Chapitre 6 : Le transfert

Le bruit des vociférations de sa famille réveilla ce matin-là le jeune Potter. Inquiet, il tendit l'oreille, se redressant dans son lit, puis poussa un discret soupir de soulagement. Ils râlaient car le réfrigérateur était vide et que « les anormaux volaient la nourriture aux honnêtes gens ». Sa tante calma le jeu, ayant peur que « le puissant anormal puisse les entendre ». Harry se garda bien de descendre pour leur indiquer que le mercenaire était parti car il aimait les écouter s'agiter comme des poulets sans tête.

- Tu te rends compte Pétunia ?! Je ne peux pas recevoir de prix prestigieux avec le ventre vide !

Curieux, Harry leva un sourcil et se leva pour entrouvrir la porte. Il entendit sa tante lui proposer de prendre un brunch dans un restaurant puis de faire des courses à leur retour. Elle monta ensuite les escaliers pour se diriger vers la chambre de son fils. Elle s'y faufila difficilement à cause du bazar au sol, mélange d'habits sales, de magazines et d'emballages de biscuits vides.

- Dudley, réveille-toi mon chéri, murmura-t-elle tendrement.

Un grognement étouffé puis le bruissement des draps.

- Maman, il est trop tôt, se plaignit son fils.

- S'il te plait, nous allons recevoir un prix très important et avant ça on va prendre un petit déjeuner au restaurant.

- J'ai prévu un truc avec mes amis…

- On va faire des courses après mon chéri, on t'achètera un petit truc, d'accord ?

Un long silence et Harry serra les poings, devinant parfaitement que son obèse de cousin réfléchissait à ce qu'il pouvait bien taxer.

- O.K je me dépêche, répondit finalement Dudley.

Autant que peut ton gros cul, pensa avec acidité Harry.

Le jeune sorcier referma la porte, dégoûté, et remarqua sa chouette qui somnolait. Il s'approcha d'elle mais n'osa pas la déranger malgré son envie de se confondre en excuses. Cependant Hedwig ouvrit ses yeux dorés pour le fixer.

- Hey ma grande… Si tu savais à quel point je suis désolé, je n'aurai jamais dû te parler ainsi et t'empêcher de manger ta proie. J'ai reporté ma colère et ma frustration sur toi mais je te promets de ne plus jamais recommencer. Tu es ma meilleure amie et j'ai plus confiance en toi qu'en Ron et Hermione.

Elle hulula tendrement et Harry la caressa, tout pardonné. Ils profitèrent de ce petit moment de complicité puis Harry se rappela qu'il devait faire sa malle. Il annonça le départ prochain au harfang puis commença à réunir ses affaires. Cependant oncle Vernon entra dans sa chambre comme un conquérant avec son costume luxueux.

- Nous partons, annonça-t-il

- D'accord, répondit Harry mollement, peu impressionné.

- Je veux dire par là, moi, ta tante et Dudley.

- C'est ce que j'ai compris, répondit Harry.

Vernon serra son poing valide mais se retint in extremis de le frapper pour une réponse qu'il jugeait trop insolente. Mais du point de vue de Vernon toutes les réponses de plus de deux mots étaient insolentes.

- Il t'est interdit de quitter ta chambre pendant notre absence, de toucher à la télévision ou encore à la chaîne stéréo et d'ailleurs … je vais fermer ta chambre à clé, dit-il sèchement.

- Et je te rappelle mon oncle que je dois partir aujourd'hui mais tu veux peut-être que j'en parle à mon garde du corps.

- Je viens d'aller voir la chambre d'ami, il n'a pas mis longtemps avant de t'abandonner, répondit perfidement Vernon.

- Il est juste parti faire une ronde dans le quartier, tu sais, pour voir si je ne cours aucun danger extérieur mais si tu veux on peut lui en parler à son retour. Il ne devrait plus tarder, rétorqua Harry du tac-o-tac.

Son oncle le fusilla du regard mais n'eut aucun autre geste menaçant, ayant enfin appris la leçon puis quitta la chambre sans la verrouiller. Le sorcier termina donc de ranger sa malle et entendit les pas lourds de son oncle s'éloigner et descendre les escaliers. Quelques minutes plus tard la voiture démarra et Harry soupira de soulagement, enfin tranquille !

Il s'allongea et Hedwig se coucha à côté de lui, attendant la venue des sorciers. La sonnerie de la porte d'entrée retentit et Harry sauta sur ses pieds, impatient. Il ouvrit à la volée la porte, entendant une voix bien connu vociférer.

- Non mais quelle idée de sonner et s'il y avait des ennemis à l'intérieur ? Bravo on vient de leur annoncer notre venue !

Un visage couturé par les cicatrices, des longs cheveux gris et un nez dont il manquait une partie, Alastor Moody dans toute sa splendeur.

Remus qui se faisait proprement sermonner tourna son visage fatigué vers Harry.

- Salut Harry je suis heureux de te revoir, nous sommes venu te chercher. Tu vas bien ?

- Moi de même professeur Lupin, et oui je vais bien, répondit-il.

- Dépêchons nous d'entrer, on est trop à découvert, ordonna l'ancien auror.

Harry se décala pour laisser la voie libre, Remus entra puis Alastor et une femme au visage pâle en forme de cœur et des courts cheveux violets hérissés en pointe.

- Salut Harry ! Tu es tel que je l'imaginais, lança-t-elle.

- Oui il ressemble beaucoup à James mais ne reste pas dans le passage Tonks, fit une voix lente et très grave.

C'était un homme grand à la peau de couleur noire, un anneau en or scintillait à son oreille sous les reflets du soleil.

- Hum, enchanté, dit Harry gêné par tant d'attention.

Après le sorcier entra une femme aux joues roses et à la chevelure noire qui posait son regard curieux partout. Harry referma la porte et se tourna vers le groupe peu commun dans le salon.

- Je suis bien content que les Dursley soient partis, soupira-t-il.

La jeune femme à la couleur de cheveux particulière, la plus jeune du groupe d'ailleurs, eut un énorme sourire, fière.

- C'est grâce à moi ! Je les ai attirés dehors en leur envoyant une lettre par la poste moldue pour leur annoncer qu'ils étaient les grands gagnants du concours de la plus belle pelouse. Ils sont en route pour la remise des prix, annonça-t-elle avec un clin d'œil malicieux.

De stupeur Harry ouvrit la bouche puis un sourire amusé se dessina sur ses lèvres, imaginant parfaitement sa très chere famille face à une salle vide dans leurs sublimes tenues.

- Nous partons, n'est-ce pas ? On va au Terrier ? demanda le plus jeune.

- Non, trop risqué, répondit Moody dans un grognement en tirant sa flasque de whisky de sa poche.

Harry eut un frisson, se rappelant du faux Mad-Eye qui buvait du polyjuice avec sa flasque et se sentit légèrement mal à l'aise.

Le faux œil tourna dans sa direction et l'ancien auror poussa un autre grognement.

- D'ailleurs qui nous prouve que c'est le vrai Potter.

Remus soupira, désabusé par cette paranoïa toujours plus forte.

- Harry, quel est la forme de ton patronus ?

- C'est Prongs, répondit-il.

Remus hocha la tête en direction de Mad-Eye.

- C'est curieux… fit une voix féminine en marmonnant.

Du coin de l'œil il remarqua la femme aux cheveux noirs qui étudiait le grille-pain. Il se retint de lever les yeux au ciel. Remus se décida à faire les présentations. Il commença par Alastor puis Nymphadora…

- Ne m'appelle pas Nymphadora, Remus ! C'est Tonks !

- Qui préfère qu'on l'appelle par son nom de famille ? acheva Remus en ignorant le dernier commentaire de la jeune femme

Ensuite il présenta Kingsley Shacklebolt qui s'inclina avant d'inspecter les lieux.

- Et voici Hestia Jones.

La femme dans la cuisine lui fit un petit coucou de la main. Harry les salua ne pouvant se défaire de sa gêne.

- Et nous partons comment ? demanda le Potter.

- Au départ on devait partir de nuit sur balais mais ton parrain s'est insurgé, informa Mad-Eye

- Trop visible, dangereux et idéal pour les embuscades. Je suis d'accord avec lui, surtout que presque la moitié de l'Ordre voulait être de la partie, dit Kingsley en se dirigeant vers le jardin.

- Donc padfoot a voulu que ce soit par Portkey, continua Remus.

- Mais les Portkey sont régulés et couteux, coupa Tonks.

- Cependant Siri a rappelé une ancienne loi, celle qui permet au président-sorcier du Wizengamot de faire des Portkey sans devoir s'expliquer.

- Qui est le président sorcier ? Et qu'est-ce que le Wizengamot ?

Tout le groupe le fixa, choqué et Remus d'un ton professoral lui expliqua.

- C'est le tribunal magique mais aussi le parlement, avec le ministre il vote les lois. Pour faire partie du Wizenmagot il faut faire partie d'une des six familles fondatrices du gouvernement, eux sont membres permanents puis les autres sont élus tous les trois ans. Ceux-là doivent prouver qu'ils sont purs. Aujourd'hui le président-sorcier est Albus Dumbledore.

Harry se retint de faire une remarque désagréable sur ses familles de sang-purs.

- Donc le professeur Dumbledore a fait des Portkey ? préféra demander le plus jeune.

- Hum non, dit Lupin avec gêne.

- Sirius nous a dit ensuite qu'il a trouvé dans la bibliothèque de sa famille un sort permettant de faire des Portkey indétectables et fonctionnant non à l'heure mais avec un mot de passe, annonça Tonks avec le sourire.

- De la magie noire, grogna l'ancien auror.

- Padfoot a utilisé un peu de son sang, annonça le loup garou crispé.

- Mais il va bien ? demanda Harry inquiet et déçu d'entendre que son parrain use d'une telle magie.

- Il pète la forme ! On peut dire qu'il a avalé du lion ! s'exclama Nymphadora en changeant de couleur de cheveux pour un rouge pétant.

Le Survivant écarquilla des yeux face au spectacle peu banal et Tonks devança sa question.

- Je suis une métamorphomage, je peux changer d'apparence comme la couleur de mes cheveux ou les formes de mon visage.

- Cela s'apprends ? demanda-t-il, s'imaginant déjà effacer sa cicatrice.

- Non je suis née ainsi. J'ai eu les notes maximums en classe de dissimulation et déguisement quand j'ai suivi ma formation, commença à babiller Nymphadora.

- Vous êtes un auror, demanda Harry impressionné, rêvant de faire ce métier.

- Yep, Kingsley aussi, à un niveau plus élevé que moi. Mais après tout je ne suis qu'auror depuis 1 an, je vais le dépasser, répondit-elle avec fierté et une pointe de malice.

- C'est bon, la voix est libre, annonça Kingsley en arrivant du jardin, personne pour nous déranger.

Elle sursauta, renversant un vase qui se trouvait malheureusement trop près d'elle. Elle rougit et jura avant de lancer un Reparo sur la porcelaine en mille morceaux.

Alastor se leva du fauteuil où il s'était installé pour boire son whisky et son œil tourbillonna dans tous les sens.

- Tu es sûr ? Je viens de repérer une chouette suspecte et… merde c'est trop loin ! On dégage, je n'aime pas ça.

Maudit œil, pensa Kingsley qui était tout de même légèrement soulagé que l'ancien auror ne puisse pas voir Alex.

Harry se hâtât donc d'aller chercher sa malle et constata l'absence de sa chouette. Elle a dû anticiper le départ, intelligente comme elle est ! Il souleva difficilement son bagage et le traîna jusqu'au couloir mais Tonks qui arrivait à l'étage l'interpella.

- Attends, je vais t'aider. Locomotor Barda ! s'exclama-t-elle en pointant la malle de sa baguette.

Ils redescendirent au salon et Kingsley se plaça au centre de la pièce puis sortit de sa poche une longue corde. Harry pensa fugitivement à ce tour de clown, celui avec les foulards sans fin car la corde était bien longue pour tenir dans une si petite poche.

Ils prirent tous la corde, Kingsley prononça le mot de passe et ils ressentirent l'habituelle sensation de crochet au niveau du nombril. Harry chancela à l'arrivée et ouvrit les yeux qu'il n'avait pas eu conscience de fermer. Il découvrit qu'ils étaient arrivés sur un petit lopin d'herbes abandonné, envahi par quelques ronces sur une place entourée par de grandes maisons en pierre collées les unes aux autres.

Mad-Eye l'entraina sur un trottoir en face alors que Remus et Tonks portaient sa malle. Kingsley et Hestia se plaçaient en position de défense autour de la zone et Alastor fourra un morceau de parchemin dans la main du jeune Potter.

- Lis-ça et inscrit le dans ta mémoire, ordonna Moody en murmurant.

Harry lut l'écriture étroite qui lui était familière : « Le quartier général de l'Ordre du phénix se trouve au 12, Grimmauld Place, Londres ». Le jeune homme ne posa pas de question indiscrète en pensant à l'extrême prudence du groupe, il commençait à comprendre que certaines questions ne devaient pas être entendues à certains endroits. Harry regarda les maisons devant lui alors qu'Alastor reprenait le parchemin pour le brûler, à sa gauche la maison portait le numéro 13 et à sa droite le 11.

- Et maintenant ? demanda-t-il perplexe.

- Pense à ce que tu viens de lire, Harry, indiqua Remus.

Il visualisa l'adresse dans son esprit ainsi que ce qu'elle cachait même s'il ne comprenait pas vraiment ce qu'était réellement cet Ordre. Le résultat ne se fit pas attendre : les deux maisons semblèrent s'écarter face à la force d'une autre et dans toute sa grandeur le 12 Grimmauld Place apparut. Une porte en bois massif à la peinture noire décrépie, des immenses fenêtres, et des pierres noires sinistres.

Mad-Eye grogna et le pressa d'avancer. Ainsi, Harry gravit le perron et s'arrêta devant la porte à la poignée d'argent en forme de serpent. L'ancien auror tapota sa baguette sur la porte et elle s'ouvrit révélant un long hall faiblement éclairé le long des murs par des anciennes lampes à gaz. Harry s'avança et remarqua l'homme qui attendait dans cette salle, un sourire se dessina sur ses lèvres.

- Sirius !

- Bienvenue chez moi Harry, accueillit le maraudeur. Il n'y a pas eu de problème ? demanda-t-il à l'ensemble du groupe qui entrait en file indienne.

Moody grogna.

- Il y avait une chouette inconnue au bataillon mais comment tu as su qu'on arrivait ?!

- Oh ? Ai-je oublié de vous dire que le lanceur du sort sera prévenu à la seconde où on utilisait le portkey, annonça Sirius avec un sourire canaille.

Remus étouffa un rire derrière une toux puis Harry entendit des pas précipités derrière la plinthe et Madame Weasley apparut à l'embrasure d'une porte. Le regard de Sirius se durcit à la plus grande incompréhension d'Harry.

- Oh Harry quelle joie de te revoir, murmura-t-elle en lui écrasant les cotes dans une étreinte étouffante.

Elle le relâcha, lui fit son habituelle remarque sur sa maigreur avant de se tourner vers les autres.

- Il vient d'arriver, la réunion va commencer.

La mâchoire de Sirius se crispa.

- Si je me rappelle bien on devait me permette d'accueillir mon filleul comme il se doit, pourquoi la réunion est avancée ?

- Sirius ! Ron et Hermione sont parfaitement capables de… commença-t-elle en élevant la voix.

Et là, les rideaux dissimulant un tableau s'ouvrirent brusquement et un hurlement féroce se fit entendre. Une femme portant un chapeau noir s'égosillait, réveillant par la même occasion tous les autres tableaux décorant le hall.

Harry constata soudainement que depuis leur entrée dans cette maison les autres parlaient à voix basse. Sans doute pour ne pas provoquer une telle cacophonie, comprit-il.

- Vermines ! Saletés ! Résidus de pourritures ! Bâtards, mutants, monstres, sang impurs, quittez cette maison ! Comment osez-vous souiller ma demeure ?!

Sirius réagit instantanément et essaya de refermer les rideaux, Lupin accourut pour l'aider. Madame Weasley se remua pour stupéfier les tableaux avec le soutien de Kingsley et Tonks.

- Tais-toi abominable harpie, rugit Sirius.

- Traitre, honte de ma chair et mon sang !

Avec un effort colossal les deux hommes arrivèrent à refermer les rideaux miteux et le calme revint peu à peu dans le hall au plus grand soulagement des oreilles de tout le monde. Sirius lança un regard peu amène à la mère de Ron.

- Je m'occupe d'Harry, allez donc à votre réunion. Je compte sur Moony pour m'en faire un résumé détaillé, comme apparemment cela ne fait aucune différence si j'y suis ou pas, dit-il sur un ton bas et sec.

- Cela va de soit Padfoot, répondit Remus coupant toute tentative à Molly de rétorquer.

Le parrain fit signe à son filleul de le suivre et pendant qu'ils montaient les escaliers Harry brisa le silence.

- J'ai tellement de questions.

- Je sais et je vais répondre à chacune d'entre elles, même s'ils veulent que je garde le silence pour te protéger, quelle connerie !

Le Black l'invita à rentrer dans une pièce et il la sécurisa face aux possibles oreilles indiscrètes avant d'allumer les lampes d'un mouvement de baguette. La pièce était vaste et était comme pour le hall éclairé par des lampes à gaz et un lustre poussiéreux. La couleur verte était prédominante, que ce soit sur les murs –vert pomme- ou les rideaux –vert mousse-. Sur les murs diverses tapisseries dont une particulièrement imposante représentant l'arbre généalogique de la famille Black où on pouvait lire : « La Noble et Très ancienne Maison des Black « Toujours pur » ».

- Alors fait attention, les rideaux sont infestés par des Doxys et le secrétaire renferme un Epouvantard, normalement ce dernier ne devrait pas pouvoir sortir.

Harry décida de rester loin de ces deux endroits même s'il ne savait pas ce qu'était les Doxys.

- Sirius, c'est quoi l'Ordre du Phénix ?

- Une société secrète crée par Albus Dumbledore pour contrer les Death Eaters et…

- Voldy ? Monsieur Lowell m'a parlé du tabou.

Sirius ricana sur le surnom puis fronça des sourcils, confus.

- Tu ne savais pas ? Je pensais que…

- Cela faisait partie de ma témérité ? Non, le professeur Dumbledore m'a toujours dit que la peur d'un nom ne fait qu'accroitre la peur de la chose elle-même. Maintenant qu'il est revenu j'ai pas spécialement envie de l'attirer.

La mâchoire de son parrain se serra et marmonna quelque chose à propos de « vieux fou » ou « complètement inconscient », il rongeait son frein pour ne pas aller directement dire sa façon de penser au directeur. Il inspira profondément et reprit la discussion.

- D'ailleurs comment est le mercenaire ?

Harry le regarda avec surprise.

- Tu ne le connais pas ?

- Non, j'ai envoyé une demande à la guilde des mercenaires, il a dû penser que te rencontrer en premier était sa priorité et il a bien fait.

- Comment tu peux être sûr alors qu'il vient bien de cette guilde ? demanda Harry perplexe.

Sirius haussa des épaules.

- Vu leur réputation il est suicidaire de se faire passer pour l'un d'entre eux et… est-ce que tu as pu voir un tatouage sur le torse ?

Harry se souvint de la petite altercation de la première nuit.

- Hum oui, un écusson rouge avec une lame et une baguette il me semble.

- C'est bien leur blason, seul les mercenaires peuvent le porter, dit Sirius en hochant la tête.

- Mais qu'est-ce réellement la guilde ?

- Une ancienne organisation, on ne peut pas vraiment la dater mais c'est comme si elle avait toujours existé. Elle regroupe une élite, des sorciers et des créatures puissantes. Pour tout te dire elle garde beaucoup de mystère mais je sais qu'elle a une immunité totale. Les gouvernements ont trop besoin de leurs services pour chercher à se mettre sur leur chemin. Je pensais justement à utiliser leur service quand une boîte aux lettres frappée du blason de la guilde est apparue dans ma chambre.

Harry fut bouche-bée et un frisson d'excitation parcourut son corps.

- Comment on en fait partie ?

Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Sirius.

- Ah ça… Leur recrutement est l'un des nombreux secrets de la guilde et ce n'est pas faute d'en avoir rêvé avec James !


Salut,

Je vous remercie encore et toujours pour votre soutien. A vrai dire je me pose une question pour la suite : Est-ce que vous voulez un peu de romance plus tard dans l'histoire ? Ma fic restera principalement de l'aventure mais je me dis qu'Harry et ses amis rentrent dans la période où ils se cherchent et les adultes ont eux des besoins. Je cherche au maximum à rendre les personnages crédibles et j'aimerai savoir ce que vous en pensez.

A la prochaine,
Aki.