Hum... Coucou ! J'ai un peu honte du temps que j'ai mis pour écrire ce chapitre et je suis désolée de cette attente. J'ai galéré pour l'écrire, je m'y suis remise à trois fois et lors de la première écriture, alors que j'étais à la moitié j'ai complètement changé d'avis et décidé d'avancer la venue de la partenaire dans l'histoire. Pour me faire pardonner il est plus long et il y a pas mal d'action, en espérant que cela vous plaise. Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 7 : Une partenaire particulière

La veille au soir du transfert du jeune Potter, dans un pays bien plus chaud que la canicule qui sévissait en Angleterre, une scène sensuelle et mortelle se jouait entre un homme et une femme. L'homme, ignorant tout du danger qui planait au-dessus de sa tête, portait sur ses genoux la jeune femme, ses bras entourant la taille fine et sa bouche dévorant les lèvres ornées de rouge à lèvre qu'il désirait tant.

Elle le rendait complètement fou. Depuis le premier jour de leur rencontre il l'avait désirée avec force, frôlant presque l'obsession. Son apparence frêle et délicate, ses longs cheveux noirs épais et légèrement ondulés d'une grande douceur, ses yeux bleus clair comme un ciel d'été et ses lèvres charnues. Et surtout, ses tenues provocantes qui découvraient trop ou pas assez selon ses envies.

Elle enfonça ses mains manucurées dans la chevelure brune de l'homme et la seconde qui suivit il la bascula sur son bureau pour la contempler un instant. Sa future amante portait une robe du style pin-up des années 50 de couleur noire et blanche, le haut était constitué d'un décolleté élastique noir à point blanc retombant sur ses épaules puis au-dessous de ses seins la robe devenait entièrement noire avec juste sur le devant un nœud noir et quatre boutons blancs et enfin la partie jupe, ample qui se relevait légèrement. Son désir augmenta en admirant les fines cuisses pâles.

- Tu es sublime, dit-il dans sa langue, l'espagnol.

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme alors qu'elle replaçait une mèche gênante derrière son oreille.

- Et tu es un vil flatteur Sergio, pas que ce petit intermède me déplaise mais il me semble que tu as encore du travail et je m'en voudrais de te détourner de tes devoirs.

Elle fit une petite moue que le dénommé Sergio trouva aguichante avant de se redresser et de lui susurrer à l'oreille une promesse.

- Si tu veux je peux t'aider pour en finir au plus vite et je te promets une nuit inoubliable.

- Cela peut attendre.

Il l'emporta de nouveau dans un baiser langoureux puis sa bouche dériva vers la nuque, léchant et mordillant la peau pâle à sa portée puis avec fièvre il descendit plus bas mais un goût étrange titilla sa langue. Il fronça des sourcils et se redressa en observant décontenancé le décolleté de la femme qui soupira d'un air las.

Du… Maquillage ? Là, un tatouage se révélait, il ne pouvait que voir une dague avec les mots « usque ad mortem ». La brume de désir qui enfiévrait son esprit s'évapora d'un coup. Il n'eut pas le temps de penser au mot « mercenaire » que sa gorge fut emprisonnée dans une poigne forte, coupant sa respiration et la parole. Il essayait de se défaire de la prise mais à sa plus grande surprise la jeune femme exerçait une grande force sur lui.

- Dommage, j'aurai aimé moi-même t'emmener devant mon employeur, le roi d'Espagne.

La royauté en Espagne régnait aussi bien sur les non-maj' que sur ses citoyens magiques, la famille royale comptait même de nombreux sorciers en son sein. Sergio était d'ailleurs un de ses députés du parlement magique.

Il pâlit drastiquement et la jeune femme retira sa main mais il n'eut guère le temps de reprendre son souffle car la mercenaire plaça sa main sur sa bouche et fondit sur la gorge frémissante. Des canines démesurées tranchèrent la chair tendre et le sang jaillit sur sa langue.

La douleur fut incomparable, il se débattit, donnant des coups et se cambrant mais la vampire resta infaillible, tel un roc. Lentement il sentit la vie le quitter peu à peu dans une trop longue agonie alors qu'elle le vidait méticuleusement de son sang. Quand elle se redressa ce n'était plus qu'un cadavre s'affaissant sur le siège. Elle fouilla dans la poche intérieure du veston gris pour attraper un mouchoir en soie rouge et s'en servit pour nettoyer le sang autour de sa bouche et dégoulinant le long de sa gorge en grosses gouttes.

La plaie à la gorge était laide, comme une profonde déchirure, on pouvait même apercevoir la trachée. C'était comme un miroir face aux vrais sentiment qu'elle ressentait pour cet homme.

Elle le jeta aux pieds du bureau et se leva, se dirigeant vers le coffre, au moins tout n'était pas perdu… Juste avant le petit intermède il lui avait montré où était caché ses documents confidentiels, derrière un tableau non-maj'. Le coffre contenait juste en sécurité un sort anti-alohomora et un code à six chiffres en plus de la serrure, rien de bien compliqué.

D'un geste nonchalant elle arracha la porte et le son raisonna dans la pièce, elle grimaça en jetant un coup d'œil derrière elle, vers l'entrée du bureau et ses craintes furent fondées. Une personne frappait à l'entrée et une voie étouffée se fit entendre.

- Monsieur ? Tout va bien ? Mademoiselle ?

Le sortilège de silence avait sauté avec la mort du député, elle devait faire vite !

Elle ne prit pas le temps de consulter les documents. Elle les ramassa et les fourra dans son sac à main qu'elle avait posé sur un fauteuil.

Inquiets, les deux gardes se décidèrent et l'un deux ouvrit la porte. Il n'eut pas le temps d'analyser la situation qu'un bras le traversa de part en part, lui arrachant le cœur. Un horrible gargouillis sortit de sa bouche.

Le deuxième garde resta de marbre face à la mort de son collègue. Baguette en main il prononça un début de sort mais la vampire retira son bras pour lancer le cœur vers le visage du garde. Le réflexe de se baisser en fermant les yeux pour éviter l'organe lui fut fatal. Il s'effondra, la nuque brisée.

La mercenaire se regarda et soupira, elle qui voulait pourtant finir sa mission dans la soirée elle devait faire un crochet à son hôtel pour se nettoyer. Elle marcha dans une ombre et disparut dans une brume obscure pour réapparaitre dans sa chambre, un hôtel tranquille dans le Madrid magique. Elle balança son sac à main sur une petite table et alla à la salle d'eau.


Assise sur un tabouret inconfortable, les diverses feuilles éparpillées sur la table , elle les étudiait, cherchant une information vitale. Sa mission avait commencé depuis maintenant six mois pour une affaire de disparitions et meurtres. Des enfants non-maj disparaissaient puis des années plus tard, à peine majeurs on retrouvait leurs cadavres et les légistes n'arrivaient pas à déterminer la cause de leur mort. Tout pensait à croire qu'ils décédaient de crises cardiaques mais c'était tellement étrange…

Les non-maj commençaient sérieusement à se poser des questions dérangeantes pour les sorciers et les aurors avaient pris l'affaire, à part confirmer que la mort était causée par l'avada kadavra, l'enquête piétinait.

Le roi, de plus en plus inquiet pour la sécurité de ses sujets, n'avait pas hésité une seconde à faire appel à la guilde. Il suspectait aussi de la corruption, ayant l'impression que la non-résolution de l'enquête était volontaire.

Donc la voici, Alyssa Laurel, vampire de son état et se faisant passer pour une cracmol pour infiltrer le ministère avec une fausse identité grâce au soutien du monarque.

Gagner la confiance des divers employés, trouver la trace de pot-de-vin potentiel et remonter au principal coupable lui avait pris quatre mois puis deux pour le séduire et trouver les preuves irréfutables. Maintenant elle cherchait le lieu où était retenu les enfants.

Elle tomba soudainement sur un nom, celui d'un orphelinat magique.

- Mais bien sûr… Le meilleur endroit pour cacher des enfants…

D'après ce qu'elle lisait les enfants enlevés se retrouvaient dans l'aile réservée aux cracmols sous un faux nom car les adoptions y étaient plus que rarissimes et… Son regard se durcit, un putain de réseau de prostitutions. Il y avait un catalogue et les tarifs !

Le frère de Sergio dirigeait l'orphelinat, apparemment une affaire de famille… L'un enlevait et gardait les victimes et l'autre trouvait les clients. Un système bien ficelé… écœurant !

Considérant qu'elle en savait bien assez elle décida d'aller sur place une bonne fois pour toute pour libérer les enfants. Elle utilisa donc encore une fois son pouvoir vampirique pour se déplacer jusqu'à destination. Faisant fi de l'architecture baroque de l'établissement, elle sonna directement à la porte. Un homme aux cheveux gris et à l'apparence austère lui ouvrit.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser mademoiselle mais l'orphelinat est fermé et les enfants dorment à cet heure-ci. Revenez donc demain, s'il vous plaît, lui annonça-t-il d'une voix sans émotion.

Alyssa prit une expression surprise.

- C'est un certain Sergio qui m'envoie, il m'a dit que je pouvais venir pour un certain… service.

Une lueur d'intérêt passa dans le regard sombre de l'homme.

- Je vois… Vous pouvez entrer, les nouveaux clients rencontrent d'abord le directeur, dit-il en libérant le passage.

- Je vous remercie monsieur.

La mercenaire entra et suivit l'employé dans un couloir grisâtre mais en tournant à une intersection il fit volte-face en dégainant sa baguette. Elle esquiva le Stupéfix grâce à ses réflexes surhumains et saisit une de ses dagues dissimulés sous sa jupe, la seconde d'après elle le plaqua brusquement contre le mur, sa lame contre la pomme d'Adam et sa cible désarmée.

- Qu'est-ce qui m'a trahi ?

- Monsieur accompagne toujours les nouveaux clients, il ne les envoie jamais seul, déclara-t-il avant d'envoyer un Expelliarmus sans baguette.

Sa dague lui échappa des mains mais elle en portait toujours deux, l'homme n'eut pas le temps de se défendre car la lame s'enfonça dans son cœur. Elle laissa le corps glisser au sol puis essuya son arme sur les vêtements avant de les ranger.

Sans un regard en arrière elle se dirigea vers l'aile où devait résider les enfants non-maj', elle s'occuperait du directeur plus tard.

Cependant, l'homme avant de lancer son offensive avait eu le temps de déclencher une alarme grâce à un artefact caché dans sa poche…

La vampire, grâce à ses sens surdéveloppés entendit une agitation s'installer vers l'aile concernée, un homme aboyait des ordres à ses employés et des enfants pleuraient et gémissaient de terreur. Son regard se durcit et elle se mit à courir à vitesse surhumaine. En un très court instant elle aperçut la porte qui menait à l'enfer et… se jeta à terre.

Une immense fumée noire possédant une force physique démolit le mur et rampa au plafond. Les lumières clignotèrent puis s'éteignirent, donnant un ambiance bien lugubre et angoissante. L'ombre s'arrêta non loin d'Alyssa.

La mercenaire releva la tête pour analyser la situation et écarquilla les yeux, « Un obscurus ?! » pensa-t-elle.

Des yeux sombres apparurent dans ce nuage de vapeur pour la fixer avec une intensité dérangeante. Elle se redressa en gardant ses mains en évidence et sans se lever complètement.

- Hey salut, je suis venu te libérer, toi et tes camarades, d'accord ? dit-elle d'une voix douce.

L'obscurus fonça dans sa direction. Elle roula sur le côté pour esquiver l'assaut puis il revint au plafond. Les débris écorchèrent sa peau mais elle guérit instantanément. Elle ne regarda pas le cratère laissé par cette attaque fulgurante.

- Je m'appelle Alyssa et on m'a engagée pour vous retrouver et vous ramener à votre famille. Je sais ce que tu as vécu, toute cette douleur, cette souffrance, cette peur, cette solitude, je les comprends. Tout va s'arrêter ce soir, continua-t-elle sur son ton rassurant.

La fumée glissa lentement du plafond vers le mur pour finir au sol puis prit la forme d'une petite fille d'environ six ans : des boucles rousses encadrant un visage de poupée, de grand yeux bruns baignés de larmes et des ecchymoses constellant sinistrement une peau halée.

La petite fille renifla.

- J'ai mal… Faut que ça s'arrête… Je… Je…

Elle éclata en sanglot et Alyssa lui sourit, cachant sa tristesse, puis ouvrit ses bras dans une invitation.

- Viens là, tout va bien se passer maintenant. La douleur partira et tu pourras te reposer.

L'obscurial s'avança craintivement, comme un petit animal apeuré puis se laissa aller contre la mercenaire qui la berça longuement et tendrement.

Malheureusement Alyssa savait ce qu'elle devait faire… Malgré les différentes recherches de Newt Scamander aucun sortilège ne pouvait retirer le parasite de son hôte sans engendrer la mort.

Elle déposa un baiser maternel sur le front, ses mains se posant tendrement sur les joues rondes puis elle lui brisa la nuque, le petit corps s'affaissa dans ses bras.

- Dors bien petit ange…

Au moment actuel, donner la mort à un obscurial était devenu un acte miséricordieux. Le parasite détruisait de l'intérieur et causait une douleur aussi bien physique que mentale. Rare était ceux qui restaient sain d'esprit…

Alyssa la déposa sur un coin du parquet libre de tout débris et s'aventura enfin vers le dortoir en enjambant de larges morceaux de pierre. Elle se concentra sur ses sens pour entendre les battements de cœur et les respirations. Là dans un coin de la pièce étaient réunis les disparus

Heureusement elle percevait leurs signes vitaux et ne comptait aucun mort, l'obscurus les ayant épargnés, mais se décida tout de même à inspecter chaque corps composant ce funèbre spectacle.

Le directeur était parmi eux, inconscient et très mal au point, il deviendrait surement handicapé à vie et Alyssa passa à la suite sans s'émouvoir. Cette pourriture méritait son sort !

Elle appela ensuite des aurors de confiance ainsi que des médicomages. Dès leurs arrivées elle les surveilla comme le lait sur du feu, gardant tout de même une certaine méfiance. Ce ne fut qu'au petit matin qu'elle relâcha légèrement la pression.

La mission était terminée mais elle devait régler quelques détails.

Elle quitta l'hôpital pour le ministère, le service de protection de l'enfance magique précisément. Elle devait absolument parler à sa chef. A son entrée dans le bureau la concernée se leva respectueusement pour la saluer mais son regard laissait échapper une certaine hésitation. En même temps tout le personnel du ministère la connaissait comme la frêle et délicate secrétaire cracmol. De quoi en perturber plus d'un !

- Pas besoin de te lever Daniela, j'ai juste quelques questions à te poser.

La femme d'une cinquantaine d'années se rassit en fronçant des sourcils, retrouvant soudainement sa contenance et son sérieux.

- A quel sujet ? dit-elle de sa voix profonde.

Alyssa adorait ce genre de voix qui avait le mérite de l'hypnotiser si elle se laissait aller.

- J'aimerai connaître le fonctionnement du sortilège qui permettait de découvrir les sorciers et sorcières de première génération.

- Le Ex Revelate Puer* ? Comme vous devez le savoir ce sortilège est contenu dans un livre sans fin, quand l'enfant connait sa première stabilisation de sa magie, lors de sa première année, son nom s'inscrit dans le livre ainsi que son adresse qui peut changer selon les déménagements. Le sortilège finit toujours par trouver l'enfant et passe à travers les barrières magiques, même les fideletas, mais dans ces cas précis cela peut prendre un peu de temps.

Ces livres étaient de véritables trésors et gardés dans des endroits secrets pour être consulté par le ou la chef du département de la protection de l'enfance magique. Cette personne était bien sûr contrôlée fréquemment sur son intégrité morale par la plus haute instance du gouvernement, le roi dans ce cas.

- Donc le sortilège n'est pas parfait ? déduisit la vampire.

Daniela pinça les lèvres, contrariée.

- Malheureusement. Il y a un autre cas de figure, quand plusieurs familles se partagent la même habitation, ces appartements sont une plaie ! Le Ex Revelate Puer est ancien et a du mal à discerner tous les noyaux magiques d'enfants dans un même immeuble. Quelquefois nous retrouvons des sorciers de première génération à l'approche de leur seconde stabilisation et c'est inacceptable !

La première stabilisation était la phase où le noyau magique connaissait sa formation puis la seconde, vers les 11 ans, concernait l'étape où le noyau était suffisamment stable pour que les accidents magiques disparaissent peu à peu et où l'enfant pouvait apprendre à s'en servir intentionnellement mais sans excès. Ensuite la troisième et dernière stabilisation arrivait au 17 ans du sorcier, le noyau était complètement « solide » et certains héritages se dévoilaient. Ainsi la majorité sorcière avait été instauré à cet âge fatidique.

Pendant la première stabilisation la probabilité pour qu'un enfant maltraité devienne un obscurial était de 95% puis à la deuxième stabilisation 40% pour descendre à 0% à la dernière stabilisation.

Alyssa comprit donc comment un obscurus avait pu naître car de nombreux pays comme l'Espagne surveillaient étroitement les familles non-maj contenant un sorcier de première génération et pouvait enlever l'enfant au moindre signe de maltraitance. Le département plaçait ensuite les enfants dans des orphelinats magiques ou des familles d'accueils.

- Des mesures ont été prises ?

Daniela la regarda comme si elle venait d'être insultée de la pire des manières.

- Bien sûr ! Nous travaillons conjointement avec d'autres gouvernements pour améliorer le sortilège, à part ces abrutis d'anglais tout le monde participe pour régler ce problème. Les meilleurs chercheurs en runes et sortilèges travaillent activement depuis 9 ans maintenant.

L'Angleterre magique s'était tellement repliée sur elle-même qu'elle devenait une source de mépris…

- Je te remercie Daniela pour ces informations, dit Alyssa en se dirigeant vers la sortie.

- Attendez ! Pourquoi toutes ces questions ? s'exclama la chef du département.

- Cette nuit j'ai tué une obscurial d'à peine 7 ans, annonça-t-elle, laissant derrière elle une femme défaite.

Ensuite la mercenaire ne mit pas une heure pour retrouver le prénom de la petite fille dans ses dossiers. Elle se décida enfin à faire son rapport à l'employeur.

Ce fut très long et épuisant, le roi voulant connaître absolument tous les détails. Enfin, vers le milieu de l'après-midi elle put prendre son Portkey international pour le MACUSA.


La tête haute et d'une démarche fière Alyssa Laurel pénétra dans le hall de l'office de tourisme. Son familier allongé autour du cou et le sourire aux lèvres elle avait hâte de retrouver Alex. Sa victime préférée lui avait manqué !

Cependant, un des gardes stoppa sa marche.

- Mentor veut te parler, maintenant.

Son regard perçant couplé à celui de son familier se posa sur son collègue en punition. Il soupira.

- Je n'en sais pas plus…

Son fléreur miaula dans son oreille pour lui signifier ou plutôt lui ordonner de faire vite. Elle leva les yeux au ciel et prit l'ascenseur pour le dernier étage. La vampire n'eut pas le temps de frapper à la porte que Mentor l'appela.

- Entre Alyssa.

Elle obéit et s'avança, un sourire en coin.

- Et alors Boss on ne peut plus se passer de moi ? demanda-t-elle sur un ton amusé.

Le regard de Mentor la fit frémir et elle se tut aussi sec. Même sa nature vampirique qui la rendait bien plus dangereuse que quiconque n'était rien face à cet homme. Mais qui était-il ?! Ce mystère restait entier…

- Alexander est sur une mission et tu es sa partenaire. Il est déjà sur place, annonça-t-il en faisant glisser un dossier sur son bureau.

Alyssa jeta un coup d'œil à Dante, toujours droit aux cotés de Mentor et ramassa le dossier pour l'ouvrir à la première page.

- Protéger Harry Potter ? L'Angleterre donc… soupira-t-elle.

Un pays où les créatures comme elle n'étaient pas les bienvenues. Elle ne voulait pas spécialement y mettre les pieds mais Alex avait besoin d'elle, alors elle s'y résigna.

- Je vais mettre une semaine en préparatif, je m'y mets tout de suite.

Mentor hocha la tête et la laissa partir, ayant parfaitement conscience qu'une vampire comme elle devait passer un rituel particulier. Ce rituel, douloureux et complexe, permettait aux créatures de se dissimuler face aux sorts d'examens. Ainsi elle pourrait passer la frontière, étiquetée comme sorcière. Elle devait donc trouver les ingrédients pour la potion du rituel, un incantateur connaissant le chant magique - pour les runes elle pouvait se débrouiller- mais aussi trouver une « fausse » baguette au marché noir.

Alyssa pensa avant tout à passer par l'armurerie.

- Bonjour, susurra dans sa langue maternelle, le français.

Clara se tourna vers elle et lui sourit, phénomène rare qu'elle ne réservait qu'à sa sœur et à ses amantes occasionnelles. Leur relation était basée sur une bonne entente et du bon temps sans prise de tête. Clara pouvait donc coucher avec d'autres femmes et Alyssa avec homme ou femme selon son humeur. Elles arrêteraient tout le jour où l'une d'entre elle se poserait avec la bonne personne.

La sorcière se pencha par-dessus le comptoir pour embrasser chastement les lèvres de la vampire.

- Et si on fêtait ton retour dignement ce soir dans ma chambre, proposa Clara.

- Désolée je dois préparer ma future mission, je vais juste te demander de garder mes lames au chaud et de me préparer un fusil à pompe pour la semaine prochaine.

La gardienne de trois étages se redressa et haussa des épaules, pas plus déphasée que ça et un autre nom en tête pour passer sa soirée. Elle prit ensuite les dagues que lui déposa son amante pour les ranger.

- Un FABARM SDASS, ça te va ?

- Je te fais confiance, tu sais bien que je n'y connais rien.

Clara se moqua d'elle.

- Une vraie calamité ouais, tu es sûre de toi ? Tu es une spécialiste du corps à corps et non du combat à distance.

- Je sens que je vais en avoir besoin… Et sinon la dernière rumeur en cours ?

Le sourire moqueur de Clara s'agrandit.

- Apparemment tu es dans une relation amoureuse avec Alexander Lowell et tu vas bientôt le transformer en calice.

Alyssa écarquilla les yeux et fut prise d'un fou rire incontrôlable dans la seconde.


*Je n'ai pas fait latin donc c'est du bidouillage fait en lisant diverses citations latines, si ça brûle les yeux aux experts je vous invite à me corriger !