[MàJ Août 2021]
Note de l'autrice : Bonjour vous ! Remis•es du choc ? J'avoue, j'ai un peu craqué mon slip sur ce coup-là mais, que voulez-vous... Parfois, faut oser ! Vous vous doutez bien qu'on reparlera de cette question du mariage, nos deux loustics n'ayant pas vraiment pris le temps de la réflexion avant d'agir mais... D'ici là, on va inaugurer le chapitre d'un nouveau personnage que nous n'avions vujusque-là qu'à travers le prisme de ses connaissances, j'ai nommé George ! Et qui dit George dit, bien évidemment Hannah... Je ne vous apprends rien...
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Je vous remercie d'avoir eu pitié de la pauvre autrice de fanfic qui est en moi et d'avoir un peu plus reviewé que d'habitude, ça fait toujours du bien de se remettre un petit peu en question et de savoir qu'on n'écrit pas dans le vide... Bon, ça n'a absolument pas résolu mon syndrome de la page blanche mais, je ne désespère pas !
Je ne vous ennuie pas plus, et vous retrouverez deux « petites » RàR (lilou et Lale) ici : https (deux points slash slash) www (point) fanfiction (point) net (slash) topic (slash) 237726 (slash) 186030960 (slash) 1 (slash dièse) 186030960
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Sur ce, bonne lecture à tous et à très vite !
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Chapitre 45 – George
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La première fois qu'il avait volé un baiser à Hannah ce devait être près de trois mois en arrière. Il l'avait eue à l'usure et n'en était pas peu fier. Tant pis pour Ronnie. De toute façon, son frère semblait bien mieux s'en remettre qu'il n'avait pu s'y attendre.
George s'était tout de suite fait un devoir d'embrasser la blonde sous ses yeux, dès qu'elle avait lâché sa garde. Pour qu'il comprenne définitivement qu'elle était chasse-gardée, justement.
Et Ron avait compris.
A dire vrai, l'aîné avait un peu culpabilisé, la première fois. Il savait qu'il allait faire souffrir son cadet et quand il l'avait vu quitter la soirée d'anniversaire de Seamus, il s'en était voulu. George avait fait semblant de rien au départ mais au fil des heures, il avait bu plus que de raison, simplement pour ne pas s'embarrasser de questions. Pour ne pas sortir de sa zone de confort.
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Hannah avait refusé de le raccompagner chez lui, cette fois-là, et il avait vraiment eu du mal à mettre un pied devant l'autre pour arriver jusqu'au 93, Chemin de Traverse. Il avait eu encore plus de difficultés à ouvrir la porte de son appartement et s'était endormi tout habillé sur le canapé.
Il en avait refait de même la deuxième et la troisième fois, à chaque fois devant Ron, à chaque fois en embrassant la blonde par surprise. A chaque fois, elle s'était laissé faire et à chaque fois, il était rentré seul et trop imbibé pour son bien.
Entre ces baisers, elle faisait semblant de rien, elle aussi. Elle ne les considérait pas comme un couple, ce qui satisfaisait complètement George. Il voulait Hannah pour lui seul. Mais, pas d'une petite amie.
Ron, de son côté, avait immédiatement baissé les bras. Il n'avait même pas lutté en fait. Il n'avait plus poursuivi la blonde de ses assiduités mais avait continué, par contre, à ignorer George, qui en avait fait de même.
A quoi bon s'empêtrer dans de longues disputes stériles. Bien sûr, l'ambiance à la boutique en pâtissait quand ils y travaillaient tous les deux mais, c'était devenu rare, dernièrement, qu'ils y soient en même temps.
Son petit frère était bien trop occupé par ses études à l'ASAP et louait désormais un petit local quelques immeubles plus loin, qui lui servait de laboratoire personnel. Il y travaillait ses cours et fabriquait les produits dont le magasin avait besoin au gré des commandes de Sophia et Verity, leurs assistantes.
Le problème était surtout que, depuis plus de six mois, aucune nouveauté n'était venue emplir les rayonnages. George n'avait plus d'idées et Ron n'avait jamais été un chantre d'imagination. Quand ils expérimentaient ensemble, ils arrivaient encore à inventer de nouveaux concepts mais, isolés chacun de leur côté, ça ne fonctionnait plus.
Le plus âgé des deux se résignait. La boutique continuait à faire fureur et, depuis le temps qu'elle était ouverte, il pensait pouvoir légitimement s'accorder une baisse de régime. Et puis, les choses semblaient évoluer, finalement.
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Depuis que Ron était revenu de son voyage en Suède chez Charlie, il semblait plein de bonnes résolutions. Déjà, il revoyait Harry et Hermione, ce que George trouvait plutôt positif. Il n'avait jamais compris pourquoi Ronnie avait rejeté ses amis d'enfance et s'était toujours dit que l'excuse de la rupture ne le justifiait pas.
Il comprenait qu'il ait été difficile pour son cadet d'avaler que la brune ait jeté son dévolu sur un ancien Mangemort mais depuis la fin de la guerre, lui-même n'était plus si regardant pour ces choses-là.
La nouvelle philosophie de George consistait à prendre du plaisir là où il était possible d'en prendre, sans se torturer les méninges. Surtout en n'y pensant pas une seconde. Partisan du moindre effort, principalement concernant les relations humaines.
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Il avait bien dit à Ronnie, de toute façon, que les sentiments ne servaient à rien si ce n'était se compliquer la vie. C'était un peu de sa faute, s'il avait accepté d'être amoureux de Hermione. George, lui, refusait d'aimer qui que ce soit et depuis, la vie était beaucoup plus simple.
Il sentait bien que, parfois, une certaine forme d'attachement naissait mais, dans ce cas, le mieux restait encore d'amputer le membre gangrené avant qu'il ne soit complètement atteint. Quand il s'en apercevait, il changeait de trottoir et démarrait ce qu'il aimait appeler le silence-radio.
C'était radical. Les femmes en question - c'était toujours des femmes - finissaient par lui en vouloir et ne l'approchaient plus. Et quand les gens l'ennuyaient, il appliquait la même sentence. S'il n'avait l'énergie de s'en moquer, il partait sans dire au revoir et s'épargnait les pleurs et les cris.
En fait, le plus compliqué à gérer, dans cette politique autruchienne [1], était la famille. La famille était toujours plus compliquée à gérer. Il ne pouvait pas faire comme s'il n'en aimait pas chacun de ses membres. Même Ron. Peut-être surtout Ron.
Parce que, avant qu'ils ne décident de mettre une fille entre eux, Ron était peut-être le seul à l'avoir accepté tel qu'il était désormais. Il était le seul à avoir compris qu'il était détruit, fini, mort.
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George s'en rendait compte. Il était en train de pourrir de l'intérieur. Dans ses cauchemars, il voyait constamment le corps de Fred, en terre, bouffé par les asticots, putride, se décomposer et se dessécher. Et il avait l'impression que son corps calquait cette décrépitude.
Souvent, il en avait la nausée. C'était un peu pour cette raison, aussi, qu'il buvait autant. Il aidait le fantôme de Fred à faire le sale boulot en anéantissant son propre corps un peu plus vite. C'était aussi un peu pour ça qu'il ne voulait pas lâcher Hannah.
Elle était comme une bouffée d'air frais. Elle lui faisait du bien parce qu'elle était lumineuse. Douce, généreuse, la bonté même. Elle avait une beauté intérieure extraordinaire et il la trouvait fascinante.
Il se serait encore cru capable de ressentir des émotions, il se serait mis à pleurer à son contact, se disait-il parfois.
Il était attiré par sa lumière et, paradoxalement, osant à peine se l'avouer, il n'aspirait qu'à la détruire. Il savait que c'était horrible mais il n'arrivait pas à s'en empêcher.
Parfois, il passait plusieurs jours sans la voir. Parce qu'il s'en voulait. Il culpabilisait. Il se dégoûtait. Il était ambivalent. Parce qu'elle était trop lumineuse. Parce qu'elle avait l'air de ne pas connaître la souffrance.
Tout paraissait si pur avec elle. Ce n'était pas la vie. Ce n'était pas ce qu'il connaissait, lui. Il lui en voulait presque d'être ainsi. Il n'arrivait pas à se contrôler et c'était perturbant. Trop perturbant. Il espérait souvent qu'elle le sauve et il voulait tout autant l'entraîner dans sa chute.
Il voulait qu'elle lui permette d'être heureux à nouveau et il espérait lui faire assez mal pour qu'elle ne s'en relève pas. Il en avait la nausée mais il n'arrivait pas à s'en empêcher. Comme si deux êtres se disputaient en lui.
Il y en avait toujours un qui prenait le dessus sur l'autre qui, alors, restait tapi dans l'ombre. Il essayait de se maîtriser, de s'empêcher de penser, de ne pas agir à ses dépens mais, toujours, finissait-il par ressentir cette force étrangère.
Il s'en voulait encore davantage de penser que c'était plus fort que lui. Il avait l'impression de chercher à justifier toutes les saletés qu'il faisait subir aux autres. A Hannah, à Ron, à sa mère, à Verity. A tout le monde. Il était un salaud. Il le savait.
Pourtant, il persistait. Parfois, il se disait qu'il se complaisait dans ce fonctionnement, destructeur ou non. D'autres fois, il sentait qu'il ne pouvait simplement plus revenir en arrière, qu'il n'arriverait plus à agir autrement.
C'était ce qu'il était devenu et il était trop tard pour changer. Il n'essayait même pas. C'était inutile. Il était presque mort à l'intérieur et c'était ça, maintenant, sa zone de confort. Il savait où il mettait les pieds. Même si c'était pour s'enfoncer dans la fange. Il savait. Il n'y avait que comme ça qu'il n'avait pas à avoir peur de l'inconnu.
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Il était sûr que, quand il avait proposé ce rendez-vous, un vrai rendez-vous, à Hannah, ses intentions étaient nobles. Il l'avait invitée juste avant Noël et il s'était dit que ce serait chouette de la voir dans un autre contexte.
Que, peut-être, il se réveillerait avec de vrais sentiments et une envie d'autre chose. Il avait presque eu de l'espoir. Elle avait accepté et il s'était senti confiant. Content et confiant. Il s'était dit que c'était engageant.
Et il y avait eu Noël. Un Noël sans Fred, encore. Un Noël avec toute sa famille heureuse. Trop heureuse. Les voir aussi joyeux alors que Fred manquait toujours à l'appel lui faisait systématiquement ressentir une violence innommable.
Il se sentait roué de coups. Malmené, piétiné. Il avait mal, à chaque fois. Il ne voulait pas que ses proches soient heureux alors qu'il n'était plus là. Qu'il ne serait plus jamais-là. Depuis, l'orage sourdait en lui.
Il grondait d'autant plus que George s'en voulait d'avoir presque été heureux lui-même. D'avoir eu de l'espoir. Le fantôme de Fred lui faisait payer cette légèreté chaque nuit. Et malheureusement pour Hannah, ce fut toujours encombré de cet état d'esprit qu'il se prépara pour leur rendez-vous.
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A l'origine, mut par cette minuscule lueur d'espoir, il lui avait proposé de faire le tour des villes sorcières de Grande-Bretagne et d'établir un classement de leur cru des plus belles – ou des plus ridicules – illuminations de fête. L'idée lui avait parue amusante, sur le moment.
Il n'en avait plus aussi envie désormais, toujours déchiré entre son âme torturée et son reste de conscience égaré quelque part en lui. Il avait, malgré tout, rejoint la blonde avec cette impression tenace d'être lesté à chaque cheville de boulets de plomb.
Il l'avait retrouvée soufflant dans ses mains gantées, jointes l'une contre l'autre et avait forcé un sourire sur son visage. Elle était tellement joyeuse qu'il en avait presque eu une nouvelle nausée. Elle ne méritait définitivement pas qu'il la fasse souffrir.
Il voulut se raviser, prétexter se sentir mal et rentrer chez lui retrouver la compagnie d'une bouteille de Bourbiceberg mais elle lui saisit la main et l'entraîna par toutes les rues adjacentes du Chemin de Traverse.
Elle le conduisit de ruelles en avenues, s'extasiant par moment, se moquant à d'autres et finalement, George se prit au jeu progressivement. Il oublia presque Fred, sa famille, sa haine, son dégoût et, de ville en ville, il s'amusa, un peu.
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Il était un peu plus de minuit lorsqu'ils s'accordèrent pour trouver le village de Baquewell particulièrement déprimant. George venait de prendre la main d'Hannah et lui proposait de continuer leur escapade quand elle l'arrêta.
Elle commençait à fatiguer de tous ces voyages magiques et elle doutait pouvoir supporter une minute de plus davantage de guirlandes clignotantes, d'elfes chantant ou d'étoiles chatoyantes.
Elle se coula dans ses bras sans prévenir et lui demanda d'arrêter de courir. Un peu surpris et sans trop y croire, il la convia chez lui, pour un dernier verre, qu'elle accepta. N'importe quelle fille aurait compris qu'il l'invitait à écarter ses cuisses mais pas elle. Trop ingénue, trop bonne, trop naïve.
Il transplana sans vraiment y réfléchir et, à peine apparaissaient-ils sur le pas de sa porte qu'il fondait sur sa bouche. Elle y répondait, sans même se méfier, une main posée sur son torse et l'autre dans ses cheveux.
À tâtons, il tourna la poignée et ils entrèrent dans l'appartement, sans cesser de s'embrasser pour autant. Elle essayait de parler, il ne lui en laissait pas le loisir. Il la guida jusqu'au canapé où il la fit basculer, sans trop réfléchir.
Elle le repoussa et ôta manteau, gants, écharpe et bonnet et il l'imita sans tarder. Avec une autre, tous les autres vêtements auraient déjà rejoint le sol mais Hannah, elle, se rassit, baissa la tête et ses longs cheveux blonds tombèrent sur son visage.
George la voulait. Vraiment. Il était hors de question qu'elle sorte de chez lui sans qu'il n'ait pu se perdre dans ses chairs.
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Il se dirigea vers le bar et sortit une bouteille d'alcool de prunes distillées. Il ne voulait même pas la saouler. Juste se donner du courage. Parce qu'il ne savait pas encore s'il faisait la bonne chose. Il ne savait pas s'il essayait de se consoler ou de s'achever.
Il revint avec deux petits verres qu'il remplit à moitié. Elle avala le contenu cul-sec, sans même sourciller et il eut un sourire. Elle arrivait toujours à être surprenante. Il en fit de même et sa gorge lui brûla.
Elle brûlait si fort qu'il ressentit un besoin de douceur pour éteindre ce feu. Ne voyant pas d'autre solution que de l'embrasser à nouveau, il s'y attela et elle se laissa faire. Elle posa même une main sur sa joue, caressant sa mâchoire.
Pris par un sentiment de confiance, il laissa couler ses mains sur les larges hanches de la blonde qui se tortilla légèrement. Il la regarda, elle rougissait. Un instant de plus et elle réajustait son haut, cherchant à cacher ses formes.
Il repoussa ses mains et enveloppa son ventre des siennes en la regardant si intensément qu'elle rougit davantage. Sans la lâcher des yeux, il attrapa le bas de son pull et le lui ôta. Elle baissa encore la tête, cachant son visage.
Il agrippa la peau lâche de son ventre et se sentit excité. Vraiment excité. C'était la première fois qu'il était avec une femme avec un corps aussi imposant. Les plis de sa peau lui plaisaient d'une manière presque trop indécente.
Du plat de la main, il remonta sur son corps et s'arrêta sur ses seins. George pouvait à peine les contenir dans ses paumes. Il entendit la respiration de Hannah s'accélérer et, libérant une de ses mains, il attrapa son menton pour l'obliger à le regarder.
Ses pupilles étaient tellement sombres qu'il eut l'impression de s'y noyer. Ses joues étaient rouges et ses lèvres tremblaient légèrement. Elle n'en était que plus excitante encore. Le désir de George était si intense qu'il n'arrivait même plus à se forcer à sourire.
Dans un grognement, il happa sa bouche et y fourra sa langue. Son torse s'écrasa contre la poitrine de la blonde et il s'agrippa à son dos, malaxant la chair, y imprimant la marque de ses doigts.
Il sentait qu'elle ne savait pas quoi faire. Elle attrapa son bras quand il fonça sur elle mais, devant la violence du désir du rouquin, elle n'osait plus faire un geste, aussi intimidée que perturbée, agrippée à son biceps.
Il guida ses mains jusqu'à lui et l'invita à le déshabiller en parsemant son cou de baisers appuyés. Il la sentait tremblante, fébrile, et il s'en amusait.
Quand il fut torse nu, il attrapa à nouveau les mains de la blonde et, les yeux dans les yeux, les posa sur son torse. Il les guida encore dans leur exploration, sur ses épaules puis sur ses pectoraux. Il l'obligea à descendre, encore et encore et elle ventila quand ses mains atteignirent la ceinture et le renflement du pantalon de George.
Elle n'osa plus bouger et il ne put s'empêcher de s'allonger sur elle brusquement, constatant l'étroitesse du canapé pour la première fois de sa vie, malgré le nombre incalculable de nuits qu'il y avait passées avec d'autres femmes.
Il se frotta à elle, l'obligeant à sentir la force de son érection. Il aurait pu jouir rien que par les frictions de son sexe coincé dans la commissure des cuisses de Hannah. S'aidant de ses jambes, il l'invita à écarter les siennes et elle s'y plia sans difficulté.
Il dégrafa son soutien-gorge et se rassasia de ses seins alors qu'elle triturait agréablement ses fesses. Il y en avait presque trop pour lui. Trop de corps, trop de chair, trop de lumière. Il se perdait et frôlait l'overdose.
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Sans prévenir, il se releva, s'attirant un regard craintif de la blonde. Il ne lui laissa pas le temps d'exprimer ses doutes, la peur qu'elle avait d'avoir mal fait et délaça ses bottines.
Elle s'en rendit à peine compte et, la seconde suivante, il lui arrachait son pantalon, sans douceur. Elle se redressa, cherchant à cacher sa nudité, assise sur le canapé et il se déshabilla à son tour. Elle détourna les yeux, comme gênée d'être confrontée à cette hampe trop fièrement dressée et il s'agenouilla par terre.
Il attrapa sa main et l'obligea à le regarder. Leurs yeux ancrés, elle le suivit, maladroitement. Elle avait cette sorte de gaucherie qui la rendait si belle aux yeux de George. Elle l'attisait sans même le vouloir.
Il attrapa sa nuque lui arrachant un petit cri de douleur qu'elle pardonna dès qu'il lui eût adressé un sourire d'excuse. Il la renversa au sol et apprécia sa moiteur d'une simple caresse de son gland. Elle ferma les yeux instantanément, les plissant plus fort que jamais et il baisa son cou, suçant la peau et y imprimant des marques violacées.
Elle haletait, à bout de souffle et s'agrippa à son dos quand il continua de l'effleurer, lui tirant des gémissements, l'excitant, espérant presque qu'elle le supplie. Elle murmura son prénom, presque tel une question, et il fondit à nouveau sur sa bouche.
Il attrapa son sexe et le guida vers l'intimité de la blonde qui lui planta ses ongles dans le dos. Il entra d'un coup, dans un râle, surpris par son étroitesse et elle ferma à nouveau les yeux, les rougeurs de son visage s'accentuant.
Il se retira presque entièrement pour s'enfoncer à nouveau, lentement, sentant sa hampe trop parfaitement gainée par les chairs chaudes de la blonde. Merlin que c'était serré et puissant.
Il s'apprêtait à recommencer mais la sentit se tendre. Elle tourna la tête de côté, esquivant une fois de plus son regard. Il libéra sa poitrine pour à nouveau diriger le visage de la blonde vers lui et l'interrogea du regard.
Il la sentit se contracter autour de son sexe et avala difficilement sa salive. C'était moite. Étroit. Chaud. Bandant.
- « Je suis... Je n'ai jamais...
- Tu es ? » Commença-t-il d'une voix trop aiguë en se retirant brusquement.
Il ne termina pas sa phrase, déjà, elle grimaçait de douleur et de gêne et approuvait d'un hochement de tête, regardant tout ce qui l'entourait excepté lui qui n'osait pas voir si déjà elle saignait.
- « Il fallait me le dire que tu ne voulais pas ! » s'énerva-t-il instantanément.
- « C'est pas ça... » Tenta-t-elle, la voix cassée.
- « Si j'avais su je
- Tu sais maintenant » le coupa-t-elle dans un murmure, portant une main à son visage en se relevant à demi.
- « T'aurais pas dû. Ça devrait être spécial, une première fois.
- Ça l'est George »
Il hocha négativement de la tête. Il ne voulait pas être celui qui lui prenait sa virginité. Il avait beau savoir qu'il lui ferait du mal un jour, qu'il la détruirait en quelque sorte, il ne s'imaginait pas que le moment était déjà advenu. Pas si tôt. Pas de cette manière. Ce n'était pas à lui de salir cet instant particulier.
- « Tu aurais dû attendre d'être amoureuse. D'être avec un mec bien. La première fois, il faut s'aimer, sinon
- J'en avais envie, George. C'est toujours le cas. J'ai pas besoin de promesse. J'en ai envie. »
A genoux face à elle, son sexe pourtant toujours tendu, il secouait la tête lentement. Non. Il avait envie de se perdre encore dans son corps mais pour la première fois depuis longtemps, il avait peur des conséquences.
- « S'il te plaît, George » murmura-t-elle encore en s'agenouillant. « S'il te plaît », répéta-t-elle en posant sa main sur sa joue. « S'il te plaît », continua-t-elle en posant ses lèvres sur les siennes, doucement.
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Il capitula, évidemment, empoignant sa taille et glissant sa bouche sur son cou puis sa gorge. Il la prit lentement, sentant son corps céder sous ses coups mesurés, écoutant ses soupirs et ses silences, observant son visage tendu, par moment radouci par une bouffée de plaisir sans qu'elle n'atteigne jamais la jouissance d'un orgasme.
Il essaya, du mieux qu'il put, de la préserver mais il n'arrivait pas à partager vraiment. Il ne put finalement s'empêcher de venir dans des coups de reins un peu trop durs pour son corps jusque-là immaculé mais elle ne s'en plaignit pas ouvertement.
Elle le laissa faire quand il se vida en elle et elle lui souriait quand il se retira. Elle se laissa embrasser et acquiesça quand il lui demanda si elle allait bien. Il se releva, un peu gêné et elle en fit de même.
Il hésita pendant qu'elle se rhabillait et fut soulagé quand elle déclina son invitation à rester. Il ne le souhaitait pas vraiment et il ne doutait pas qu'elle l'ait entendu dans le ton de sa voix. Il la laissa partir dans le froid de la nuit et avala deux longues goulées de la bouteille restée ouverte.
La nausée le reprit et il partit vomir ses tripes en pleurant sur sa laideur. Il était un salaud. Il le savait.
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Politique autruchienne [1] : Néologisme volontaire parti de l'expression « faire la politique de l'autruche », je vous laisse vous faire vos propres associations d'idées maintenant…
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Verdict ?! Ce jumeau sans jumeau ? Vous croyez qu'il s'en sortira, un jour ? Et cette pauvre Hannah ? Mais que va-t-il donc se passer ?... (Lydwyn, c'est pour toi, j'introduis du suspens ! ^^ )
