[MàJ Août 2021]
Note de l'autrice : Bonjour à tou•te•s ! Alors, rassuré•e•s pour notre p'tite Gin' ? Mais pour combien de temps ?... En tout cas, j'pensais que son prétendant serait un peu « obviously » mais finalement, d'après les quelques retours que j'ai eu, pas tant que ça ! C'est chouette ! Mais vraiment, vous n'avez aucuuune idée ?!
C'pas grave, on passe tranquillement à la suite avec notre Blaisouille... à qui il arrive des cou****s... Comme d'hab, quoi...
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Avant de passer à la suite, je vais à nouveau vous remercier pour vos reviews et comme toujours vous inciter à continuer à commenter, critiquer, tout ça... C'est toujours aussi bon !
Avant de passer à la suite, les p'tites RàR anonymes (Brenda, MMalfoy 34, Lida) sont ici :
https (deux points slash slash) www (point) fanfiction (point) net (slash) topic (slash) 237726 (slash) 186030960 (slash) 1 (slash dièse) 186030960
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Bonne lecture et à très vite !
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Chapitre 58 – Blaise
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- « Maître Zabini ? Madame votre mère vous fait quérir au Manoir ! » Couina la voix aiguë de Desdemonia.
Blaise soupira lourdement et la suivit. La petite Elfe attitrée de Lady Zabini ne s'écartait que rarement des murs de la demeure familiale et, si elle avait pris la peine de faire le déplacement jusqu'à la Dépendance, l'affaire devait être importante.
Il ôta quelques résidus de cendres de sa veste, vestige de son dernier voyage par Cheminette et ajouta la corvée de nettoyage de son âtre à la liste de tâches qu'il préparait mentalement pour Luigi. Son Elfe ne se foulait clairement pas ces derniers temps mais il ne pouvait lui en tenir rigueur. Lui-même n'était jamais là plus de quelques minutes par jour.
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Le jeune Lord fit craquer ses doigts en passant la porte du Manoir et fourra ses poings dans les poches de son pantalon, redressant les épaules, relevant la tête et se dirigeant souplement vers sa mère qui l'attendait, élégamment installée sur une banquette romaine en bois doré, recouverte de velours tacheté léopard.
Il ne se souvenait plus quand cette lubie lui avait pris mais, au fil des ans, sa mère avait fait de cette pièce le Salon de la Chasse. Les hautes chaises qui encerclaient la table avaient d'abord été repiquées de peaux de dragons.
Elle avait opté pour des Boutefeux Chinois dont les écailles étaient d'un rouge incandescent. Au fond de la pièce, à l'écart de la cheminée, elle avait ensuite enfermé un Malagrif tacheté dans une bulle invisible avec quelques plants verdoyants.
Un des jeux favoris de Lady Malefoy lors de certaines de ses réceptions consistait à lâcher l'animal au milieu des convives. Le premier qui se faisait mordre était évidemment le perdant, s'attirant malchance et désolation pour une période indéterminée.
Parfois, elle en profitait pour marchander à prix d'or une des fioles de Felix Felicis qu'elle gardait toujours en réserve mais, seulement lorsqu'elle appréciait un tant soit peu le convive touché.
Dans un autre coin de la pièce, se tenait un Botruc empaillé et divers tapis en poils d'ours étaient disposés çà et là. Des plumes de Phoenix décoraient les bougeoirs et Blaise refusait encore de savoir ce qu'était advenu du reste de la licorne estropiée dont l'appendice argenté trônait sur la cheminée.
Définitivement, il détestait cette partie du Manoir.
- « Mère ?
- Ah ! Blaise ! Te voici enfin ! Desdi, laisse-nous ! »
La petite Elfe s'inclina, raclant le sol de son trop long nez, au geste nonchalant que lui adressa Lady Zabini. Elle ferma, non sans mal, la lourde porte en chêne parée de dorures et gravée aux armoiries de la famille.
La mère de Blaise l'invita, d'un tapotement doux du plat de la main sur la banquette, à venir la rejoindre. Il accéda évidemment à sa requête silencieuse, non sans lui adresser une légère révérence. Elle le couva du regard, lui offrant un sourire bien trop tendre pour être honnête.
- « Mi Amor ! Je viens de recevoir la réponse des Perks à ta demande ! » s'exclama-t-elle en caressant le genou de Blaise d'une main légère. »
Décontenancé, il fronça les sourcils.
- « A quelle demande faites-vous référence, Mère ? »
Elle chassa l'air de sa main en riant doucement, comme s'il lui jouait une de ces farces adorables, apanages des enfants.
- « Sally-Anne et toi officialisez vos fiançailles samedi prochain » Affirma-t-elle, réjouie.
Perdant pied, il ouvrit fort inélégamment la bouche, les mots se bousculant et se bloquant tout autant dans sa gorge. Lady Zabini perdit son sourire.
- « Tu m'as très bien comprise, Blaise. » Elle cessa sa caresse et serra fortement le genou de son fils. « Vous allez vous fiancer le week-end prochain et tu seras le plus heureux des jeunes hommes de l'assemblée ».
Il avala difficilement sa salive et observa la main de sa mère. Son cœur bondissait hors de sa poitrine. D'un geste brusque, il se leva, maîtrisant sa voix autant que possible. Il ne put toutefois s'empêcher de prendre un ton d'un ours, grondant sourdement.
- « Je refuse d'épouser Sally-Anne, Mère. Vous n'aviez aucun droit de prendre la liberté d'officialiser cette relation !
- Mi Amor... » Le provoqua-t-elle d'une voix amusée. « Tu oublies que je suis ta mère. J'ai tous les droits... Tous. »
Elle se leva tandis que Blaise s'exhortait à respirer doucement. Elle ne pouvait cependant ignorer la sorte de démangeaison qui envahissait son fils. Elle n'avait probablement aucun doute. Si elle n'avait pas été sa mère, il aurait déjà sorti sa baguette, si ce n'était tout bonnement ses poings.
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Son fils avait, en effet, les plus grandes difficultés à ne pas céder à cette pulsion qui le prenait. Son corps était si tendu par cette envie de violence qu'il en ressentait des crampes dans les bras et les jambes. Il s'empêcha de grimacer davantage lorsque Lady Zabini se posta devant lui et susurra, bien trop dangereusement.
- « Ce jeu du chat et de la souris a assez duré, Blaise. Ma patience a des limites.
- Je refuse. » Contra-t-il dans un chuchotement. « Je ne l'épouserai pas. »
Elle agrippa son épaule et reprit d'une voix doucereuse.
- « Mais, tu n'as pas le choix, Mi Amor ! A quoi t'attendais-tu ? Pensais-tu réellement que je te laisserais te fourvoyer jusqu'à la fin des temps ? »
Il ouvrit la bouche et avant qu'il ne prononce le moindre mot, elle enfonçant ses doigts dans sa peau, resserrant sa prise.
- « Je t'avais prévenu, Blaise. Mon fils ne sera pas la catin d'un moins que rien. Tu épouseras la petite Perks, de gré ou de force. Tu le sais. Il est inutile de lutter. »
Il sentit un gouffre s'ouvrir sous ses pieds. Un gouffre immense, sans fin. Il avait l'impression de tomber et sa chute était infinie, inéluctable et incontournable. Il en avait presque le tournis.
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Blaise fixait sa mère, les yeux dans les yeux, n'essayant même plus de maîtriser sa colère. Il voulait qu'elle sache à quel point il la méprisait, en cet instant. Il voulait qu'elle comprenne qu'il n'avait qu'une envie, enserrer sa gorge jusqu'à la voir suffoquer.
Cette folle envie était si intense qu'il en ressentait des fourmillements dans les doigts. Il ferma les yeux, inspirant aussi longuement que posément et le simple fait de ne plus voir son regard trop sombre lui permit de retrouver un semblant de calme.
Il se sentit stupidement prêt à s'opposer à elle. A lui dire non. Un non franc et massif. Il savait qu'il était inconscient de sa part de la provoquer mais, il pouvait le faire. Il devait le faire. Il ne voulait pas la craindre toute sa vie.
A peine ouvrit-il la bouche qu'elle rapprocha encore davantage leurs visages.
- « Tu ne me défierais pas, Mi Amor ? Tu n'oserais pas ? »
Blaise perdit toute contenance. Il n'était pas prêt, finalement. Il n'était pas prêt à savoir ce dont elle était réellement capable. Il ne voulait pas savoir ce qu'elle sous-entendait dans ses menaces à peine voilées.
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Des rumeurs au sujet de Lady Zabini, il en avait entendu toute sa vie durant. Enfant, il s'était souvent battu pour la défendre. Il espérait ses attentions et il les avait eues. Davantage que Ornella, en tout cas.
Adolescent, il avait joué de la réputation de sa mère. Il n'avait plus cherché à la défendre et s'était fait craindre à son tour puis, progressivement, il avait fini par soupçonner que les bruits de couloirs qui circulaient à son sujet étaient nés quelque part.
Il n'avait pu éternellement s'aveugler. Il y avait trop de coïncidences, trop d'étrangetés, pour qu'il persiste à se leurrer. Depuis, il était intimement convaincu qu'elle n'avait jamais reculé devant quoi que ce soit pour atteindre ses objectifs.
Pas plus qu'elle ne refusait ce qui pouvait potentiellement l'enrichir davantage. Qu'elle se permette de le menacer, lui, son fils, la chair de sa chair, était la goutte d'eau de trop. A cet instant, il n'avait plus eu de doute.
De près ou de loin, elle était responsable de tout ce qui s'écroulait autour de lui. C'était forcément elle qui avait participé à détruire Draco. Il ne pouvait en être autrement. Sa mère était un génie en poisons. Il avait déjà de lourds soupçons mais, à cette seconde, tout criait à sa culpabilité.
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Il avala bruyamment sa salive, non sans se demander ce qui serait arrivé à son ami, son meilleur ami, s'il n'était pas intervenu à temps. Après que Hermione lui ait demandé son aide, Blaise avait traqué le blond pendant plusieurs jours.
Les recherches avaient été assez simples, finalement. Draco et Astoria n'avaient pas élaboré de grands plans d'évasion, lui, abruti par ce poison hypnotique, elle, probablement trop sûre d'elle. Ils s'étaient montrés négligents.
Le plus difficile avait été de se procurer la liste non-officielle des résidences secondaires des Greengrass. Ce n'était pas comme si Blaise avait pu directement demander à Daphné. Il n'avait pas eu le temps d'évaluer s'il pouvait compter sur l'appui de sa camarade ni même s'il pouvait seulement lui faire confiance.
Il avait plutôt opté pour la méthode infaillible qui consistait à graisser quelques pattes au Ministère, passant par des intermédiaires peu recommandables. Il n'avait eu ensuite qu'à suivre les pistes au travers de la Grande-Bretagne.
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Il avait fini par les retrouver en Écosse tranquillement enlacés face à un feu de cheminée. Blaise était resté un peu incrédule devant ce spectacle inattendu qu'il avait observé à travers une des grandes fenêtres de la résidence.
Sans avoir la moindre idée de ce qu'il allait bien pouvoir faire, il était allé toquer à la porte d'une main, serrant sa baguette de l'autre. Un Elfe lui avait ouvert, aussitôt congédié par Astoria qui, craintive, s'était levée dès qu'elle avait entendu le huis résonner.
Lorsqu'elle avait aperçu Blaise, son regard s'était fait furieux. Elle ne s'attendait pas à être dérangée aussi vite. Elle n'avait même pas pris la peine de se forcer à sourire. Elle lui avait dit de partir, d'une voix sourde, pointant l'index vers la porte. Il avait refusé.
Elle s'était agacée. Draco l'aimait, il était là de son plein gré, Blaise n'avait rien à faire là. Et avant même que le métis n'ouvre la bouche, le blond surgissait à son tour, glissant un bras autour de la taille d'Astoria, s'étonnant de la présence de son complice en cette contrée reculée.
Calmement, Blaise avait tenté de lui expliquer qu'il était victime d'une machination. Qu'il ne pouvait continuer ainsi. Qu'il devait rentrer. Draco lui avait ri au nez, assurant être sain d'esprit et que s'il était ensorcelé, ce n'était que par l'amour.
Il allait épouser Astoria dans deux jours, quitte à faire fi du protocole. Ils avaient déjà perdu assez de temps en restant éloignés ces dernières années mais ils se connaissaient assez pour savoir qu'ils prenaient la bonne décision. D'ici-là, ils souhaitaient profiter d'instants privilégiés.
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Blaise avait prévenu Draco. S'il ne le suivait pas de son plein gré, il n'allait pas hésiter à l'emmener de force. Il ne pouvait vivre ainsi. Ce n'était pas vrai, ce n'était pas bien. Ils n'étaient pas destinés l'un à l'autre.
Le blond avait une femme qui l'attendait. Une femme qu'il aimait toujours, quelque part, derrière la drogue. Une femme qu'il regretterait rapidement d'avoir abandonnée.
Draco, le regard vide, avait levé un sourcil curieux et Astoria avait sorti sa baguette, lui intimant de déguerpir au plus vite. Les choses s'étaient envenimées. Blaise et la brune s'étaient tenus en joug et le blond avait pris la mouche.
Il n'appréciait pas que la femme dont il pensait être amoureux soit menacée, par qui que ce soit. Il s'était mis à fulminer et avait dégainé à son tour. Sa voix avait sifflé, tranchante. Blaise n'était pas le bienvenu et, s'il ne se reprenait pas, il en paierait les pots cassés.
Ce n'était pas une tapette qui allait lui dicter sa conduite amoureuse. S'il s'amusait à se vautrer dans l'immondice en fourrant sa queue n'importe où, ce n'était pas son cas. Draco se disait écœuré d'avoir ne serait-ce que touché une Sang-de-Bourbe et il ne pouvait que bénir Astoria d'être assez forte pour lui pardonner son odieux comportement. Elle ne l'y reprendrait plus.
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Blaise n'avait pas attendu une seconde de plus. Excédé, il avait stupéfixé la brune, s'autorisant même un sourire en coin lorsque sa tête avait heurté le chambranle de la porte à double battants menant du corridor au salon.
Draco avait tenté de le désarmer mais le métis avait lancé un Protego rapidement. Ils étaient aussi furieux l'un que l'autre et, baguette tendue droit devant eux, ils s'étaient tournés autour lentement, comme dans un avertissement.
Blaise avait ouvert la bouche, présentant à l'avance de courtes excuses et il avait profité du ricanement aigre de Draco à cette demande de pardon pour lui lancer un sort de saucissonnage. Le blond l'avait esquivé et avait répliqué. Sans succès.
D'un Expelliarmus, le métis l'avait alors envoyé valser à l'autre bout de la pièce, cassant deux amphores au passage. Il n'avait pas réussi à récupérer la baguette de Draco. Le blond l'avait agrippée du bout des doigts si fort qu'elle n'était tombée qu'à quelques pas de son propriétaire.
Avant que Blaise n'ait eu le temps de réagir, il l'avait rappelée à lui, énonçant un nouveau sort. Un éclair bleu jaillit de la baguette de Draco et toucha l'arcade du métis, l'aveuglant. Il avait senti comme une lame qui transperçait sa peau.
L'instant d'après, le 'couteau' se fichait dans son épaule gauche et le métis hurlait de rage. C'était le geste de trop. Blaise, sortant de ses gonds, avait foncé sur le blond, lançant un sort d'entrave qui l'assomma presque.
Alors que Draco tentait de se relever, le métis lui avait saisi le bras et lui avait collé un bracelet anti-magie, bénissant, pour une fois, les étranges relations de sa mère qui lui avaient permis d'obtenir aisément cet artefact.
Dans sa colère, Blaise avait serré le poignet du blond si fort qu'il avait laissé la trace de ses doigts sur sa peau pendant plusieurs jours. Il ne se connaissait pas une telle force. Il avait toujours préféré utiliser sa baguette et son intellect. Il n'aimait pas se salir les mains et il n'y avait bien qu'un Malefoy pour l'obliger à agir autrement.
Il n'avait pas réellement pris la peine d'y réfléchir. Une fois Draco entravé, Blaise l'avait ligoté d'un sort, pour faire bonne mesure. Il n'avait voulu prendre aucun risque. Enfin, aucun risque supplémentaire.
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Il avait à peine eu le temps de soulever le corps indolent du blond que l'Elfe de Maison qui l'avait accueilli surgissait précipitamment, effrayé par le bruit. La créature avait hurlé en voyant sa Maîtresse inconsciente et Blaise, sans demander son reste, s'était précipité vers la sortie en courant, priant pour arriver à atteindre la frontière anti-transplanage avant d'être de nouveau attaqué.
Leur rixe n'avait pas dû durer longtemps, pour que l'Elfe n'ait eu le temps d'intervenir plus tôt mais Blaise n'en avait cure. Lorsqu'il avait atterrit dans le Londres Sorcier, il s'était directement dirigé vers Sainte-Mangouste.
La situation le dépassait. Il n'avait pas les compétences pour annihiler le poison qui coulait dans les veines de Draco. Sans même passer par les admissions, il était allé trouver Rockfeller, le Chef-de-Service des Empoisonnements.
Le convaincre d'admettre Draco n'avait pas été bien compliqué. D'autant plus qu'ils se connaissaient de longue date. Il avait, par contre, été obligé par le vieil homme et pour le rassurer, de faire lui-même soigner ses blessures qui n'avaient eu de cesse de saigner abondamment.
Tout juste Blaise avait-il atteint le rez-de-chaussée qu'une escouade d'Aurors l'avait interrogé. Procédure de routine dans le cas d'empoissonnement mais, ils lui avaient donné la migraine. Il avait coopéré. Il n'avait pas vraiment eu le choix.
De toute façon, il n'avait eu aucun scrupule à accuser Astoria. Elle tenait une place centrale dans cette affaire et il aurait voulu qu'elle n'en sorte pas indemne. Malheureusement, les charges avaient trop rapidement été levées contre elle.
Aucune accusation n'avait tenue mais Blaise savait qu'elle était en partie responsable. Et qu'elle n'avait pu agir seule. Elle n'était pas assez douée pour avoir créé un poison de la qualité de celui qui avait touché Draco.
Il n'y avait qu'une poignée de sorciers capable de créer des filtres d'amour modifiant à ce point la conscience d'une personne. Et le blond ne pouvait définitivement pas être considéré comme lui-même lorsqu'il était sous l'emprise de cet élixir.
Blaise s'était refusé à imaginer qu'il ait été un tant soit peu maître de ses actes ou de ses paroles. Jamais le blond ne l'aurait autant blessé volontairement. Ce n'était pas possible. Il avait toujours été son premier soutien. Il ne pouvait pas avoir réellement souhaité le spoiler ainsi. Ce n'était pas possible. Pas lui.
Draco n'aurait jamais pu lui dire ce qu'il avait osé dire dans son état normal. Il ne pouvait pas les avoir prononcés, ces mots odieux qui l'avaient atteint bien plus profondément que les blessures physiques qu'il lui avait assénées.
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Blaise secoua légèrement la tête et inspira profondément pour se remettre les idées en place. Ce n'était plus possible. Toute cette situation n'avait que trop durée. Il s'assit sur la banquette et ferma les yeux, relâchant son souffle totalement.
Lorsqu'il les rouvrit, droit sur sa génitrice, il reprit en empêchant au mieux ses mains de trembler.
- « Très bien, Mère. Samedi prochain. Qu'avez-vous prévu pour ces fiançailles ? »
Elle lui sourit, satisfaite.
- « Je suis ravie de te voir retrouver la raison, mon Trésor. Pour commencer, je pensais... »
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Bon, bon, bon... Voilà, voilà... Verdict ?!
