[MàJ Août 2021]
Note de l'auteur : Bonsoir, lecteurs et lectrices z'assidus ! L'affaire Pansy/Harry avançant tout doucement, désintéressons-nous-en un peu pour nous recentrer sur nos protagonistes (supposés être) principaux et revenons à nos moutons... Non parce que c'est pas tout ça mais, Narcissa a quand même eu l'excellente idée de leur lancer un ultimatum qu'il ne faudrait pas oublier... D'autant plus que, dans le contexte socio-politique actuel, les perspectives ne sont pas nécessairement des plus réjouissantes...
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Encore une fois, mille mercis pour vos commentaires et votre soutien qui continuent et continueront sans nul doute à me toucher et à me donner la patate pour continuer à écrire !
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Bonne lecture à tou•te•s et à très vite !
Chapitre 42 – Hermione
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- « Tu veux QUOI ?!
- Je vous assure, c'est la meilleure solution pour nous !
- Mais Hermione ! On ne va pas donner le fouet pour se faire battre ! Ce serait stupide de notre part ! Tu imagines le tollé que ça va provoquer !
- Justement ! On maîtrisera quasiment tout de A à Z, Harry ! C'est la seule solution, je t'assure !
- Admettons qu'on fasse ça... Comment veux-tu y arriver en moins de cinq mois, Grang' ?
- Non mais tu n'envisages pas sérieusement de suivre son plan ? On ne va pas
- J'ai dit admettons, Potter. J'ai pas dit que je validais l'idée !
- Bon, écoutez, les garçons. Réfléchissez-y bien et calmement. Les délais sont courts mais ça reste jouable. J'ai déjà pas mal de matières, il faudra juste la retravailler. Après, toutes les cartes sont de notre côté. »
Hermione leur resservit un thé, invitant Harry et Draco à réfléchir sérieusement à sa proposition.
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Ils se torturaient les méninges à plusieurs cerveaux depuis trois mois désormais mais n'arrivaient à rien. Lors d'un de leurs précédents entretiens avec Arthur, le père de Ron leur avait finalement révélé la cause de ses réserves vis-à-vis de Kingsley.
Dès la fin de la guerre, celui-ci avait fait part à l'Ordre de sa crainte que l'Élu puisse, un jour, prendre un peu trop à cœur son rôle de Maître de la Mort. Sa position avait alors été très claire, il fallait surveiller la carrière de Harry.
Ses moindres faits et gestes publics comme privés étaient épiés, analysés et filtrés par une équipe d'Aurors qui établissaient un profil évolutif du Survivant et calculaient des probabilités qu'il se tourne un jour vers la Magie Noire.
Ses déplacements étaient scrutés à la loupe, les rassemblements auxquels il participait étaient relevés et les événements auxquels il prenait part étaient décortiqués. Kingsley prenait d'ailleurs les choses assez au sérieux pour que cet espionnage préventif n'ait jamais filtré dans la presse.
Certaines rumeurs, dans les plus hautes sphères du Ministère, laissaient également entendre que ce n'étaient pas de simples Aurors mais des Langues-de-Plomb reconvertis qui avaient la charge de la surveillance de Harry.
Quoi qu'il en ait été en réalité, il n'en restait pas moins que le Premier-Ministre s'attendait à un faux-pas à tout moment, au grand dam d'Arthur qui trouvait ses craintes bien stupides. En tout état de cause, Kingsley avait prévu que, si Harry devait un jour ne serait-ce que faire mine de se tourner vers les Ténèbres, une équipe était prête à l'arrêter avant que les choses n'aillent trop loin.
Le Premier Ministre n'avait donc aucune raison de museler la presse si un témoignage quelconque leur parvenait d'une source non ministérielle. Bien au contraire. Si la menace de Narcissa venait jusqu'à la population sorcière, cela ne ferait qu'accélérer la prise de mesures préventives à l'égard du Survivant. Il serait, encore plus vite, mis au ban de la société.
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Harry avait réagi étonnement calmement en l'apprenant. Il ne paraissait, finalement, pas tellement surpris des accusations portées sur lui. Il comprenait presque mieux ce qui poussait l'ancien Auror à l'impliquer davantage dans la vie politique.
Être proche de ses amis et encore plus... Hermione, elle, était outrée. Elle aurait eu Kingsley en face d'elle, elle n'aurait sûrement pas hésité à le gifler pour lui faire retrouver ses esprits.
Ils avaient, alors, abandonné l'idée d'obtenir l'aide du Premier Ministre et s'étaient à nouveau retrouvés désœuvrés. Les semaines passaient et ils ne trouvaient aucun plan pour contrer la menace qui pesait sur eux.
La brune avait bien songé à aller voir directement Lady Malefoy sur son lieu de Labeur mais avait baissé les bras avant même d'avoir franchi les portes du Ministère. Elle ne savait pas si elle serait ignorée ou insultée mais, dans tous les cas, elle doutait fortement d'avoir une conversation civilisée avec la mère de Draco. Elle risquait davantage d'envenimer les choses.
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Son idée, cette idée lui était venue en corrigeant une épreuve dans les locaux d'Obscurus Book où elle travaillait toujours en dilettante.
Un illustre inconnu racontait, dans un récit parfaitement fictif, la guerre contre Voldemort. Ce n'était qu'un tissu de mensonges, de contre-vérités et d'ignorances mis bout-à-bout. Agacée, elle ne l'avait pas lu jusqu'au bout et avait inscrit en rouge, en lettres capitales, le mot tant redouté par les auteurs. « REFUSE ! ».
En soupirant, elle avait ramené le manuscrit en main propre à Sir Swiftlith, pour lui faire part de sa manière de penser à l'égard de tous ces soi-disant écrivains qui tentaient de réécrire l'histoire. Il l'avait accueilli en riant.
- « Combien de fois ne vous-ai-je pas demandé, Hermione, de retranscrire votre histoire ?
- Non, je... »
Elle n'avait finalement pas fini sa phrase. Elle avait toujours refusé, trop modeste, trop bien briefée par les équipes de communication du Ministère mais, finalement, elle s'était demandé à cet instant. Pourquoi pas ?
Pourquoi ne pas écrire un livre d'histoire à quatre mains. Pourquoi ne pas écrire la vérité ? Témoigner de ce qu'ils avaient vécu, vraiment ? Pourquoi ne pas prendre les devants, en révélant certains faits avant qu'un autre ne le fasse à leur désavantage ?
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Elle avait de la matière. Elle avait toujours écrit. Elle avait des pages et des pages de textes concernant leurs aventures. Il y en avait autant à garder qu'à jeter mais, c'était une base de travail non négligeable.
Il ne restait qu'à convaincre Harry. Il n'avait jamais écrit mais, elle pouvait le faire pour deux. Elle serait son scribe, il serait sa muse. Avec son œil de novice, il l'aiderait à être moins académique, plus spontanée dans ses mots. S'ils s'y acharnaient, nuits et jours, ils respecteraient les délais.
Trois mois pour peaufiner ce qu'elle avait déjà produit. C'était jouable. En mars, une première épreuve pouvait partir en relecture et un manuscrit définitif pouvait être publié en avril. Ils avaient déjà un éditeur entièrement rangé à leur cause.
« Miley dit » et sa petite réputation dans la presse pouvait en faire la promotion. Cette idée était un coup de Poker mais, bien menée, avec les bons appuis, ils pouvaient s'attirer l'opinion favorable du public au nez et à la barbe du gouvernement et de Narcissa Malefoy.
Une pierre, deux coups. Le jeu en valait la chandelle.
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- « Je ne sais si c'est un coup de génie ou un coup de folie mais... Tu te rends compte que c'est juste le signe que Kingsley attend pour me mettre hors d'état de nuire ?
- Justement Harry ! Justement ! C'est l'occasion de lui couper l'herbe sous le pied !
- Tu étais au courant, Malefoy ? »
Harry se tourna vers Draco qui avait l'air d'être dans une intense réflexion, les sourcils froncés. Il avait penché son buste en avant, les coudes sur ses genoux et le menton reposant sur le bout de ses doigts joints. Son expression se détendit légèrement.
- « Non. Mais... ça ne me semble pas si absurde. Il est toujours plus facile de clamer son innocence quand on n'a pas à cacher les preuves de sa culpabilité. »
Harry fit la grimace. Cette phrase lui semblait particulièrement obscure. Hermione souriait, elle, en hochant vigoureusement la tête.
- « Faute avouée, à moitié pardonnée, Harry ! Rends-toi compte ! Si tu parles toi-même des Reliques, que tu rappelles que Dumbledore lui-même les a toutes eu en sa possession et que, malgré son passé trouble – plus trouble que le tien, soit dit en passant –, il n'a toujours œuvré que pour le bien... Si tu expliques ce que tu en as fait, on ne pourra rien contre toi ! Ce sera à eux de trouver des preuves de ce qu'ils avancent et non pas à toi de prouver que tu n'as rien d'un futur Mage Noir.
- … ça se tient » répondit le brun après un instant de réflexion. « Mais... Si je dis ce que sont devenues les Reliques, n'importe qui pourra essayer de s'en emparer. C'est la porte ouverte à toutes les dérives possibles !
- Potter, franchement ?! Y'a des moments je me pose vraiment des questions sur ton intelligence !
- Dis-moi où je me trompe, si tu es si malin !
- Personne n'a dit que tu devais dire l'exacte vérité ! Tu parles des Reliques, de la fin de Vo-, ah bon sang ! Ça m'agace ! » s'énerva Draco devant sa difficulté à prononcer le nom du Lord même tant de temps après sa chute. « De Voldemort, tu donnes deux ou trois détails vérifiables et après, tu brodes !
- Bien sûr, Harry, il n'est pas question de leur dire où les trouver. Sans mentir complètement on peut simplement dire que tu gardes la cape d'invisibilité en sécurité avec l'héritage de tes parents, en insinuant l'idée qu'elle est dans un coffre à Gringott's,
- Aucun Gobelin n'acceptera une perquisition de tes comptes et ton appart est surprotégé donc ça règle le problème » ajouta le blond en suivant l'idée de Hermione.
- « On dira que tu as détruit la baguette et
- Mais elle n'est pas détruite. On n'arrivera pas à mentir si on est interrogés sous Veritaserum !
- Oui, il faudra qu'on s'entraîne et qu'on apprenne certaines phrases types. On pourra dire quelque chose comme 'Elle est morte et enterrée'. Ça sonne un peu bizarre, je te l'accorde mais, ce n'est pas un mensonge et pour ceux qui ne savent pas ce qu'elle est devenue, ça corrobore l'idée qu'elle a été détruite.
- Tu as pensé à tout ! » s'étonna Harry comme si ce n'était pas systématiquement le cas lorsqu'elle avait une idée en tête.
- « J'ai essayé. Et pour la Pierre, on dira qu'elle a disparu quand tu es… mort.
- Je suis vraiment obligé de parler de ça ?
- J'en ai bien peur, Harry. Ta mort est une des parties les plus importantes de ton combat contre Voldemort. Et puis, c'est celle qui touchera le plus l'opinion publique. »
Il ne répondit pas, perdu dans ses pensées. Hermione sut qu'elle avait gagné. Draco semblait adhérer à son idée et elle convaincrait facilement Harry. Ils n'avaient pas d'autres choix, quoi qu'il advienne. Ils devaient prendre un risque, elle espérait simplement qu'il était assez mesuré pour qu'il ne se retourne pas contre eux dans un futur plus ou moins lointain.
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- « Réfléchis bien, Harry » dit-elle doucement en le raccompagnant. « C'est important !... On en reparle demain, je t'amène ce que j'ai déjà écrit et, si tu es d'accord, on partira de là. »
Il acquiesça, avec la mine d'un homme portant le poids du monde sur ses épaules. Elle ferma la porte et avisa Draco dans la cuisine, furetant quelque chose à se mettre sous la dent. Elle l'enlaça en se collant contre son dos.
- « Qu'est-ce que tu en penses, toi ? »
Il ouvrit un placard et en sortit un bocal de cookies à la citrouille. Il en saisit un et croqua dedans.
- « ...Je crois que ça peut marcher »
Il recouvrit les bras de la brune reposant sur son torse de sa main et les caressa du bout des ongles, la faisant frissonner.
- « ...Je crois aussi que ma mère sera furieuse si on réussit à contrecarrer son plan. »
Elle enfouit son visage entre ses omoplates, comme pour lui dire qu'elle s'y attendait, justement.
- « La vraie question est qu'est-ce qu'elle fera après ? Et ça, même-moi je n'en sais rien, Grang'. »
Il se retourna, la surplombant. Ils étaient tellement proches qu'il n'arrivait pas à la voir dans son ensemble. Il la prit par la taille et la souleva, la posant sur le plan de travail de la cuisine, à quelques centimètres de l'évier. Il croqua à nouveau dans son cookie en scrutant son visage.
- « Tu as peur ?
- De ta mère ? » Il hocha la tête. « Bien sûr. Si elle est décidée à nous nuire, je vois difficilement comment je pourrais ne pas avoir peur.
- Mais ?
- Mais je ne suis pas encore prête à te laisser partir ? » Proposa-t-elle en saisissant son col d'une main.
Draco lui fit un petit sourire satisfait.
- « Imbécile » s'amusa-t-elle en lui assénant une tape sur l'épaule qui le fit rire également. « C'est dingue ce que tu peux être fier de toi-même ! »
Un large sourire toujours accroché aux lèvres, il plongea la tête première contre son ventre et enlaça sa taille. Elle glissa une main dans ses cheveux.
- « J'en déduis que mon plan te convient ? »
Il acquiesça, toujours contre son ventre, en laissant seulement son front glisser contre son corsage. Ils gardèrent un instant le silence, Draco s'enivrant de l'odeur de Hermione et la brune chatouillant la base de sa nuque, perdue dans ses pensées.
Le blond ne voulait jamais parler sérieusement de ce qu'il adviendrait après. Il lui disait de prendre les choses comme elles venaient, au fur et à mesure. Il refusait de parler de sa mère, de son père, du manque.
A chaque fois, il éludait ou plaisantait, tournant ses tentatives d'échanges en dérision. Elle acceptait. Elle pouvait bien lui accorder ce minuscule répit. Ils se battaient déjà assez, tous les deux, pour ne pas en rajouter.
Après quelques minutes de silence et ses lombaires le tiraillant probablement, Draco se redressa.
- « Vous êtes bien trop intelligente pour votre propre bien, Miss Granger ! »
Elle fut parcourue d'un frisson en entendant son timbre de voix, étrangement ressemblant, en cet instant, à celui de feu leur professeur de Potions. Il lui vola un baiser en effleurant sa bouche.
- « Vous »
Un autre baiser au coin des lèvres.
- « Obtenez »
Un autre, au creux de sa joue.
- « Toujours »
Un nouveau, sur sa tempe
- « Ce que »
Soufflé au creux de l'oreille.
- « Vous désirez »
Sa langue effleura son lobe et elle tressaillit à nouveau. Il fit doucement glisser Hermione sur le bord du plan de travail, rapprochant leur bassin.
Elle le sentit sourire contre son oreille quand un petit son étouffé s'échappa de ses lèvres. La bouche du blond glissa le long de son cou.
- « Vous me mènerez à ma perte, Miss Granger. » Lui affirma-t-il entre deux baisers, la voix rauque.
Il plongea sur sa gorge, tirant sur son décolleté.
- « Vous pourriez faire ce que vous voulez de moi. Juste en claquant des doigts. »
La respiration de la brune se bloqua alors qu'il embrassait le rebondi de son sein accessible malgré ses vêtements. Il releva la tête et l'obligea à se noyer dans son regard.
Sans la quitter des yeux, il attrapa le bas de son corsage et le lui ôta sans tarder. Il parcouru son ventre nu de ses mains un peu trop froides, la sentant agréablement se contracter sous son toucher.
- « Tu le sais, ça ? »
Sans cesser ses caresses, il l'observait. Devant son regard incertain, il ajouta, toujours de cette voix profonde.
- « Tu le sais, que je ferais n'importe quoi pour toi ?
- Draco... » Souffla-t-elle en attrapant sa nuque et rapprochant leurs visages « Tu devrais pas plaisanter avec ça... »
Il lui offrit un nouveau sourire en coin et explora sa bouche, l'empêchant de dire quoi que ce fût d'autre. La laissant le souffle court, il fondit sur sa poitrine et l'obligea à se tortiller pour enlever le reste de ses vêtements.
Elle frissonna en sentant la surface froide sous ses fesses. Il agrippa ses cuisses, laissant le pantalon et la culotte de la brune tomber au sol dans un froissement étouffé. Il fit courir ses ongles jusqu'à sa toison.
- « Je suis à ta merci, Granger. Tu as fait de moi ta chose ».
Elle n'arrivait pas à penser correctement. Il lui faisait un peu peur, à ce moment-là. Il plaçait trop d'attente en elle. Elle ressentait trop de responsabilités. Il avait abandonné père et mère pour être avec elle. Pour elle.
Il se dressait contre Narcissa, la défiait volontairement et prenait le risque de la perdre à jamais. Hermione, mieux que personne, comprenait ce que signifiait de laisser ses parents derrière soi, de son plein gré.
Elle avait peur parce qu'il était pleinement conscient du rôle qu'elle jouait ici. Elle avait peur qu'un jour, il lui en veuille. Il ne s'en rendait peut-être pas compte, pas encore, mais elle avait l'impression d'avoir un couperet au-dessus de sa tête.
Elle s'appuya doucement sur ses épaules et l'obligea à reculer son visage de son Mont de Vénus.
- « Malefoy. Tu ne devrais pas dire des choses comme ça. Je ne veux pas que tu sois ma chose.
- Tu ne m'aimes pas ? » Demanda-t-il en enfouissant son visage dans son cou.
- « Si ! Bien sûr que si ! » S'offusqua-t-elle. « Je t'aime à en crever mais ne veux pas te posséder pour autant.
- C'est trop tard, Granger. Je suis à toi et tu es à moi.
- Draco...
- Reconnais-le » Intima-t-il en saisissant les mains de la brune et les posant sur sa ceinture.
D'un geste automatique, elle la déboucla et déboutonna son pantalon. Elle ne dit rien. Il n'y avait rien à dire. Bien sûr qu'elle était à lui. Elle ne pouvait rien lui refuser, quand il le voulait vraiment. Mais le dire voulait trop dire, justement.
En silence, elle glissa sa main le long de sa hampe dressée, à travers son sous-vêtement et il ferma les yeux. Il agrippa son poignet, écarta sa main et laissa à son tour choir ses vêtements au sol.
Il ne voulait pas la lâcher du regard. Il voulait qu'elle comprenne à quel point il était sérieux. Ses mots n'étaient pas à prendre à la légère. Elle devait le savoir. Il se plaça à l'orée de son intimité, frôlant ses reins du bout des doigts.
- « Je suis à toi et tu es à moi » susurra-t-il d'une voix chaude et affirmée en la pénétrant doucement. « Reconnais-le ».
Elle se mordit la lèvre, refusant de répliquer. Pourtant, il répétait, encore et encore, de cette voix rauque et presque apaisante, cet ordre impérieux, au rythme de ses coups de reins. « Reconnais-le ». Inlassablement.
Elle gémissait, encore et encore, refusant d'affirmer ce qu'elle savait pourtant n'être que la plus stricte vérité. Ils ne s'étaient jamais fait de promesse d'avenir. Ils se disaient oui pour l'instant présent et advienne que pourra pour la suite. Ils ne s'étaient jamais dits oui pour le futur. Jamais pour de vrai.
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Il mordit son cou, elle se cambra davantage. Il raffermit sa prise sur les fesses de la brune, elle lui griffa le dos. Il se retira presque pour plonger en elle à nouveau, encore plus loin et un cri s'échappa de la gorge d'Hermione.
Il recommença et elle crispa ses doigts sur sa nuque, interrompant un autre mouvement de retrait. Elle resserra ses doigts. Fort, très fort. Tant pis s'il avait mal. C'était lui, qui demandait, après tout.
- « Oui » souffla-t-elle la gorge sèche. « Oui, je suis à toi et tu es à moi ».
Toujours son sourire satisfait aux lèvres, il reprit sa douce torture, allant et venant en elle, s'extasiant de ses cris qu'elle ne retenait plus, profitant de ces « Oui ! » qu'elle répétait, maintenant, inlassablement.
Verdict ? Ne sont-ils pas un poil effrayants, finalement, tous les deux ?!
