[MàJ Août 2021]
Note de l'autrice : Bonjour vous ! Vous avez vu ? Je suis très fière de moi, pour l'instant, je continue à tenir le rythme ! Merci les révolutionnaires de la Bastille !
Petit bilan, à ce stade de l'histoire... ça chauffe un peu partout, faut bien le reconnaître... A la limite, il n'y a presque que pour Blaise et Seamus que tout roule puisqu'ils se sont enfuis mais, soyons honnête, la fuite n'a jamais été une solution de longue durée... Qui sait ce qui peut bien leur arriver sur la route ! (Vous stressez, j'espère ;-) )... Même ces pauvres Lunève sont séparés... Si c'n'est pas triste, Mes Aïeux !
Bref, aujourd'hui, nous passons à un chapitre un peu particulier, pas tant dans le contenu que dans la structure qui est écrite en symétrie, et qui laisse la parole à quelques personnages dont je tairais le nom... Vous le saurez bien assez tôt ! Vous m'en direz des nouvelles, en bien ou en mal, d'ailleurs -)
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Avant de passer à la suite, une ch'tite RAR (M Malfoy 34) ici :
https (deux points slash slash) www (point) fanfiction (point) net (slash) topic (slash) 237726 (slash) 186030960 (slash) 1 (slash dièse) 186030960
et toujours un grand, grand merci à tous ceux qui s'arrêtent lire mes gribouilles et des remerciements un peu plus spéciaux à ceux qui prennent le temps de laisser leur trace (oui, y'a des privilégiés ! ^^)
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Bonne lecture et à très vite !
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Chapitre 67 – Chronique du Puffapod's
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Mandy...
Mandy hocha la tête, n'écoutant que d'une oreille le récapitulatif de Hannah concernant leur planning de la journée. Le comportement de la blonde, dernièrement, frôlait l'obsession. D'un inventaire bi-mensuel, elles devaient désormais répertorier leurs produits chaque dimanche.
Les bons de commandes ne se remplissaient pas plus vite, les marchandises s'écoulaient toujours au même rythme mais, au moins, son amie s'occupait... Elle brassait un peu d'air, il fallait le reconnaître mais cela ne lui laissait pas réellement le temps de réfléchir.
Quand elle ne comptait pas compulsivement leurs stocks, elle astiquait toute surface qui lui faisait l'opprobre de passer à sa portée. Le club était si étincelant que Mandy était persuadée qu'elle n'aurait pas besoin de beaucoup d'efforts pour convaincre leurs clients de manger directement sur le sol !
Elle était amie avec Hannah depuis assez longtemps pour supporter ses petits travers. Elle ne s'en offusquait plus vraiment. Elle dodelinait gentiment de la tête mais ne cherchait plus à la convaincre de la vacuité de son agitation.
Pourtant, ce jour-là, un détail retint son attention. En effet, alors qu'elle s'appliquait à approuver silencieusement toutes les petites manies de Hannah, se demandant - tout en essayant de retenir un sourire moqueur - si elle ne risquait pas un torticolis à force de tant d'effort sur les muscles de son cou, elle eut la surprise de voir entrer une petite femme, un peu trapue, entre deux-âges.
Ce qui retint le plus son attention furent ses cheveux. Roux, fouillis, attachés rapidement de deux barrettes posées au-dessus de ses tempes. Elle n'eut aucun doute sur son identité. Il n'existait pas deux femmes comme elle. Molly Weasley.
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Molly...
Molly Weasley était entrée de son plein gré au Puffapod's Grove. C'était bien la première fois qu'elle posait le pied dans un tel endroit. Elle n'avait plus l'âge pour ces bêtises et, elle avait beau avoir entendu tous les moins de trente ans de son entourage vanter les mérites de cet endroit, elle n'avait jamais vraiment été attirée par le lieu.
Seulement, l'heure était grave. Elle ne voulait ni boire jusqu'à plus soif, ni danser jusqu'à l'aube. Non, elle, ce qui l'intéressait, c'était une blonde un peu ronde qui y passait ses jours comme ses nuits. Cette fille, cette blonde, elle n'y avait jamais prêté garde auparavant.
Son plus jeune fils lui en avait pourtant parlé, quelques fois. Molly avait même eu de la peine lorsqu'elle avait perdu sa mère, cette fille trop jeune. Puis elle s'était dit qu'elle n'était qu'une enfant triste de plus dans ce monde grouillant.
Ce n'était qu'assez récemment que cette blonde rondelette était devenue quelqu'un. Hannah. Elle s'appelait Hannah et, si elle était assez importante pour qu'un autre de ses fils ait fini par lui cracher son nom au visage, elle était obligée de la rencontrer. La rencontrer vraiment.
Son fils. Ce fils dont elle ne savait plus que penser. Il était si étrange depuis la mort de son frère. A fleur de peau. Plus le temps passait, moins il digérait. Toujours à la limite de la rupture. Ils avaient besoin de cette fille, pour éviter d'en arriver là.
Cette Hannah était importante pour lui. Molly n'avait pas compris tout de suite mais désormais, elle en était persuadée. Elle ne pouvait pas continuer à regarder son fils d'un œil passif, en espérant qu'il sorte la tête de l'eau. Il allait se noyer. George allait se noyer.
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George...
George avait arrêté de boire. George avait recommencé à boire. George avait laissé Hannah tranquille. George avait encore crié sous ses fenêtres. George avait pleuré. George avait ri. George avait essayé de comprendre, il ne s'était pas compris.
Il avait à peine vu les mois défiler. Il avait suivi son quotidien mécaniquement la plupart du temps. Au début de l'été, il avait pris une bonne résolution. Foutre la paix à Hannah. Il avait réussi. Et elle lui avait souri, un jour.
Il avait replongé. Pas tout de suite, pas violemment mais, il avait recommencé. A trop la voir. A essayer de l'embrasser. Parfois, elle se laissait faire, d'autres fois, elle l'envoyait paître avec pertes et fracas. Il la trouvait inconstante, finalement, cette femme.
Ou peut-être était-ce lui, l'inconstant ?! Il était vrai que, quand il arrivait à être un peu honnête avec lui-même, il ne savait pas vraiment ce qu'il désirait. Il savait encore moins comment il avait osé lui écrire « ça », à la fin de l'été.
C'était fin août. Ou peut-être début septembre. Il n'avait plus vraiment la notion du temps. Cette fois-là, il était tard, il était mal. Il avait pris une plume et il avait vomi, sur son parchemin. Vomi des mots, sans réfléchir.
C'était bien le problème, d'ailleurs. Il n'avait pas réfléchi et, sans même se relire, il avait sifflé sa chouette et l'avait poussée dans le ciel londonien. Il s'était senti si mal qu'il en avait eu de la fièvre toute la nuit. Mais il était trop tard. Elle était partie, sa lettre.
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Hannah...
Sa lettre, elle l'avait reçue au beau milieu de la nuit. Hannah en frissonnait encore en y repensant. Elle avait bien tenté d'ignorer cet oiseau de malheur qui martelait son carreau mais, c'était peine perdue.
Non, elle n'avait pas souhaité la lire, cette lettre dont elle n'ignorait nullement le correspondant. Et pourtant, en moins de dix minutes, elle ouvrait au volatile, détachait la lettre de sa patte gauche et lui offrait des friandises.
Ensuite, elle avait posé l'enveloppe sur une table, s'était assise en face, et l'avait fixée, la tête vide. Elle aurait voulu que Mandy soit là. Qu'elle ouvre ce satané courrier à sa place et qu'elle lui dise si il valait le coup d'être lu. Elle avait vraiment eu peur de ce qu'elle y trouverait.
Peur qu'il l'insulte. Peur qu'il la blesse. Peur qu'il lui dise s'être moquée d'elle tout ce temps. Peur d'avoir la confirmation qu'elle ne méritait pas d'être aimée. Au prix d'un effort à lui donner des sueurs froides, elle avait lâché la lettre des yeux de trop longues minutes plus tard et était partie se recoucher.
Elle avait passé la nuit à tourner et se retourner dans son lit. Elle avait été tellement nerveuse que ses jambes avaient eu des spasmes. Elle avait eu envie de hurler. Elle n'avait pas eu la force d'infliger ses états d'âme à ses voisins.
Elle s'était tue et avait marmonné bêtement dans son oreiller. Elle devait attendre. Elle avait attendu. Au petit matin, elle était partie travailler. Elle avait rangé la cave, qui n'en avait pas besoin et était passé à Gringott's.
Elle avait rencontré Flynn le Forban, le Gobelin en charge des affaires du club et avait passé en revue et mis à jour leur Grimoire de Comptes. Elle ne l'avait lu que le soir venu, cette lettre et, le moins qu'elle ait pu dire, c'était qu'il n'y avait pas mis les formes...
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Une lettre...
Il n'y avait pas mis les formes. Aucune introduction, nulle formule toute faite, pas même un « Chère Hannah ». La lettre de George démarrait de but en blanc par un « C'est trop compliqué » suivi d'un « Je devrais te le dire en face mais, je crois que je ne suis pas assez courageux. En vrai, une plume, un parchemin, c'est plutôt pratique pour se planquer ».
Il avait au moins la décence de le reconnaître mais, malheureusement, cette simple amorce avait suffi à faire craquer Hannah et lui donner l'envie de courir le serrer dans ses bras. Il était rarement aussi sincère. Elle en était systématiquement chamboulée.
George déblatérait ensuite sur ces manquements. Il délirait sur ce qu'il aurait dû faire et il fantasmait sur ce qu'elle pouvait penser. Il était persuadé qu'elle ne pouvait plus le supporter, qu'elle allait définitivement le plaquer là et tracer sa route.
Il disait qu'il la comprenait. Que lui n'avait pas son courage et aurait baissé les bras bien plus tôt. Il connaissait ses propres blocages. En partie. Les galères dans lesquelles il l'entraînait, plus ou moins contre son gré. Il ne savait pas s'il devait s'expliquer.
S'expliquer n'aiderait pas Hannah à le comprendre. Il en était certain, écrivait-il. C'était inutile, il ne voulait même pas qu'elle le comprenne. Il ne voulait pas s'impliquer. Il était terrorisé et, pour la première et unique fois, il osait le noter noir sur blanc.
Il n'était ni gentil, ni romantique, ajoutait-il encore. Il ne savait pas dire les bonnes choses au bon moment et ignorait autant ce qu'il devait faire. Il trouvait plus simple, finalement, de faire des allers-retours, de jouer à faire semblant. Deux pas en avant, un pas en arrière.
Il se refusait à être honnête et sincère, disait-il. Parce qu'il s'y était habitué depuis trop longtemps. Qu'il se croyait seul et qu'il était persuadé d'aimer ça, finalement. Et pourtant. Pourtant, il y avait Hannah. Il ne pouvait pas vraiment se leurrer, avec elle. L'implication était là. Qu'il le veuille ou non. Elle était là, il le savait et c'était ce qui lui faisait mal, désormais. Peut-être plus que l'absence de Fred. Par moment, en tout cas.
Il s'en voulait. Avec elle, il avait l'impression d'être une catastrophe ambulante. Non, ce n'était pas une impression et il crevait de ne pouvoir se sortir cette idée de la tête. Cette situation était merdique. Tout bonnement merdique.
Sa lettre ne s'arrêtait pas là. Il voulait que Hannah l'aide. Qu'elle lui apprenne. A être un homme. Un de ces hommes qui savent être démonstratifs. Qui savent être attentionnés. Il voulait, il pouvait apprendre mais il avait peur.
Peur des gens, du moindre contact physique, de s'attacher, à nouveau, sérieusement. Il lui conseillait, surtout, de partir en courant. Il n'avait rien à lui offrir. Des prises de tête, des soirées ratées, et pas mal d'autres choses bien peu plaisantes.
Il concluait, plus ou moins en reconnaissant qu'il y avait bien longtemps qu'il ne lui était pas arrivé quelque chose d'aussi bien qu'elle, dans sa vie. Il n'aurait, pour rien au monde, souhaité ne jamais la rencontrer. Mais, il n'arrivait pas à gérer.
Il savait qu'il n'était pas à la hauteur. Pas pour une femme comme elle. Il fanfaronnait, il la poussait à se confier, à lui avouer ses sentiments ou, en tout cas, il se donnait l'illusion qu'elle l'aimait mais, lui se sentait incapable de lui offrir la même chose en retour.
Il voulait qu'elle lui dise « Je t'aime » alors qu'il ne savait même pas si il avait déjà prononcé cette phrase. Il était perdu. Cette lettre était totalement décousue. Il voulait tout arrêter. Maintenant. Et il le refusait.
Il ne pouvait pas. Il avait besoin d'elle. Il désirait qu'elle le supporte encore. Encore un peu. Par Merlin, il avait honte de la supplier d'accepter de continuer à souffrir. Elle devait se tirer, vite et bien. Et l'excuser de son indécence. Cette lettre était un sacré bordel.
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Mandy...
C'était vraiment un sacré bordel. Mandy avait vu Hannah débarquer chez elle, livide. Elle lui avait tendu la lettre, cette foutue lettre et elles l'avaient lue, ensemble, dans un silence religieux. Elles n'avaient rien dit. Elles s'étaient simplement serrées fort, comme deux petites filles.
Elles étaient parties se coucher et Mandy s'était collée de tout son long à la blonde, enfermant son trop grand corps dans ses bras trop fins. Elle ne pouvait pas faire beaucoup plus pour son amie. Juste la soutenir un peu.
Elles en avaient parlé, plus tard, de cette lettre. Hannah ne savait pas quelle réaction adopter. Mandy lui conseillait de se tirer. George le disait lui-même. Il n'était pas capable de se mettre à son niveau. Elle méritait mieux.
Hannah l'avait écoutée mais, comme souvent, elle n'en avait fait qu'à sa tête. Elle n'avait pas fermé sa porte au jeune homme. Mais ne lui était pas pour autant tombé dans les bras. Elle avait continué, comme toujours, à être la douce et aimante femme qu'elle était toujours.
George avait attendu, avant de revenir au Club. Son absence avait été remarquée. Peut-être attendait-il une réponse, peut-être espérait-il que la blonde n'ait jamais reçu sa lettre, elles n'en savaient rien. Il était simplement revenu, passant par la petite porte, un air un peu dépité plaqué au visage.
Hannah lui avait sourit, lui avait proposé un verre et avait parlé de la pluie et du beau temps. Et ils en étaient restés là. En surface, en tout cas. Plus profondément, derrière ses sourires, Hannah s'enfonçait.
Elle développait des tocs étranges, sursautait à la moindre main qui se posait par surprise sur son épaule et refusait tout bonnement de parler d'un quelconque Weasley. Forcément, lorsqu'elle vit la femme rondouillarde au sein de son Club, le visage de la blonde se décomposa. A cette seconde, Mandy eut réellement envie de la détester, cette Molly Weasley.
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Molly...
Molly avança à la rencontre de la blonde, peu sûre de ce qu'elle allait dire. Elle ne savait plus trop, finalement, jusqu'où une mère avait le droit d'aller dans les histoires de cœurs de ses enfants. A chaque fois qu'elle s'était impliquée, les évènements avaient pris une tournure surprenante.
Elle avait tenté de séparer Bill et Fleur, lorsque son grand garçon s'était entiché de la française et maintenant, ils étaient mariés, parents de deux magnifiques fillettes et, vu comme les choses étaient parties, il ne faisait aucun doute qu'un autre enfant viendrait rapidement rejoindre les rangs de cette joyeuse troupe.
Molly avait cru en Hermione, la considérant presque comme une seconde fille mais elle et Ron s'étaient séparés. Elle avait espéré, essayé de les rabibocher mais, tout ce qu'elle avait réussi avait été d'agacer son plus jeune fils.
A quoi bon parler de Ginny ? Elle semblait enfin trouver un peu de bonheur mais cette fois-ci, Molly avait pris garde à ne pas intervenir. Elle avait regardé, de loin, l'évolution de sa relation avec Terence, acceptant qu'il courtise sa fille mais, elle ne lui en avait jamais dit ni bien, ni mal.
Elle ne savait pas si sa petite dernière avait fait le bon choix, en se fiançant à cet homme mais elle avait décidé de croire en Ginny. En ses choix. Elle était adulte et méritait un peu de confiance. Même si il lui en coutait énormément. Oui, Molly craignait, en avançant pas à pas vers cette blonde, de gâcher à nouveau quelque chose.
Peut-être que son fils et cette blonde savaient où ils allaient, finalement. Peut-être étaient-ils assez matures pour gérer leurs sentiments. Peut-être était-elle trop vieille pour régenter la vie de ses fils. Mais il était tellement bizarre, dernièrement, son petit George.
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George...
George avait angoissé, anticipant tous les scénarios possibles. Il avait espéré voir Hannah débarquer chez lui, tambourinant à sa porte et l'embrassant avec fougue. Il avait imaginé son poing fondre violemment dans son visage, bleuissant sa joue et lui fracassant quelques dents.
Il s'était, encore, dit qu'elle quitterait peut-être une nouvelle fois le pays ou qu'elle se vengerait en sortant finalement avec Ron. Ou qu'elle lui jetterait un sort qui le maudirait sur quinze générations. Ce n'était pas si grave, il avait déjà prévu de ne jamais avoir d'enfant.
Il avait espéré si fort qu'elle ne l'ait jamais lue, cette lettre. Qu'elle l'ait jetée aussitôt reçue, la laissant se réduire en poussière dans un feu flamboyant ! Mais, ce n'était pas le genre de Hannah. Elle n'était pas de celle qui ignorait les sentiments des autres.
Et finalement, elle l'avait encore surpris. Elle avait fait la seule chose qu'il n'avait pas prévue. Elle lui avait souri. Juste souri, comme elle le faisait si souvent. Pas avec tendresse, pas amoureusement. Ce n'était qu'un de ses sourires sincères qui lui disaient qu'elle était heureuse de le voir.
Il s'était souvent demandé, depuis, comment il était encore possible qu'elle lui accorde cette douceur. Décidément, elle le faisait complètement tourner en bourrique ! Même sa mère en avait eu la puce à l'oreille.
Pourtant, Molly s'était calmée, avec les années. Elle le laissait tranquille depuis longtemps mais, ces dernières semaines, elle l'avait tanné. Pour savoir. Qui était cette fille ? Parce qu'elle savait que ce ne pouvait qu'être une fille. Sa mère n'avait pas élevé six garçons pour rien !
George lui avait crié son nom au visage. « Hannah, Maman ! Elle s'appelle Hannah, et je la déteste ! ». Molly avait rit. Elle l'avait pointé du doigt et lui avait dit qu'il était amoureux. Il avait nié, farouchement.
Il ne lui en avait pas dit plus. Ce n'était pas la peine. Il n'avait rien à dire. Il n'y avait rien entre eux. Presque rien. George avait juste besoin de Fred pour lui indiquer la marche à suivre. Pour l'autoriser à être un peu heureux. Avec elle. Avec Hannah.
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Hannah...
Hannah fut surprise d'apercevoir Molly. Puis inquiète. Elle se dit que, si cette femme avait fait le déplacement jusqu'à cette « antre de débauche », elle ne pouvait venir que pour George. Et si elle venait pour son fils, il devait avoir un problème. Un vrai.
Elle eut peur de devoir aller le voir à Sainte-Mangouste, ou pire ! A Azkaban ! Avec ce Weasley là, il fallait toujours s'attendre à tout ! Il pouvait lui être arrivé n'importe quoi, rien ne pouvait la surprendre quand il s'agissait de lui.
Hannah regarda avec appréhension la femme scruter la salle. Son regard s'arrêta sur elle. Molly Weasley bomba le torse et avança d'un pas décidé à sa rencontre. Mandy arrêta d'ahaner bêtement, s'apercevant finalement qu'elle répondait au silence, Hannah ayant cessé de déblatérer depuis plusieurs minutes.
Elles se collèrent l'une à l'autre, observant la rousse, curieuses. La blonde eut envie de se terrer au fond trou pour ne plus en sortir. Elle sentait que cette femme allait sonner le glas de l'étrange relation qu'elle entretenait avec son fils. Elle ne savait pas pourquoi elle avait un aussi mauvais pressentiment mais, elle en frissonnait presque.
Pourtant, le visage fermé de la mère de George s'éclaira lorsqu'elle lui serra la main, la saluant amicalement. Elle lui demanda de lui raconter, dans le détail ce qu'elle avait bien pu faire pour charmer son rejeton et le rendre aussi vivant. Bien sûr, elle le trouvait particulièrement lunatique ces derniers temps mais, c'était normal.
Les hommes amoureux étaient toujours bizarres. Ce n'était pas si grave, elle adorait voir un sourire éclairer le visage de son fils lorsqu'il était perdu dans ses pensées. Avant, lorsque son esprit s'égarait, il devenait sombre et colérique. La faute à cette guerre. C'était du passé, désormais.
Molly savait que, avec elle, il était sauvé. Il n'était plus triste. Il pouvait vivre sa vie pleinement. Elle savait qu'il n'était pas facile mais il fallait que la blonde s'accroche. Elle plaçait beaucoup d'espoir en eux. Hannah eut envie de pleurer et fut incapable d'aligner deux mots, tandis que la mère de George la serrait dans ses bras comme seule une mère savait le faire.
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J'pense que si Molly ne le fait pas en premier, la prochaine fois, j'vais les tarter un bon coup, Hannah et George parce que, bon, ça va bien cinq minutes, hein, leur histoire qui n'en finit pas de ne pas commencer ! ;-) Verdict ?!
