[MàJ Août 2021]

Note de l'auteur : Bonjour à tou•te•s ! Et tandis que revoilà la sous-préfète... Ah, non, c'est pas ça... Revoilou un nouveau chapitre, qui laisse la rencontre de nos deux araignées machiavéliques de côté pour se concentrer sur une autre histoire, qui devrait être simple mais... mais, il faut toujours un mais, ce petit grain de sable pour enrayer les machines, sinon, ce ne serait pas chouette...

Je vous remercie d'avoir pris le temps de reviewer, et comme vous me flattez dans le sens du poil, ça ne gâche rien ;-) Ceci dit, comme d'hab, je prends les bonnes comme les mauvaises critiques sans distinction et continue à vous remercier de votre fidélité. Passons à la suite !

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Bonne lecture et à très vite !


Chapitre 49 – Seamus

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Seamus se réveilla en sentant un léger chatouillis dans son cou. Il n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. Le lit était confortable, il était au chaud, il était bien. La caresse aérienne cessa et il entendit un bruit de tissus froissé.

L'instant d'après, un courant d'air froid s'engouffrait sous la couette et il fut parcouru de frissons désagréables. Il marmonna et un rire étouffé bien peu viril lui répondit. Les yeux toujours fermés, il tourna son visage vers la source du bruit et sentit des lèvres effleurer sa mâchoire.

Tâtonnant, à l'aveugle, et refusant toujours d'ouvrir les yeux, il chercha du bout des doigts l'inconvenante personne qui le tirait si matinalement d'un sommeil bien mérité. Ses mains effleurèrent une peau douce et une bouche parfaite se posa furtivement sur ses lèvres.

Il ronronna de plaisir mais, aussitôt, le corps qui le réchauffait doucement s'éloigna de nouveau, provoquant chez Seamus un grognement. Il tira fort peu délicatement le-dit corps, l'obligeant à rejoindre ce lit qu'il ne comptait pas quitter de sitôt. En retour, il perçut un soupir désespéré et une vaine tentative de se dégager en douceur.

- « Seamus... »

Le blond entrouvrit les yeux et s'empara des lèvres à sa portée, brusquement, refusant tout argument de sa part. Tout à fait réveillé désormais, il l'invita plus près de lui, sentant sa peau nue attirée par ce corps comme un aimant.

Il n'avait rien contre les réveils en douceur mais il venait d'être provoqué. Il était enivré par cette odeur et la seule pensée de caresser ce dos parfait, de sentir ces muscles sous ses doigts l'amenait à durcir irrémédiablement.

Il referma les yeux, gémissant au contact des mains qui parcouraient son torse et caressaient ses épaules. Seamus eut besoin de respirer et quitta cette bouche trop brûlante. A l'aveugle, il s'attaqua à la gorge, s'attardant sur cette veine qui palpitait et mordilla la peau fragile qui la protégeait.

Un nouveau rire étouffé lui répondit. Le corps bouillant se dégagea encore une fois, moins rapidement cette fois. Et une injonction. Une terrible injonction.

- « Si tu continues, je te jure que je te viole, là, maintenant, tout de suite ! »

Seamus haleta, ouvrit les yeux et ne put s'empêcher de se mordre les lèvres, presque au sang. Son regard était impatient et fiévreux de désir mal contenu.

- « Je n'en attendais pas moins de.

- Chhhhhhttt ! »

Une main se plaqua sur la bouche du blond accompagnée par un avertissement amusé.

- « Tes parents sont juste à côté ! »

Les yeux de Seamus s'agrandirent d'horreur. C'était vrai ! Il avait oublié ! Complètement oublié qu'il était allé rendre visite à ses parents ce week-end-là ! Ce n'était pas de sa faute ! C'était bien la première fois qu'il ne dormait pas seul dans son lit d'enfant ! Même quand, plus jeune, Dean passait quelques jours chez lui, il dormait sur un matelas au sol.

C'était encore la faute de Blaise si les choses avaient changé. C'était toujours à cause de lui, ne pouvait-il systématiquement cesser de penser, en souriant.

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Ils étaient arrivés dans le Comté de Cocks l'après-midi de la veille et avaient bien compté faire chambre à part, comme à chaque fois qu'ils passaient la nuit à proximité de ses parents mais, leur projet s'était vu légèrement bouleversé.

C'était stupide mais la Saint-Valentin avait eu raison d'eux. Ils n'étaient pourtant pas de grands romantiques adeptes de guimauves et de grandes déclarations, ni l'un, ni l'autre, mais cette journée rose bonbon les avait éprouvés.

Où que leurs regards aient pu se poser, ils n'avaient vu que des couples enlacés et toutes les conversations se rapportaient à l'amour, aux sentiments partagés et, bien pire encore, au sexe. Comme si toute la population sorcière s'était donné le mot.

Ils avaient espéré, en transplanant en Irlande, que les Finnigan leur épargneraient ces mièvreries mais Abigail [1], la mère de Seamus, n'avait elle-même pu s'empêcher de décorer son salon de gerbes de fleurs qui éclataient en petits cœurs roses à intervalles réguliers.

Si seulement ils s'étaient arrêtés là, les deux jeunes hommes auraient très bien pu le supporter mais, les parents de Seamus n'avaient eu de cesse de harceler Blaise de questions sur sa situation amoureuse.

Ils s'étaient renseignés sur lui, juste après que leur fils le leur ait présenté, le Noël précédent et souhaitaient absolument savoir quand le métis se déciderait enfin à épouser Sally-Anne Perks. Ils les trouvaient charmants, tous les deux, sur les photos publiées par la presse et imaginaient qu'ils feraient le mariage du siècle !

Blaise avait fini par craquer et leur avouer que cette relation était factice, n'ayant pour seul objectif que de calmer la curiosité des médias à l'encontre de son célibat. Au lieu de se montrer discrets et de le laisser en paix, ils n'avaient alors rien trouvé de mieux que de lui faire subir un interrogatoire dans les règles.

A grands renforts d'éclats de rires et de remarques plus ou moins scabreuses, ils avaient cherché à tout connaître de ses conquêtes passées et à venir. Blaise s'était plié à leur jeu de plus ou moins bon gré mais, vraiment, il avait terminé la soirée sur les rotules.

Évidemment, Seamus n'avait pas été en reste. Il avait plus ou moins eu droit aux mêmes attentions sauf que lui avait, en plus, eu droit aux remarques désespérées de ses parents qui désiraient ardemment pouponner leurs petits-enfants en devenir.

Les parents Finnigan n'avaient eu de cesse de se montrer à la limite de la condescendance, priant pour que leur fils trouve, rapidement, une femme à aimer et à choyer. Les deux hommes avaient joué le jeu mais ils avaient vraiment tiré sur toutes leurs ressources pour ne pas sentir leurs nerfs lâcher.

Forcément, ils avaient eu besoin de réconfort, après de telles épreuves. Dès qu'ils avaient été sûrs de ne plus se faire surprendre par les parents de Seamus, ils s'étaient rejoints au garage, profitant de leur intimité pour soulager toutes leurs tensions.

Et, puisqu'ils étaient allés si loin, puisqu'ils avaient déjà franchi cette limite, ils n'avaient plus eu la force de passer la nuit chacun de leur côté dans cette grande maison. Ils avaient tenté le tout pour le tout et avaient dormi ensemble, priant pour que leurs aînés n'aient pas l'étrange idée de se réveiller avant le lever du jour.

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- « Quelle heure est-il ?

- Cinq heures et demie. Il faut vraiment que j'y aille...

- Hmmpf » bougonna le blond en caressant le torse de Blaise qui retint discrètement un gémissement.

- « T'es pas loyal là, Seams ! »

Le blond secoua négativement la tête en souriant. Il savait que c'était stupide de sa part mais il n'avait aucune envie de le voir partir. Il retraça les lignes saillantes du corps de Blaise qui leva les yeux au ciel avant de laisser un grondement assourdi franchir sa gorge.

Seamus se mordit une nouvelle fois la lèvre, taquin et se retint difficilement de glapir quand il sentit des doigts se saisir de son sexe. Il ne pouvait détourner le regard de cette main, chaude et appliquée, qui s'évertuait à le caresser avec une certaine tendresse.

Rapidement, un gémissement franchit ses lèvres et, avant même qu'un deuxième ne le rejoigne, l'autre main du métis s'écrasa sur sa bouche, l'empêchant d'émettre le moindre son. Le risque d'être surpris à tout moment autant que l'interdit bravé les excitaient au plus haut point.

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Les parents de Seamus, à seulement quelques mètres de cette chambre, pouvaient se réveiller à tout moment. L'adrénaline excitait l'irlandais presque plus que les va-et-vient soutenus qu'exerçait Blaise, d'une main ferme et assurée, gainant étroitement sa hampe.

Le métis le dominait totalement, entravant sa bouche, gênant presque sa respiration, l'empêchant, surtout, d'émettre le moindre son alors que la seule pensée cohérente qu'il arrivait à formuler était qu'il se faisait fourbir dans ce lit où ce qu'il n'avait jamais fait de plus osé n'était que quelques rêves érotiques.

Il perdait complètement la tête, les doigts crispés sur ses draps, le dos arqué et les muscles bandés par une vaine tentative de contrôle de son corps. Rapidement, les sensations furent trop fortes, trop intenses, et il jouit sans même avoir le temps de prévenir son amant.

Avec un sourire proche de la perversion, Blaise caressa son sexe une dernière fois, remontant sur son ventre, jusqu'à sa gorge, étalant sans scrupule sa semence poisseuse sur son torse. Il resserra sa main encore un peu et son regard se fit rieur alors que Seamus menaçait de tourner de l'œil, submergé par cet orgasme fulgurant qui résonnait encore en lui.

- « C'est de ta faute » chuchota le métis. « Maintenant, tu te débrouilles pour nettoyer ton bordel tout seul ».

Il s'éloigna sur un clin d'œil et le blond, l'oreille aux aguets, ne put faire autrement que de se sentir pleinement heureux et comblé. Tout se passait tellement bien entre eux. Même ses parents, qui n'avaient pas la moindre idée de la vraie teneur de leur relation, avaient totalement adopté Blaise.

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Naturellement, pour eux, ils n'étaient que colocataires. Seamus n'avait pu faire autrement que de leur avouer qu'ils habitaient ensemble. Après les fêtes de Noël qu'ils avaient passées dans le Comté de Cork, l'irlandais ne pouvait simplement pas continuer à mettre Blaise dehors à chacune des visites des Finnigan à Londres comme il l'avait fait jusque-là.

Cette rencontre entre ces deux mondes qui se télescopaient s'était tout bonnement trop bien passée pour ne pas profiter de cette aubaine. Il avait hésité longuement, pourtant, avant d'inclure Blaise à ce réveillon familial mais, il n'avait finalement pas pu se résoudre à laisser son amant derrière lui.

Le métis passait cette fête seul depuis de trop nombreuses années et avait réellement besoin de savoir ce que voulait dire un Noël en famille. Seamus n'avait eu aucun mal à convaincre ses parents de l'accepter. Les Finnigan n'avaient qu'un fils mais adoraient voir leur maison regorger de monde. Souvent, ils invitaient tous les voisins du patelin à venir à toute heure de la journée et ils ne fermaient jamais leur porte à clé.

Dès que Blaise avait franchi la grille, les parents de Seamus s'étaient tout de suite montrés amicaux. Abigail l'avait serré dans ses bras comme si elle l'avait toujours connu et son époux avait planté une chope de bière dans les mains du métis en lui claquant le dos.

Blaise, décontenancé, avait même bafouillé avant de retrouver son aisance et son bagout habituel. La soirée avait été chaleureuse, pleine de rires et de bonne ripaille résolument locale. Les garçons s'étaient endormis sereins, malgré la frustration de ne pouvoir partager leur chambre et Seamus avait eu l'impression de respirer à nouveau, apaisé.

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Il n'avait pu s'empêcher de continuer à intégrer Blaise aux rencontres familiales et, quand ils voyaient ses parents, ils s'amusaient à raconter leurs anecdotes de colocataires et leurs virées entre potes, n'hésitant pas à faire quelques remarques déplacées au passage de jolies filles, continuant à donner le change avec aplomb.

Les Finnigan ne se montraient ni gênés, ni dérangés par l'omniprésence de Blaise. Au contraire. Ils étaient curieux de mieux le connaître, n'hésitaient pas à le houspiller pour un oui ou pour un non et l'exhortaient à conseiller leur fils pour qu'enfin il trouve chaussure à son pied.

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Seamus était réellement heureux qu'ils s'entendent si bien. Il ne s'attendait évidemment pas à tomber de haut, aussi rapidement.

Il avait tenté de nettoyer les dégâts de son réveil crapuleux d'un coup de baguette magique mais il n'arrivait jamais à totalement ôter l'odeur âcre du sexe. Délicatement, il s'était glissé hors de sa chambre, sans faire de bruit.

Il faisait encore nuit noire et il ne voulait pas réveiller ses parents. Il avait lancé un Assurdiato et avait pris une longue douche, délassant ses muscles, relâchant toute tension, se forçant à écarter toute pensée salace de son esprit.

Toujours aussi discrètement, il avait évité de faire grincer la porte et, pris d'une fringale, il était allé piquer un bout de brioche au beurre dans la cuisine. Il l'avait savourée et s'était à nouveau dirigé vers sa chambre, prêt à se recoucher pour encore quelques heures.

En haut des escaliers, il avait tourné la tête vers la chambre de ses parents, juste une seconde, par automatisme, et cette seconde avait suffi pour qu'il perçoive un filet de lumière s'échappant du bas de leur porte.

De bonne humeur, il avait voulu vérifier qu'ils étaient tous deux réveillés et que ce n'était pas, seulement, les premiers rayons de soleil qui filtraient. Il était encore tôt mais, plein de bons sentiments, il avait envie de profiter de sa famille.

Il s'était approché doucement de leur porte, évitant instinctivement la troisième latte du plancher depuis le mur de gauche qui grinçait toujours horriblement. Il avait posé sa main sur la porte et, n'entendant que des chuchotements indistincts, avait tendu l'oreille.

Il n'avait jamais espionné ses parents mais c'était comme si une force supérieure lui indiquait de le faire, au lieu d'entrer directement dans leur chambre avec sa brusquerie habituelle. Jamais cette idée ne lui était venue à l'esprit avant ce jour, pourtant.

Il avait alors collé son oreille au panneau de bois et, avant même qu'il ne comprenne un seul mot prononcé dans cette pièce, il avait senti les battements de son cœur s'emballer.

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- … louche, quand même » chuchotait son père.

- Tu crois ? Il paraît que ça se fait beaucoup chez les étudiants. Tu sais, pour faire des économies.

- Chez nous, pas chez vous » s'agaça-t-il toujours à mi-voix. « Vous, les sorciers, vous n'avez pas ce genre de problème ! Et puis, ce n'est pas toi qui m'as dit que les Zabini étaient une des familles les plus riches de Grande-Bretagne ? Ils triment pas pour payer leurs études ! Ils ont un beau train de vie »

- …

- Abi, je te dis que c'est louche. Ils ne sont pas dans le besoin. Et entre nous, il n'y a aucune raison que deux jeunes hommes dans la force de l'âge vivent sous le même toit.

- Tu vois le mal partout. » Assura la mère de Seamus. « Ils s'entendent bien et ils n'ont pas envie de vivre seuls, c'est tout. Ça ne veut pas dire... enfin... tu sais...

- Justement. Qu'est-ce qu'on en sait, hein ? Ça fait combien de temps qu'il ne nous a pas parlé d'une copine ?! Hein ?! Et Dean ? C'est son plus vieil ami. Pourquoi il vit avec celui-là dont on n'a entendu parler ni d'Eve, ni d'Adam, et pas avec Dean, si y'a pas un truc de louche ? Tu veux mon avis ? Il essaye de nous endormir !

- Camall [2] ! Tu n'crois quand même pas... »

Derrière la porte, Seamus n'osait plus bouger. Il écoutait ses parents chuchoter de moins en moins discrètement et son cœur battait à mille à l'heure. Il ne s'attendait pas à ce qu'ils aient des soupçons aussi vite. Il ne s'attendait pas, en fait, à ce qu'ils aient des soupçons tout court.

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En leur présence, Blaise et lui ne se touchaient jamais. Ils ne se frôlaient même pas. Rien, dans leur langage corporel ne pouvait laisser penser qu'ils avaient une relation charnelle. Ce n'était tout bonnement pas possible. Par contre, il ne pouvait nier que leur complicité avait pu les trahir.

Ils étaient ensemble depuis si longtemps déjà et partageait le même appartement depuis tellement de mois que tout coulait de source entre eux. Lorsqu'ils cuisinaient, ils s'harmonisaient sans un mot, Seamus épiçant les plats et Blaise l'empêchant de mettre le feu à la cuisine.

Quand ils relataient une histoire leur étant arrivée, ce n'était jamais celui qui avait commencé à l'évoquer qui achevait de la raconter. C'était bien une foutue habitude que de terminer les phrases de l'autre !

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- « … devrais peut-être lui poser la question, tout simplement, tu ne crois pas ?

- Pour qu'il nous mente ? S'il te plaît, Abi, ne soit pas si naïve ! Il sait très bien ce qu'on en pense !

- Qu'est-ce que tu veux faire alors ? Il n'a plus l'âge qu'on lui interdise de fréquenter qui que ce soit. De toute façon, depuis l'histoire Potter, il a plutôt tendance à faire l'inverse de ce qu'on lui dit de faire...

- On va lui présenter des filles. Je le lâcherais plus tant qu'il n'y aura pas une femme dans sa vie... Sérieusement, Abi ! Qu'est-ce qu'on a raté avec lui ?

- Je ne sais pas, Camall. Je ne sais pas... Tu avais raison. On n'aurait jamais dû l'envoyer à Poudlard. C'est forcément là-bas qu'il a été influencé. Tu sais, avec...

- Va savoir ce que le vieux Dumbledore leur a fait à ces gamins ! Comment un pervers de cette espèce à bien pu finir Directeur d'école, je me le demande. C'est forcément lui qui leur a insinué ses idées dépravées. Qui sait s'il ne les a pas...

- Oh, tais-toi, Camall. Ne va pas dire des choses comme ça... Mon Seamus...

- Ne t'inquiète pas. Je ne le laisserais pas tomber. On le sauvera. Ne t'inquiète pas. »


Verdict ?! Au début, vous avez cru un p'tit peu que y'avait anguille sous roche avec un ou une autre que Blaise ? Rho, allez ? Un avis pour la suite ?

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Abi [1] Camall [2] : Prénoms fictifs des parents de Seamus, vous l'aurez compris... Allez, j'vous fait une longue note sur les origines de ces prénoms... (à lire ou pas selon vos envies) ...

Le prénom Abigaïl est d'origine hébraïque mais très répandu dans les pays anglo-saxons et notamment en Irlande. Deux significations s'opposent sans être totalement antinomiques, « la joie de son père » et « ma joie est en Dieu » (enfin, à la louche). Dans la Bible, elle est l'épouse d'un marchand fortuné, Nabal et, après sa mort, devient la seconde épouse du roi David, dont elle partage le goût du voyage et de l'errance.

Le prénom Camall est Irlandais. Dans les légendes celtiques et druidesques, Camall et Gamal étaient gardien des portes de Tara, sous le règne de Nuada (« roi des dieux » celtique surnommé Airgetlam, celui au Bras d'Argent). Tara est le centre mythique de l'Irlande, résidence des Ard ri Érenn (les souverains de l'île, Ard ri peut être traduit par « roi suprême », Érenn vient de la déesse Ériu, elle-même personnification de l'Irlande). Camall est généralement considéré comme un personnage faux, tordu.

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