Bonjour, je vous présente le quatrième chapitre. J'espère qu'il vous plaira et comme toujours, la playlist est sur mon profil.

Disclaimer : l'univers et les personnages appartiennent à JK Rowling, seule l'histoire est de moi.


Chapitre 4 : Monsieur Drago

Évidemment, cette déclaration avait déconcentré sa classe. Elle dut les menacer de ramasser leurs tests immédiatement pour retrouver le calme. Vingt minutes plus tard, elle entrait dans la salle des professeurs pour constater qu'en effet, Ginny Potter Weasley était assise à l'une des tables qui servaient aux réunions et aux conseils de classe, en train de nourrir Albus pendant que James jouait par terre avec ses figurines ensorcelées.

En guise de salut, Hermione gratifia sa meilleure amie d'un sourire complice avant de lui rappeler que Poudlard n'était pas une garderie.

« Je suis désolée, j'ai été convoquée pour un entrainement à la dernière minute, Harry est toujours en mission, Andromeda est malade et mes parents sont en Roumanie, je ne savais pas qui vers d'autre me tourner hormis George, mais ils sont trop petits pour traîner dans l'arrière-boutique d'un magasin de farces et attrapes. James est dans sa période « touche à tout » et il serait capable de faire exploser le Chemin de Traverse. »

Comme tous les proches d'Hermione, elle savait qu'il éviter le nom de Ron. En soupirant, la jeune femme ouvrit ses bras à son filleul qui laissa tomber ses figurines d'hippogriffe pour se précipiter vers elle :

« Tu vas rester avec moi jusqu'à ce que papa vienne te chercher ? »

« Oui marraine ! Et Albus il reste avec nous aussi ? »

Hermione fit semblant de capituler face aux grands yeux verts de James, elle fondait à chaque fois.

« Bien sûr mon chéri, mais tu me promets d'être un grand garçon et de m'aider à t'occuper de ton petit frère ? »

James bomba son petit torse et sourit de toutes ses dents puis promit à Hermione de rester sage.

Après avoir confié les affaires de ses enfants à Hermione, qui les envoya dans ses appartements d'un coup de baguette, ils se dirigèrent ensemble jusqu'au portail du château à partir duquel la mère de famille pourrait transplaner :

« Pour me remercier, fais-moi le plaisir de faire en sorte de gagner la Coupe du Monde. » Se moqua Hermione alors que Ginny embrassait ses enfants et répéta une énième et dernière fois à James de se tenir à carreaux.

« Surtout aucune pression ! Mais encore merci, je te promets que c'est la dernière fois ! Harry sera là après-demain, il passera les prendre le matin avant tes cours. »

« Vous aviez déjà dit ça en mai, et encore avant en février. McGonagall va finir par vous faire payer des frais de crèche. On pourrait envoyer la facture à l'entraîneur de l'équipe nationale, tu crois qu'il serait d'accord ? »

Mais Hermione souriait tendrement à sa meilleure amie. Elle était heureuse de passer du temps avec les enfants d'Harry et Ginny, qu'elle considérait comme ses neveux, malgré l'absence de liens familiaux.

Cependant, il était vrai que la situation était quelque peu atypique. A n'importe qui d'autre, la directrice aurait refusé ce genre d'arrangement, mais elle avait toujours eu un faible pour Harry. Cette arrivée inattendue avait au moins le mérite de la distraire de ses propres appréhensions.

Après un ultime câlin, James fit de grands gestes à sa mère jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans un pop. La petite bande remonta alors le parc en direction du château. James courrait joyeusement entre les arbres pendant qu'Hermione suivait, Albus dans ses bras.

Ils croisèrent Hagrid, qui arrivait depuis sa cabane et salua les jeunes Potter de sa voix tonitruante. Il voulut prendre Albus dans ses bras, mais Hermione – qui connaissait les problèmes de contrôle de sa force du demi-géant – prétexta que le petit venait de s'endormir et qu'elle ne voulait pas le déranger.

Ils se séparèrent dans le hall, Hagrid se dirigea vers le bureau de la directrice tandis qu'Hermione et les enfants Potter grimpaient les escaliers en direction de ses appartements.

Elle métamorphosa une table en landau pour y déposer Albus pendant que James se précipitait sur un des sacs que lui avaient préparé sa mère, contenant un assortiment de ses jouets préférés. Pendant qu'il se mettait à jouer avec un Viktor Krum miniature, Hermione s'installa à son bureau pour corriger les parchemins qu'elle avait délaissé pendant sa surveillance tout en gardant un œil sur son filleul.

Elle préféra dîner avec les enfants dans ses appartements et fut rejoint par Hannah Abbot qui se précipita sur Albus à la seconde où elle entra pour le prendre dans ses bras. Elle et Neville étaient ensemble depuis plusieurs années, mais n'étaient pas encore mariés. Hermione savait qu'Hannah se sentait déjà prête à avoir des enfants, mais Neville ne semblait pas pressé.

Les deux amies se mirent d'accord sur la garde des deux petits Potter pour la journée de demain. Hannah les garderait à l'infirmerie pendant la matinée et Neville prendrait le relais après le déjeuner car il n'avait pas cours, contrairement à Hermione qui assurait un double cours de sortilèges niveau ASPIC.

oOo

Le lendemain, une fois son cours fini, elle se dirigea vers le bureau de Neville qu'elle trouva vide. Prise de panique, elle se dirigea vers les serres, maudissant Neville à voix haute d'emmener les enfants dans un endroit dangereux. Elle le trouva dans la serre des troisièmes années, seul.

« Où sont James et Albus ?! » S'écria-t-elle, faisant sursauter Neville.

« Tu m'as foutu la trouille ! J'ai eu une urgence, c'est Drago qui s'en occupe, calme-toi ! »

« TU AS CONFIE LES ENFANTS D'HARRY POTTER A MALEFOY ?! QU'EST-CE QUI NE VA PAS BIEN DANS TA TÊTE ?! »

Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer, il allait sûrement plaider la cause du blond dont il s'était rapproché depuis son arrivée – à la stupéfaction d'Hermione - mais elle ne voulait rien entendre et se dirigea comme une furie vers les cachots. Une fois devant son bureau, elle entra en trombe mais fut clouée sur place. Assis à son bureau, Malefoy corrigeait silencieusement ses copies, il semblait avoir métamorphosé une des paillasses en lit, dans lequel James et Albus dormaient profondément, James avait enlacé son frère et tenait sa petite main.

Le maître des potions leva la tête vers elle, pendant qu'elle ouvrait la bouche puis la refermait, bouche-bée devant cette scène abracadabrante. Malefoy lui fit signe de rester silencieuse pendant qu'il quittait l'estrade pour rejoindre Hermione. Une fois dans le couloir et la porte fermée, il finit par ouvrir la bouche :

« Je gère, tu peux aller faire autre chose. »

« Comment ça tu gères ? Tu crois vraiment que je vais te laisser la garde de mon filleul et de son petit frère ? »

« Est-ce qu'ils ont l'air maltraités là, tout de suite ? Tu veux les réveiller ? » Rétorqua-t-il, visiblement outré qu'elle remette en doute ses capacités à gérer des enfants.

« Non bien sûr que non, mais j'ai terminé, je ne vais pas te les laisser. Après tout, ses parents me les ont confiés… »

Il y eut un silence, puis Drago la fixa un instant, il avait l'air de jauger son humeur :

« Bon, tu sais quoi, tu n'as qu'à t'installer avec moi pour corriger. Tu as fini les cours, mais au vue des plaintes constantes des Serpentard sur leur quantité de devoirs en métamorphose, je suppose que tu as un paquet à corriger ? »

« Euh… » Balbutia Hermione, prise de court. « Oui, j'ai des BUSE blancs à … »

« Sérieusement, des BUSE blancs en octobre ? Mais tu es … » Il s'arrêta au moment où le sourcil d'Hermione se mit à froncer. « Laisse tomber. Bon, viens t'asseoir, on peut bien travailler dans la même pièce sans s'écharper en attendant que les petits se réveillent. »

Hermione acquiesça et le suivit dans la pièce. Il avait refait la décoration, les bocaux remplis de substances étranges qu'on trouvait du temps de Rogue avaient disparus, pour laisser place à une impressionnante bibliothèque à laquelle Hermione faisait déjà de l'œil. Le bureau semblait également être plus imposant et méticuleusement rangé. L'atmosphère semblait plus … accueillante à défaut d'un autre mot.

Cette situation était étrange, on entendait seulement le bruit du grattement des plumes et la respiration lente des deux garçons. Chacun d'un côté du bureau, gardant les yeux rivés sur leur parchemin.

Mais au bout d'une dizaine de minutes, le Serpentard ne put retenir un soupir face à une aberration et Hermione leva les yeux vers lui. Elle se rendit alors compte qu'ils n'avaient jamais été aussi proches pendant aussi longtemps sans s'insulter, ou qu'elle le frappe. Bon ils ne parlaient pas, donc il ne pouvait rien dire qui pourrait l'énerver, mais quand même. Étrangement, ce sentiment de haut-le-cœur qui la prenait à son arrivée à Poudlard s'était atténué sans qu'elle sache vraiment pourquoi.

« Par Godric, serais-je en train de tolérer Malefoy ?! Impossible. D'accord il ressemble un peu plus à un être humain doué d'émotions, mais cela n'efface pas six ans de moqueries. Bon OK cinq, il n'avait pas été une ordure en sixième année, il était trop occupé à tenter de tuer le directeur. »

D'un coup, tout lui revint en mémoire. Le désespoir qui l'avait envahi en voyant Dumbledore à terre, sans l'habituelle lueur malicieuse dans ses yeux, sans aucune lueur dans ses yeux. Elle eut un mouvement de recul qui ne passa pas aperçu et elle répondit au regard interrogateur de son collègue par un haussement d'épaules, mais ses doigts se resserrèrent sur sa plume. Elle savait qu'il n'y était pour rien, qu'il avait été forcé mais c'était plus fort qu'elle.

Comment pouvait-elle coopérer avec lui, avec tout ce qui les séparait ? Ils étaient à l'opposé l'un de l'autre, le jour et la nuit, même physiquement. Il était grand, élancé et d'un blond qu'elle n'avait jamais vu sur une autre personne qu'un Malefoy. Elle était de taille moyenne avec des courbes bien marqués et une crinière brune relativement commune qui, malgré les années, avaient toujours un coté indiscipliné. Elle avait des yeux noisette alors que ceux de Malefoy étaient d'un gris tout aussi unique que ses cheveux.

Elle était issue d'une famille de moldus tout ce qu'il y a de plus banale alors que sa lignée faisait partie des plus grandes familles sorcières de Grande-Bretagne. Même après la guerre, le patronyme Malefoy était toujours synonyme d'un lignage prestigieux, bien qu'entaché par leur affiliation avec Voldemort. Le rôle de Narcissa à la fin de la bataille de Poudlard avait grandement joué dans la conservation d'une once d'honneur attaché à leur nom.

Malgré ces différences, ils allaient devoir trouver un moyen de coopérer. En plein dans ses réflexions, elle se rendit compte qu'elle avait – une fois de plus – complètement délaissé son paquet de parchemins. Décidément, elle avait du mal à se concentrer quand Malefoy était dans les parages, ou quand elle pensait à lui de manière intempestive, il fallait vraiment qu'elle se ressaisisse.

C'est Albus qui vint à son secours en gigotant dans les bras de son frère, ce qui réveilla l'ainé.

« Marraine ? » Fit-il d'une voix endormie. « Tu es là ? Tu as fini le travail ? »

« Oui mon chéri. »

James se redressa et passa une main dans ses cheveux. Il était le portrait craché d'Harry, sans les lunettes et la cicatrice.

« Merci Monsieur Drago, le lit était très confortable, plus que ceux que tonton Ron nous transforme. »

Malefoy émit un ricanement et semblait sur le point de faire une remarque concernant le manque de talent de Ron mais il remarqua le voile qui passa dans le regard d'Hermione et se retint. Elle lui en fut reconnaissante, ce qui était une première.

Albus finit également par se réveiller et Hermione le prit dans ses bras, se perdant un instant dans les yeux bleus du garçon. Il avait hérité des yeux de sa mère et Hermione fournit un effort pour ne pas fixer sur le fait qu'il avait également les mêmes yeux que Ron.

« Bon les enfants, on va laisser le Professeur Malefoy travailler ! Qui veut aller voir les elfes pour leur demander un goûter ? »

James leva frénétiquement la main :

« Moi ! moi ! Tu crois que Kreattur peut nous faire du chocolat chaud avec des marshmallows ? »

« Si tu as été sage et que tu lui demandes gentiment. »

« Oui j'ai été sage ! Hein Monsieur Drago, j'ai été sage ?! »

Il regardait Drago avec un regard suppliant et pour la première fois près de quinze ans, elle vit Malefoy sourire. Pas un rictus ou un de ces sourires en coin dont il avait le secret. Il s'accroupit pour être à hauteur de l'enfant et lui ébouriffa les cheveux :

« Oui, petit Potter, tu as été sage. Tu m'as même été très utile pour trier les pétales d'ellébore. »

Il se redressa et adressa un hochement de tête à l'attention d'Hermione, qui semblait pétrifiée face à l'attitude du blond. Sans un mot, elle prit la main de James pour l'entraîner en dehors de la pièce.

« Au revoir Monsieur Drago, merci Monsieur Drago ! » Entendit-elle dire James.

Ils se dirigèrent alors vers les cuisines, où les elfes les accueillirent comme des rois. Kreattur était heureux de voir le jeune maître, qui reçut une tasse de chocolat chaud faisant la moitié de sa taille de laquelle débordait une montagne de marshmallow. Pendant qu'elle nourrissait Albus avec le biberon que les elfes lui avaient préparé, elle se ressassait l'image de Drago Malefoy, souriant tendrement au fils ainé d'Harry Potter, une version miniature de son ancien ennemi.

Ancien ennemi ? Elle n'y avait pas vraiment réfléchi. Harry avait été celui qui avait suggéré de témoigner en sa faveur lors des procès d'après-guerre. Hermione avait accepté d'écrire son témoignage pour qu'Harry puisse le lire mais ne voulait pas se rendre au procès tandis que Ron, après avoir catégoriquement refusé, avait boudé pendant deux jours.

A sa connaissance, Harry et Malefoy n'avaient pas eu de contact depuis. Il avait quitté l'Angleterre le lendemain de la fin de sa probation et Hermione n'avait jamais tenté de savoir ce qu'il était advenu de lui avant qu'il ne débarque à Poudlard.

A la réflexion, les Aurors étaient-ils au courant de son embauche ? Probablement, en tant qu'ancien Mangemort – forcé ou non – ils avaient probablement dû valider sa candidature. Harry lui aurait-il cacher que Malefoy allait devenir son collègue ?! Si c'était le cas, elle allait l'entendre, ce petit ….

« Il est gentil Monsieur Drago, il m'a dit qu'il était avec papa et toi à l'école ! »

La voix de James interrompit le fil de ses pensées. Il venait de qualifier Malefoy de gentil ?!

« Oui, nous étions dans la même année, il était à Serpentard, il en est le directeur maintenant. »

« Oh ! Et vous zétiez copains ? »

Elle n'avait pas le cœur de lui dire qu'ils étaient loin d'être copains. Comment expliquer qu'il avait mépriser son père et qu'il avait passé une bonne partie de sa scolarité à les insulter ? Il était innocent et si elle se mettait à lui pourrir sa vision de Malefoy, elle ne serait pas mieux que le père de ce dernier, qui avait pourri la vision de son fils sur les nés-moldus.

« Non nous n'étions pas copains, mais maintenant ça va mieux » Finit-elle par répondre en souriant face aux grands yeux jade. « Aller, finis ton chocolat et on remonte dans mes appartements, je vous lirais une partie de l'Histoire de Poudlard. »

Tous les adultes qu'Hermione connaissait auraient soupiré d'ennui, mais James n'était pas un adulte. Ses yeux se mirent à briller et il engloutit le reste de son chocolat, sans faire grand cas de la moustache de lait chocolaté qui se formait au-dessus de ses lèvres. C'était leur truc à tous les deux, au lieu de lui lire des histoires, elle lui lisait des extraits de son livre préféré. Pour plaisanter, Harry l'accusait parfois de conditionner son fils. Elle profita donc de ces dernières heures avec ses neveux, avant que leur père ne vienne les chercher le lendemain matin.

oOo

Lorsque ledit père se présenta au portail le lendemain matin, il fut accueilli par les bras grands ouverts de son aîné pendant que le cadet gazouillait dans les bras d'Hermione. Harry Potter connaissait bien sa meilleure amie et l'expression qu'elle arborait ne lui disait rien qui vaille. Elle lui laissa tout de même le temps de serrer son fils dans ses bras avant d'attaquer :

« Harry James Potter, m'as-tu caché le fait que Malefoy allait débarquer dans ma salle des profs ? »

« Bonjour à toi aussi, Hermione. Descends de tes grands hippogriffes ! Ce n'est pas ta salle des profs et pour répondre à ton accusation : non je ne savais pas, enfin pas avant le jour de la pré-rentrée. Je n'ai été informé que quelques heures avant toi ! Tu ne lui fais toujours pas confiance ? »

« Non pas vraiment et ça a dérapé il y a environ deux semaines. »

Harry leva un sourcil, piqué dans sa curiosité.

« Tu l'as de nouveau giflé ? »

Hermione sourit en se souvenant du Malefoy adolescent, la main sur sa joue rougie par le coup d'Hermione, mais reprit vite son sérieux.

« Non, enfin je l'ai menacé… » Elle détourna son regard face à l'air légèrement inquiet de son meilleur ami. « Tu sais comment on fonctionne lui et moi, il a réussi à toucher là on ça faisait mal et j'ai vrillé… Résultat, McGonagall m'oblige à le former pour qu'il m'assister pour les cours de conduite. »

Harry écarquilla les yeux avant d'exploser de rire.

« Drago Malefoy au volant d'une voiture ?! Avec toi à côté ?! Est-ce que tu peux prendre une photo s'il te plait ?! Je payerai cher pour voir ça ! »

« Il est gentil Monsieur Drago »

C'était la voix de James qui avait interrompu la crise de rire de son père.

« Comment tu l'as appelé mon chéri ? Monsieur Drago ? »

« Bah oui c'est son nom. Il s'est occupé d'Albus et moi quand tonton Neville a dû aller s'occuper d'une plante qui s'était mise à exploser dans une serre. Il m'a laissé trier des feuilles d'ébéllore… euh non … d'ellébore ! Il nous a transformé un lit super confortable pour la sieste, il est gentil, il m'a dit que vous étiez ensemble à l'école mais marraine a dit que vous zétiez pas copains. Je comprends pas pourquoi, il était gentil avec moi. »

L'hilarité d'Harry s'était transformé en incrédulité face à l'histoire de son fils.

« J'ai fait la même tête que toi » Reprit Hermione en lui tendant les affaire de ses enfants, qu'il rétrécit à l'aide d'un sortilège avant de prendre Albus dans ses bras.

« Bon, s'il a été gentil avec les enfants, au moins il n'est plus une immonde fiente d'hippogriffe, peut-être que tu pourrais faire un effort. L'ancien Drago ne se serait pas privé de s'attaquer à mes enfants, mais si Neville lui fait assez confiance pour lui confier les deux terreurs, peut-être qu'il a vraiment changé ? »

Harry tentait de voir le chaudron à moitié plein, car il ne faisait aucun doute qu'Hermione le voyait à moitié vide. Elle soupira, évidemment Harry était la voix de la raison. Il la connaissait par cœur et la plupart du temps, ses conseils étaient toujours bons à prendre.

« Je dois y aller, j'ai cours dans dix minutes. »

Elle s'accroupit devant son filleul pour lui dire au revoir.

« Au revoir marraine, merci de t'avoir occupé de nous. Tu pourras dire au revoir à tonton Neville et tata Hannah ? »

« Bien sûr mon petit cœur. »

« Oh et à Monsieur Drago aussi ? La prochaine fois, peut-être il me laissera l'aider à trier les dents de dragons. »

Hermione toussota et acquiesça avant de le prendre dans ses bras, ce qui lui permis de cacher son visage. En reprenant le chemin du château, ses pensées l'amenèrent vers sa leçon du soir. Elle angoissait toujours à l'idée, mais un nouveau sentiment était apparu : la curiosité de voir si elle allait apercevoir un peu le « Monsieur Drago » qui semblait sommeiller en Malefoy.


Voilà ! J'espère que vous avez aimé, je trouvais important que quelqu'un fasse enfin comprendre à Hermione qu'elle abusait un peu. Elle n'aurait jamais écouté ses amis, bien trop têtue ! Mais James est complètement innocent dans l'histoire, il n'a aucun appriori ni aucun intérêt dans cette histoire, c'est un gamin !

Laissez-moi votre avis et vos remarques pour la suite, à bientôt !