il lui manquait ce petit côté piquant et irritant. Ron était un peu gauche, dans son genre. Un peu rustre aussi mais, finalement, il en était presque plus amusant. Il était moins compliqué. Moins torturé surtout.

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Lorsqu'elle avait revu Ron, deux jours plus tard, Hannah lui avait spontanément adressé davantage la parole qu'à George. L'aîné n'avait rien dit, peut-être n'avait-il même rien vu les premiers temps mais, au bout de quelques semaines où la blonde semblait plus intéressée par son jeune frère que par lui, il avait commencé à le lui faire remarquer.

Hannah avait dû rougir parce que George s'était montré piqué au vif. Il s'était moqué d'elle et de son frère avant de tirer celui-ci par le bras en quittant le club. Elle ne les avait pas revus de la semaine.

N'osant aborder George et ne sachant jamais comment agir et réagir avec lui, elle avait relancé Ron qui lui avait simplement dit que la situation était compliquée mais que rien ne changeait dans leur relation. Il l'avait ensuite pressée de le revoir bientôt pour une sortie quelconque.

Bien que circonspecte, elle avait accepté, espérant alors lui tirer les vers du nez mais, elle avait platement échoué. Elle avait fini par croiser George au début du mois de juin, en rendant visite à Tom au Chaudron Baveur.

Il l'avait d'abord ignoré mais elle aussi savait se montrer insistante. A force de persuasion, elle réussit à lui amener un sourire aux lèvres. Sourire qui s'estompa l'instant d'après, quand il lui demanda d'arrêter de voir Ron.

- « Pardon ?! Pourquoi devrais-je arrêter de le voir ?

- Parce que je suis le seul Weasley auquel tu dois t'intéresser !

- Tu plaisantes, Georgie ?

- Absolument pas, Hannah Mnèse [1]. Arrête de voir Ron.

- Je ne vois pas pourquoi je ferais ça. Ron est mon ami, tu n'as aucune raison valable pour me demander ça.

- Ron n'est pas ton ami. Il te veut.

- Oh, arrête, George, tu es ridicule.

- Ne joue pas l'innocente. Tu sais qu'il veut sortir avec toi. Mais tu sais quoi, Hannah Nas [2], j'étais là en premier.

- Tu te moques de moi ?! » avait-elle demandé incrédule, hésitant à rire.

- « Pas du tout ! J'ai la priorité ! Je te courtise depuis des lustres, c'est pas pour me faire voler la vedette par cet idiot de Ronnie !

- Tu te rends compte que tu parles de ton frère ?

- Oui, et il a l'habitude que je le traite d'idiot. Ne change pas de sujet.

- Tu es vraiment en train de m'interdire de sortir avec ton frère ?

- Oui !

- Je n'arrive pas à y croire ! » s'était exclamée Hannah, sincèrement surprise. « Non mais pour qui vous prenez vous, Monsieur Weasley ?

- « Je sais, je sais, les femmes au pouvoir, tout ça, tu es maître de ton destin et tu fais tes propres choix » Avait-il dogmatiquement récité en levant l'index « mais tu ne vas pas me faire croire que Ronnie est un meilleur choix que moi ! » Avait-il poursuivi en pointant ce même index sur l'épaule de la blonde.

- « …

- Sérieusement, Hannah, tu ne vas pas me dire qu'il te plaît ?!

- Et pourquoi pas » avait-elle répondu doucement

- « C'est Ron ! C'est un bourrin ! C'est un gamin ! Hannah !

- Tu sais quoi ? » S'était-elle énervée « Je l'aime bien, Ron. Il est gentil, respectueux et honnête. C'est quelqu'un de très bien ! »

A cet instant, George fit la moue en fronçant les sourcils. Bien sûr que son frère était un mec bien. C'était son frère tout de même ! Mais Hannah était une fille pour lui, pas pour Ron. Il avait besoin d'elle pour contrebalancer tout le bourbier de son existence.

Elle était douce, généreuse, indulgente. Elle rendait le quotidien plus serein et, il savait ce qu'il disait. Elle lui avait vraiment manqué, ces derniers jours, quand il l'évitait. Il avait contourné la table à laquelle ils étaient installés pour s'asseoir à ses côtés et couler sa tête sur son épaule. Elle s'était tendue et il avait souri.

- « Je ne te plais pas ? » avait-il demandé d'une voix enfantine.

- « George... » Son soupir ressemblait davantage à un gémissement.

- « Tu me plais, Hannah. Tu sais que tu me plais.

- …

- Et je te plais aussi, ne le nie pas. Je le vois dans tes yeux. »

Il n'était pas si sûr de lui, elle lui résistait tout de même depuis un bon bout de temps mais il n'avait rien à perdre. Il avait longuement inspiré, espérant que son côté théâtral l'attendrisse un tant soit peu.

- « Je veux pas que tu sortes avec mon frère. Même si tu ne veux pas de moi Hannah, ce serait trop dur de te voir avec lui.

- Arrête George » Avait-elle soufflé en ferment les yeux

- « 'Arrête' quoi ? » Lui avait-il murmuré dans son cou, conscient que son souffle la faisait frissonner.

Elle s'était éloignée de lui, énonçant sa vérité d'un ton las.

- « Arrête de faire comme si ça avait une importance. Tu ne m'aimes pas, c'est juste ton nouveau jeu du moment.

- Non. » avait-il objecté en y mettant le plus de conviction possible.

- « Si, et tu le sais très bien. Tu peux avoir toutes celles que tu veux, pourquoi tu ne me laisses pas tranquille.

- Mais parce que je te veux, Hannah. Et je ne veux pas te voir avec un autre. Surtout pas avec Ronnie. »

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Il était agaçant, à lui dire de telles choses avec ses yeux tristes. Elle avait tellement envie de le croire. Si elle ne se maîtrisait pas, dans ces moments-là, elle le serrerait dans ses bras pour qu'ils pleurent et se réconfortent ensemble. Mais elle savait que ce n'était pas possible.

C'était George qu'elle avait devant elle. Un mec qui n'avait plus rien à perdre et qui se foutait de tout et de tout le monde. Un mec qui n'hésitait pas à tout faire pour se faire aimer, pour avoir l'impression de combler son vide et qui, aussitôt se lassait.

Elle n'était pas naïve. Elle refusait d'être naïve. C'était juste un mec qui la blesserait, prendrait son cœur dans sa main et l'écraserait, sans même s'en rendre compte. Elle s'était emportée, espérant le décourager.

- « Ça te va bien de dire ça alors que tu continues à te taper des greluches dans MON bar ! » avait-elle contré avec le plus de calme possible.

- « Elles ne sont rien. Toi, c'est différent.

- Pourquoi tu continues, si elles ne sont rien ?

- Parce que tu ne veux pas de moi » Avait-il répondu du tac-au-tac.

Hannah s'était mise à rire. D'un rire un peu jaune. Elle se demandait à quel point il croyait aux bobards qu'il lui racontait. Il ne s'arrêta pas là et elle se mordit l'intérieur des joues pour se contenir.

Elle n'avait plus vraiment envie de rire mais, sans ce geste, elle avait eu peur de lui décocher une gifle pour son impertinence. Il ne manquait pas d'air, tout de même !

- « C'est presque de ta faute, Hannah. Tu es là et tu me jettes. Je vois d'autres filles pour me consoler mais tu sais aussi bien que moi que ça ne marche pas. »

Le coude sur la table, elle avait porté la main à son front, sentant poindre une migraine. Elle aurait dû être affligée. Elle aurait même dû être outrée.

Elle n'arrivait vraiment pas à comprendre comment elle arrivait encore à être touchée. Elle ne savait pas pourquoi elle avait toujours envie de lui chercher des excuses mais elle n'arrivait pas à s'en empêcher. Elle ne prit même pas la peine de répondre, le laissant s'embourber.

- « Et tu sais, Hannah, tu n'es pas juste avec moi ! Ça fait deux semaines que je n'ai pas vu une seule fille. Tu peux demander à n'importe qui. Personne. Pas une ! » s'était exclamé George non sans une certaine fierté, s'attirant un regard de reproches.

- « Et je devrais te croire sur parole ? Juste sur ta bonne foi.

- Tu ne me crois pas ? » Avait-il répété, l'air faussement blessé, selon l'opinion de la blonde

- « Ce ne serait pas la première fois que tu mentirais, Georgie » lui avait-elle souri.

- « Si tu as une si piètre opinion de moi, peut-être que tu as effectivement raison de choisir Ronnie ».

Le visage fermé, il avait croisé les bras sur son torse. Hannah se sentit obligée de le rassurer, d'un sourire et d'une voix douce, le regrettant presque aussitôt en voyant apparaître le sourire de George à nouveau.

- « Je n'ai pas choisi Ron...

- … Tu m'as choisi, moi ? » avait-il demandé en lui saisissant la main. Elle l'avait doucement repoussé.

- « Non. Je n'ai choisi aucun de vous. Je n'arrive pas à croire que tu m'obliges à dire quelque chose comme ça.

- Pourquoi ?

- Je ne veux pas me mettre entre vous. C'est n'importe quoi, George. Vous pouvez avoir n'importe qui. Pourquoi moi ? »

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Il ne savait pas quoi répondre, en réalité. Elle en avait de ces questions. Il regrettait juste de ne pas avoir posé un veto auprès de Ron plus tôt mais, il est vrai que jamais il n'aurait pensé que son petit frère jetterait son dévolu sur elle.

Hannah n'était pas réellement une belle femme. Au premier abord, elle était même loin d'être désirable. Ce n'était pas une de celle qui faisait se retourner les hommes sur son passage. Or, Ronnie aimait les belles femmes. Les vraiment belles. Depuis toujours.

La première qui l'avait vraiment fait craquer était Fleur. Leur belle-sœur était vraiment une belle femme. Grande, blonde, élancée, elle avait un corps parfait. Ensuite, il y avait eu Lavande.

A Poudlard, cette autre blonde était magnifique. Ses grands yeux bleus, sa peau lisse et douce, ses cheveux toujours si bien coiffés qu'ils donnaient envie d'y plonger les mains la rendait désirable. Même aujourd'hui, avec ses cicatrices, elle gardait un certain panache.

Ron avait mis du temps à s'apercevoir de la beauté de Hermione, plus subtile, plus discrète mais, pourtant, George n'en savait pas moins que son frère n'oublierait jamais la moindre courbe de son corps, pas plus que l'éclat de ses grands yeux qui enveloppaient de chaleur quiconque s'y perdait dedans.

Ronnie aimait les belles femmes, les poupées parfaites, dépourvues de défaut. Il n'aurait jamais dû trouver Hannah attirante. Les filles comme elles étaient pour George, parce qu'elles avaient ce « je ne sais quoi » qui les rendait incomparables.

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George n'avait rien répondu et Hannah avait soupiré bruyamment. Elle s'était levée et faisait mine de partir.

- « Je n'abandonne pas, Hannah Bolisante ! Je me battrais corps et âme ! »

Elle avait adressé un sourire triste à son intervention joyeuse et était partie sans un mot. Il avait recommencé à venir au Puffapod's et les deux frères continuaient à lui lancer des perches.

Elle se demandait, depuis, à quel point ils n'en avaient pas fait un défi entre eux. Elle balançait entre les deux. Son cœur tendait vers Ron. Honnête, tranquille et entier. Son corps, lui, soupirait après George. Piquant, craquant et torturé.


Oui, j'ai osé... Verdict ? Vient-on de franchir le triangle (amoureux) des Bermudes ? Que va-t'il se passer entre cette pauvre Hannah et les Weasley ? Vous en choisiriez un, rouquin, vous ?

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Hannah Mnèse [1] : Anamnèse. Reconstitution de l'histoire d'une personne au moyen de ses souvenirs et de ceux de son entourage.

Hannah Nas [2] : Est-ce bien la peine que je vous explique ce qu'est un ananas ?