[MàJ Août 2021]
Note de l'autrice : Bonsoir vous... Bon, on dirait bien que la pression est montée d'un cran, dans la storyline du chapitre précédent... Remballez vos envies de meurtre, on fait une courte pause pour s'intéresser à l'histoire naissante de Pansy et Harry qui étaient bien croquinous la dernière fois qu'on s'était intéressés à eux... Brèfle... On y va ?!
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Au risque de me répéter, merci à vous de vous intéresser à cette histoire et surtout, évidemment, de commenter, ce qui est toujours motivant (même si mon syndrome de la page blanche s'arrange pas vraiment...
Avant de passer à la suite un RàR (Star L) ici : https (deux points slash slash) www (point) fanfiction (point) net (slash) topic (slash) 237726 (slash) 186030960 (slash) 1 (slash dièse) 186030960
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Bonne lecture et à très vite !
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Chapitre 51 – Pansy
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ELLE A ÉCHAPPÉ AU PIRE, POTTER EST FOU !
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Stupeur depuis quelques jours alors que nous apprenions d'un informateur anonyme que Ginny Weasley, cadette d'une des fratries les plus unies de notre communauté, a été victime de la violence et de la folie de son compagnon d'alors, Harry Potter.
Faut-il réellement nous étonner de la violence domestique de ces hommes célèbres encore et toujours protégés par leur statut et leur supposé talent ? A quel point cette violence, presque criminelle, aurait pu coûter la vie à notre jeune sportive, sans que quiconque n'ait rien pu soupçonner. Notre informateur nous a livré des détails édifiants.
Cette scène s'est passée quelques jours seulement après la fausse-couche de la jeune Weasley, événement tragique dont nous ignorons encore si la cause en était, déjà, les accès de violence de Potter.
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La violence morale était quotidienne. Elle se sentait en dessous de tout, jamais à la hauteur de l'Elu. Insidieusement, il lui faisait comprendre qu'elle ne valait rien, qu'elle ne méritait pas un homme tel que lui. Je suis d'accord, elle méritait mieux. Le pire est sûrement survenu ce jour où le cap du harcèlement moral a été franchi. Un soir, il est rentré et l'a littéralement agressée. Je passerai sur les détails les plus immondes de l'agression physique et, j'ose à peine le dire, sexuelle, qu'elle a subi.
Le lendemain, elle s'est rendu compte que ses bras et ses jambes étaient complètement tuméfiés. Elle a eu de la chance dans son malheur. Elle aurait pu y laisser beaucoup plus. Potter est fou. Tout le monde le considère comme une icône, un exemple mais, lorsqu'il rentre chez lui, il fait des choses horribles. C'est un être nuisible qui ne mérite même pas le qualificatif d'humain.
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Qu'en est-il réellement ? Nous enquêtons avec minutie mais les deux concernés refusent toujours nos sollicitations. Si l'Elu réfute tout bonnement les témoignages que nous avons récoltés, Ginny Weasley ne dément ni ne confirme.
Nous tendons à penser que qui ne dit mot consent. Et vous savez tout autant que nous à quel point une femme bafouée et réprimée préfère se taire au risque de provoquer de nouvelles violences.
Trop longtemps, la jeune Ginny Weasley a subi l'emprise de son compagnon, aussi séduisant que violent. Alors que, en apparence, la vie souriait à cette femme, elle a en fait vécu un calvaire.
Saurons-nous, un jour, à quel point leurs querelles d'amoureux ont-elles mal tournées ?
A quel point continuerons-nous à fermer les yeux face à ces atrocités domestiques, pardonnant ces ignominies sous le prétexte qu'elles ont été perpétrées par un « grand homme » dont le statut ne devrait nullement minimiser ces égarements qu'on condamnerait avec la plus grande fermeté chez un quidam.
Combien de temps porterons-nous encore cette virilité triomphante portée par la divine célébrité ?
Au fil de nos articles, suivez nos révélations !
Mathilda Tordenoy, Reporter Spécial pour le Daily Sorcerer.
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Pansy fut parcourue de frissons jusqu'à l'épine dorsale en refermant le journal. Ce type d'articles résonnait en elle parfaitement. Pas parce qu'ils concernaient Harry. Non. Parce qu'elle avait déjà eu l'occasion d'entrevoir ce qu'une femme ressentait en étant maltraitée par un homme.
Oh, évidemment, elle n'avait jamais été battue. Elle n'avait jamais reçu de coup, pas même de gifle. Mais combien de fois Théo ne l'avait-il pas saisie par le bras tellement fort qu'il y avait imprimé la marque de ses doigts ? Et Terence ? N'avait-il pas trouvé amusant de lui agripper la nuque en lui tirant les cheveux cette seule et unique fois où elle s'était glissée dans ses draps ?
Non, les rares expériences de Pansy n'étaient ni les plus douces, ni les plus romantiques. A part peut-être avec Harry, justement. Et c'était en partie parce qu'il semblait s'adapter si parfaitement à elle qu'elle tremblait d'effroi en lisant ces horreurs débitées dans les journaux.
Ne disait-on pas qu'il fallait se méfier de l'eau qui dort ? Harry n'était-il pas connu et reconnu, justement, pour ses violentes colères ? Avec lui, avec toutes ses rumeurs qui commençaient à courir, elle ne savait simplement plus sur quel pied danser.
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A chaque fois, revenait cette impression de n'être qu'une enfant propulsée dans un monde qui n'était pas pour elle, à courir toute la journée parce qu'elle avait eu un bébé sans personne à ses côtés. Ses doutes qui ne la quittaient plus et tournoyaient dans son esprit la poussaient à défaire encore et toujours son lit seule, le soir venu.
Et pourtant. Pourtant Harry était là. N'attendant que d'être avec elle. Bienveillant et prévenant. Leur histoire pouvait être idyllique si seulement elle s'autorisait à lâcher du lest mais, à peine s'y était-elle préparée que la presse s'était mise à se repaître de ces histoires sordides.
Ces articles immondes se succédaient depuis plus d'une semaine dans les colonnes de Sorcière Hebdo et du Daily Sorcerer. Harry n'était pas un saint. Loin de là. Il était impulsif et caractériel et, pourtant, elle ne pouvait se résoudre à croire totalement à ses allégations.
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Lorsqu'ils s'étaient embrassés, Harry n'avait rien forcé. Rien. Il était allé à son rythme, acceptant pendant plusieurs semaines que leurs sorties ne se concluent que sur un baiser plus ou moins chaste. Il ne l'avait pas pressé et l'avait laissée mener la danse. Sa cadence.
A chaque nouvelle étape, il abdiquait à chacune de ses volontés et attendait qu'elle l'invite à passer au cap supérieur. Comme pour la première fois où ils avaient partagé leur couche. Elle en gardait un souvenir tout aussi merveilleux qu'édifiant et rougissait encore en y repensant.
Ils s'étaient retrouvés chez Harry en plein après-midi car, il était, dès le départ, hors de question pour Pansy que son fils puisse tomber, chez eux, sur un homme, fut-il l'Elu lui-même, en plein milieu du salon à son réveil au petit matin.
A peine avaient-ils franchi la porte d'entrée qu'ils s'étaient déshabillés. Vite. Très vite. Quelques minutes de plus et elle s'était étendue sur le grand lit du brun. Là, il avait parsemé son corps de baisers jusqu'à son Mont de Vénus.
Aucun homme n'ayant eu, jusque-là, l'audace d'y poser les lèvres, elle avait glapi de surprise, sans dignité aucune. Elle n'y connaissait rien. Terence était le seul autre homme à l'avoir vue nue. A l'avoir touchée. Une seule et unique fois.
Perdue, elle avait couiné le prénom de Harry et avait tenté de repousser sa tête d'entre ses cuisses. Il avait ri doucement, lui suggérant de se laisser faire et elle avait refusé, en gémissant de honte. Elle pensait que sa bouche n'avait rien à faire aussi près de son intimité. Elle se disait que cet acte était sale et dégradant. Tant pour elle que pour lui.
Harry s'était calmement assis à genoux, entre ses cuisses, et lui avait offert un sourire indulgent. Un sourire qui laissait entendre qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait. Qu'elle n'avait pas idée des plaisirs qui s'offraient à elle. Ignorante.
Il avait posé le plat de sa main sur son bas-ventre et avait fait glisser son pouce de sa toison brune à ses lèvres humides. La voix de Pansy s'était éteinte alors qu'elle se perdait totalement dans les yeux noirs de désir de Harry.
D'une voix douce, il l'avait invitée à se détendre, à clore ses paupières et à se concentrer sur ses sensations. Il lui avait fait promettre de l'arrêter encore s'il allait trop loin ou si elle ne prenait pas de plaisir. Elle n'avait eu qu'à se laisser guider.
Elle avait consenti, toujours aussi gênée mais un peu moins horrifiée. Il savait se montrer convaincant. Tous les gestes de Harry étaient précédés d'indications. Il s'amusait, de sa voix rauque, à lui décrire tout ce qu'il comptait lui faire et elle ne pouvait que plisser fortement ses paupières à ce qu'elle trouvait aussi indécent qu'excitant et contractait ses muscles d'anticipation.
Son argumentation et ses démonstrations étaient parfaites. Harry lui embrassait le ventre, en papillonnant et, chemin faisant, avait glissé un doigt en elle. La respiration de Pansy s'était accélérée à mesure que le rouge lui montait aux joues.
De la pointe de la langue, il s'était dirigé à nouveau vers sa toison et, ôtant son doigt de ses chairs, avait agrippé ses cuisses. « Tu es prête ? ». Attisée, elle n'avait plus osé dire non, de peur de ne plus ressentir ces vagues qui montaient en elle.
Elle avait glapi à nouveau en sentant sa bouche sur son sexe. La sensation était étrange. Ce souffle chaud sur son intimité, ces mains malaxant ses cuisses, cette langue mouillée sur sa peau. Elle n'arrivait pas à s'empêcher d'imaginer la scène, derrière ses paupières closes.
Elle se représentait le chemin que prenait l'appendice buccal de Harry, les coins inexplorés où il s'insinuait. Elle ne s'était, elle-même, jamais réellement touchée. Elle n'avait qu'une vague idée de cette partie de son corps et n'y voyait rien d'attirant ou de glamour.
Elle commençait, tout juste, à imaginer ce à quoi ressemblait son corps. Elle se sentait ridicule. Elle était censée savoir, Par Salazar. Elle avait donné la vie. Pourtant, pour la toute première fois, elle comprenait ce que le désir charnel signifiait.
Elle percevait, enfin, l'intérêt de ces lèvres entre ses cuisses. De leurs plis et de leurs replis. Elle rougissait plus que jamais en sentant ces mêmes lèvres gonfler sous les assauts de la bouche de Harry.
Une seconde plus tard, elle se sentait à nouveau horrifiée, imaginant son amant écœuré par l'odeur de sa cyprine au mieux, le goût de son corps au pire. A nouveau, elle avait posé une main dans la tignasse du brun, prête à le repousser.
Avant même qu'elle n'ait eu le temps d'agir ou d'y réfléchir, il avait insinué brusquement sa langue dans son corps, dans un simulacre de pénétration. Elle n'avait pu que s'accrocher plus fort à ses cheveux, accompagnant ses mouvements, ses hanches froissant les draps et son souffle se coinçant dans sa gorge.
Bon Sang de Licorne. Elle avait ouvert grand les yeux, tentant de respirer normalement sans y parvenir pour autant. Elle n'avait jamais rien ressenti de la sorte. Il enfonçait sa langue chaude encore et encore et, enfin, elle ne percevait plus que du plaisir. Brut.
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Un nouveau gémissement s'était bloqué lorsqu'il avait léché, à nouveau, scrupuleusement son sexe, s'attardant çà et là, jusqu'à son clitoris dont il s'était délecté. Tout à son œuvre, il l'avait embrassée, l'avait mordillée, frôlant ses lèvres intimes, la suçotant à tel point qu'elle en avait perdu la notion du temps.
En réalité, elle avait presque été frustrée lorsqu'il avait abandonné son intimité et était remonté, en baisers mouillés, le long de son corps jusqu'à sa bouche. Elle n'avait pu s'empêcher de le renverser, se frottant lascivement à lui, plus que prête à l'accueillir et, lorsqu'elle l'avait embrassé, goûtant sa bouche pleine de cette nouvelle saveur acide, il l'avait possédée aisément d'un coup de hanche.
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Cette première fois avec Harry était réellement comme une toute première fois. Avec Terence, son plaisir n'avait pas compté. Elle avait eu un peu mal et s'était tout autant ennuyée. Là, elle avait ressenti tant de choses qu'elle ne pouvait l'exprimer. Chaque seconde avait compté.
Elle n'arrivait même pas à contrôler son corps, ses mains s'agrippant au torse du brun, sa tête basculant en arrière, ses hanches ondulant au rythme de leurs gémissements. A un moment, elle avait eu envie de crier si fort qu'elle n'avait pu s'empêcher de planter ses ongles dans le torse de Harry.
Il s'était redressé si rapidement qu'elle avait presque été surprise de sentir leurs poitrines si étroitement collées. Il avait glissé un bras dans le dos de la brune et, en moins d'une seconde, l'avait fait basculer en arrière.
Pansy avait senti son dos s'enfoncer agréablement dans le matelas, au rythme de leurs coups de reins. Il s'était alors attardé d'une main sur ses flancs et avait saisi sa cuisse, l'invitant à relever sa jambe.
En élève appliquée, elle s'était exécutée et leur corps à corps s'était fait plus puissant, plus profond. Elle en avait oublié de respirer et la tête lui avait tourné. Elle n'avait jamais eu l'impression d'avoir l'esprit aussi vide et aussi plein en même temps et elle en redemandait.
Quand il avait attrapé ses poignets pour remonter ses bras au-dessus de sa tête, elle ne s'en était même pas aperçue. Elle avait simplement senti ses coups de reins se faire plus forts, plus sauvages, plus nerveux.
Elle s'était laissée guider, lascive, comblée, chamboulée par ses nouvelles sensations qui la parcouraient. Les derniers instants, bruts et sincères étaient probablement ceux qu'elle avait le plus appréciés. Leurs corps dansaient et elle voyait des étoiles.
Il était doué. Tellement doué que, lorsqu'il s'était retiré, elle n'avait pas eu envie de courir sous la douche, cette fois. Elle n'avait fait que rire, doucement, en caressant le dos moite de Harry, leurs jambes étroitement emmêlées.
Elle était bien incapable de se rappeler du nombre de fois où ils avaient recommencé, depuis. Ils aimaient trop faire l'amour ensemble pour y faire attention mais, ce qu'elle savait, par contre, c'était qu'à chaque fois, Harry était là. Doux, attentif, prévenant, à l'écoute. Toujours, même lorsqu'il se perdait dans son plaisir.
Il était présent, pour elle, et elle n'avait plus peur d'elle-même. Elle apprenait à connaître son corps, elle supportait ses sécrétions corporelles, elle comprenait que rien de ce qu'ils étaient ou de ce qu'ils faisaient n'était sale ou honteux, contrairement à ce qu'on lui avait toujours dit.
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Harry, à sa manière, la faisait grandir. Elle s'en était souvent amusée mais, aujourd'hui, elle s'en effrayait. Elle s'en effrayait parce qu'il commençait à prendre trop de place dans sa vie. Elle était bien, trop bien avec lui.
Elle se laissait trop aller à ses côtés. Hier encore, elle avait été à deux doigts de l'autoriser à dormir chez elle. Hier encore, elle avait eu envie de croire aux contes de fées, ceux dont elle se moquait dans son enfance.
Depuis toute petite, rêver d'amour, de coup de foudre ou de tourbillons de sentiments lui avait été interdit. Même pas interdit, finalement. Ce n'était simplement pas une option envisageable. L'amour fou, la passion, n'existaient pas réellement. Ce n'était qu'une invention d'hommes et de femmes en proie à l'ennui.
C'était ce qui lui avait été inculqué et elle y avait cru dur comme fer. Ses expériences allaient toutes dans ce sens. Elle s'était refusée à rêver à cette folie amoureuse sans condition, envers et contre tout. Harry avait commencé à la faire flancher.
Elle s'en rendait compte, plus que jamais, mais elle ne pouvait se permettre de faire d'erreur. Il y avait trop en jeu. Beaucoup trop. Elle savait qu'en laissant le Survivant dormir chez elle, en un rien de temps, Ashley l'adopterait définitivement.
Il l'adopterait et se mettrait à l'appeler Papa. Ils s'habitueraient à lui, vraiment, et oublieraient de se débrouiller seuls. Elle oublierait. Elle n'élèverait plus son bébé toute seule. Elle se mettrait à compter sur quelqu'un d'autre.
Un autre qui serait là pour changer les couches, équilibrer les purées et s'occuper du biberon de seize heures. Elle ne pouvait pas se laisser aller à un tel risque. Si les rumeurs qui couraient sur Harry s'avéraient exactes... Rien ne serait plus jamais pareil.
Si cela devait arriver, elle en serait dévastée. Elle le savait et elle était prête à s'en faire une raison. Elle se savait capable de s'en remettre. Elle pouvait tout endurer, tant qu'elle avait son fils mais, justement, elle ne savait pas comment lui le vivrait.
Elle ne pouvait pas se permettre qu'il s'effondre. Il en était hors de question. Pansy ne pouvait pas commencer à compter sur une autre personne. Surtout pas. Elle voulait, elle devait, s'en sortir seule.
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Alors, alors, que pensez-vous de cette nouvelle immersion dans la caboche de la p'tite brune de Serpentard ? Et de son avenir avec Riri ? Et de ce tollé journalistique ? Mais qui a apporté ces outrageux zé mystérieux témoignages ? Vous le saurez au proch... euh, je m'égare...
Verdict ?!
