Chapitre 5 : Cohabitation

En plein milieu de la nuit, la chouette harfang retourna auprès de son maître somnolant dans son lit. Sans aucun remord elle le réveilla en donnant des légers coups de bec puis en lui balançant la lettre au visage. C'était urgent hein ?! Voilà monsieur était servi ! Elle retourna sur le bureau sans un regard pour son maître et récupéra la grenouille qu'elle décortiqua rageusement. Ben voilà ! elle n'était plus aussi fraîche maintenant ! Elle abandonna le corps mutilé du batracien et repartit chasser, avec un peu de chance elle tomberait sur un mulot bien dodu.

Et son maître devra nettoyer derrière elle, ça lui apprendra à la déranger au moment du repas !

Harry sursauta, un cri au bord des lèvres, en se redressant violement. Il regarda autour de lui avec confusion. Il perçut juste la forme floue de sa chouette. Il attrapa ses lunettes qu'il mit sur le nez avant de remarquer la lettre qui glissait sur son oreiller. Avec avidité il la prit et l'ouvrit mais la lecture ne le satisfaisait qu'à moitié.

Oh ! il était content de retrouver son parrain mais trop de questions en suspens… Et en plus ce n'était que maintenant qu'on daignait enfin lui donner des informations et c'était si maigre ! Quelle frustration !

Harry soupira puis descendit de son lit pour atteindre la latte branlante du parquet qu'il délogea afin d'y mettre le courrier.

En relevant la tête il remarqua l'absence de sa chouette mais aussi le cadavre de la grenouille. Il posa la main devant sa bouche pour retenir un hoquet de dégout : les viscères, les muscles et les os étaient bien en évidence alors que le tout était entouré par une petite flaque de sang. Il sentit la colère poindre mais elle fut très vite remplacée par une forte culpabilité. Hedwig était sa meilleure amie, sa seule ici à Privet Drive, et il avait été désagréable avec elle. Et maintenant elle était furieuse, il se promit de se faire pardonner à son retour.

Le jeune homme bailla, la fatigue le rattrapant de manière fulgurante mais tout d'abord il devait nettoyer ça. Il ne pouvait dormir à côté d'un animal mort baignant dans son sang. Il sortit de sa chambre et le son de ses pas sur le parquet du couloir réveilla un mercenaire qui ne dormait que d'une oreille.

Alerte, Alexander attrapa sa baguette et son Baretta en se levant silencieusement, il s'adossa à côté de la porte et alluma sa baguette d'un Lumos informulé. En entendant les pas devant sa porte il l'ouvrit brutalement et mit en joue l'intrus, la lumière du sort aveuglant la personne. Le mercenaire reconnut tout de suite son protégé et baissa son arme et sa baguette en se détendant.

- PUTAIN C'EST QUOI CE MERDIER, s'écria Harry en frottant ses yeux endoloris par la lumière.

Alex annula le Lumos puis pointa sa baguette au niveau des yeux d'Harry et murmura un sort faiblement et tout de suite la sensation de brûlure disparut ainsi que les formes « fantomatiques » dans sa vision. L'albinos connaissait bien ce sort car il en avait eu besoin durant toute son enfance à cause de ses yeux sensibles au soleil. Ensuite il fit réapparaître la lumière mais à plus faible intensité et vers le sol.

- Excuse moi je pensais qu'on avait un intrus hostile dans la maison.

- Ben il est devant moi, grommela mesquinement Harry.

- Et si on demandait son avis, à ton parrain ? Lui qui a promis 15 millions de gallions en échange de ta protection ? Mon travail est de penser au pire, de m'y préparer et d'agir en conséquence. Un jour ma paranoïa te sauvera la vie ainsi que peut être celle de tes amis si je me sens magnanime, d'accord ? Tu devrais plutôt t'inquiéter quand la personne censée te protéger n'accourt pas au moindre signe suspect, rétorqua le mercenaire sèchement.

Harry allait répliquer quand il remarqua, non pas la tenue minimaliste du mercenaire –un simple boxer gris- mais l'arme à feu pointée vers le sol. Il se sentit mal à l'aise d'être en présence d'un engin de mort.

- Un FLINGUE ?!

Alex retint un soupir.

- Oui un flingue que je manipule parfaitement. Pour ton information, ta baguette est aussi une arme et le corps humain peut tout aussi bien tuer, il suffit juste d'un coup bien placé avec suffisamment de force. Mon Baretta, ma baguette et mes connaissances en combat sont là pour te protéger et tuer tes ennemis au besoin, dit-il d'une voix plus douce, presque rassurante.

Harry imaginait parfaitement Voldemort, Malfoy ou encore Snape le corps criblé de balles comme on pouvait le voir dans les films d'action à la télévision et frisson d'anticipation parcourut son corps. Soudain toute colère envolée il hocha la tête.

- Je vois… hum… merci.

- Je t'en prie…

Un silence en peu gênant s'installa. Il fut brisé par le mercenaire.

- Bon il faut retourner se coucher, demain tu as ta première séance de self-défense.

- Heu, d'abord je dois nettoyer un truc.

- Ooh je vois, je vais te laisser alors, dit-il taquin.

Et alors qu'il passait la porte de sa chambre il entendit un « Ce n'est pas ça » crié par un Harry Potter les joues rougies par la gêne et la honte.


Le lendemain matin, alors que le soleil se levait, Alexander se réveilla en pleine forme. Il commença sa journée par une séance de musculation qui dura une demi-heure puis il attrapa des vêtements et ses affaires de toilette. Il alla à la salle de bain et se prépara : une douche de cinq minutes avec un gel douche mêlé à la lotion qui lui permettait de protéger sa peau hypersensible aux UVs puis il se sécha. Il s'habilla d'un jeans clair et d'un simple débardeur noir. Il pensa à mettre ses lentilles qui le protégeaient de la luminosité avant de quitter la salle de bain et de ranger ses affaires dans sa valise. Il n'allait pas s'étaler dans cette chambre.

Alex descendit pour aller à la cuisine où il prépara le petit déjeuner à l'américaine : des pancakes arrosés de sirops d'érables, des œufs brouillés accompagnés de bacons fumés et de saucisses puis le sacro-saint café. La préparation lui prit bien une heure et une fois le repas disposé sur la table il alla réveiller Harry.

Le mercenaire pénétra dans la chambre silencieusement et la détailla : Un petit lit de camps aux draps grisâtes usés où il percevait son protégé endormi, un bureau rongé par le temps, une chaise branlante et une armoire avec une porte manquante. C'était misérable…

Il s'avança vers la forme recroquevillée et remarqua le visage crispé du jeune homme signe d'un cauchemar. Il posa une main sur l'épaule et la secoua doucement.

- Harry, le petit déjeuner est prêt.

Le jeune homme grogna faiblement et ouvrit difficilement les yeux, il sembla un instant perdu puis il tourna la tête vers son garde du corps en se redressant. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux en bataille, revenant peu à peu à la réalité.

- Il est quelle heure ?

- Environ 7h du matin, répondit le mercenaire.

A la surprise d'Alexander, Harry se leva sans râler de son lit. A vrai dire le jeune homme était habitué aux réveils plus musclés de sa famille à des heures très matinales pour les tâches ménagères. 7 heure du matin était limite une grasse matinée pour Harry, en plus de ça le petit déjeuner était déjà prêt.

Malgré les débuts difficiles Harry voyait les bons côtés de la présence du mercenaire.

Les deux sorciers se dirigèrent vers la cuisine et Harry écarquilla des yeux devant le repas bien fourni, des saucisses au petit déjeuner ? Et d'où venaient ces pancakes ? Alex les avait faits ? L'eau lui vint à la bouche.

Ils s'installèrent à table et se souhaitèrent un bon appétit avant de déguster les plats.

- J'ai reçu une lettre de Sirius, annonça Harry en rajoutant beaucoup de lait dans son café.

Alex le fixa silencieusement, attendant la suite, même s'il pensait que l'envoi de courrier était risqué. Et si un ennemi l'interceptait ? Ils courraient à la catastrophe.

- On vient me chercher demain.

- Je disparaîtrais donc durant la nuit, mais je garderai un œil sur ton transfert.

Un cri strident fit sursauter Harry et Alex tourna la tête vers le salon, reconnaissant sa chouette qui arrivait de la chambre. La Dame blanche tenait dans ses serres une épaulière en cuir rembourré qu'elle lâcha sur les genoux de son maître avant de faire un demi-tour gracieux dans les airs pour se poser sur le table. Elle regarda avec espoir Alexander de ses yeux noirs expressifs.

- J'ai compris, soupira faussement Alex ne voulant pas montrer à quel point il était gaga de sa chouette.

Il enfila la protection et la chouette n'attendit pas une seconde pour se poser dessus avant de fermer les yeux et de somnoler.

- Je te présente Artémis, Artémis tu veux dire bonjour ?

En réponse, la chouette enfonça sa tête dans la chevelure de son maître. Alex soupira et leva les yeux au ciel en marmonnant « Apparemment non… ». Son familier agissait toujours comme un gros bébé.

Harry regarda la relation entre le sorcier et l'animal, ayant un pincement au cœur en pensant instantanément à Hedwig. Elle lui manquait… Il avait été un véritable idiot !

Le petit déjeuner se termina en silence puis Alex demanda à Harry de se préparer pour l'initiation au self-défense. De son côté il nettoya la cuisine avec sa magie puis il prépara le salon, rétrécissant le mobilier et le rangeant. Il aurait préféré faire la séance dehors cependant ce n'était pas prudent.

Alex demanda gentiment à sa chouette de continuer sa sieste ailleurs car il aurait bientôt besoin de faire des gestes amples en démonstration. Heureusement elle ne fit pas sa capricieuse et s'installa sur le poteau de départ de l'escalier alors qu'Harry arrivait fin prêt et motivé.

- Alors tout d'abord je dois t'expliquer le principe de cette pratique. La self-défense a pour but d'apprendre à réagir à toute menace potentielle, de savoir se protéger du tac-o-tac aux différents angles d'attaques, par devant, derrière, de côté, et à tout type d'assaut, les saisies, les étranglés, les tirés, les poussés… Il y a aussi une gestion de la distance et de la posture à imprégner. Bien sûr le mieux est d'éviter tout conflits, je ne veux plus voir ce que j'ai vu hier, compris ?

- Quoi ? cracha Harry impulsivement.

- Tu as provoqué ton cousin alors que tu avais la possibilité de rester en sécurité, un coup de poing peut te tuer ou te paralyser à vie, je ne déconne pas. Même pour les sorciers c'est compliqué de réparer une lésion de la moelle épinière. Pour te donner une image, il faut que le médicomage intervienne dans l'heure pour guérir le patient avec succès sinon il y a juste 50% de chance.

Le Survivant s'imagina en fauteuil roulant, incapable de marcher, courir, jouer au Quidditch, complètement vulnérable à Voldemort et aux Dursley… Cela le terrifia… Pâle et la gorge nouée il hocha la tête.

- Bien reprenons, soupira Alex, je vais te montrer les types d'agressions, comment agir au ralenti puis on va travailler sur la fluidité et la vitesse. Cela va prendre du temps avant que ça devienne un réflexe.

- Je serai patient, promit Harry sérieusement.

Ils remarquèrent à peine Dudley descendre des escaliers et sortir pour aller chez un de ses amis, trop de sorciers d'après lui et l'absence de ses parents ne le rassurait pas.

Et ainsi commença le cours. Comme il était prévu, Harry vit et subit différents assauts dans une certaine sécurité puis il apprit une garde basique ainsi que les différents gestes simples de défense. Il fut d'abord cobaye, ensuite le mercenaire s'était laissé faire. Cependant quand ils passaient au niveau supérieur, Harry n'arrivait plus à rien. Il allait se plaindre mais le regard de son instructeur l'en dissuada complètement. Ce dernier semblait lire dans ses pensées.

La séance dura un long moment cependant ils ne virent pas le temps passer, le son de la porte d'entrée qui s'ouvrait sonna la fin de l'entraînement. Alex se plaça devant Harry en sortant sa baguette, un sort aux bords des lèvres, mais ce n'était que le couple Dursley.

Vernon, un bras en écharpe, vira au rouge alors que sa femme palissait à vue d'œil. Ils avaient espéré quoi ? Sa disparition totale à leur retour ?

- VOUS ! SALE VERMINE, QUE FAITES-VOUS ENCORE CHEZ MOI ?!

Le beuglement du père de famille lui apporta la réponse. Alex se redressa de toute sa hauteur, se rendant imposant avec ses 1m80 et ses épaules larges.

- Modérez votre ton, Dursley, à moins que vous vouliez que je vous brise le bras ou… non, j'ai une meilleure idée. Et si je vous rendais muet ? Cela me ferait des vacances, ricana Alex avec un sourire inquiétant.

Pétunia referma rapidement la porte, la peur que les voisins entendent son mari crier ainsi et posa sa main sur le bras valide de son époux pour le calmer. Cependant elle remarqua l'absence de meubles du salon et se pétrifia d'horreur.

- Mais qu'avez-vous fait de mes meubles, bégaya-t-elle.

Son mari devint encore plus rouge et oublia très vite la menace sous l'effet de la rage. De sa lourde démarche il s'avança rapidement et envoya son poing gauche vers le visage de l'albinos. Le mercenaire esquiva et donna un puissant coup de genou dans le ventre de Vernon. L'oncle de son protégé eut le souffle coupé et tomba à genou.

Alex soupira. Les gens n'apprennent jamais de leur leçon, pensa-t-il.

Avec sa baguette il remit tout à sa place puis se tourna vers Harry.

- Si tu veux tu peux aller prendre une douche et te changer pendant que je discute avec tes tuteurs.

- Je préfère rester, répondit le plus jeune en sueur qui ne voulait pas rater une miette.

La main contre son ventre Vernon les fusilla du regard, la haine visible sur son visage, et Pétunia paniqua, elle se plaça à côté de son mari pour le soutenir et constata à sa plus grande horreur l'absence de son fils chéri.

- Où est mon Dudlynouchet ?! Qu'avez-vous fait de lui ?! demanda-t-elle d'une voix qui frôlait les aigus.

- Rien du tout, il est parti ce matin et je ne l'ai plus revu depuis, annonça-t-il nonchalamment.

- Si vous pensez que je vais croire des comme vous, commença Vernon en se relevant.

Agacé, Alexander lui lança un Bloclang, le condamnant au silence puis avec sa magie il les cloua tous deux sur le canapé sous le regard pleinement satisfait d'Harry et le couinement misérable de Pétunia. Il tira ensuite le fauteuil face à eux et s'y assit.

- Demain nous partons, nous devrons donc cohabiter jusqu'à notre départ. Je n'espère pas le grand amour hein, on se contentera simplement de s'ignorer. Alors on abandonne ses petites habitudes où Harry était votre serviteur attitré. Si vous tentez quoi que soit envers notre intégrité morale ou physique je vous laisse imaginer tout ce que je peux faire, avec ou sans magie, déclara-t-il d'une voix ferme.

La tante trembla de peur et l'oncle pâlit, Harry en profita pour régler quelques petits détails. Il s'avança, la tête haute, pour se poster à côté d'Alexander, et toisa ses tuteurs.

- C'est fini, terminé. Je ne me lèverai plus à cinq heure du matin pour travailler, je ne me contenterai plus de vos miettes pour les repas, je ne serai plus votre punching ball pour chaque chose qui ne va pas, j'arrêterai de porter les loques de Dudley.

Vernon, rouge, s'agita mais ne pouvait briser le sort qui le retenait au canapé et Pétunia semblait avoir avaler un citron, or un regard menaçant d'Alexander tua dans l'œuf toute récrimination.

Je ne pourrais pas être toujours là… Harry doit quitter les Dursley avant sa majorité, pensa le mercenaire en annulant ses sorts.

Pétunia posa une main sur le bras de son époux et lui murmura « On doit aller chercher notre Dudley », ils quittèrent la maison et en marchant dans la rue Vernon pesta, la moustache frémissante.

- Comment on peut laisser des monstres dans notre maison, Pet ? Et tu as entendu ce qu'a dit ce petit vaurien de Potter ?! Quelle ingratitude ! Nous l'avons accueilli sous notre toit, l'avons habillé et nourri !

- Chuut Vernon, les voisins…

Pétunia tira son long cou chevalin pour regarder si l'éclat de son mari n'émoussait pas leur si bonne réputation de famille normale mais heureusement les gens s'étaient réfugiés dans leurs maisons à cause d'un énième jour de canicule.

- Je te jure Pétunia, qu'à la moindre occasion, je ferai payer au garçon son impertinence, il n'osera même plus user de son anormalité, promit le père de famille sérieusement.

- Et comment ? Tant que le puissant anormal sera avec lui… frissonna sa femme.

Vernon renifla.

- Comme si on voulait protéger ce garçon de son plein grès, je parie que d'ici l'année prochaine il ne sera plus là.

Bien au-dessus des idées de vengeances, les deux sorciers préparaient un déjeuner un peu tardif puis mangèrent rapidement.

- On reprends l'entraînement ? demanda Harry en faisant la vaisselle.

- Non, ton corps est déjà à bout, il faut y aller progressivement, répondit Alex.

Le jeune sorcier se pinça les lèvres, retenant une remarque, il souhaitait apprendre le plus vite possible et… il ne devait pas se mettre à dos son garde du corps. A la place il décida de faire ses devoirs, pour une fois ça serait fait à l'avance et il ne recevrait pas de commentaires désagréables de la part d'Hermione. A chaque fois il avait essayé de lui expliquer que les Dursley ne lui permettait pas de faire ses devoirs mais sa confiance envers toute forme d'autorité la rendait butée.

Il monta dans sa chambre, entendant d'une oreille sa très chère famille rentrer et s'installa à son bureau après avoir récupéré un parchemin, de l'encre et une plume qu'il avait dissimulés dans sa planque. Il décida de commencer par la métamorphose, l'intitulé du devoir était « Quels sont les sortilèges de métamorphoses qui peuvent être utilisés lors des duels ? Expliquez leurs effets ». Sujet très intéressant à ses yeux mais… Les images d'allumettes transformées en épingles, d'animaux en verres à pied et de cafards en boutons de manchette défilèrent dans son esprit. Mouais, il ne s'était jamais vraiment penché sur cette matière, se complaisant du strict minimum.

Harry mordilla le bout de sa plume avant de soupirer et de la reposer, il se releva en pensant au sorcier plus âgé qui pourrait l'aider et sortit de sa chambre pour remarquer qu'il se dirigeait vers la chambre d'ami.

Il l'apostropha.

- Monsieur Lowell.

- Oui ? dit Alex en se retournant.

Harry se doutant que l'adulte ne lui donnerait pas les réponses si c'était pour un devoir décida de ruser.

- Je me demande… Si on pouvait utiliser la métamorphose ou les potions dans un combat, jusqu'à là j'ai toujours utilisé l'Expelliarmus mais je crains qu'avec le temps ça ne suffise pas.

Alex leva un sourcil, dubitatif, ça sortait d'où ? Il haussa des épaules, bon ça pourrait toujours servir…

- Oui, par exemple avec la métamorphose tu peux modifier l'environnement de ton assaillant. Changer le sol en glace, en sable mouvant, voire en bassin. Tu peux aussi modifier ses vêtements, une cravate en serpent, une veste en un tas d'araignées grouillantes ou un chapeau en corbeau. Tu peux même transformer l'environnement en arme, des feuilles en couteaux que tu peux propulser sur ton ennemi avec un sort. En bref tout ce qui peut surprendre ton adversaire. Pour les potions, il y a celles de « soutien » qui te permet de renforcer ton endurance, ta force ou ta vitesse puis celles offensives, tu peux les lancer et quand le flacon se brise elle dégage un gaz toxique ou aveuglant, voire une explosion, expliqua-t-il en pensant à sa propre expérience.

- Et comment s'appelle les sorts ?

Alex prit son temps pour lui détailler les formules et les divers effets en rajoutant d'autres exemples alors qu'Harry notait tout précieusement dans son esprit. Le plus jeune était impressionné par tant de savoir et le remercia chaudement quand Alex eut terminé. Il retourna dans sa chambre et écrivit frénétiquement. Il passa ensuite à un autre devoir.

Le soir venu Harry avait tout terminé. Alex l'appela pour le dîner qui fut d'un certain sens étrange. Les Dursley avaient mangé avant et regardaient maintenant leur télévision en ignorant complètement les deux sorciers. Personne ne parlait, aucun regard noir, rien à part le son d'un top show.

Le silence régna un long moment au 4, Privet Drive et dans la nuit le mercenaire quitta silencieusement la maison, reprenant son ancien poste d'obsservation. Il attendit longuement et sa chouette le rejoignit après sa chasse nocturne. Le matin arriva et il se concentra un peu plus.

8h : la maison s'éveillait.

9h30 : Les Dursley quittèrent leur maison et prirent la voiture.

10h15 : Des sorciers transplanèrent dans la rue. Derrière ses multiplettes il reconnut Alastor Maugrey, Nymphadora Tonks, Remus Lupin, Kingsley Shacklebolt et Hestia Jones. Le groupe s'avança jusqu'au 4 et sonna, Harry vint les ouvrir. Le plus jeune semblait en pleine forme. Tout le monde entra et quand il vit Kingsley sortir dans le jardin, il envoya sa chouette à son encontre.

L'auror visitait avec nonchalance pour voir si Alex lui avait laissé quelque chose et dans le jardin il remarqua une chouette effraie, il se rappela tout de suite que son comparse en possédait une.

- Artémis ? demanda-t-il dans un murmure.

Elle hocha la tête et Kingsley eut une idée, il rentra et piqua discrètement un bout de papier sur un bloc note puis ressortit par le jardin. Il y nota une série de chiffres et le laissa tomber au sol avant de rejoindre les autres membres de l'ordre.

- C'est bon, la voie est libre, annonça-t-il de son ton lent et grave.

Quand l'albinos récupéra le mot il eut un sourire en coin, devant lui des coordonnées géographiques et une heure.


Hey salut tout le monde !

J'espère que vous avez apprécié ce chapitre et la suite sera posté dans deux semaines.

Petite question : Est-ce que vous aimerez des chapitres bonus ? Ils seront sur mes OCs, vous lirez des passages importants de leur vie et vous apprendrez à les connaître. Ils n'interviendront pas dans le rythme de publication des chapitres normaux et je les posterai de temps en temps, si je suis en avance dans mon écriture.

A la prochaine,

Aki.