Bonjour, bonsoir (je sais pas encore quand je vais publier ces lignes alors voilà). Après deux semaines, des week-ends chargés et une période de creux dans l'écriture, me revoici avec la suite.

J'espère qu'elle vous plaira malgré l'attente.

As usual la playlist est dans mon profil, on se revoit à la fin ! très bonne lecture !


Chapitre 11 : Mains baladeuses et menaces dévoilées

Le château était devenu leur terrain de jeu, un jeu dangereux mais brûlant. Drago semblait déterminé à baptiser le plus d'endroits possibles. Il y dédiait toute sa ruse et Hermione devait bien l'avouer, il était doué à ce petit jeu. Ils tentaient énormément le diable, mais cela rendait la situation d'autant plus excitante. En tout cas c'est ce qu'Hermione se disait à chaque fois que l'alarme de raison qui sonnait dans sa tête à chaque fois qu'il l'attirait dans une classe vide pendant la récréation.

Elle avait identifié quelques points qui rendait dingue son amant. Par exemple, il semblait s'enhardir lorsqu'elle portait des escarpins et il ne pouvait résister quand elle faisait glisser le bout de sa langue le long de sa jugulaire.

Elle s'était tout de même sentit rougir quand elle lui avait soufflé son fantasme concernant sa cravate. Le dimanche suivant, il débarquait dans ses appartements dans son ancien uniforme, et elle n'avait pas hésité une seconde avant de le saisir par cette étoffe verte et argent pour qui avait alimenté ses songes et de l'entraîner à l'intérieur.

En dehors de leurs moments à deux, ils étaient de parfaits comédiens, entretenant une relation chaleureuse et se mêlant à leurs collègues. Neville avait même fait part à Hermione de son soulagement face à la nette amélioration de leurs rapports. Hannah semblait plus suspicieuse et Hermione se disait souvent qu'elle allait invariablement finir par se faire griller par son amie, se rappelant en vain de faire plus attention. Étrangement, Hermione ne s'en souciait pas outre mesure.

Contrairement à Hector, elle laissait Drago rester dans ses appartements après leurs ébats, notamment les soirs de week-ends. Même si elle avait voulu garder cette distance, Drago aurait probablement trouvé un moyen de négocier, argumentant probablement que ses déplacements sembleraient suspects.

D'une manière générale, elle avait fait valser toutes les barrières qu'elle avait imposé à son ancien amant et n'en éprouvait qu'une gêne.

Bon, il fallait aussi avouer qu'Hermione aimait remettre le couvert le matin. Elle adorait l'instant où son expression endormie se transformait en regard affamé face à ses courbes lorsqu'il se réveillait. Elle se demandait régulièrement ce qui la rendait autant accro aux caresses du maître des potions. Son talent y était probablement pour quelque chose, mais cela allait plus loin. Il semblait avoir dompter le corps d'Hermione qui répondait à toutes ses caresses et tous ses baisers.

Ils n'avaient jamais vraiment mis de mots précis sur ce qu'ils étaient, Hermione n'en ressentait pas le besoin, se satisfaisant très bien de leur dynamique actuelle. Drago ne faisait lui non plus aucune tentative pour approfondir la question, semblant se contenter de la situation telle qu'elle était.

C'est ainsi qu'un dimanche de février, elle fut réveillée en sursaut par des coups frénétiques frappés à la porte. Dégageant le bras de Drago qui avait enserré ses hanches, elle se hâta d'enfiler un pyjama et une robe de chambre. Elle se retrouva devant deux filles de cinquième année, passablement échevelées et légèrement paniquées. Elle jeta un coup d'œil au corps assoupi par la porte entrouverte de sa chambre, constata qu'il ne semblait pas se réveiller et surtout qu'il n'était pas visible par les deux élèves. Elle sortit de ses appartements, resserrant sa robe de chambre pour se protéger des courants d'airs.

« Laissez-moi deviner, Barry a encore fait une bourde ? » demanda-t-elle aux deux élèves, sans vraiment attendre de réponse.

Sebastian Barry était en sixième année et comme les jumeaux Weasley, il avait une passion pour les farces. Il lui manquait cependant le talent magique de ses prédécesseurs et Hermione devait souvent – trop souvent à son goût – intervenir pour réparer les dégâts.

Cette fois-ci, il avait voulu ensorceler les fauteuils de la salle commune pour mordre les fesses de quiconque s'y s'installerait. Le sortilège était bancal et au lieu d'attendre les fesses de quelqu'un, les fauteuils s'étaient mis à se battre entre eux, transformant ainsi la salle commune en champ de bataille. Les deux élèves, qui s'étaient levées tôt pour réviser leurs BUSES, s'étaient donc retrouvées prises entre deux feux.

Lorsqu'elle passa le portrait de la Grosse Dame, elle constata la pagaille. Barry s'était surpassé cette fois-ci. Elle indiqua à ses élèves qu'elle avait la situation en main et leva sa baguette pendant que les deux adolescentes quittaient la pièce sans demander leur reste. Elle mit une bonne vingtaine de minutes à chasser tous les coussins - qui semblaient avoir fait sécession des corps des fauteuils pour se lancer indépendamment dans la bataille – et à annuler les sortilèges.

Une fois le nettoyage enfin bouclé, elle se dirigea vers l'étage. Elle entra en trombe dans le dortoir des garçons de sixième année et hurla « debout ! »à plein poumons pour réveiller le fauteur de troubles. Elle le laissa bafouiller d'une voix endormie puis le fit taire d'un geste de la main :

« Non seulement vous êtes incapable de respecter le plus basique des règlements, mais en plus vous démontrez à tout le monde vos compétences médiocres en métamorphose. J'écrirais à vos parents ce week-end, je vous retire 30 points pour cette petite blague complètement foireuse, auquel s'ajoute 10 points supplémentaire pour cette démonstration flagrante de votre incompétence dans ma matière. Et évidemment, vous êtes collé jusqu'aux vacances de Pâques, Rusard sera ravi ! »

Tous les garçons présents étaient pétrifiés, seuls leurs regards bougeaient pour communiquer leur panique silencieuse tandis que Barry se tassait sur lui-même, rouge comme une tomate. Il finit par hocher la tête, honteux et Hermione se dirigea vers la porte. Juste avant de quitter la pièce, elle se retourna vers les jeunes adolescents :

« Et ouvrez une fenêtre par tous les fondateurs ! Ça sent l'hippogriphe ! »

Claquant la porte derrière elle, elle ne cessa de maudire ses élèves sur le chemin du retour. Quand la directrice de maison rouvrit la porte de ses quartiers, elle sentit que quelque chose avait changé. Elle jeta un œil à la porte de sa chambre ouverte pour constater que le lit était vide et son pressentiment se confirma quand elle ouvrit la porte du salon. Drago s'y trouvait, sa chemise reboutonnée à la hâte et le regard dans le vide, mais il n'était pas seul. Assis sur l'un des fauteuils capitonnés de son salon, son regard couleur jade braqué sur elle, Harry Potter semblait l'attendre.

« Harry ?! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?! » s'écria Hermione, le rouge lui montant aux joues pendant que son regard passait de Harry à Drago.

« Je venais voir Malefoy à vrai dire, mais je n'ai aucune réponse quand j'ai toqué chez lui. Je me suis dit qu'il était peut-être absent pour le week-end alors je suis passé te dire bonjour. J'ai croisé deux élèves qui m'ont informé du problème dans la salle commune et je me suis dit que j'allais t'attendre pour aller prendre un petit déjeuner, vu je connais ton mot de passe. Tu peux imaginer ma surprise quand j'ai découvert Malefoy, nu comme un ver dans ton lit. »

« Pourquoi tu venais le voir ? » demanda Hermione pour tenter de détourner l'attention de ses joues de plus en plus rouges.

« Ils ont reçu des menaces de mort à l'encontre de ma mère. »

C'était Drago qui lui avait répondu, d'une voix éteinte qu'elle ne lui connaissait pas, tout en continuant à regarder dans le vide.

« En effet » confirma Harry tout en acquiesçant, « Ce groupe est culloté, ils ont envoyé une lettre directement au bureau des Aurors pour faire part de leurs "idéaux" et nous faire savoir qu'ils n'en ont pas fini avec les traîtres à la pureté du sang. Malefoy n'est pas en danger tant qu'il se trouve à Poudlard, mais nous n'avions pas de moyen sécurisé de contacter Mrs Malefoy en France, d'où ma présence ici. »

Hermione plaqua sa main contre sa bouche, son visage coincé dans une expression choquée. Elle sonda le regard d'Harry sans pouvoir complètement le déchiffrer.

Depuis qu'il avait pris le chemin de la Forêt Interdite pendant la bataille de Poudlard, il avait perdu cette impulsivité adolescente qui lui avait attiré tant d'ennuis. Il était calme, voire froid mais elle pouvait cependant déceler la détermination dans son regard. Elle aperçut l'éclat de son insigne d'Auror du coin de l'œil, lui rappelant le danger dans lequel se trouvait son meilleur ami. Secouant la tête, elle releva le menton, fière.

« Qu'est-ce qu'on peut faire pour aider ? » demanda-t-elle.

« Ne pas sortir du château serait déjà une bonne chose. Je vais aller passer en revue les protections avec McGonagall. Malefoy, je te préviendrais quand tout sera en place dans ton appartement et chez ta mère en France, heureusement qu'elle ne s'est pas exilée en Italie, les Aurors là-bas sont des bons à rien. »

Hermione se tourna vers Drago, qui avait enfin levé la tête vers Harry et hochait la tête, une expression déterminée plaquée désormais le visage.

« Fais ce que tu as à faire Potter, mais protège ma mère. »

Harry ne répondit pas, hochant simplement la tête. Il se tourna alors vers sa meilleure amie, un air plus apaisé sur le visage :

« On se retrouve d'ici une demi-heure au portail pour ce petit-déj ? Et ne t'inquiètes pas, j'ai pris de quoi me faire discret dans les couloirs. » demanda Harry en tapant la poche de sa robe de sorcier, où se trouvait probablement la carte du Maraudeur.

Hermione acquiesça et sourit à son meilleur ami puis le raccompagna à la porte. Une fois ce dernier parti, elle retourna au salon et s'approcha de Drago, qui n'avait pas bougé. Elle prit place à côté de lui sur le canapé mais il ne sembla pas s'en rendre compte. Elle posa sa main sur la sienne, mais le contact sembla le faire sortir de sa torpeur et il se dégagea rapidement avant de se lever brusquement.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié, Granger ! »

Hermione soupira, Drago avait disparu et Malefoy était de retour. Mais cette fois-ci, elle savait mieux comment réagir. Elle se planta devant lui et saisit son menton pour le forcer à la regarder :

« Ah non ! Tu ne vas pas te refermer comme une huitre ! Ne fais pas semblant de confondre pitié et empathie, tu sais pertinemment que la seule intention que j'ai en cet instant, c'est de te soutenir. »

« Et pourquoi tu ferais ça ? Toi et moi après tout, ce n'est que du sexe » répliqua-t-il d'un ton amer.

Elle se sentit ses entrailles se serrer, mais ne s'arrêta pas sur cette évidente provocation.

« Et alors ?! On est quand même amis en dehors des draps ! Tu n'es peut-être pas familier avec le concept mais les amis se soutiennent quand quelque chose ne va pas et c'est ce que je vais faire, que tu le veuilles ou non ! »

Drago émit un grognement bourru mais elle sentit les muscles de sa mâchoire se détendre sous ses doigts. Elle lui fit un petit sourire timide avant de déposer un baiser sur sa joue. Ce geste tendre, presque timide, n'était pas dans leurs habitudes et Hermione ne put s'empêcher de rougir sans vraiment comprendre pourquoi.

« Je vais me préparer et rejoindre Harry. »

« Très bien, de toute façon j'ai la retenue de Warwick. Cet imbécile pensait vraiment que je n'allais pas remarquer que son devoir n'était qu'une copie du Traité avancé sur les antidotes. Comment il a réussi ses BUSES est un mystère complet pour moi. »

oOo

Une fois installé dans un box de La Tête de Sanglier à l'abri des regards, Harry reprit son air énigmatique et fixa Hermione sans dire un mot. Il attendait visiblement des explications et Hermione sentit ses joues rosir sous le regard de son meilleur ami. Hermione prit une grande inspiration avant de se lancer.

« Bon, tu t'en doutes, on est un peu plus que collègues Malefoy et moi. »

« Sauf si c'est un nouvel exercice de team-building, en effet j'avais deviné. Vous êtes ensemble depuis longtemps ? »

Hermine émit un petit rire nerveux et secoua la tête.

« Non pas du tout ! On est … amis avec un petit extra… » répondit-elle, d'une voix un peu plus aiguë qu'à l'ordinaire.

« Oh… »

Le regard d'Harry se perdit un instant dans la contemplation de ses œufs au plat. Elle connaissait bien cette expression, pour l'avoir observé tant de fois dans cette tente au milieu de nulle part, alors qu'il se triturait le cerveau pour résoudre l'énigme des Horcruxes. Au bout de quelques minutes, il releva la tête :

« Et ça te suffit ? »

Hermione resta interdite un instant, surprise. Elle s'attendait plutôt à ce qu'il lui demande si elle était folle. Repenti et réhabilité ou non, Drago Malefoy restait Drago Malefoy.

« Je crois que pour l'instant, c'est tout ce dont je suis capable. Depuis Ron, j'ai développé une phobie de l'engagement. Je penserais que tu serais plus surpris par mon choix de partenaire. »

« Tu sais, avec ce nouveau groupe de mages noirs qui s'en prend à eux, je me suis replongé dans le dossier de tous les membres de la famille. Celui de Malefoy est … intéressant, tu savais qu'il avait été le premier maître de conférences non-japonais de l'université de Tokyo depuis près de cinq siècles ? »

Hermione secoua la tête pour répondre par la négative, il ne cessera donc jamais de l'étonner.

« Enfin bref, sur le papier en tout cas, il a su saisir des opportunités pour s'améliorer. Pas étonnant que McGonagall ait prit la peine de prendre un Portoloin longue distance pour lui proposer un poste, il est vraiment bon dans ce qu'il fait. Comment il est avec les élèves ? »

« Sévère mais juste, d'après les échos des Gryffondors. Il est beaucoup plus impartial que Rogue et il ne couvre pas les Serpentard qui font des conneries. »

Harry hocha la tête, toujours pensif mais la redressa vivement, une étincelle semblait s'être allumé dans son cerveau et il avait les sourcils froncés :

« Est-ce que ma femme est au courant, pour toi et Malefoy ?! »

« Bah… euh » bafouilla Hermione, trahie par ses joues cramoisies. Harry la regarda d'un air plus sévère et elle reprit contenance. « Tu es comme mon frère, Harry et c'est difficile de parler de sexe avec des membres de sa famille, surtout quand tu es également le meilleur ami de mon ex. Avec Ginny, il n'y a pas de tabou ni de passif trop lourd. »

« Finalement, c'est lui qui avait raison. »

« Qui ? »

« Ron »

« Mais de quoi tu parles ? »

« Pendant les vacances, il m'avait raconté vous avoir croisé à Pré-au-Lard. Il était certain qu'il y avait un truc entre vous et je lui ai ri au nez. Je lui aie aussi fait remarquer que ça ne le regardait pas et compte tenu de son comportement, il devait s'estimer heureux que tu ne lui lances pas un sortilège à vue. Il s'est mis à rougir jusqu'aux oreilles et il a marmonné dans sa Bièreaubeurre. »

Hermione ne put s'empêcher de rire. Ron était un idiot, il l'avait toujours été et lorsqu'ils étaient adolescent, son côté benêt pouvait avoir un coté attendrissant. Aujourd'hui, elle trouvait ça surtout ridicule. Parfois, leur complicité lui manquait. Elle était nostalgique de cette époque où c'était eux trois contre le reste du monde, puis elle se rappelait l'abandon de Ron pendant la chasse aux Horcruxes et sa tromperie. Harry, connaissant Hermione par cœur, n'insista pas. Hermione savait qu'il souffrait de cette distance entre ses deux meilleurs amis, mais respectait la décision de la jeune femme de couper tout lien avec le plus jeune fils Weasley.

« Hermione, promets-moi simplement de faire attention à toi. » rajouta Harry en prenant un ton plus grave et en se saisissant de la main d'Hermione.

En guise de réponse, elle sourit à son meilleur ami. Il avait toujours été protecteur, mais la naissance de James n'avait fait qu'amplifier ce trait de caractère.

Ils discutèrent d'autres choses avant qu'Hermione ait une idée :

« Harry, est-ce que tu pourrais me confier la carte ? Elle pourrait m'être utile »

« Pour t'envoyer en l'air plus discrètement, hein ? » rétorqua-t-il avec un rictus moqueur. « Je plaisante ! Mais vu la menace sur Malefoy, ce n'est pas une si mauvaise idée. Mais je te demanderais de me la rendre quand on aura mis ces enfants de Véracrasses derrière les barreaux, je voudrais la confier à Albus quand il sera plus grand. »

oOo

Avoir parlé de sa « relation » avec Harry l'avait soulagé d'un poids qu'elle ne savait pas qu'elle portait, d'autant plus que son absence de jugement l'avait touché. Harry restait quelqu'un de traditionnel, il n'avait jamais connu que Ginny et ne se voyait avec personne d'autre, mais il n'avait pas hésité à soutenir Hermione, quel que soit ses choix.

Cette forme de liberté qu'elle ne pensait pas vouloir l'avait enhardie et elle avait envie de jouer.

En fin de matinée, après avoir écrit aux parents de Barry, elle s'enveloppa dans sa cape de fourrure pour prendre la direction des sous-sols. La porte de la salle de potions était ouverte et elle resta dans l'embrasure, la cape fermement serrée contre elle. Warwick était en train de récurer un chaudron particulièrement répugnant et arborait un air dégouté. Drago était à son bureau, plongé dans ses corrections. Elle aimait le regarder travailler, elle trouvait son expression concentrée particulièrement sexy.

Il finit par relever la tête pour estimer de l'avancement du nettoyage et remarqua enfin la présence d'Hermione. Le sourire dont il la gratifia était à se damner. Cet homme était l'incarnation des désirs les plus inavouables de la Gryffondor. La lueur dans les yeux d'Hermione lui fit comprendre que l'élève puni était désormais de trop.

« Warwick » le harangua le professeur de potions. « Vous reviendrez la semaine prochaine, j'ai à faire avec le professeur Granger. »

Le Serpentard hocha la tête en soupirant, clairement soulagé de s'éloigner du chaudron. Il salua ses professeurs avant de quitter la salle. Hermione referma la porte derrière lui et consentit enfin à enlever sa cape épaisse, pour révéler sa tenue : son ancien uniforme rouge et or, légèrement modifié car la longueur de la jupe était outrageusement réduite et aucune élève devant traverser en long et en large le château pour rejoindre ses cours ne porterait une paire d'escarpins aussi haute. Elle vit le regard de Drago s'assombrir alors qu'il passait sa langue sur ses lèvres.

« Je suis là pour ma retenue, Professeur. »

Sa petite voix innocente sembla faire son effet car Drago revêtît son masque de professeur sévère.

« Effectivement Miss Granger, vous allez me nettoyer les paillasses du fond, sans baguette évidemment. »

Hermione lui fit ses meilleurs yeux de biche avant de se diriger vers le fond de la salle. Se saisissant d'une éponge, elle prit soin d'étendre son bras le plus loin possible, laissant ainsi sa jupe – déjà outrageusement courte – remonter à la lisière de ses fesses. Derrière elle, elle entendit un bruit de cape, signalant un rapprochement de son amant.

Elle sentit son corps contre elle et notamment son érection contre ses fesses. Il s'allongea sur elle et prit sa main tenant l'éponge :

« Vous avez oublié un coin, Miss Granger. »

Sa voix était autoritaire et détachée, mais ses lèvres frôlaient la peau d'Hermione à chaque syllabe. La flamme qu'il savait si bien attisée se mua en brasier.

« Pardonnez-moi, Professeur »

Elle avait peine à contrôler sa voix, consciente de chaque effleurement, chaque pression des doigts de son amant. Lorsqu'elle le sentit enfouir sa tête dans le creux de sa nuque pour y déposer ses lèvres brûlantes, elle ne répondit plus de rien. La main de Drago avait quitté l'éponge et ses doigts glissaient désormais le long de son bras, se dirigeant avec une lenteur extrême vers le col de son chemisier. Il desserra sa cravate mais ne la retira pas, se contentant de passer par-dessous pour déboutonner son haut qui échoua vite à terre tandis que ses doigts continuaient leur chemin vers sa jupe. Il émit un grognement terriblement excitant lorsqu'il se rendit compte qu'elle ne portait pas de culotte.

Il ne perdit pas un instant pour caresser son intimité déjà bien humide tandis qu'Hermione se mettait à haleter à mesure que le plaisir augmentait. Elle trouva la force de se redresser pour se coller à son torse et passer une main dans sa nuque pour l'approcher au plus près d'elle.

Une fois son premier orgasme atteint, elle se détacha pour se retourner vers lui. Il était toujours habillé, son pantalon déformé par l'excitation. Il contempla la vision qu'Hermione lui donnait, les cheveux dans tous les sens, simplement vêtu de sa cravate et de sa jupe, un sourire carnassier plaqué sur ses lèvres pendant qu'elle s'asseyait sur la table, les jambes écartées. Il s'approcha d'elle et elle s'affaira à libérer sa queue de sa prison de tissu.

Elle scruta ce regard incendiaire que la faisait fondre tandis qu'il faisait glisser son membre le long de ses plis. Elle ne connaissait que trop bien ses accents de désir, de passion, d'impétuosité mais elle y aperçu quelque chose de différent. Son expression avait des traces d'une douceur qu'elle n'avait jamais vu.

Cette lueur sembla ne durer qu'un instant avant qu'ils ferment tous les deux les yeux quand il entra en elle. Peu importe les doutes qui s'immisçaient insidieusement en elle, pour rien au monde elle ne voulait abandonner la sensation de l'avoir en lui.

oOo

Ce soir-là, alors qu'elle arpentait les couloirs pour sa ronde, elle prit enfin le temps de repenser à cette nouvelle menace. Même si elle ne pouvait pas vraiment aider en tant que professeur, elle ne put s'empêcher de réfléchir à comment arrêter ces mages noirs. Elle tenta de se rappeler de tous les Mangemorts en fuite, se promettant de passer regarder les vieux exemplaires de la Gazette à la Bibliothèque pour vérifier qu'elle avait tous les noms.

Yaxley, Rowle et Crabbe étaient les seuls noms qui lui venait en tête. Et ils avaient un moyen de communiquer avec l'intérieur d'Azkaban sans éveiller les soupçons.

Elle trouvait cette obsession pour les traîtres plutôt étrange. Ils étaient si peu nombreux et recherchés à travers tout le pays, pourquoi perdre son énergie à s'en prendre à d'anciens alliés plutôt qu'à ceux qu'ils considèrent comme des ennemis, comme les nés-moldus ou les membres de l'Ordre ?

En pensant à ce que risquait Drago, elle sentit une vague d'inquiétude s'emparer d'elle. Elle semblait seulement réaliser ce qui pourrait lui arriver. Elle sentit sa gorge se serrer à cette éventualité mais tenta de se convaincre que cette réaction n'était que le fruit de son empathie naturelle. Cela n'avait rien à voir avec l'idée que de vivre sans lui paraissait difficile, ni avec toutes les sensations qu'il déclenchait en elle.

Non, cela n'avait rien à voir.


Et voilà pour ce chapitre ! Une Hermione dans le déni et à la libido trop stimulé et une réapparition des Mangemorts. Mais qu'est ce qui leur prend à s'en prendre à l'un des leurs ? C'est bizarre quand même, hein ?

C'est la phase « lune de miel » (est ce qu'on peut parler comme ça d'un plan cul ? Je ne sais pas, on va dire que oui)

J'espère que ce chapitre vous a plus, comme dit c'est un peu la traversée du désert sur cette fic en ce moment.

N'hésitez pas à laisser votre avis, vos commentaires sont toujours une grande source de motivation, j'en profite pour remercier chaleureusement mes revieweuses régulières !

On se voit d'ici à 2 semaines normalement, en espérant que ce rythme ne vous fasse pas décrocher (ce que je peux concevoir), si c'est pas déjà fait ne pas hésiter à follow l'histoire pour ne pas râter la suite !

A très bientôt.