[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonjour à tou•te•s ! Après notre quart d'heure gossip, reprenons le cours normal de nos aventures... Aujourd'hui, on s'intéresse à nouveau à Pansy... Souvenez-vous, nous l'avions laisséeil y a quelque temps sur une certaine gifle... enfin, c'était Harry qui s'en prenait plein la poire... Comment les choses ont-elles évolué depuis ?
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Comme toujours, je vous remercie pour votre soutien, vos petits mots, reviews et MP. Merci également aux lecteurs/trices anonymes...Peut-être serez-vous un jour motivés pour vous désanonymer... Je reste preneuse ;-)
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Bonne lecture à tou•te•s et à très vite !
Chapitre 41 – Pansy
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Pansy marchait rapidement pour ne pas se laisser distancer par Ashley qui gambadait plusieurs mètres en amont. A intervalles réguliers, elle l'interpellait pour freiner sa course folle, il s'arrêtait, la regardait en riant et lui demandait d'accélérer le pas.
Elle ne pouvait pas faire mieux. Les autres pouvaient dire ce qu'ils voulaient, elle restait une dame, et une dame en talons. Elle ne courait pas, pas même pour faire plaisir à son fils. De toute façon, elle n'y arriverait pas. Elle avait vraiment trop froid.
Octobre touchait à sa fin et les températures étaient déjà bien trop basses à son goût. Elle resserra son manteau et croisa les bras, tentant de ne pas perdre son rythme de croisière. Plus que quelques minutes et elle serait au chaud.
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Depuis que le temps refusait d'être clément, il devenait difficile de maintenir les sorties hebdomadaires avec les marmots. Fleur préférait garder ses filles à la Chaumière aux Coquillages et refusait souvent de faire ce qu'elle appelait des déplacements inutiles.
Si Victoire avait envie de se dégourdir les jambes, elle n'avait qu'à franchir le seuil de la maison et aller au jardin. Ashley n'avait pas ce loisir, lui, et il était hors de question qu'il reste enfermé dans l'appartement quand il pouvait faire autre chose.
Elle appela à nouveau son fils en tournant l'angle de la rue. Ils allaient enfin pouvoir entrer se réchauffer un peu. Il trottina vers elle et lui saisit la main, la pressant d'accélérer encore. Elle parcourut les quelques mètres qui lui restaient et sonna à l'interphone, lequel laissa filtrer une voix chaleureuse.
Ce n'était pas parce qu'elle refusait que Ashley reste enfermé dans son appartement qu'il ne pouvait pas passer l'après-midi dans celui de Harry. Cela n'avait absolument rien à voir avec le fait que Pansy ne voulait pour rien au monde se priver de leurs rendez-vous quotidiens.
Elle aurait probablement quelques difficultés à en argumenter la logique si on lui posait la question mais elle était bien décidée à ne pas s'encombrer de ce type de considération.
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Lorsque le Survivant l'avait embrassée, la brune était sortie de ses gonds. Elle avait eu le souffle coupé et l'avait giflé. Elle était rentrée chez elle et était presque choquée qu'il ait osé lui voler ce baiser impunément.
En se tournant et se retournant dans son lit, elle s'était sentie flattée et s'était mordue les lèvres en se demandant ce qui se passerait ensuite. Il ne lui avait plus donné signe de vie et elle s'était sentie outrée.
Vexée comme un pou, elle avait été exécrable pendant plusieurs jours puis avait relativisé. Harry ne savait pas ce qu'il ratait. Elle avait avalé la couleuvre et redressant les épaules, s'était refocalisée sur ses objectifs. Ashley, ses études, son travail.
Une dizaine de jours plus tard, le Survivant avait sonné à sa porte et avait souri en baissant les yeux quand elle lui avait ouvert. Elle n'y avait pas été de main morte, lui signifiant par son silence et son dédain qu'il ne méritait même pas être autorisé à poser le pied chez elle.
Il s'était excusé, avait accusé l'alcool, était rentré bien qu'elle ne l'y ait pas invité et leur avait préparé un thé. Elle avait fini par baisser sa garde et accepter de le pardonner. Quand il était reparti, un peu moins de deux heures plus tard, il avait embrassé Ashley et, quand elle l'avait raccompagné sur le seuil de la porte, il s'était penché sur sa joue.
Elle avait instinctivement reculé sa tête et il lui avait soufflé à l'oreille « Je crois que j'ai envie de te séduire, Pansy Parkinson. Tu es d'accord ? ». Elle l'avait regardé en fronçant les sourcils mais n'avait pu empêcher un petit rire nerveux de poindre, surprise et décontenancée.
Il avait hoché la tête, comme pour un assentiment et avait tourné les talons avant de disparaître dans un plop sonore.
Depuis, Harry s'était fait un devoir d'apprendre à mieux la connaître. Il parlait aussi de lui, parfois, et elle devait bien reconnaître apprécier ce qu'il lui montrait. Et il lui faisait des cadeaux, juste pour la voir sourire.
Son préféré restait les fleurs de champs qu'il lui avait cueillies à Kirkconnel Flow au sud de Dumfries en Écosse. Le bouquet était moche et rachitique mais la journée était fantastique et, à chaque fois qu'elle voyait les fleurs séchées sur sa cheminée, elle avait le sourire aux lèvres.
Pansy devait bien reconnaître que le plan du brun marchait plutôt bien. Elle succombait effectivement à son charme et ne le repousserait certainement pas s'il décidait à nouveau de l'embrasser, ce qu'il n'avait jamais retenté encore.
Elle ne savait pas, finalement, s'il oserait à nouveau. Elle l'avait giflé, tout de même, et ne s'en était jamais excusée.
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Elle pénétra le hall et, après un bref passage dans l'ascenseur, rejoignit l'appartement dont Harry avait laissé la porte entrouverte. Elle toqua doucement et entra sans attendre de réponse. Elle entendit le brun lui dire, comme d'habitude, de faire comme chez elle depuis l'ancienne chambre de Granger.
Elle ôta son manteau qu'elle plia et déposa sur le dossier du canapé. En soupirant, elle héla à nouveau Ashley et le débarrassa de son bonnet et de son écharpe, lui intimant de ramasser sa cape qu'il avait tenté de poser sur un fauteuil mais qui avait tout aussi vite chût au sol.
Elle était toujours accroupie quand Harry la rejoignit au salon, Teddy sous le bras. Ils se saluèrent et laissèrent les garçons rejoindre la bibliothèque où ils ne passeraient probablement pas l'après-midi à lire.
Quand Harry revint avec un thé fumant, Pansy s'était assise sur la table basse, au mépris de toute bonne éducation et avait eu la faiblesse d'ôter ses escarpins. Ses jambes tendues face à la cheminée, elle espérait réchauffer ses orteils plus rapidement.
Le brun se figea une seconde en observant ses pieds pourtant cachés derrière des collants noirs et elle eut l'impression d'avoir commis un impair. Elle ramassa ses chaussures, prête à les remettre pour retrouver sa dignité mais il le lui interdit en souriant.
Elle trouvait sa réaction étrange mais ne s'en formalisa finalement pas. Harry était définitivement un garçon étrange. Elle le rejoignit sur le canapé et discuta tranquillement, essayant d'oublier cet impair qu'elle avait commis. Il semblait, de toute façon, avoir déjà oublié cet incident diplomatique.
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Le temps passait toujours à une vitesse folle en compagnie de Harry. Bientôt, dix-neuf heures sonnèrent et les garçons passaient à table. Moins d'une demi-heure plus tard, Ash' s'endormait, épuisé, sur le canapé.
Pansy songeait à partir mais Harry insista pour laisser le petit dormir un peu, il s'était trop dépensé cet après-midi et le réveiller aurait été cruel. Et puis, ils n'avaient pas encore mangé, eux, et si elle rentrait chez elle, elle allait forcément sauter le dîner. Il la connaissait bien trop.
Harry alla chercher une des couvertures à Teddy et en recouvrit Ashley. Le filleul du brun partit se coucher après une autre demi-heure, dans l'ancienne chambre d'Hermione dont il prenait désormais régulièrement possession et Harry sortit quelques restes de son frigo alors que Pansy souriait en se mordant l'intérieur des joues, gênée mais ravie de prolonger ces instants.
Ils s'installèrent sur les gros poufs de la bibliothèque, mangeant à même le sol, avec les doigts. La brune avait replié ses jambes sur le côté et avait cette sorte d'élégance qu'elle manifestait toujours lorsqu'elle se saisissait d'une crudité ou d'un petit bout de poulet froid. Il y avait toujours quelque chose de précieux dans ses gestes.
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Ils ne savaient pas trop, ni l'un, ni l'autre, comment leur conversation avait autant pu dériver mais, il n'était pas vingt-trois heures quand Harry prononça, pour la première fois depuis une éternité, le nom de Voldemort, provoquant un sursaut de Pansy.
Elle l'écouta, sans mot dire, quand il lui raconta la dernière bataille. Il lui décrivit si bien l'épuisement physique et psychique qu'il avait éprouvé qu'elle arrivait presque, elle-même, à le ressentir. Elle eut la chair de poule quand il lui raconta sa visite dans l'au-delà.
Il n'en parlait jamais. Il n'y avait que Hermione et Ron qui savaient. Les autres, s'ils ne l'avaient jamais appris, ce n'était pas de sa bouche. Pendant longtemps, il avait été trop douloureux d'en parler. Cet au-delà dans lequel il s'était retrouvé était trop confortable. Il y faisait chaud et il n'y avait plus un bruit.
Le contraste avec les combats qui faisaient rage sur la terre ferme était frappant. Il lui avoua, à demi-mot, avoir espéré un instant ne jamais en revenir. Il avait songé à abandonner sa vie, ses proches, ses amis, son avenir et seule la culpabilité l'avait obligé à se détourner de cette idée.
A cette époque, il se sentait prêt et aurait accueilli la Mort avec un sourire. Mais, il était censé être un héros et sauver le monde alors il s'était plié aux désirs du destin.
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Harry se vidait de tous ses souvenirs réprimés depuis longtemps d'une voix basse, sourde. Un peu comme si il lui confiait un secret. Parfois, elle voyait ses yeux se voiler et ses doigts, sur l'anse de sa tasse, tremblaient un peu.
- « C'est un peu plus dur que je pensais, de faire remonter tout ça à la surface » conclut-il dans un petit rire gêné.
Pansy lui saisit la main et ils restèrent silencieux quelques minutes de plus, assimilant tout ce qui venait d'être dit.
- « Je... Je suis désolée » souffla-t-elle d'une toute petite voix. « Je n'imaginais pas... enfin, je veux dire... Je ne me rendais pas compte » Elle s'interrompit et il l'incita à continuer d'un regard. « Je crois que je n'avais aucune conscience de tout ce que tu as vécu en fait. »
Il lui fit un sourire indulgent et elle se sentit toute petite. Insignifiante.
- « Je n'imaginais pas que tu ressentais tout ça. D'habitude, tu es tellement...
- Idiot ? » Proposa-t-il en reprenant l'insulte préférée de Pansy, la plupart du temps prononcée avec un sourire en coin.
- « Imperméable, plutôt » Rectifia-t-elle en chassant l'air de la main.
Il haussa les sourcils, un peu incertain d'avoir saisi son propos, créant deux petites rides sur son front qui venaient barrer sa cicatrice. Elle y fixa son regard quelques secondes.
- « On ne se connaît pas depuis très longtemps, toi et moi et souvent, j'oublie que tu es Harry Potter. Le Harry Potter
- Ne dis pas ça.
- Tu es Harry Potter, pourtant. C'est. Ce n'est pas rien. D'habitude, j'oublie parce que tu n'en parles jamais. Quand je te vois, c'est comme si Poudlard n'avait jamais existé. C'est comme si tu n'avais jamais participé à cette guerre. Tu n'en parles jamais, en fait.
- Je n'aime pas m'en rappeler. C'est une autre vie. Ce n'était même pas une vie, d'ailleurs. Je vis que depuis...
- Que tu es mort ? » termina-t-elle.
Il réfléchit un instant, Pansy suspendue à ses lèvres.
- « Oui, c'est un peu ça. C'est comme une renaissance, si tu veux. Je suis resté le même mais, en différent.
- Parfois » commença-t-elle en regardant par la fenêtre, « je me demande comment les choses se seraient passées si... Tu sais, si Draco et toi ne vous étiez pas tout de suite pris en grippe. »
Ce fut au tour de Harry d'avoir un sourire en coin. Lui aussi se posait parfois la question.
- « Finalement, c'était dû à quoi, à l'origine ? On ne l'a jamais vraiment su. Quand on s'est retrouvé dans la Salle Commune de Serpentard, le premier jour, il nous a juste fait un laïus contre toi qui l'avait rejeté et on l'a suivi bêtement...
- On s'était disputés parce qu'il avait insulté Ron et prenait ses grands airs !
- Tu sais qu'ils se détestent presque depuis toujours ? » Harry hocha la tête. « Ils allaient à l'École Élémentaire du Ministère ensemble et ils s'y battaient déjà comme des chiffonniers. »
Harry sourit. Il le savait déjà, Ron le lui avait raconté. Depuis l'âge de huit ans, âge où les petits sorciers pouvaient se perfectionner dans l'art de la lecture, du calcul, de l'écriture et de tous ces savoirs primordiaux, ils fréquentaient les mêmes bancs et avaient récoltés bon nombre de punitions pour s'être battus à coups de poings, à défaut d'avoir déjà des baguettes.
- « Tu étais à la même école, toi aussi ?
- Non, j'avais mon propre précepteur mais je connaissais déjà Draco. Nos parents étaient amis. »
L'idée que leurs parents aient été amis en raison de leurs accointances avec Voldemort traversa l'esprit de Harry mais il se garda de tout commentaire. Un tel sujet les mènerait sur une pente glissante et ne ferait que les blesser, tous les deux.
- « Tu sais, Harry » commença-t-elle à nouveau, sur le ton de la confidence. « Je suis heureuse de te connaître. Vraiment heureuse » Elle lui saisit la main lentement. « Je n'aurais jamais imaginé… »
Elle laissa sa phrase en suspens et il lui sourit tendrement. Lui non plus, n'aurait jamais imaginé. Qu'ils puissent se parler sans s'écharper, se confier, s'entendre. Se plaire. La vie était vraiment étrange.
- « Quelque part, c'est toi qui a changé ma vie.
- N'exagère pas » répondit Harry en riant.
- « Je le pense vraiment. Cette guerre a tout changé et, en ce qui me concerne... je crois que c'est pour le mieux. Si j'avais gardé mes œillères, je crois que j'aurais pu me complaire dans ma voie toute tracée au Manoir Nott avec Théo mais... »
Des larmes perlèrent aux coins des yeux de Pansy. Harry murmura
- « Toi aussi, tu te rends compte que vivre ta vie est plus intéressant que de suivre le chemin qu'on t'imposait ? »
Elle approuva d'un hochement de tête. Il comprenait tout à fait ce qu'elle ressentait, lui aussi avait eu à suivre une route au dépend de ses envies intimes. Faire ses propres choix était difficile mais il vivait des moments tellement jouissifs qu'ils compensaient le reste. Ce moment en particulier en faisait partie.
Impulsivement, Pansy enfouit sa tête dans son torse et les bras de Harry se refermèrent instinctivement sur elle. Il pencha son visage sur ses cheveux et eut un brusque flash qui le fit tressaillir.
- « C'était toi ?! » demanda-t-il dans un souffle étouffé. Elle se recula prestement.
- « Moi quoi ?
- La fille qui m'est tombée dessus après la bataille à Poudlard ? »
Il voyait l'illumination se faire dans ses prunelles. Elle gardait la bouche entrouverte, comme si elle ressentait le besoin de réapprendre à respirer. Il la fixait, étonné et, les quelques secondes dont elle eut besoin pour faire un signe affirmatif de la tête durèrent une éternité pour Harry.
- « Tu as dû me trouver stupide, cette nuit-là.
- Non. Je n'ai pensé à rien. J'avais juste besoin de me reconnecter avec le monde des humains et c'est ce que cette fille, ce que tu as fait.
- Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je t'ai vu, là, tout seul, désespéré et j'étais tellement heureuse que ce soit fini. Je croyais que tout allait s'arranger juste parce que la guerre était finie ! Comme si j'allais pouvoir reprendre ma vie mise en pause.
- On l'a tous pensé, je crois.
- C'était idiot, quand même, de croire à ça. Je ne pensais même pas aux procès qui allaient suivre, aux condamnations, à ce que ça impliquerait.
- On avait besoin de croire que tout irait mieux.
- Oui. C'est humain, je suppose »
Harry s'adossa au mur derrière lui, en silence, et elle en fit de même, collant son épaule à la sienne. Ils restèrent dans cet étrange calme de longues minutes
- « Je n'en ai jamais parlé à Ginny. Tu sais, de tout ça.
- De l'au-delà ?
- Non. Ni de mon envie d'y rester. Je ne sais pas si elle savait, elle ne m'en a jamais parlé non plus.
- … Elle te manque ?
- Je ne sais pas, Pansy. A dire vrai, je n'en sais rien. C'était ma seule vraie longue relation, la seule avec qui j'ai eu des projets. Mais notre histoire était tellement biaisée...
- Est-ce qu'elles ne le sont pas toutes ? » Demanda-t-elle incertaine. Sa courte expérience ne lui permettait pas d'y répondre sincèrement elle-même.
- « Je ne sais pas. C'est derrière moi maintenant. » Il lui saisit la main. « Je suis contente d'avoir pu en parler avec toi. »
Une nouvelle fossette se creusa sur la joue à Pansy et elle confirma elle aussi son sentiment. Harry se releva.
- « Il est tard, je ferais mieux d'aller me coucher.
- Oui, je vais y aller. » Dit-elle en se levant à son tour.
- « Ne t'embête pas, tu ne vas pas réveiller Ashley à trois heures du matin. Vous prenez ma chambre et j'irai dormir avec Teddy.
- Non. C'est gentil mais il vaut mieux que je rentre.
- Arrête, ne sois pas bête. Tu es crevée, tu ne vas pas transplaner maintenant. »
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Pansy finit par se laisser convaincre et entra dans la chambre du Survivant presque à reculons après que celui-ci ait déposé son fils dans son grand lit avec d'infinies précautions. Il la salua sobrement et referma doucement la porte derrière lui.
Prostrée au milieu de la chambre, elle passa de longues minutes à observer son environnement. La pièce était chaleureuse mais abominablement mal rangée. Le Portecape croulait sous les manteaux, l'armoire était entrouverte et des vêtements dépassaient de deux des trois tiroirs de sa commode.
Elle n'était pas surprise, Harry était définitivement un homme désordonné. Ôtant jupe et collant, elle souleva la lourde couette avec un brin d'appréhension. Il avait beau toujours être propre sur lui, elle ne savait pas à quelle fréquence il se décidait à changer sa literie.
Rassurée par leur aspect immaculé, Pansy se glissa dans les draps et eut le plaisir d'être aussitôt envahie par une effluve musquée et poivrée. Roulant sur le ventre, elle plongea la tête dans l'oreiller et s'empara d'une bouffée de cette odeur si particulière qui caractérisait Harry.
Elle tendit le bras et caressa le petit ventre de son fils en s'endormant, un sourire aux lèvres.
Verdict ? Ne sont-ils point charmants tous les deux ? Pansy avec ses appréhensions et Harry avec son obsession des petons ?
