Hello ! Je suis de retour avec ce que vous attendez tous : LE SMUUUUT (on va considérer ça comme un TW pour ceux qui seraient sensibles à ce genre d'écriture) !

En effet, c'est le retour à Poudlard et Ginny a écouté sa meilleure amie (MERCI GINNY) et après le chapitre émotions de la semaine dernière, cette fois-ci on s'aventure dans un autre type d'émotions ).

Comme d'hab playlist pour ceux qui sont intéressés et bonne lecture !

RARA :

A : Contente que ça t'ai plu et voilà la suite !


Chapitre 10 : Je veux t'entendre

De retour à Poudlard, la directrice des Gryffondor mit en application les conseils de sa meilleure amie. Hermione prit soin d'être peu disponible tout en étant inratable. Lors du dîner précédant la rentrée, elle prit soin de s'asseoir loin de Malefoy tout en restant dans son champ de vision. Elle ne laissait rien transparaître qui pouvait lui faire croire qu'elle attachait une quelconque importance à leur baiser et reprit ses habitudes. Pour la rentrée, elle avait choisi sa tenue avec soin pour qu'il ne puisse s'empêcher de la regarder. Sous son épaisse cape, elle avait enfilé une jupe crayon un peu plus courte qu'à son habitude, avec un chemisier blanc tout à fait décent mais parfaitement ajusté.

Pendant une bonne partie de son adolescence, elle avait eu en horreur les talons mais avec l'âge, elle avait appris à les apprécier pour le pouvoir qu'ils pouvaient conférer. Aujourd'hui, sa paire d'escarpins noirs faisait grimper sa confiance en elle en flèche et alimentait son courage à chaque fois qu'elle sentait le regard brûlant de son collège sur elle. Il semblait avoir passé une bonne partie de ses pauses à rôder aux alentours du couloir de métamorphose, ce qui satisfaisait beaucoup Hermione. Malgré leur proximité, il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un qui l'empêchait d'être seul avec elle.

En début de soirée, elle devait donner un cours supplémentaire pour le programme et se trouvait désormais dan

s la salle. Juste avant de s'y rendre, elle avait reçu un hibou contenant les résultats de l'examen de conduite que Drago avait passé peu de temps avant les congés. Sans surprise, il l'avait réussi haut-la-main. Cette nouvelle changeait ses plans, elle avait prévu de le faire mariner encore quelques jours, mais elle voulait également lui faire part de la nouvelle au plus vite. Elle avait donc envoyé une note à Malefoy lui demandant de venir la voir à la fin de son cours.

Mais avant ça, elle devait se concentrer, le sujet qu'elle allait aborder avec ses élèves était loin d'être simple. Les premiers mois de l'année avaient été consacré à la modernité sous ses nombreux aspects : philosophique, économique, scientifique et militaire. Ils avaient abordé les différentes révolutions industrielles qui avaient conduit les Moldus à faire toutes sortes d'inventions. Cela avait éclairé les élèves n'ayant aucun lien avec le monde moldu, ils avaient pu découvrir comment les Moldus pouvaient se passer facilement de la magie.

Ce semestre, elle allait aborder une part de l'histoire moldue qui pouvait se révéler sensible car elle faisait écho aux traumatismes récents de la société sorcière. Elle savait cette leçon nécessaire pour bien faire comprendre aux élèves que leurs mondes n'étaient pas si différents, mais elle avait toujours une certaine appréhension face à ces sujets.

Elle laissa donc de côté toutes les pensées lubriques qui traversaient son esprit à la moindre mention du nom Malefoy et se concentra sur la trame de sa leçon.

Elle attendit que le temps au groupe de cinquièmes et de sixièmes années finissent de s'installer avant de leur introduire le thème de leur semestre :

« Le professeur Finch-Fletchley m'a informé que vous aviez commencé l'histoire politique du XXème siècle en cours général. Il vous enseignera notamment les deux conflits mondiaux. Ici, nous rentrerons plus en détail les idéologies qui ont menés à ces conflits et qui les ont attisés. Qui parmi vous a déjà entendu les termes national-socialisme ou encore communisme ? »

Une seule élève, qu'Hermione savait née-moldue, leva la main.

« Miss Parker, s'il vous plaît ? »

« Ce sont deux types d'idéologies, autrement dit des façons d'appréhender le monde et la société, le national-socialisme ou nazisme prônait la supériorité d'une partie de la population car plus « pure », le communisme souhaitait changer profondément la société en se débarrassant du capitalisme pour le remplacer par la mise en commun des moyens de production… en gros. »

« Plutôt bien résumé, 5 points pour Serdaigle. J'ai cité ces deux idéologies car elles ont été deux des plus importants courants qui ont marqué le XXème siècle. Pour les prochains cours, je vais me concentrer sur le nazisme, mais il serait de temps en temps question des rapports des nazis avec les communistes. »

Elle se retourna vers le vidéoprojecteur et actionna un bouton pour commencer à faire défiler images et informations. Après un résumé rapide de la première guerre mondiale et de ses conséquences sur l'Europe, elle introduit la situation spécifique de l'Allemagne. Vaincue, privée de ses territoires et de sa famille impériale, forcée dans une démocratie précaire qui connaissait de nombreux troubles.

Elle définit plus précisément le terme d'idéologie avant de développer l'exemple allemand. Elle en était à la crise économique de 1929 et les conséquences dévastatrices de cette dernière sur l'Allemagne quand elle fut interrompue par des coups frappés à la porte. Surprise, elle finit par autoriser le visiteur à entrer. Évidemment, c'était Malefoy. Il semblait aimé l'interrompre pendant ses cours mais Hermione ne se laissa pas démonter et plaqua un sourire mesquin sur son visage.

« Ah, le professeur Malefoy est en avance, prenez donc place, vous pourrez peut-être en retirer quelque chose. »

Drago lui rendit son sourire puis, sans la lâcher des yeux, prit place sur un des sièges libres au fond et regarda Hermione avec grand intérêt tandis qu'elle reportait son attention sur ses élèves.

« Vous vous en doutez, quand on veut attester de sa supériorité, surtout dans un moment de crise, la meilleure technique est de s'en prendre à une partie de la population. Je suis certaine que mon collègue vous a expliqué les concepts d'antisémitisme et de racisme ? »

La plupart des élèves hochèrent la tête pour confirmer ses propos. En tant que membre de la communauté juive, Justin mettait un point d'honneur à les exposer à ses élèves pour développer leur ouverture d'esprit.

« La minorité juive étant mis en avant comme responsable de tous les maux de l'Allemagne des années 1920, le parti nazi portait un message simple mais efficace : notre gradeur, notre fierté, notre influence, nous avons tout perdu à cause des Juifs. Il faut donc s'en débarrasser d'une manière ou d'une autre afin de retrouver cette grandeur perdue. Je suppose que vous avez déjà entendue ce type de raisonnement dans notre monde ? En effet, on retrouve le même type de vision du monde dans la conception la plus conservatrice de l'idéologie de la pureté du sang. »

Elle posa un instant son regard sur Malefoy, qui ne laissait absolument rien transparaître.

« C'est aussi pour cela que j'ai souhaité vous présenter cette idéologie en premier, alors que chronologiquement le communisme apparaît en premier et prend le pouvoir en URSS avant la montée en puissance du nazisme. Une fois le IIIème Reich établi, la population allemande s'est retrouvé face à un choix : vivre dans une sécurité très relative en détournant le regard voire en participant à cette discrimination entérinée dans la loi, ou entrer en résistance au péril de sa vie et de celle de ses proches. Toutes les familles ont été touché par ce choix, comme les vôtres pendant la guerre. Vous avez tous été touchés, de près ou de loin, par les conséquences de ce type d'idéologie. L'important, c'est comment vous, en tant qu'êtres humains, membres et futurs acteurs d'une société, réagissez face à ces manières de penser. »

Elle sonda rapidement son audience, les quelques élèves de Serpentard présents n'étaient pas forcément à l'aise, la plupart d'entre eux avait au moins un membre de leur famille impliqué dans les rangs de Voldemort. L'un d'entre eux, un élève de sixième année, leva la main :

« Oui, Mr Warwick ? »

« Professeur, je sais que vous détestez ce genre de question, mais comment avez-vous fait le choix de la résistance pendant la guerre ? Je ne veux pas être impertinent ni empiéter sur votre vie privée, mais de nombreux sorciers nés-moldus ont fait le choix de l'exil alors que vous êtes resté. Vous étiez même encore plus en danger, à cause de votre proximité avec Harry Potter. »

Hermione pesa sa question et décida de faire une exception à sa propre règle :

« N'en faites pas une habitude, mais je vais vous répondre, cela vous permettra peut-être de mieux comprendre la suite de nos séances. Quand Voldemort est revenu à la vie, toute la communauté s'est retrouvé face à un choix : le bien ou la facilité. Ce type de choix n'a rien de simple, même lorsqu'on a déjà été confronté au danger. Je comprends tout à fait le choix de l'exil de certains. Dans mon cas, la relation qui me liait avec Harry était bien plus qu'une simple proximité. Encore aujourd'hui, nous sommes bien plus que de simples amis, nous sommes une famille. Mes convictions me poussaient déjà vers le choix de la résistance, mais s'il fallait en plus que je risque ma vie pour ma famille, rien ne pouvait m'arrêter. »

Le jeune Warwick hocha la tête sans rien ajouter et les autres élèves ne firent aucun commentaire, ils semblaient impressionnés par la détermination qui transparaissait dans les yeux de leur professeur. Après avoir jeté un œil à l'horloge sur le mur, elle se dirigea vers le tableau blanc et munie d'un marqueur, elle nota différentes thématiques au tableau et mit un terme à la digression. Propagande, régime totalitaire, résistance, système concentrationnaire, SS, SA, Jeunesse hitlérienne.

« C'est d'ailleurs ce type de motivation qu'on retrouve dans un groupe de résistance allemande - la Rose Blanche – dont je vous parlerais la semaine prochaine. Pour vous préparer, je vais vous demander à chacun de me faire une recherche sur un ces des sujets. Vous trouverez des ouvrages dans la bibliothèque et vous pouvez utiliser Internet. Je vous rappelle que c'est Sanders qui s'occupe de l'aide en informatique, mais que ce n'est pas à lui d'effectuer la recherche à votre place, oui c'est à vous que je parle, Miss Deagle. Il est en pleine préparation des A-Levels alors ne venez pas le voir au dernier moment. »

Une Gryffondor se mit à rougir pendant qu'un petit rire parcourut les élèves. Ils quittèrent la salle au compte-goutte, non sans quelques débats sur le choix de leur sujet de recherches.

Une fois les élèves partis, Drago finit par se lever et se diriger vers le bureau d'Hermione :

« Tu voulais me faire passer un message avec ton petit discours ? »

« Absolument pas, j'ai juste profité de l'occasion pour t'instruire sur les similarités entre les deux mondes. Je sais que ta propre idéologie a évolué, mais j'espère que les bribes d'informations que tu as pu apprendre te permettent de comprendre que sorciers ou moldus ont les mêmes problèmes face à un régime autoritaire. Même près d'un siècle plus tard, il faut encore se battre sur de nombreux points dans de nombreux pays concernant les droits fondamentaux et je ne te parle même pas des droits des femmes … » Hermione s'interrompit, se rendant compte qu'elle digressait. « Bref, je ne t'ai pas demandé de venir pour ça. »

« Est-ce que je suis là pour avoir des remerciements concernant mon cadeau de Noël ? » demanda Drago, un sourire en coin dessiné sur ses lèvres.

« Pas vraiment, mais merci, ton ouvrage est très intéressant. J'ai d'ailleurs un peu honte, je n'avais rien prévu pour toi, mais par chance j'ai reçu aujourd'hui quelque chose qui peut se rapprocher d'un cadeau de Noël en retard. »

Elle se baissa pour ouvrir un tiroir et en sorti une enveloppe qu'elle lui tendit :

« Félicitations Drago, tu as passé ton permis avec brio. »

Il prit quelques instants pour parcourir la feuille qui lui annonçait ses résultats et releva la tête vers Hermione, un sourire sincère sur le visage :

« J'ai été à très bonne école, tu dois être ravie d'être débarrasser de moi ! » taquina-t-il.

« Oh, tu n'imagines même pas ! » rétorqua-t-elle en lui adressant un sourire narquois. « Mais maintenant, je vais pouvoir me venger en te donnant les élèves qui me cassent les pieds »

Drago pouffa avant de reprendre son sérieux et de planter son regard dans celui d'Hermione :

« Maintenant, est-ce qu'on va enfin parler de ce qu'il s'est passé avant les vacances ? »

« Et qu'est-ce que tu aimerais en dire ? » répondit-t-elle sur un ton bien trop innocent.

« Je pense avoir été clair, c'est toi qui m'as planté sans aucune explication et particulièrement frustré. »

Il s'était doucement rapproché du bureau d'Hermione et y appuya ses mains pour faire face au visage d'Hermione, toujours assise. Il ne put cependant pas s'empêcher de faire couler son regard le long du corps d'Hermione et semblait avoir du mal à ne pas scruter ses jambes.

« C'est toi qui sembles avoir besoin de relâcher toute cette pression. »

Elle posa sa main sur son avant-bras contracté, signe qu'il semblait lutter pour se contrôler.

« Granger, ne joues pas avec moi … » gronda-t-il en replongeant son regard dans le sien. Elles étaient de retour, ces nuances anthracites assombrissant ses yeux et Hermione lui offrit son sourire le plus carnassier qu'elle avait en stock.

« Je ne vois absolument pas de quoi tu parles, je ne fais que te retourner ta proposition, tu sembles en avoir besoin. » fit-elle en croisant les jambes, relevant ainsi légèrement sa jupe, laissant apparaître la dentelle qui marquait la limite de ses bas noirs.

« On t'as déjà dit que tu étais une vile tentatrice ? »

Elle ne répondit pas immédiatement, toujours souriante, même si à l'intérieur elle bouillonnait. Elle se faisait violence pour ne pas laisser apparaître ses émotions sur son visage et surtout, elle luttait pour ne pas caresser ses veines saillantes.

« Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider. »

Drago grinça des dents mais finit par contourner le bureau, se rapprochant un peu plus d'elle.

« S'il te plaît Hermione, est-ce que tu me laisserais te faire l'amour ? » La voix de Drago semblait avoir baissé de plusieurs octaves et avait allumé à nouveau cette chaleur familière en Hermione. Elle utilisa tout le self-control qui lui restait pour lui répondre tout en affichant un sourire triomphant :

« C'est si gentiment demandé, je pense pouvoir t'ai… »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il avait déjà plongé sur elle. Mais pas sur ses lèvres, non, il était présentement entrain de lui ravager le cou et Hermione laissa échapper un gémissement de contentement mêlé de surprise. Soulagée de plus avoir à se retenir, elle le rapprocha d'elle et Drago ne perdit pas une seule seconde pour glisser ses mains sous sa jupe pendant qu'Hermione enfonçaient les siennes dans la chevelure platine de son amant. Oui son amant, parce que cette fois-ci, plus rien ne l'arrêterait ! Sauf …

« Attends ! » cria-t-elle d'une voix éraillée tandis que Drago émettait un grognement et relevait la tête. « On ne peut pas rester là, Henri ne va pas tarder à arriver, il utilise la salle tous les lundis soir après le dîner. »

Elle accompagna son explication d'un signe de la tête, désignant l'atelier sur lequel s'amoncelait un monceau pêle-mêle de pièces détachées. Il se détacha d'elle et lui prit la main pour l'entraîner hors de la pièce. Elle allait protester mais à peine arrivé au bout du couloir, il souleva une tapisserie représentant Poudlard derrière laquelle se trouvait une porte.

Il venait à peine de refermer la porte qu'il plaquait Hermione contre cette dernière et prit enfin possession de sa bouche. Elle ne chercha pas à retenir le soupir de satisfaction qui lui échappa. Au bout de quelques instants bien trop courts, il l'entraina dans l'escalier en colimaçon éclairé à la lueur de quelques torches.

A bout de souffle, ils finirent par sortir dans un couloir désert qu'elle reconnut immédiatement quand elle aperçut les trolls en tutu ornant une des tapisseries. Drago lui lâcha finalement la main et se mit à arpenter le couloir, faisant les trois allers-retours nécessaires pour que la porte apparaisse. Il se retourna vers elle un instant, juste assez pour voir les flammes se refléter dans ses yeux et son sourire à se damner, avant d'ouvrir la porte.

La Salle-sur-Demande s'était matérialisé sous la forme d'une chambre au centre de laquelle trônait un immense lit. Les seules lumières provenaient d'un grand feu crépitant dans la cheminée et de la lune dont les rayons perçaient à travers une grande baie vitrée. La pièce était épurée tout en dégageant une aura de sensualité sur laquelle la Gryffondor ne s'attarda pas car Drago s'était collé à son dos et passait désormais sa main sur sa poitrine. A ce stade, le tissu devenait plus un inconvénient qu'autre chose car elle voulait découvrir ce que ses mains pourraient lui infliger.

Elle sentait l'érection naissante de Drago contre ses fesses et arqua son dos pour réduire l'espace entre leurs deux corps. Elle entendit le grognement sourd de Drago contre sa nuque où ses lèvres avaient repris leur place, tandis que ses mains s'affairaient à défaire les boutons bien trop nombreux du chemisier d'Hermione avant de faire glisser le tissu à terre.

Ses doigts laissaient un tracé brûlant sur leur chemin vers sa poitrine et Hermione ne retint pas le gémissement qui lui brûlait les lèvres. Le son sembla enhardir son amant qui la retourna et la saisit par les fesses, la faisant s'accrocher à lui comme à une bouée de sauvetage. Il leur fit traverser la petite distance qui les séparait du lit et la déposa délicatement avant de s'attaquer à sa jupe qui ne fut bientôt qu'un lointain souvenir.

Il se releva pour avoir une meilleure vue, elle ne portait plus que ses sous-vêtements et ses talons. Lorsqu'elle croisa le regard affamé du Serpentard, elle sentit sa culotte s'humidifier encore plus qu'elle ne l'était déjà.

Elle s'assit au bord du lit pour s'attaquer à sa chemise, mais la patience lui manquait et elle se contenta de tirer d'un coup sec, faisant valser les boutons dans toute la pièce. Elle s'arrêta un instant sur son torse qu'elle avait imaginé maintes fois ces derniers temps, qui se révéla être parsemé de cicatrices mais n'en était pas moins parfait pour elle.

Il eut un léger mouvement de recul quand elle se mit à la faire glisser le long de ses bras. La tension envahie un instant l'air, mais Hermione lui sourit avant de continuer son geste sans le quitter des yeux. Une fois l'étoffe tombée à terre, elle fit glisser ses doigts le long de ses bras. Elle la sentit avant de la voir, puis fini par baisser les yeux sur le tatouage grisâtre. Elle referma ses doigts dessus et souleva son bras pour embrasser sa main. Elle sentit Drago se détendre et put continuer à le déshabiller.

Hermione prit un instant pour faire glisser son regard son corps, dévorant des yeux sa silhouette élancée et filiforme. Vêtu simplement de son boxer, éclairé par la lune, il avait un aspect angélique seulement perturbé par les cicatrices qui barraient son torse. Il ne lui laissa pas le temps de le contempler plus longtemps et fondit sur elle.

Tout en reprenant possession de ses lèvres, il fit glisser sa main dans le dos d'Hermione pour libérer ses seins de l'emprise de son soutien-gorge. Dès que le morceau de tissu tomba à terre, les mains de Drago assaillirent sa poitrine.

La respiration d'Hermione se faisait plus erratique tandis qu'elle passait également ses mains sur le torse de son amant. Il la repoussa délicatement afin qu'elle s'installe à nouveau au bord du lit et se mit à genoux devant elle. Il lui ôta ses chaussures et prit un de ses jambes avant de tracer un chemin de baisers vers le haut, sans jamais la lâcher des yeux.

« Tu n'imagines pas… ce que je rêve de te faire… depuis des semaines… » soufflait-t-il entre deux baisers brûlants sur son corps.

Chaque mot attisait le feu qu'il avait déclenché en elle. Alors qu'il passait ses doigts sur le maigre tissu recouvrant son intimité, Hermione sentit son cerveau s'arrêter complètement. En cet instant, seules comptaient les caresses que le maître des potions lui prodiguait. Elle s'entendit gémir son nom dans et elle le sentit sourire sur sa peau. Avec une lenteur criminelle, il entreprit de faire glisser le dernier sous-vêtement d'Hermione.

Elle était désormais nue, ses jambes reposant sur les épaules de Drago qui la regardait avec vénération. Alors que ses doigts se posaient enfin sur son centre, elle émit un cri aigue qu'elle tenta de camoufler, mais Drago claqua sa langue contre son palet pour exprimer son désaccord :

« Non, non, non, ne te retiens pas… J'ai envie de connaître tous les sons que tu fais pendant que je te donne du plaisir. »

Hermione aurait pu se sentir gênée, mais il n'en était rien. Le regard de Drago lui donnait une confiance en soi qu'elle n'aurait jamais soupçonnée et lorsqu'il écarta ses lèvres, elle ne fit aucun effort pour étouffer son plaisir. Il inséra un premier doigt en elle, puis un deuxième avant d'approcher ses lèvres de son clitoris à vif. Lorsque sa langue toucha enfin le bout de chair, elle laissa sa tête retomber sur le matelas et ferma les yeux, s'abandonnant totalement à ce traitement divin.

Son doigté se révéla expert, sa langue, implacable. Comme il lui avait demandé, elle ne fit aucun effort pour retenir les gémissements qui franchissaient ses lèvres à intervalles de plus en plus rapproché.

Elle se sentit s'embraser et l'orgasme qui la terrassa laissait transparaître tout ce désir frustré accumulé depuis des semaines. Alors que ses spasmes semblaient se calmer, il inséra un troisième doigt en elle. Le nouveau soubresaut de plaisir la fit s'arquer sur le matelas dans un cri rauque alors qu'elle sentait la bouche de Drago remonter le long de son ventre pour s'attaquer à ses tétons.

Une fois retournée sur terre, Hermione se releva pour attraper son visage et le ramener à elle dans un baiser bestial. Plus rien ne comptait hormis les sensations que le blond insufflait en elle. Elle le renversa sur le matelas pour profiter à son tour des courbes de son amant. Elle passa ses doigts sur chaque cicatrice, tentant d'en retenir la texture unique à chacune d'entre elles.

Lorsqu'elle leva la tête, elle croisa les iris orageuses de Drago. Elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert : passion, désir et luxure s'entremêlaient dans le gris de ses prunelles enflammées. Sans le lâcher des yeux, elle posa ses lèvres sur sa poitrine, redoublant les frissons de son amant. Elle laissa un sillon de baisers brûlants sur son chemin, avant de passer sa main sur le dernier morceau de tissu encore en place. Dans un mouvement d'une lenteur extrême, elle fit glisser son boxer dont Drago se débarrassa d'un mouvement sec de la jambe.

Il avait entamé un mouvement pour se redresser, qu'il abandonna à la seconde où il sentit les mains d'Hermione sur son membre. Cloué au matelas, sa respiration se fit de plus en plus hachée sous les caresses de la lionne, puis sembla s'arrêter un lorsque ses doigts furent remplacés par sa bouche. Le gémissement de plaisir qu'il finit par lâcher se répercuta dans le bas ventre d'Hermione.

Plus elle jouait avec sa langue, plus il semblait perdre pied et Hermione distingua un « putain » entre deux soupirs. Mais alors qu'elle effleurait ses testicules, il la fit se redresser et elle se retrouva à califourchon sur lui. Elle sentit une décharge enflammé la parcourir quand elle sentit sa vulve se plaquer contre l'intimité palpitante de son amant.

« Tu veux ma mort… » souffla Drago au creux de son oreille.

Les gémissements d'Hermione reprirent quand Drago amorça un mouvement du bassin, vite étouffés lorsqu'il prit à nouveau possession de ses lèvres. Pendant que leurs langues se trouvaient et que le bassin de Drago continuait sa danse lascive, elle attrapa ses poignets. Elle mit fin à leur baiser et lui adressa son sourire le plus pervers avant de le plaquer sur le matelas.

Pris par surprise pendant un instant, il lui rendit son sourire :

« Sorcière… » gronda-t-il, mais ses mots se perdirent dans sa gorge alors qu'elle entamait son propre mouvement du bassin tout en le maintenant immobile. Il semblait être au supplice, tentant de se glisser en elle juste avec l'aide du bas de son corps, mais Hermione fit claquer sa langue, comme lui quelques instants auparavant :

« Plus tu te débats, plus je prendrais mon temps » glissa-t-elle à son oreille, ses cheveux chatouillant la poitrine du Serpentard, sans jamais arrêter ses ondulations.

« Vile tentatrice »

Hermione se releva à nouveau et prit appui sur son torse, relâchant enfin les poignets du Serpentard qui la prit par les hanches mais ne lui imposa aucun mouvement. Elle se positionna et s'empala lentement sur lui, leur arrachant à tous deux un cri rauque, à la limite de l'animal. La prise de Drago sur ses hanches se raffermit quand Hermione se mit à onduler sur lui dans un mouvement d'une lenteur intolérable pour lui.

Depuis ses hanches, ses mains remontèrent vers sa poitrine qui se balançait devant ses yeux. Elle ferma un instant les yeux pour profiter pleinement de ses caresses mais les rouvrit en se rendant compte qu'il avait relevé son buste et qu'il avait repris ses baisers dans son cou, augmentant l'intensité des gémissements de sa partenaire, qui accéléra de plus en plus ses mouvements. Elle l'entendait psalmodier son prénom dans le creux de sa nuque et Hermione n'avait jamais autant aimé son patronyme que lorsqu'il sortait de sa bouche. Il ajoutait de temps à autres quelques murmures qu'elle ne comprenait pas, bien trop happée par l'aura de volupté de cet instant.

Elle le sentait au bord du précipice, son bassin accompagnait les mouvements de la lionne dans un rythme de plus en plus convulsif. Elle lui fit relever la tête et son regard la fit basculer : il s'était embrasé, le rythme des flammes anthracites qui semblaient avoir pris possession de ses iris la porta au comble du plaisir. Elle résista au besoin impérieux qu'elle avait de fermer les yeux quand son second orgasme la traversa et put assister au spectacle de la jouissance de Drago alors que les spasmes qui la transperçait enserraient son membre. Elle emprisonna ses lèvres à nouveau avant de s'affaisser sur lui, haletante et couverte de sueur.

Elle finit par se faire glisser à ses côtés sur le matelas, mais les bras de Drago ne semblaient pas vouloir la lâcher et il se tourna vers elle, conservant son étreinte sur sa taille. Il avait les yeux fermés, mais son sourire était incroyable. Il semblait apaisé, son air angélique avait repris place. Il ne rouvrit pas ses yeux et sa respiration se fit de plus en plus lente.

Elle devait se lever, aller aux toilettes et s'appliquer les sortilèges de contraception qu'elle avait complètement oublié de formuler avant leurs ébats. Une fois dégagée de lui et derrière la porte qui venait d'apparaître non loin du lit, elle croisa son reflet dans le miroir et son cerveau tenta de se remettre à fonctionner.

Comment allaient-ils se comporter désormais ? Avait-elle mis en danger leur relation professionnelle en cédant à la tentation ? Était-ce vraiment raisonnable ? Elle s'en soucierait plus tard, pour l'instant la seule chose dont elle était certaine était que Drago Malefoy était définitivement le meilleur coup de sa vie et qu'elle en voulait encore.


Et voilà ! J'espère que ce chapitre chaud vous aura plus. C'est pas mon premier lemon mais j'ai mis plus de temps à l'écrire qu'à l'ordinaire, j'espère qu'il en vaut la chandelle.

Vu que j'ai passé beaucoup de temps dessus, la suite se fera attendre (d'autant plus que le mois de mai est chargé de mon côté), comptez probablement sur 2 semaines.

A très bientôt !