[MàJ Août 2021]

Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Pas trop de blabla aujourd'hui mais un nouveau chapitre, comme promis ! Une nouvelle tranche de vie d'un de nos couple préféré, j'ai nommé Seamus et Blaise...

Encore merci du soutien aux reviewers, ça fait chaud au cœur mais également aux lecteurs anonymes et silencieux, qui restent toujours aussi nombreux malgré tout !

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Bonne lecture et à très vite !


Chapitre 36 – Seamus

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Depuis deux mois, Seamus se réveillait chaque matin tout au bord de son lit, à deux doigts de rejoindre le sol, son corps dénudé caressé par la brise légère qui passait par la fenêtre ouverte en accompagnant l'aube.

Chaque matin, c'était la même chose. Il n'était pas frileux, habituellement. Le mois d'août avait beau tirer à sa fin, les nuits restaient chaudes. Ce n'était théoriquement pas un problème.

Sauf que, aussi léger que soient ses draps, ils étaient les siens et il aimait, habituellement, la sensation de ce tissu léger sur son corps. Il appréciait tout autant dormir le plus longtemps possible le matin et avoir une vraie place dans son propre lit.

Il était inévitablement peu satisfait de se réveiller une fois de plus, manquant de place et transit par la chair de poule qui l'étreignait. Blaise avait déjà une sacrée tendance à s'étaler dans le lit, avant, lorsqu'ils ne dormaient que quelques nuits par semaine ensemble. Il piquait déjà toutes les couvertures à lui, s'entortillant dedans au fil des heures.

Ce n'était pas si grave, avant, lorsqu'il dormait plus souvent seul qu'accompagné. Ce genre de contrariété lui passait au-dessus de la tête. Sauf que dernièrement, Seamus était passé d'un dérangement qui n'était supposé qu'être occasionnel à systématique.

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Depuis deux mois, son amant passait toutes ses nuits chez Seamus. Toutes. Ils ne partageaient plus leurs couches sporadiquement comme cela avait été longtemps le cas. Il squattait son lit en permanence.

Si, encore, il n'y avait eu que ça. Mais le métis ne prenait pas seulement toute la place dans le lit, comme s'il était réellement le maître des lieux, il était également possible de trouver pratiquement l'intégralité de sa garde-robe chez Seamus.

Rien que dans la chambre, l'irlandais s'était aperçu qu'il lui avait libéré le tiroir du haut de sa commode en pin et qu'elle ne comportait désormais que des vêtements à Blaise. Il lui avait même cédé la moitié gauche de son armoire.

Dans sa salle de bain, entre autres choses, c'était un baume hydratant enchanté pour peaux mulâtres qui côtoyait son after-shave et une deuxième brosse à dents trônait dans le gobelet sur le lavabo depuis que Seamus l'avait initié à cette pratique d'hygiène moldue, contre son gré.

Tous ces détails lui mettaient la puce à l'oreille. Dans le salon, des plans d'Alihotsy [1] et de Dictame [2] envahissaient l'espace depuis que Blaise les avait rapatriés du patio de la Dépendance Zabini.

Le métis continuait à les chouchouter quotidiennement et s'était libéré un espace pour ranger ses produits d'entretien sous l'évier de la cuisine. Et dans cette pièce, justement, les placards étaient remplis à ras-bords de toutes sortes de pâtes possibles et imaginables, d'Asti et de Chianti Gazobull'.

La vaisselle ne traînait plus jamais et le vieux chaudron tout cramé de Seams avait été remplacé par un nouveau, flambant neuf. Le constat l'avait percuté de plein fouet. Blaise avait aménagé chez lui, comme ça, en un claquement de doigts.

Il vivait en couple. Avec son amant. Il était bien obligé de se rendre à l'évidence.

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En toute honnêteté, la plupart du temps, le blond se faisait assez facilement une raison. Ce n'était finalement pas si grave et pas trop désagréable. Sauf les matins comme celui-là où il se faisait expulser de son lit en crevant juste de froid.

Jusqu'à présent, Seamus se gardait bien de faire part de ses réflexions à Blaise. Il craignait trop qu'il ne nie corps et bien qu'une telle chose ait pu arriver. Il avait comme l'impression que son conjoint n'arriverait jamais à appeler un Croup un Croup, trop fier, comme souvent.

Il préférait le laisser gentiment nier la réalité et évitait de lui imposer d'assumer aussi vite quelque chose qu'ils n'avaient ni l'un ni l'autre vraiment prévu d'assumer un jour. Ce n'était pas comme si ils avaient été prêts à envisager de vivre ensemble pour de vrai.

Jusqu'à ces deux mois en arrière, Blaise et lui se voyaient fort régulièrement, c'était indéniable. Effectivement, il ne se passait pas une semaine sans qu'ils ne dorment ensemble, chez l'un ou chez l'autre mais, ils rentraient chacun de leurs côtés finir leurs nuits seuls tout aussi souvent.

Ils n'avaient aucun souci avec ce mode de vie un peu nomade et arrivaient sans difficulté à ne pas égarer leurs affaires au passage. Cette situation leur convenait, tout simplement, et jamais ils ne s'étaient posé la question d'un aménagement commun futur.

Vraiment, Seamus ne savait pas encore s'il devait remercier ou maudire sur les quinze prochaines générations l'instigatrice de ce changement monumental survenu dans leurs vies. La Reine-Mère, comme il se plaisait à l'appeler, était pourtant bel et bien la seule et unique responsable.

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Il s'avérait que Lady Zabini avait fini par tiquer. En fait, ce n'était même pas elle mais son dernier époux en date qui lui avait mis la puce à l'oreille. Le fameux William avait commencé à insinuer certaines idées qui n'avaient pas manqué de déplaire à la mère de Blaise.

Loin d'être aveugle, elle avait alors mieux observé son fils. Elle avait constaté que ce blond qu'elle ne connaissait ni d'Ève, ni d'Adam, fréquentait effectivement beaucoup trop les abords du Manoir.

Elle n'avait pas, non plus, manqué de reconnaître que ce jeune homme était bien le même que celui si souvent photographié aux côtés de son fils, aux matchs de Quidditch ou à la sortie d'un club à la mode.

Comme elle n'était pas plus stupide qu'atteinte de cécité, la Reine-Mère avait fait ses propres rapprochements jusqu'à ce fameux jour où elle avait convié son fils à partager un dîner en famille.

Elle avait harcelé Blaise, ce soir-là, cherchant, par tous les moyens, à lui tirer les vers du nez. Il avait, autant qu'il avait pu, évité de parler de Seamus mais avait bien été obligé de l'introduire comme un ami, à défaut de pouvoir évoquer son statut d'amant, au cours du repas.

Lady Zabini n'avait pas été dupe et, ce fut d'un ton teinté de reproche qu'elle lui fit remarquer, à plusieurs reprises, que leur relation semblait « louche ». William avait approuvé avec vigueur, retenant difficilement ses moues dédaigneuses à l'égard de Blaise.

Lui, si la Reine-Mère ne l'achevait pas elle-même, Seamus n'était pas sûr que son amant se retiendrait de lui donner le coup de grâce.

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A la fin du repas, elle avait congédié son futur-ex-époux et avait achevé son fils. Elle lui avait soutenu, implacablement, que s'il n'éclaircissait pas rapidement la situation avec le blond, cette étrange relation finirait par faire « jaser dans les chaumières ».

Elle ne voulait pas que son fils vienne ternir la réputation de leur famille, qu'elle avait mis tant d'ardeur à entretenir et le lui avait bien fait comprendre. Blaise était resté maître de lui-même, semblait-il, et avait protégé leur secret d'alcôve niant farouchement.

Quand, le nez pincé, sa mère lui avait soufflé qu'elle ne pourrait supporter d'avoir engendré une telle erreur de la nature, le sang du métis n'avait fait qu'un tour mais il avait continué à ne rien laisser paraître, mordant sa langue pour ne pas répondre à ses provocations.

Considérant probablement que cette épreuve n'était pas suffisante en soi, Lady Zabini revint à la charge deux jours plus tard, rajoutant une couche supplémentaire au trouble de son fils. Elle lui offrit, tout bonnement, trois choix de compagnes.

De parfaites épouses modèles, porteuses de belles dots et libres de tout engagement. Blaise assura à Seamus s'être récrié, refusant l'arrangement d'un mariage mais, elle avait tant et si bien insisté que, à court d'arguments, il avait cédé et accepté de les rencontrer.

- « Vos désirs sont des ordres, Mère ».

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Quand il avait pris congé de sa mère, ravalant la bile qui lui montait à la bouche, le métis était sorti dignement du Manoir. Il avait traversé le Parc, la démarche un peu raide, accélérant le pas à mesure qu'il rejoignait sa Dépendance. Il courait presque lorsqu'il atteignait le patio.

Il s'était retenu de claquer la porte en entrant chez lui mais avait hurlé de rage à l'abri des oreilles indiscrètes. Un coup de poing dans un mur plus tard, il avait jeté pêle-mêle certains de ses effets dans une besace et s'était réfugié chez Seams.

Cette nuit-là, il avait grondé tant et mieux, rageant contre sa mère et ses convictions dépassées, vomissant une société pourrie jusqu'à la moelle et crachant sur une vie qui ne valait rien. L'irlandais avait vraiment eu peur en le voyant aussi en colère. Il ne connaissait pas cet aspect de Blaise, si passionné, si vindicatif.

Depuis ce jour, le métis ne le quittait plus. Il ne passait au Manoir que quelques heures par jour mais s'assurait, systématiquement, d'y croiser sa mère. Faire acte de présence. Ni plus, ni moins. Il refusait, par contre, de continuer à vivre sous sa résidence.

La Dépendance qu'habitait Blaise avait beau être excentrée du Manoir, elle ne l'était plus assez à son goût. Il ne voulait plus, non plus, que Seamus remette les pieds dans ce qu'il nommait désormais ce « nid de Crabes de Feu ».

Chaque jour, depuis, le blond s'apercevait que la retraite de son amant chez lui était partie pour être définitive. Il aurait pu le comprendre plus tôt, finalement, mais il n'avait pas fait attention. Il n'avait pas fait attention au fait qu'ils s'étaient mis à vivre ensemble, comme des millions d'autres couples et qu'une agréable routine se mettait en place facilement, sans heurt.

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Le matin, ils partaient travailler, chacun de leur côté. Le métis était souvent le premier à rentrer et, lorsque le blond revenait lui-même, il n'avait plus qu'à mettre les pieds sous la table. Il était d'ailleurs presque sûr qu'à ce rythme, il allait doubler de volume d'ici la fin de l'année.

Ils dînaient, faisaient l'amour, sortaient voir des amis, allaient à des matchs, se couchaient tôt, se couchaient tard, se levaient tôt, se levaient tard. Ils ne se posaient pas même de question.

Tout venait naturellement. Comme une danse où les deux partenaires s'accordaient sans fausse-note. Presque sans fausse-note, en fait car, le seul bémol restait les prétendantes au trône Zabini.

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Blaise avait, jusque-là, rencontré deux des trois jeunes femmes sélectionnées par sa mère. La première avait été décrétée trop laide et il avait refusé de la revoir une seconde fois.

La suivante, une jolie blonde, était trop jeune. Pas encore majeure, même dans la conception sorcière, elle avait été écartée également. La troisième, elle, était inquiétante.

Sally-Anne [3] était à Poudlard à la même période que Blaise et Seamus. Issue de la même promotion qu'eux, elle avait suivi le cursus facilement à Serdaigle. Intelligente, coquette, cultivée et Sang-Pure sur au moins trois générations, elle était plutôt petite mais bien proportionnée, avec de fines hanches et un charmant décolleté.

Son visage pointu était encadré de cheveux bouclés châtains clairs qui cascadaient jusqu'au milieu de son dos. Sa peau était pâle et d'adorables taches de rousseur constellaient ses pommettes saillantes. Elle était élégante et avait une voix grave, étrangement envoûtante par le calme qui en émanait.

Sally-Anne était si discrète en cours que, parfois, on oubliait jusqu'à sa présence. Sauf lorsqu'elle commençait à parler. Qu'elle réponde à une question, développe un point de cours ou parle de théorie, elle donnait irrémédiablement envie de boire ses paroles.

C'était un don, Seamus en était sûr. Et tous ces atouts qu'elle gardait dans sa manche inquiétaient particulièrement l'irlandais. Il n'y avait, logiquement, aucune raison que Blaise ne finisse pas par succomber aux charmes de cette fille à la recherche d'un époux tel que lui, financièrement et conventionnellement compatible.

L'irlandais n'était pas sans savoir qu'ils s'étaient, tous deux, privés de l'attrait des atouts féminins depuis bien longtemps. Leur relation leur convenait, ils avaient découvert autre chose mais, rien n'indiquait au blond que ce qu'ils vivaient suffisait à son amant.

Il craignait que la proximité d'une femme, et qui plus est, d'une femme attrayante à tout point de vue, ne fasse vaciller Blaise. Il ne pouvait même pas être rassuré par l'éventualité que son amant puisse ne pas plaire à Sally-Anne. Tout le monde s'accordait à reconnaître qu'il était un bel homme. Un sacrément bel homme, même.

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Seamus retourna dans la chambre, une tasse de thé fumant entre les mains et l'observa. Il était clairement un peu jaloux de voir Blaise ronfler doucement, bouche entrouverte, en travers du lit.

Il ne savait pas d'où lui venait cette capacité, mais le métis arrivait toujours à dormir n'importe où. Il s'endormait partout, tout le temps. Dans le canapé, sur une chaise dure comme la pierre, dans l'herbe, assis sur le banc d'une salle d'attente du Ministère. N'importe où. C'était à peine si le bruit le dérangeait.

Il sourit un instant à l'idée de le réveiller, juste pour ne plus être le seul à ne pas dormir et se ravisa. Il connaissait les humeurs de Blaise au saut du lit et préférait s'épargner la corvée d'un petit déjeuner explosif avec un râleur de compétition. Et puis il n'était pas cruel, lui.

Il le laissa profiter du sommeil du juste encore quelques heures et, en soupirant, il rebroussa chemin et s'installa à la table de la cuisine.

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- « Seams ? Tu ne dors pas ? »

La voix endormie de Blaise lui parvint depuis l'autre pièce et il l'entendit jurer grassement après s'être probablement cogné le coude ou l'orteil à l'encadrement de la porte de la chambre.

- « Bien joué, Sherlock » répondit le blond avec un clin d'œil

Il suivit, au son de ses pas traînant au sol, la progression du métis dans l'appartement et observa sa large silhouette se découper dans l'embrasure de la porte. Blaise tira une chaise, la faisant racler au sol et s'y assit lourdement.

- « Un souci ? » Demanda-t-il, le ton concerné.

- « Non, je réfléchissais »

Blaise étouffa un bâillement fort disgracieux avant de se moquer, la bouche toujours un peu pâteuse.

- « Ah. C'est une grande première !... Tu pensais à quoi ?

- A nous.

- Ah. C'est grave.

- Je sais pas.

- Bon. Je peux t'aider ?

- Je ne sais pas. T'as tendance à rien n'y voir en ce moment...

- Ok. Je retourne me coucher si tu veux, hein » proposa Blaise en baillant derechef, pas contrariant pour un Gallion.

Seamus ne répondit rien mais lui attrapa une main et s'y accrocha. Il garda le silence et les yeux de Blaise commençaient déjà à papillonner quand il reprit la parole.

- « Comment tu n'as pas pu remarquer ?

- Remarquer quoi ?

- L'appart » souffla Seamus

- « Quoi l'appart ? » répondit le métis

- « Y'a toutes tes affaires, Blaise » soupira l'irlandais d'une voix hésitante

- « Oui, merci, j'ai remarqué.

- Ça ne te gêne pas ?

- De quoi ? Qu'on habite ensemble ? Honnêtement, Seams, il était temps que tu le remarques.

- … » Le blond l'observa, le visage dénué de toute expression, peu sûr d'avoir bien compris.

- « C'est pour ça que tu n'arrives pas à dormir ? Parce que tu t'es enfin rendu compte qu'on vit ensemble ?

- Non » souffla le blond. « C'est juste que tu prends toute la place dans le lit. »

Blaise lui fit un sourire d'excuse mais garda le silence. Il ne doutait pas que le blond aurait rapidement quelques questions à lui poser, ce qui ne tarda pas. Les yeux braqués sur leurs mains jointes, le blond l'interpella.

- « Tu as remarqué depuis quand ?

- Remarqué quoi ?

- Qu'on vit ensemble.

- Seams. » Lui lança Blaise d'un ton de reproche. « J'ai rien eu besoin de remarquer. J'ai aménagé le jour où je suis arrivé avec de quoi à rester plus d'une nuit... Je me demandais juste quand est-ce que, toi, tu le remarquerais !

- Ah. » Répondit l'irlandais d'un ton neutre. « Et tu comptais m'en parler un jour ou... ?

- Je ne voulais pas te faire flipper, Seams. Je me suis dit que si ça te gonflait, tu m'en parlerais et on aviserait mais tu ne peux pas me reprocher de pas en avoir fait des caisses, quand même. J'ai même pas attendu une semaine pour envahir tes placards »

Le blond ne put s'empêcher de sourire. C'était vrai. Et il n'avait pas bronché. Il l'avait laissé faire sans se poser de question. Il trouvait leur comportement un peu pathétique, quand même.

A chaque fois que leur relation devait évoluer, au lieu de se dire les choses franchement et d'y faire face, côte à côte, ils se taisaient et attendaient que l'autre prenne l'initiative.

Ils étaient supposés être des adultes, pourtant. Des hommes forts et fiers et, systématiquement, ils jouaient aux princesses effarouchées. Il prit une profonde inspiration.

- « Blaise ?

- Oui ? » Son ton était curieux mais il n'avait pas d'appréhension.

- « On vit ensemble.

- Oui. » affirma-t-il encore comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

- « Est-ce que tu voudrais te marier ?

- Qu ? Comment ça ? »

Le métis s'était redressé, le souffle coupé, cette fois.

- « Si on pouvait se marier. Tu voudrais m'épouser ?

- Je. Je sais pas, Seams. » Bégaya-t-il, infoutu de rester impassible. « Je me suis pas posé la question...

- Moi non plus » soupira l'irlandais. « Mais je sais pas. Avec toi, tout va à l'encontre de ce que je veux. »

Blaise ne répondit pas, le laissant réfléchir.

- « J'étais censé être hétéro et je t'ai laissé m'embrasser dès le début, comme si c'était normal. Je me persuade de ne jamais tomber amoureux de toi et qu'est-ce que je fais ? Je te fais des déclarations à la con. Je m'étais juré de faire en sorte qu'on ne soit pas un couple et résultat ? T'aménages chez moi sans même me demander mon accord et ça me rend heureux. La prochaine étape, c'est forcément le mariage, non ? »

Blaise eut un rire moqueur devant le ton mélodramatique de son amant.

- « Sauf que le mariage entre hommes n'est pas prêt d'être légalisé donc c'est bon, l'honneur est sauve.

- Ici, peut-être » répondit Seamus piqué au vif par son ton badin. « Mais il y a d'autres pays où on peut se marier. Au Canada les sorciers ont ratifié la loi et il paraît même que les moldus vont suivre bientôt ! Et au Pays-Bas, c'est pareil, le mariage est autorisé ! »

- Tu veux ? » Demanda Blaise d'une voix forte et posée cette fois. « Tu veux qu'on se marie, Seams ?

- Je ne sais pas. Oublie-ça, tu devrais aller dormir.

- Tu ne viens pas ?

- Non, j'ai plus vraiment sommeil »

Blaise déposa un léger baiser sur ses lèvres et rebroussa chemin. Seamus le regarda s'éloigner en silence. Quand il entendit le corps de son amant s'échouer lourdement sur le matelas, il relâcha sa respiration qu'il ne s'était pas aperçu avoir retenu et sentit un vent de panique l'envahir.

Il se répétait en boucle « Putain mais qu'est-ce que je viens de dire ? ».


Verdict ? Que pensez-vous de ces deux idiots qui n'agissent pas tout à fait comme tout l'monde ? Remarquez, ils restent tout de même d'indécrottables romantiques... Dans leur genre...

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Alihotsy [1] : Plante crée par JKR, l'ingestion de ses feuilles cause l'hystérie.

Dictame [2] : Plante existant réellement et, dans l'univers de JKR, l'essence de dictame permet de cicatriser les plaies.

Sally-Anne [3] : Sally-Anne Perks est l'élève précédant Harry Potter lors de sa répartition à Poudlard. On ne sait pas dans quelle Maison elle a été répartie. J'ai choisi de la mettre à Serdaigle.