Bonsoir à tous ! J'ai le plaisir de vous partager le deuxième chapitre. Je voulais remercier tous ceux qui ont posté une review et/ou mis en favoris/follow, ça m'a fait énormément plaisir.

Aujourd'hui les élèves reviennent à Poudlard et on en apprend plus sur Hermione et sa vie depuis la fin de la guerre. J'espère que la suite vous plaira !

Comme au précédent chapitre, vous retrouverez la playlist sur mon profil si vous voulez une ambiance musicale.

Disclaimer : l'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling, seul l'histoire est de moi.

RaR :

Lusyne : merci pour ton commentaire, ça fait très plaisir de savoir que je suis parmi les bonnes fanfictions selon toi, j'espère que la suite te plaira


Chapitre 2 : Retour à Poudlard

Hector Graves ne répondit pas et se contenta de l'amener vers lui, collant leur deux corps et rapprochant leurs lèvres. Après un regard rapide pour vérifier que personne ne se trouvait aux alentours, Hermione lui attrapa la main et l'entraîna dans les couloirs, empruntant un passage secret pour rejoindre ses appartements de la tour de Gryffondor.

Une fois dans l'intimité de ses quartiers, elle se laissa aller sous ses caresses, oubliant pour un moment pourquoi elle faisait ça. Elle oublia la présence de Malefoy dans ses lieux et sentait les morceaux de son cœur se recoller, du moins en partie.

Une fois satisfaite, elle retomba sur ses couvertures, reprenant tant bien que mal sa respiration. Hector, quant à lui, était déjà en train de remettre sa chemise. Il connaissait la chanson, il savait qu'elle ne voulait pas le voir plus longtemps que nécessaire après.

Cependant, avant qu'il ne se lève, il se rapprocha d'elle. Effleurant son visage d'une main, il se rapprocha et murmura à l'oreille d'Hermione que oui, elle lui avait manqué. Prise de court alors que son esprit était embué par le plaisir, Hermione ne répondit pas et il continua de s'habiller en silence, un air un peu déçu sur le visage.

A nouveau seule, elle soupira. Elle devrait arrêter ce petit manège, elle le savait très bien. C'était un miracle qu'aucun professeur – et surtout aucun élève – n'aient remarqué les cachotteries entre les deux enseignants. Elle était discrète, évidemment, mais elle n'était pas infaillible. Elle n'avait aucune envie qu'on pense qu'Hector et elles entretenaient une relation sérieuse. Elle n'en voulait pas de cette relation. Ni avec lui, ni avec personne. Elle voulait prendre son pied, avec un amant qui savait s'y prendre, sans risquer qu'on lui brise à nouveau le cœur.

Après la guerre, sa vie sentimentale semblait presque déjà tracée. Après avoir enfin agi sur leurs sentiments pendant la bataille, Ron et elle avait débuté une relation amoureuse. Ils avaient passé leur été ensemble, partant tous les deux en Australie pour retrouver ses parents. Il l'avait épaulé face à la colère et la déception de ces derniers quand elle avait inversé son sortilège. Les Granger avaient fini par accepter les raisons données par leur fille mais avaient décidé de rester en Australie.

Hermione était donc rentrée sans eux, mais avec un poids en moins sur les épaules, prête à affronter sa septième année. Ron venait lui rendre visite à Pré-au-lard chaque week-ends, tout allait bien. Ils avaient commencé leur carrière au même moment, Hermione à Poudlard et Ron au bureau des Aurors, profitant des week-ends passés ensemble au château ou à Londres. Mais Ron avait vite perdu sa motivation face à la sombre réalité du métier. Au bout de deux ans, il avait pris la décision de quitter les Aurors pour aider George à la boutique de farces et attrapes.

Petit à petit, il s'était éloigné d'Hermione qui, à la même époque, était encore en train de parfaire ses aptitudes d'enseignante tout en s'investissant dans la création de son programme. Prétextant qu'il ne pouvait pas s'absenter car il y avait trop de clients, il annulait de plus en plus ses week-end avec Hermione, parfois à la dernière minute alors qu'elle était déjà à Londres.

Laissant son irritation de côté, Hermione avait voulu lui faire une surprise. Empruntant le double des clefs à Harry, elle s'était introduite dans l'appartement de Ron pour lui faire une surprise. Elle avait cuisiné son plat préféré, dressé la table et enfilé un ensemble de lingerie affriolant mais particulièrement inconfortable. Il avait fini par rentrer, deux heures après la fermeture de la boutique … et accompagné d'une jolie blonde, qu'elle reconnut comme l'une des employés.

Elle se rappelait à peine les détails, mais elle n'avait jamais oublié la douleur. Cette enclume qui s'était abattue sur son estomac, son cœur qui – après avoir raté un battement – s'était mis à palpiter. Ron s'était confondu en excuses et en justifications qu'elle n'avait pas écouté. Ses oreilles s'étaient mises à tinter, elle avait senti les larmes qui commençaient à pleuvoir sur ses joues et elle avait transplané dans son propre appartement sans un mot. Une fois seule, l'ancienne Gryffondor avait ouvert les vannes, elle s'était effondrée sur son canapé et avait pleuré pendant ce qui lui parut des heures.

Cela faisait deux ans mais elle frissonnait encore à chaque fois qu'elle y repensait. Plus jamais elle ne voulait revivre cette sensation. Plus jamais elle ne voulait se sentir trahie à ce point et pour le moment, la seule chose qu'elle était prête à accepter c'était l'absence totale d'engagement.

Hector était gentil, affectueux et intelligent – en plus de ses qualités d'amant plus que satisfaisantes – mais Hermione ne pouvait pas. Elle n'était pas prête, il le savait. Il avait accepté cet arrangement, y trouvant comme elle un bon moyen de relâcher la pression. Mais au vue de la manière dont ils venaient de se quitter, Hermione avait un mauvais présentiment. Chassant ce sentiment, elle s'était préparée à passer une nuit reposante pour affronter cette rentrée.

oOo

Le 1er septembre, elle se réveilla avec le soleil. Profitant des derniers moments de calme, elle paressa quelques minutes dans son lit avant de vaquer aux derniers préparatifs de l'école. Les élèves arriveraient en début de soirée, elle avait donc le temps de retourner à la bibliothèque. Après une journée studieuse, elle se prépara afin d'accueillir à nouveaux les cohortes d'élèves et assister à la cérémonie de la répartition. Comme à son habitude, son style vestimentaire mêlait monde magique et moldu. Elle portait un tailleur pantalon rayé et une cape noire doublé d'une fourrure bordeaux. Le mélange était surprenant mais révélateur de la personnalité de la jeune sorcière.

Quelques minutes avant l'arrivée des élèves déjà répartis, elle se dirigea vers la Grande Salle. En croisant Flitwick qui allait accueillir les premières années, elle lui fit un clin d'œil d'encouragement. Elle pénétra dans la Grande Salle par un des accès réservés aux enseignants et s'installa auprès de la chaise magiquement renforcé d'Hagrid, pour l'instant vide. Neville s'installa à sa droite quelques instants plus tard.

« Regarde-les » dit Neville en désignant les élèves qui commençaient à s'installer aux tables de leurs maisons respectives. « Pourquoi j'ai l'impression qu'ils sont plus grands à chaque retour de vacances ? »

« Parce que c'est le cas », répondit Hermione en pouffant.

« Tu rigoles, mais je remercie Merlin que Travis soit un gentil garçon, il est plus grand que moi depuis qu'il est en quatrième année ! » rétorqua-t-il en montrant un Gryffondor de septième année qui dépassait tous ses camarades d'au moins une tête.

Les deux amis se mirent à rire et Hermione observa la foule avec tendresse. Dans ce décor majestueux auquel ils étaient désormais habitués, les élèves se retrouvaient après plusieurs mois, les conversations et les rires envahissaient la salle. Ils ne prêtaient pas la moindre attention aux adultes, trop occupés à se raconter leur été. Sans qu'elle s'en rende compte, Malefoy s'était installé à la dernière place restante de leur partie de la table, aux côtés de Neville qui s'était penché vers lui pour lui parler de certains élèves à surveiller plus que d'autres. Elle le repéra dans le coin de son champ de vision et sentit qu'il la regardait, mais elle garda la tête obstinément tournée vers la salle.

Sa contemplation fut interrompue par l'arrivée d'Hagrid qui salua les deux anciens Gryffondor et fit un hochement de tête dans la direction de Malefoy auquel, contre toute attente, il répondit par un signe similaire.

Hermione ne put pas s'attarder sur cette réaction inattendue car les immenses portes de la salle s'ouvrirent, signalant l'arrivée d'une ordre de gamins ébahis par la magnificence de la Grande Salle. Ils suivaient docilement le professeur Flitwick, qui trottinait en tête du cortège, un parchemin à la main. Une fois arrivée devant l'estrade, les chuchotements excités s'interrompirent pour laisser place à la chanson du Choixpeau. La répartition se déroula sans problème, aucun élève ne mit plus de deux minutes avant d'être réparti. Gryffondor admit donc une dizaine de nouveaux élèves, qu'Hermione accueillit par des salves d'applaudissement nourries.

Dans l'ensemble, il n'y avait pas de nouveauté, hormis l'arrivée du nouveau maitre des Potions – qui déclencha une vague de chuchotements parmi les élèves - et le discours de rentrée de la directrice ne sortit pas de l'ordinaire. Hermione sentait que cette année allait être enrichissante.

OoO

Elle les entendait depuis le couloir, ces chuchotements caractéristiques d'une classe de premières années, dont les voix laissaient transparaître une excitation mêlée d'appréhension. Pour sa première classe de premières années du trimestre, elle commençait par Poufsouffle et Serdaigle, une combinaison qui ne posait normalement aucun problème. Elle s'arrêta un instant, lissa sa jupe et replaça sa cape avant de reprendre son chemin. La rumeur des conversations diminuait à mesure que l'écho des talons d'Hermione sur les pierres du château parvenait aux oreilles des élèves.

Fière de son petit effet, elle laissa apparaitre un rictus goguenard sur son visage pour un instant avant de reprendre contenance et d'entrer dans la salle de classe. Toutes les petites têtes se tournèrent vers elle. La plupart affichaient une expression incrédule, certains semblaient avoir un peu peur, elle remarqua une Poufsouffle aux tresses blondes qui faisait tout pour ne pas croiser son regard.

Hermione prit place sur la petite estrade où se trouvait son bureau, inspira profondément et commença l'éternel rengaine qu'elle répétait à chacun de ses premiers cours :

« Bonjour à tous, je suis le professeur Granger et je vous enseignerais la métamorphose. Avant de vous exposer en détail le programme de cette année, mettons tout de suite les choses au clair au cas où vos camarades ne vous auraient pas déjà prévenus. » Elle marqua une pause pour être sûre d'avoir toute leur attention avant de reprendre. « Oui, je suis amie avec Harry Potter, oui je suis la Hermione Granger des livres d'histoire et oui j'ai participé à la bataille de Poudlard. Si un seul d'entre vous a le culot de me poser une question supplémentaire sur ma vie personnelle, il en coûtera 20 points à votre maison et une heure de retenue. Si mon parcours pendant la guerre vous intéresse, je vous redirige vers le rayon d'histoire contemporaine de la bibliothèque, je suis sûre que cette section ne pourrait que vous être utile pour vos cours d'histoire de la magie. »

Elle sonda la classe des yeux : certains la regardaient avec admiration, d'autres avaient baissé les yeux devant le regard inquisiteur de leur professeur et aucun ne la regardait avec une expression narquoise, annonciatrice d'une question impertinente. Satisfaite, elle commença à détailler le programme de l'année, dont les grandes lignes s'affichaient au tableau à mesure qu'elle parlait et son le silence de son cours ne fut perturbé que par le grattement des plumes.

La journée se déroula sans évènement notable, quelques élèves perdus et un incident avec un Gryffondor en botanique, mais rien de très grave. Elle était épuisée, mais c'était une fatigue bénéfique, qui lui laissait un sentiment d'accomplissement.

Elle en oublia presque la présence de la fouine dans le château. Presque, étant donné qu'elle ne pouvait pas échapper à son air supérieur et son regard sévère lors du dîner. Se faisant la réflexion que son imitation de Rogue était pitoyable, elle prit soin de s'installer le plus loin de lui, prenant son repas aux côtés d'Hannah Abbott – qui avait suivi une formation de médicomagie et assistait désormais Madame Pomfresh à l'infirmerie - et d'Hector.

oOo

La première semaine passa rapidement tandis qu'Hermione se replongeait à nouveau dans le rythme soutenu des cours. Avec les années, sa charge de préparation diminuait mais pas celle des corrections. Elle exigeait un niveau soutenu de la part de ses élèves dès la première année.

Plus de devoirs exigés entraînaient donc plus de temps passé à corriger leurs travaux, parfois remplis d'inepties qui lui faisait parfois s'arracher les cheveux. Elle avait beau les maudire parfois pour leur manque de logique ou de travail, elle était toujours fière de voir l'éclair de compréhension dans les yeux de ses élèves lorsqu'ils parvenaient à comprendre une métamorphose complexe.

C'est donc d'humeur joyeuse qu'elle entra dans la salle moldue pour retrouver Henri Sanders, penché sur l'atelier, bricolant sur un vieil ordinateur. En septième année chez Poufsouffle, il avait été le premier à s'inscrire et le seul de la petite dizaine d'élèves n'ayant pas abandonné face à la charge de travail.

Issu d'une famille de sang-mêlé, le jeune Sanders était trop jeune pour avoir assisté à la bataille de Poudlard, mais son père y avait participé. Il avait entendu toutes les histoires sur le trio d'or et lorsque Hermione était retournée à Poudlard pour enseigner, elle l'avait pris sous son aile, ravie de trouver un élève qui partageait son idéal pour un monde moldu plus accessibles aux sorciers. Déjà du haut de ses douze ans, il avait une sagesse qu'Hermione avait rarement vu.

C'était leur première séance de tutorat de l'année et leur tâche serait immense, mais le jeune homme était motivé. Il passait beaucoup de temps dans cette salle, bricolant ou lisant des manuels d'ingénierie. Il voulait étudier la technologie et les sortilèges pour espérer les combiner et faire entrer ordinateurs, téléphones portables et autres gadgets dans les maisons sorcières.

Henri lui détailla le programme de révisions – ambitieux même aux yeux d'Hermione – auquel il s'était astreint pendant les vacances, puis ils passèrent la soirée à reprendre les points les plus importants du programme de maths. Henri était aussi motivé qu'au premier jour et plus la date de l'examen rapprochait, plus il semblait redoubler d'ardeur.

Grâce à son emploi du temps digne du ministre de la Magie, elle avait rarement à voir ou interagir avec Malefoy et elle ne s'en portait pas plus mal. Le seul moment où ils devaient coopérer étaient les réunions des directeurs de maisons qui se tenait une fois tous les quinze jours. Pour l'instant, il était discret, préférant observer plutôt que participer activement. Il ne rechignait pas sur les horaires de ses tours de garde, notait les remarques sur les élèves de sa maison et ne tentait pas d'interagir avec elle, sauf par nécessité.

Ayant son mot à dire concernant les rondes, elle avait fait en sorte de ne pas en avoir avec lui pour le moment. Elle savait qu'elle devrait y passer à un moment donné, mais elle retardait l'échéance autant qu'elle le pouvait. Ils arrivaient à se comporter comme des adultes lorsqu'ils étaient en compagnie de leurs collègues, mais Hermione n'avait aucune envie de se confronter à l'ancien Serpentard seule, de peur qu'elle agisse sur cette sensation viscérale qu'elle sentait en sa présence. En dehors des réunions, elle l'ignorait royalement, faisant comme s'il n'existait pas et elle avait constater que cette attitude semblait l'irriter, ce qui lui procurait un sentiment de satisfaction non-négligeable.

L'animosité entre Gryffondor et Serpentard s'était réduit depuis leur époque, et les professeurs ne passaient plus leur temps à interrompre des rixes entre les élèves de deux maisons. Mais sur le terrain de Quidditch, c'était une autre histoire et leur rivalité sportive - bien qu'elle fasse moins de dégâts matériels qu'avant - était toujours intense. Depuis la fenêtre de son bureau, elle avait d'ailleurs aperçu Malefoy sur les gradins du terrain pendant les sélections des Serpentard. A cette occasion, elle s'était notée mentalement pour se rappeler « d'oublier » d'inviter Harry au match Gryffondor/Serpentard, histoire que l'émeute ne se transforme pas en pugila à cause des deux anciens attrapeurs.

oOo

Au bout de quelques semaines de ce rythme intense, Hermione était épuisée. Les premières années commençaient à prendre leurs marques et ne se perdaient – presque – plus, les bêtises des élèves en étaient encore à un minimum et le seul indicent notable était la prise sur le fait d'une Serpentard de cinquième année qui avait tenté de transformer les cuvettes des toilettes des filles en piquots d'acier.

Evelyne Rockwood était une petite peste depuis son arrivée et cette « blague » - selon les dires de cette dernière – lui avait couté son accès à Pré-au-lard pour le week-end à venir. Elle avait pu entendre les hurlements de Malefoy quand elle avait été convoquée dans son bureau et c'était bien la première fois qu'elle se dit qu'il avait peut-être ce qu'il fallait pour survivre à l'enseignement. Elle avait pu discerner les mots « honte », « manque cruel de maturité », « irresponsable » et « irrespectueuse ». Au moins, il ne faisait pas du favoritisme flagrant envers les Serpentard.

Même si la vie au château ressemblait à un long fleuve tranquille comparée au temps de sa propre scolarité, elle avait besoin d'une pause. Elle avait une bonne idée de ce qui la détendrait et ce premier week-end à Pré-au-lard qui arrivait était l'occasion idéale. Un grand nombre d'élèves et de collègues ne seraient pas dans les parages. Elle savait que c'était risqué, mais elle s'en fichait, elle compartimenta la petite voix dans sa tête qui tentait de la raisonner dans un petit coin de son esprit tandis qu'elle se dirigeait – par le plus grand des hasards – vers la salle de défense contre les forces du mal où elle tomba sur Hector :

« Oh, professeur Graves, ça tombe bien que je tombe sur vous ! J'ai des questions sur les sortilèges de métamorphose corporel à destination des Aurors. »

Son ton professionnel contrastait beaucoup avec le rictus et l'éclat lubrique qui étaient clairement visibles sur le visage d'Hermione. Hector, pour sa part, ricana en effleurant son visage.

« Hermione, il n'y a personne, tu n'es pas obligé de faire semblant. »

« Qui sait ? Peut-être que je vois ça comme des préliminaires ? » Répondit-elle en passant ses bras autour de son cou.

En un instant, elle se retrouva plaquée contre le mur, ses lèvres pressés contre celles d'Hector. Elle retint un hoquet de surprise, il était extrêmement rare qu'ils se retrouvent dans une position aussi indécente dans les couloirs, mais cela avait quelque chose d'excitant. Elle se laissa donc faire, savourant les caresses d'Hector sur sa poitrine pour quelques instant avant de l'entrainer dans son bureau, qu'elle insonorisa et verrouilla consciencieusement.

« Ce n'est pas raisonnable, imagine qu'un élève vienne toquer ? » lui fit la petite voix dans sa tête, qu'Hermione fit taire à l'instant où elle vit Hector se saisir de sa baguette pour faire disparaitre ses vêtements, la prendre dans ses bras pour la faire asseoir sur son bureau – sans faire grand cas des parchemins qui s'éparpillèrent sur le sol – et se mettre à genoux devant elle.

Les derniers murmures de sa conscience se turent à l'instant où il posait ses mains sur le haut de ses cuisses. Décidément, c'était peut-être risqué, mais ça valait le coup.

Trop occupée à savourer cette excitation de l'interdit, aucun d'entre eux n'avait remarqué qu'il y avait bien quelqu'un au détour du couloir avait aperçu le visage d'Hermione et n'avait rien perdu de leur incartade en terrain découvert. Aucun d'eux n'avait remarqué le sourire narquois ainsi que la lueur de malice qui brillait dans les iris d'acier du voyeur.


Voilà pour ce chapitre, j'espère que je vous tiens en haleine pour la suite héhé ! Qu'est ce que vous pensez de la situation sentimentale d'Hermione ? de son style d'enseignement ? Je vous préviens, je risque de pas être très sympa avec Ron dans cette histoire (je pense que ça se voit dans la manière dont je les ai séparés). On en apprend (à peine) plus sur Hector Graves, si vous savez d'où j'ai tiré son nom de famille, dites-le-moi en review héhé.

A bientôt et merci d'avance à tous ceux qui me laisseront leur avis !