[MàJ Août 2021]

Note de l'autrice : Bonjour vous ! Et voilà ! J'commence à être à la bourre ! Bon, d'une journée, ça passe encore ! Un nouveau chapitre, l'histoire continue et... rien d'autre à dire pour le moment ! Allez, hop, foin d'préliminaires aujourd'hui, on passe à la suite !

Comme d'hab, merci pour vos p'tits mots et vos petites attentions qui font toujours du bien ! Lecteurs anonymes, n'hésitez pas à vous manifester, quand vous passez par-là !

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Et avant de passer à la suite, une p'tite RAR à M Malfoy 34 ici :

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Bonne lecture et à très vite !


Chapitre 68 – Draco

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- « Miss Granger, suivez-moi, s'il vous plaît »

A l'autre bout du couloir, Draco, les mains moites, regardait sa femme suivre le vieux Médicomage à l'air bourru. Madisson était le meilleur dans son domaine. Toutes les sorcières s'arrachaient ses services et nombre d'entre elles, frustrées, étaient suivies par d'autres Guérisseurs, moins prestigieux, en attendant de remonter sur sa liste d'attente.

Si Hermione avait la chance d'être l'une de ses patientes, tout le mérite en revenait à Esther. Cette femme était vraiment un don du ciel pour Draco qui ne pouvait compter le nombre de services qu'elle lui rendait chaque jour, ne lui demandant jamais rien en retour.

Cependant, le blond enrageait de ne pouvoir être dans le bureau avec eux. Il était trop tôt pour qu'ils soient surpris là, ensemble. Ils savaient que, selon la tournure des évènements, ils devraient bien, un jour où l'autre, annoncer vivre à nouveau ensemble et assumer leur mariage moldu aux yeux de tous mais ils préféraient se préserver des complications le plus longtemps possible.

Pourtant, en cet instant, il aurait tout donné pour pouvoir prendre la main de Hermione et entendre, de vive voix, tout ce que Madisson avait à dire.

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- « Malefoy ! Malefoy ! Au lieu de tirer au flanc, viens donc m'aider avec Bobby ! Il refuse encore de prendre ses potions ! »

Draco leva les yeux au ciel en soupirant et rejoignit Béthany, une apprentie Guérisseuse de cinquième année. Evidemment, qu'il refusait de prendre ses potions. Bobby refusait toujours de prendre ses potions.

Ce petit jeu durait depuis une bonne quinzaine de mois. Il fallait négocier, parfois pendant plus d'un quart d'heure, pour que le gamin accepte de boire les élixirs qui lui étaient destinés. Et avec Béthany, ce laps de temps s'étendait systématiquement en longueur.

L'apprentie Guérisseuse était blonde, plantureuse, toujours parfaitement apprêtée et ses ongles étaient peinturlurés de couleurs criardes. Bobby était peut-être un gosse mais ses hormones fonctionnaient déjà à plein régime.

Il cherchait toujours à passer plus de temps avec elle, bavant sur le décolleté non règlementaire de sa robe d'apprentie et espérant prendre en un instant quinze ans de plus pour obliger la jeune femme à s'intéresser à lui.

- « Tu fichais quoi dans cette aile, Malefoy ? Être Mangemort ne suffit pas, il faut ajouter 'pervers' à ta liste de qualités ?

- Mêle toi de tes fesses, Bête Annie. » Répondit, sans amabilité aucune, le blond avant de s'éloigner à grands pas.

Ce qu'il faisait à cet endroit ne regardait personne et encore moins une telle pimbêche même si, selon l'issue de la rencontre entre Hermione et Madisson, les ragots iraient bon train et qu'ils ne pourraient se cacher éternellement.

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Tout avait commencé quelques semaines en arrière. Hermione avait passé une semaine horrible, perpétuellement prise de nausées fulgurantes. Elle était pâle et constamment barbouillée. Elle avait eu un peu de fièvre, sans plus, et s'était bourrée de potions antiémétiques.

Elle avait progressivement récupéré et ils avaient été invités chez Harry. Le Survivant leur avait servi un apéritif et, à peine la brune avait-elle senti l'odeur du cocktail qu'elle avait couru aux toilettes, bien décidée à rendre tout ce que son estomac contenait.

Lorsqu'elle était revenue, penaude et mal à l'aise, Pansy s'était exclamé en riant :

- « Ce n'est rien Hermione ! Quand j'étais enceinte, je vomissais toutes les deux minutes ! Je ne supportais pas l'odeur de l'alcool ! »

Elle avait parlé naïvement, sans arrière-pensée mais Harry n'avait pu s'empêcher de se réjouir et de s'enthousiasmer. Il voulait à nouveau parrainer un bébé ! Il voulait débuter une équipe de Quidditch composée des enfants de tous ses proches ! Il voulait que les gosses s'entendent et se soutiennent à Poudlard, les plus grands veillant sur les plus jeunes.

Draco et Hermione, bouches bées, étaient restés comme deux ronds de flanc. Ils s'étaient dévisagés, bien loin d'avoir envisagé cette possibilité. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle soit enceinte. Ils se protégeaient systématiquement et ne songeaient aucunement être prêts pour une telle aventure. Niant férocement, ils avaient ri jaune à chaque nouvelle plaisanterie du Survivant.

Pourtant, à mesure que les signes s'étaient accumulés, l'idée avait fait son chemin dans leur esprit. Tous les signes étaient là. En fin de journée, Hermione avait l'impression d'avoir des lests de plombs le long de ses jambes. Elle se sentait régulièrement nauséeuse et ne supportait plus l'odeur de la viande.

Certains parfums bon marché lui donnaient des hauts le cœur, elle avait des fringales à n'importe quel moment de la journée et parfois, elle ne pouvait plus avaler que de la soupe aux potirons, alors même qu'elle n'en avait jamais raffolé.

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Draco et la brune n'avaient pas tout de suite accepté d'ôter leurs oeillères. Pendant quelques jours, ils avaient misé sur un coup de froid particulièrement sévère, espérant même que Hermione soit atteinte d'une quelconque pathologie virale, moldue comme sorcière.

Prévenant, en bon époux, il lui avait préparé une potion de Wiggentree [1] et ses symptômes s'étaient apaisés. Pour un temps seulement. Les nausées, les envies étranges et les crampes d'estomac avaient repris, envers et contre tout.

Hermione avait pris son courage à deux mains, un mardi, après s'être réveillée à quatre heures du matin, salivant après l'idée de manger une tarte à la courge saupoudrée de zestes de Mandragore. Les mains tremblantes, elle avait prononcé l'unique formule de détection qu'elle connaissait et elle s'était avérée positive.

Draco s'était réveillé en hurlant, des ongles indélicatement plantés dans son bras. On ne peut plus prêt à entrer dans une de ces colères dont il avait le secret, il avait aperçu un halo doré englobant les hanches de la brune.

Il avait tout bonnement déconnecté de la réalité pendant quelques secondes. Même après avoir retrouvé ses esprits, il n'avait rien trouvé à dire et ils s'étaient regardés bêtement, un mince sourire un peu forcé aux lèvres, guettant la réaction de l'autre.

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Ils n'en avaient pas discuté. A aucun moment. Il n'y avait finalement pas eu à débattre sur le bien-fondé de l'arrivée d'un enfant, ici et maintenant. Ils ne s'étaient pas demandé si devenir parents était une bonne chose ou non ou, encore, si ils pouvaient lui offrir un bel avenir.

Hermione et Draco étaient partis travailler, le lendemain, comme d'habitude. Elle était rentrée avec une liste longue comme le bras de préconisations diverses, avait passé commande d'un certain nombre de potions et les avait mis au « Régime Grossesse », privilégiant diverses plantes et baies au goût parfois douteux.

Le blond, lui, avait investi Esther de cette mission essentielle qu'était convaincre Madisson de s'occuper de sa belle. L'infiltration avait été efficace mais, l'infirmière avait eu beau user toutes les louches pendues à son chaudron, elle n'avait pu obtenir un délai rapide du Médicomage.

Il les avait fait poireauter pendant pratiquement deux mois avant que Hermione n'ait son premier rendez-vous. En attendant ce jour-là, Draco avait dépensé une fortune en Cornes de Licornes et en Écorce de Sorbier ! Et, ils avaient eu beau faire, leurs décoctions avaient régulièrement soulagé la brune mais ils n'avaient jamais réussi à éradiquer complètement ses nausées.

Draco ne comptait plus le nombre de fois où il avait tenu les cheveux de la brune alors qu'elle rendait son petit déjeuner, non sans une moue explicite. Il redoutait, d'ailleurs, les mois à venir, à ce rythme. D'autant plus qu'Hermione n'était pas forcément des plus agréables à vivre, avec ses sautes d'humeur et sa manie de tenter d'ingurgiter toutes les informations possibles et imaginables concernant la maternité !

Bien heureusement, il n'y avait pas que des désagréments... Il fallait bien quelques compensations à ces petits malheurs que vivaient le blond. Elle avait, notamment, commencé à mettre au rébus ses anciens soutiens-gorges, devenus trop étroits et, finalement, avec ce type de contreparties, il se disait qu'il n'avait pas réellement de raison de se plaindre.

En fait, la grossesse allait même plutôt bien à Hermione. Ces derniers jours, son ventre avait pris une toute nouvelle et discrète rondeur. Personne à part eux, qui connaissaient trop bien leurs corps respectifs, ne pouvait voir la différence. Elle était négligeable. Il n'y avait presque rien à voir. Mais Draco, lui, connaissait chaque recoin de ses chairs par cœur. Et il aimait savoir qu'elle continuerait à changer.

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Il était vraiment heureux, dernièrement. C'était une belle expérience, qui l'excitait et qu'il anticipait avec un drôle de bonheur. Evidemment, il ne pouvait s'absoudre d'une certaine anxiété. Il ne savait pas si il était prêt, il se demandait s'ils n'étaient pas trop jeunes, si il saurait être un bon père, si il arriverait à être digne de Hermione ou encore si ils s'accorderaient concernant l'éducation de cet enfant.

Il se posait vraiment beaucoup de questions. Trop peut-être, ou pas assez mais il savait surtout qu'il était enthousiaste et qu'il refusait de penser à la réaction de ses parents, de la Presse ou des biens-pensants de la Société Sorcière.

Il serait probablement accusé une nouvelle fois de manipulation, leur enfant serait sûrement affublé d'horribles prédictions, porteur des pires tares, promis à un destin funeste ou bien trop extraordinaire pour son bien mais, non, Draco préférait occulter cette partie.

Ce qui était important, c'était toutes ces petites choses positives et belles. Le corps de Hermione qui changeait de forme, être ensemble et devenir trois, ne pas être comme ses parents. Faire bien. Faire mieux. Avec cet enfant, il souhaitait réussir au moins une chose, dans sa courte vie.

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Draco n'était pas fier de penser ainsi mais il refusait de culpabiliser. Il avait besoin de pouvoir à nouveau être fier de lui et de sa famille. Il ne pouvait plus, ne voulait plus, ressasser les erreurs des uns et des autres.

La situation était déjà désespérée et il refusait qu'elle empire à nouveau. Il n'avait ni frère, ni sœur, sa mère ignorait son existence et son père avait tout bonnement tenté de se supprimer, quelques mois en arrière. Il avait vraiment eu du mal à encaisser le choc.

Rien ne le prédisposait, pourtant. Le concept même de suicide était inconnu du Monde Magique. Il n'y avait jamais eu aucun précédent et, c'était Hermione qui lui avait parlé de cet acte insensé, pourtant fréquent chez les Moldus.

Draco avait eu du mal à comprendre et ne saisissait toujours pas ce qui avait bien pu mener son père à de telles extrémités. Évidemment, il n'ignorait pas que ses conditions de vie étaient difficiles. Passer d'une vie faite de luxe, d'opulence et de prospérité, à la prison n'était pas chose aisée mais il avait, malgré tout, vécu pire.

La Guerre avait été loin d'être une sinécure. Le harcèlement du Lord Noir, la chute, tout. Son père avait même connu Azkaban à l'époque des Détraqueurs et jamais il n'avait songé à abréger son existence. Un tel acte était, en lui-même, inconcevable. Et puis, par Salazar ! Lucius avait provoqué sa situation. Il avait été à deux doigts de faire sombrer toute sa famille mais il n'avait jamais eu aucun scrupule.

Draco ne comprenait vraiment pas ce qui l'amenait, désormais, à abandonner. Il appréhendait, souvent, que son père recommence. La situation avait beau être ce qu'elle était, il n'imaginait pas qu'il disparaisse aussi rapidement et, surtout, aussi stupidement. Ce n'était tout bonnement pas envisageable. Impensable.

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Fort heureusement, Lucius semblait avoir en partie recouvré ses esprits. Il n'avait pas attenté à nouveau à ses jours et il avait accepté d'être intégré la SPA, un tout nouveau programme de Soutien aux Prisonniers d'Azkaban. Il avait, notamment, été affecté à une nouvelle cellule dont les murs avaient la faculté d'absorber les chocs.

Hermione disait que cela devait ressembler aux asiles qui accueillaient les fous dans le passé. Si les détenus, pris d'un coup de folie, tentaient de se jeter contre la brique, tête la première, ils rebondissaient dessus comme sur un matelas de plumes. Le lit n'était plus fait que d'une seule pièce et rasait le sol. Il n'y avait plus la possibilité de se créer une arme d'un pied branlant ou d'une latte de sommier démise. Et d'autres mesures avaient été mises en place.

Lucius avait une équipe personnelle de Gardabans. Il était soumis à une surveillance nocturne, comme diurne. Et il avait été « porté volontaire », selon l'expression de l'Administrateur Pénitentiaire, pour intégrer différents clubs menés par des bénévoles. Son père ne devait clairement pas se réjouir de faire de la Pédagogie Civimagique, de participer au Potager Botanique ou encore de débattre au sein du groupe « Histoire sorcière et Philosophie magique » ! Peut-être avait-il même raison, finalement, d'avoir tenté de mettre fin à ses jours...

Il était, en tout cas, certain que Lucius n'avait plus une minute pour ressasser ses idées noires et, le cas échéant, ses rendez-vous quotidiens avec son nouvel Instructeur réglaient le problème. Cet homme sondait, chaque jour, l'esprit de Lucius, l'amenant à révéler ses pensées.

Si son père refusait de parler, c'était l'Instructueur qui lui décrivait ce qu'il percevait par ses dons de Legilimens et il élaborait ses propres associations. Le travail se faisait alors en arrière-plan, dans l'esprit de Lucius, quitte à ce que l'homme lui inculque quelques-unes de ses idées de force.

Draco en avait eu froid dans le dos lorsque l'Administrateur Pénitentiaire lui avait expliqué cette méthode bien peu conventionnelle mais, que pouvait-il faire d'autre si ce n'était se plier aux désidératas gouvernementaux ? Il n'avait pas vraiment son mot à dire.

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En parallèle de toutes ces mesures internes, il s'était vu, tout comme sa mère, remettre une autorisation particulière et un planning de visite, toutes les quinzaines, destinées à empêcher Lord Malefoy de sombrer à nouveau. Draco n'avait, à nouveau, su quoi en penser.

Il n'avait, tout d'abord, réellement pas eu envie de s'y plier. Azkaban, avec ou sans monstres aspirateurs d'âme, n'était pas un endroit qu'un sorcier digne de ce nom appréciait fréquenter. Il y faisait froid, le paysage était glauque et les prisonniers semblaient trop misérables. Il n'avait eu aucune envie d'y passer plus de temps que nécessaire.

Si cela ne suffisait pas, la dernière rencontre en date avec son père avait été on ne peut plus claire ! Draco n'était plus personne pour Lucius et il y avait bien peu de chance que son regard s'illumine de joie à sa vue. Il doutait même vraiment du bénéfice de ces rencontres, pour l'un comme pour l'autre.

Et pourtant, Hermione l'avait convaincu d'accepter. Elle avait tenté de se montrer rationnelle dans son discours. Le SPA porterait peut-être ses fruits et Lucius pourrait ouvrir les yeux et vouloir apprendre à connaître son fils ! Ils n'y arriveraient pas du jour au lendemain mais, ils pouvaient arriver à se connaître autrement. Différemment.

Il était un peu bête de sa part d'y avoir cru. Quelle naïveté ! Finalement, il s'était avéré que, avant même sa première visite inscrite au planning bi-hebdomadaire, Draco avait reçu une nouvelle interdiction, officielle cette fois, de mettre les pieds à Azkaban, tamponnée par le Ministre de la Magie en personne, le Haut Responsable du Bureau des Aurors et conjointement signée par Narcissa et son époux.

A l'abri de son appartement, le blond leur avait indélicatement dit, à tous, d'aller se foutre le plus profondément possible. Il avait occulté ces gens qu'il préférait oublier dans un recoin de son esprit et un poids s'était bizarrement envolé de ses épaules. Et très franchement, il ne culpabilisait aucunement de cette rupture avec sa famille.

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- « Alors, mon p'tit chat, ce rendez-vous ? » Chuchota Esther au creux de l'oreille de Draco.

- « Je ne sais pas, je crois qu'elle n'est pas encore sortie » Répondit-il distraitement, affairé à analyser les derniers prélèvements dermiques de ce chenapan de Bobby.

L'infirmière ricana.

- « Oh, arrête de me charrier, ce genre de rendez-vous ne dure pas deux heures ! »

Draco leva les yeux sur la pendule du bureau. Détecter l'heure était compliqué, derrière toutes les aiguilles des patients. Le matin, elles indiquaient toutes « Salle Janus » mais, à cette heure-ci de l'après-midi, un tel était en examen, un autre au Salon de Thé, celui-là au Jardin thérapeutique, celle-ci en vadrouille au rez-de chaussée ou en permission...

Mieux valait, aussi, éviter de chercher l'aiguille de Bobby. La sienne se déplaçait approximativement toutes les 30 secondes ! Cependant, Esther avait raison. Hermione aurait dû repasser voir Draco depuis plus d'une heure et son absence n'était pas normale. Le blond figea ses analyses et se précipita dans le service de Madisson.

Il fonça dans son bureau, sans frapper, et tomba sur un jeune couple heureux, des larmes de joie dans les yeux. Le vieux Médicomage le foudroya du regard, pointa sa baguette sur lui, l'expulsa dans le couloir et claqua la porte au passage. La situation sentait mauvais. Très mauvais.

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Wiggentree [1] : C'est un sorbier magique. Toucher son tronc permet de bénéficier d'une protection magique contre les créatures malveillantes (source WikiHP, comme souvent).

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Mais ! Mais ! Hermione enceinte ?! Mais ! Mais ! Hermione qui reste introuvable à la fin du chapitre ? Mais que se passe-t-il ? Pronostic ? Prédictions ? Verdict ?! Je vous écoute !