Note de l'autrice : Bonjour à tou•te•s,

Allez, hop, comme je bossais aujourd'hui et que je compte bien profiter TOTALEMENT de la fin de mon week-end, j'en profite pour poster dès ce soir, comme ça, hop, pas besoin d'y penser demain… Ceci dit, si vous reviewez demain, ça me gachera pas ma journée, hein ! -)

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Pfiou… Bon… c'était pas léger, léger avec Théo… Du coup, fera-t-on mieux cette semaine ? Mystère, mystère !

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Sinon, en terme de rédaction, je m'approche doucement du chapitre 105 et ait bien avancé sur l'intermède « Printemps » de la série du concours des 4 saisons, dont la rédaction reste consacrée à George, Hannah (et Keith)… Brèfle, on ne va pas se quitter tout de suite, tout de suite, vous qui lisez CQAS et moi… Mais trêve de bavardages, passons à la suite !

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Dans les épisodes précédents : "Ron, qui achève présentement sa formation de potionniste à l'ASAP et sa thèse réalisée dans les laboratoires d'Ornicar Inc., entretient une relation suffisamment solide avec Daphné pour l'avoir présentée à ses parents, lui-même ayant également rencontré Lord et Lady Greengrass."

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Non. Je n'en dis pas plus.

Bonne lecture et à bientôt !

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Chapitre 98 – Ron

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Ron se pencha au-dessus du berceau et caressa doucement la minuscule main de sa nièce, Molly, née quinze jours plus tôt, tandis qu'il fêtait son anniversaire. Il se redressa et adressa un sourire lumineux à Daphné qui ricana avec tendresse.

- Elle est belle, hein ? s'extasia-t-il en ignorant son air moqueur.

- Elle est rousse, répondit-elle aussi sec, provocatrice.

Il pinça le bras de la brune en fronçant le nez et se détourna vers la porte en l'interpellant.

- Tu viens ?

Elle se colla à son dos, glissa ses bras autour de son cou tout en posant les lèvres sur sa nuque et avança dans cette position qui n'avait rien de pratique. Ron se pencha légèrement en avant, amenant les pieds de Daphné à se décoller du sol. Il glissa ses mains derrière lui, agrippant cuisses et fesses de la jeune femme qui se laissa soulever puis porter en riant.

Arrivés au salon, il l'autorisa à descendre sous le regard mutin d'Audrey qui, malgré son manque évident de sommeil, était toujours touchée par le jeune couple. Elle avait été la première à les soutenir, après le mariage de Ginny.

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Les parents de Ron n'avaient pas été enchantés par leur idylle. Ce n'était pas tant Daphné elle-même qui leur posait problème mais davantage leurs démonstrations d'affection en public.

En réalité, ils n'étaient pas plus emballés par son nom, son père étant - encore aujourd'hui - suspecté de la disparition de la cadette Greengrass. Heureusement, Terence intercédait régulièrement auprès des Weasley en faveur de Daphné, ce qui aidait subtilement à la faire accepter.

Pour autant, Ron continuait à percevoir leur appréhension sans réussir à aborder frontalement le sujet avec eux. Il constatait surtout que ses parents n'étaient pas aussi ouverts avec elle qu'ils l'avaient été avec Hermione, pas aussi enthousiastes qu'il l'étaient avec Terence ni aussi spontanés qu'avec Audrey.

Ils étaient poliment intéressés par ce que Daphné faisait ou disait mais ne semblaient jamais transportés. Ils l'invitaient pour les grandes occasions, pourtant contrairement à leurs autres gendres et brues - réels ou potentiels -, ils ne lui proposaient jamais rien spontanément.

Ron ne leur en tenait pas rigueur. Daphné était une fille étrange. A la fois entière et impalpable. Elle était, surtout, son rayon de soleil et c'était bien tout ce qui lui importait. Elle avait beau passer la moitié de son temps à se moquer de lui, il ne doutait jamais d'elle.

Ce n'était à aucun moment méchant. Jamais malintentionné. Il ne s'interrogeait nullement sur la force de leurs sentiments. Quand il était avec Hermione, il ressentait le besoin vital qu'elle lui dise qu'elle l'aimait. Il l'espérait, il attendait chacune de ses déclarations. Souvent en vain.

Ce n'était pas le cas avec Daphné. Ces mots, ou ses mots, n'étaient pas nécessaires. Il savait. Enfin. Non. Il ne savait pas si elle était amoureuse de lui ou non mais il n'avait simplement pas le même besoin d'avoir des réponses. Il était bien avec elle et ça lui suffisait amplement.

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- Molly est ma-gni-fique, s'exclama Daphné en s'asseyant à côté d'Audrey.

- Oh, ce n'est plus un problème, qu'elle soit rousse ?

Elle éclata de rire tandis que Ron lui fit une grimace grossière, amenant un haussement de sourcils intrigué des jeunes parents. Percy haussa les épaules et invoqua le service à thé en porcelaine offert par la tante Muriel au dernier Noël.

- Charmant, s'amusa le plus jeune en soulevant sa tasse vide ornée de colibris et de fleurs tubulaires.

- Tu n'as aucun goût, Weasley. Pas toi, Percy ! le rassura la jeune aristocrate. L'autre Weasley. Toi, tu es étonnamment élégant.

- Merci, je suppose, répondit le concerné en souriant et en se penchant en avant pour se saisir de la théière et servir une tournée générale.

- Je crois qu'on a oublié de te dire qu'on est désolés d'avoir gâché ton anniversaire, soupira exagérément Audrey.

- Tu plaisantes ? Après LA révélation, j'aurais donné n'importe quoi pour être ailleurs qu'au Terrier ! L'arrivée de votre Goëland Express nous a littéralement sauvé !

Ron et Daphné se regardèrent intensément. Aucun d'eux ne savait ce qui avait bien pu passer par la tête de Terence et Ginny ce jour-là mais, ils en étaient toujours pantois.

- Tu n'étais au courant de rien ? demanda doucement Audrey.

Daphné secoua la tête tristement et Ron lui prit la main doucement.

- Dire que je les prenais pour mes… Pour Terence, ça ne me surprend pas vraiment. Je lui ai toujours tout raconté mais la réciproque n'a jamais été vraie… Pansy… On se disait tout à Poudlard. Elle était ma meilleure amie ! …

La jeune femme se ferma et Percy poussa l'assiette de scones dans sa direction, avec égards. Elle lui sourit, reconnaissante.

- On s'était éloignées après la séparation de ma soeur et de… enfin. Peu importe. Pansy n'a jamais voulu me dire qui était le père d'Ashley. Si j'avais su...

- C'est fou, cette histoire, déclara Audrey en remontant ses lunettes qui glissaient sur son nez.

Percy hocha la tête.

- Vous croyez qu'ils vont aller au bout ?... Récupérer le petit ?

- Ils ont l'air décidé, confirma Ron.

- Comment a réagi Maman ?

- Elle était sous le choc mais elle les soutient, je crois… Elle est un peu tiraillé à cause de Harry mais

- A cause de Harry ? Pourquoi ?

- Il est avec Parkinson, tu sais ? Et depuis qu'ils ont eu leur fille, il revendique être… tu te souviens de la formulation du Daily Sorcerer, Daph' ?

- Il revendique être son père nourricier, précisa-t-elle en séparant son scone en deux et en rassemblant les miettes en un petit tas au bord de la table basse.

- C'est ça… tu connais Maman. Elle est… touchée, je suppose. En plus, elle commence à bien le connaître le petit. Il est très copain avec Teddy et Victoire depuis des années...

- Mais oui ! C'est vrai ! Et Fleur ? Elle s'entend très bien avec Parkinson, non ? Elles sont amies ?

- Oui… On ne l'a pas encore revue depuis l'annonce… Bill non plus, d'ailleurs. J'ai bien peur que les relations entre Maman et elle ne s'arrangent pas.

- Tu crois qu'elle va prendre parti ?

- C'est possible. Terence soutient que l'éducation de son fils laisse à désirer mais, je doute que Fleur soit du même avis. Elle ne passerait pas autant de temps avec elle si elle pensait que Parkinson était une mauvaise mère… Enfin, j'imagine.

- Elle a toujours tout donné à Ashley, souffla Daphné avant de tourner la tête vers la fenêtre, ne souhaitant pas faire face aux deux frères.

- Oui. Fleur est intelligente. Je ne la vois pas laisser ses enfants fréquenter une… enfin… une…

Percy ne termina pas sa phrase. Il n'avait jamais aimé proférer des insultes gratuitement. Ni dénigrer des personnes qu'il ne connaissait pas. Ce n'était pas maintenant qu'il allait commencer.

- J'ai du mal à croire que Ginny se soit mis dans une telle situation…

Ron adressa un sourire indulgent à son frère.

- Vraiment ? Tu as du mal à y croire ? Elle a quand même toujours eu tendance à se fourrer dans des histoires…

Il laissa sa phrase en suspens et Percy préféra ne pas rebondir, signe qu'il n'osait pas approuver ouvertement mais qu'il n'en pensait pas moins. Un silence s'installa qui, pour autant, n'avait rien de pesant.

Ron s'enfonça dans son fauteuil, penchant la tête en arrière contre son dossier, et laissa ses pensées divaguer en fixant le plafond. Il sentit les doigts fins de Daphné caresser doucement sa main tandis qu'elle répondait par onomatopées à Audrey qui, maladroitement, tentait de changer de sujet de conversation en lui contant ses premiers jours de maternité.

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Lorsqu'ils prirent congé des jeunes parents, Ron et sa belle s'enlacèrent sur le pas de la porte du cottage de son frère. Il écarta les pans du manteau de Daphné, glissa ses mains sous son pull et les fit transplaner jusqu'à chez lui.

Elle s'empara vivement de ses poignets dès qu'il touchèrent la terre ferme, les repoussant dans le dos de Ron et s'approcha de ses lèvres sans les toucher. Elle se frotta lascivement à lui, souriant en le sentant durcir contre elle.

- Je dois y aller, mes parents m'attendent.

Il ne répondit pas et se pencha légèrement vers le lobe de son oreille qu'il caressa de sa langue, sachant pertinemment qu'elle n'avait pas besoin de plus pour abandonner ses bonnes résolutions.

Daphné relâcha vivement ses bras en gémissant, recula très légèrement et releva les pans de sa robe. Elle enleva sa culotte qu'elle fourra dans la poche de Ron avec un regard provocateur.

Ignorant le rougissement qui s'emparait de ses joues, il déboucla son pantalon et la souleva comme une plume. Les bras serrés autour de son cou, elle s'appliqua à lui faire un suçon particulièrement appuyé alors qu'il la pénétrait sans s'embarrasser de davantage de préparatifs.

Au premier coup de reins, elle ne put retenir ses dents de griffer sa chair, n'amenant Ron qu'à appuyer davantage le coup de butoir suivant. Sans quitter la chaleur de son corps mais avec une difficulté qu'il ne chercha pas à dissimuler, il se déplaça jusqu'au mur le plus proche.

Daphné lui ordonnait d'accélérer le rythme et lui enfonçait ses ongles dans le dos en gémissant impudiquement à chaque fois qu'il glissait en elle. Ils n'eurent besoin que de courtes minutes pour atteindre le septième ciel, ou tout comme.

Le souffle court, Ron laissa la jeune femme reposer pied à terre. Toujours aussi provocante, Daphné se frotta une dernière fois à lui, essuyant leur méfait sur la cuisse du jeune homme et laissant une licencieuse trace sur le tissu de son pantalon.

Elle réajusta sa robe et passa une main dans ses cheveux, vérifiant qu'ils ne s'étaient pas trop emmêlés. Le jeune homme, le sourire aux lèvres, referma son pantalon et mit les mains dans ses poches. Il retrouva le sous-vêtement de la brune qu'il fit mine de lui rendre mais s'arrêta en voyant son air goguenard.

- Garde-là, Ronald. Sinon, avec quoi tu sécheras tes larmes, pendant mon absence ?

Il la remit en place, au fond de sa poche, en souriant.

- Tu vas me manquer cette semaine.

- On devient sentimental, Weasley ?

- Ouais. Ça te pose un problème, Greengrass ?

Elle ricana et se coula dans ses bras en frottant sa tête contre son torse.

- Pas le moins du monde…

Elle inspira longuement, s'imprégnant de son odeur.

- Il faut que j'y aille…

- Tu vas devoir me rendre mes fesses, tu sais.

- Tu es sûr que je ne peux pas les prendre avec moi ?

Il retint un rire. Elle poussa un soupir tragique et relâcha son postérieur en s'éloignant de lui. Elle se dirigea vers la salle de bain pour réajuster sa coiffure et son maquillage. Il la suivit et s'appuya au chambranle de la porte.

- … Je vais soutenir ma soeur, tu sais ?

Daphné le regarda à travers le miroir. Elle eut un sourire tendre en le voyant les épaules basses, le regard fixé au plancher.

- Je sais.

- Je ne veux pas que tu aies à prendre parti mais…

- Je ne vais pas prendre parti, Ron. Mais je ne compte pas encore te quitter donc c'est tout comme. Je te suivrais, quelle que soit ta décision. Si tu choisis de soutenir ta soeur et Terence, on soutiendra ta soeur et Terence.

- …

- De toute façon, ma rupture avec Pansy est déjà consommée. Et même si ce que raconte Terence ne correspond pas à la Pansy que je connais, je ne peux pas croire qu'il mentirait sur un tel sujet.

- …

- Il ne m'a jamais menti. Jamais.

Ron s'approcha d'elle et l'enlaça sans ajouter un mot. Il aimait sa soeur. Profondément. Il l'aimait, mais il doutait souvent d'elle, impétueuse et imprévisible. Il doutait souvent d'elle mais il avait confiance en Terence. Les soutenir était forcément la bonne chose à faire. Forcément.

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Alors, verdict ? Ce détour du côté de Ron et Daphné ? Vous aussi, ça vous a fait plaisir d'avoir des nouvelles de Percy ? J'trouvais qu'il manquait un peu, dernièrement ^^ Et alors, cette révélation chez les Weasley ? Ça va donner quoi, à votre avis ? Tant de questions !