Chapitre 8 : Entretien à Hogwarts

Une petite chouette effraie à la bouille concentrée volait vers un immense château aux pierres sombres de style médiéval en cette douce mâtinée. Elle en fit le tour gracieusement avant de repérer une fenêtre en particulier. Rapidement elle fondit sur sa proie et tapota sur la surface vitrée, un vieil homme aux longs cheveux et à la barbe blanche lui ouvrit, ses yeux bleus pétillants derrière ses lunettes en demi-lune l'observa curieusement. Le rapace atterrit sur le large bureau et regarda dans tous les sens, sa mignonne tête pivotant.

Albus Dumbledore détacha le courrier en ayant préalablement jeté des sorts de détections de maléfices et potions, n'étant pas la personnalité la plus appréciée ces derniers temps. Il s'installa à son bureau et la chouette rejoignit le perchoir de Fawkes.

Dans l'enveloppe se trouvait un curriculum vitae, des lettres de recommandation et un mot d'un dénommé Alexander Lowell qui postulait pour le poste de professeur de défense contre les forces du mal. Le parcours de l'homme était impressionnant, il avait voyagé aux quatre coins du monde, étudié de nombreuses créatures et enseigné en tant que professeur particulier. Le profil rêvé pour n'importe quel employeur.

Le directeur se leva et se mit à faire les cents pas, signe d'une grande réflexion chez cet homme. Il ne connaissait rien de cet Alexander et le profil était peut-être un peu trop alléchant, surtout qu'il n'était pas sûr de pouvoir le manipuler sur le long terme.

Cependant le candidat avait beaucoup voyagé et donc créé de nombreuses relations qui pourraient servir à l'avenir. Et il y avait Umbridge… Cette femme était une plaie : raciste (comme bon nombre d'anglais), pro-Fudge trop zélée et cruelle. Tout ce qui fallait pour monter rapidement au ministère, écrasant sans pitié des collègues ou subalternes et faisant de la lèche aux supérieurs.

Malheureusement il ne pouvait s'en débarrasser mais juste limiter les dégâts.

Albus s'arrêta brusquement et jeta un coup d'œil vers le perchoir où la chouette s'amusait à se cacher sous l'aile majestueuse de son phénix tout en le fixant d'un air qu'il jugeait admiratif. Son phénix la laissa faire avec patience. Bien elle n'était pas partie. Il se rassit derrière son bureau puis tira du premier tiroir un parchemin et une plume qu'il trempa dans un encrier couleur ébène.

Cher monsieur Alexander Lowell,

Je vous annonce que votre candidature nous intéresse et que le poste de professeur de Défense contre les forces du mal est à pourvoir. Je vous propose donc un entretien d'embauche demain à 9h30.

Cordialement,

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore,

Directeur de Hogwarts, Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès sorcellerie, manitou suprême de la Confédération internationale des mages et sorciers

A peine eut-il scellé la lettre que la Dame blanche s'envola du perchoir, piqua vers la lettre qu'elle attrapa puis d'un battement d'aile se dirigea vers la fenêtre. Albus sourit en coin avec son éternel regard pétillant, ça c'était du zèle !

Alex, de retour au Leaky Cauldron, un whisky pur feu dans la main observait d'un air distrait la populace. Le transfert du jeune Potter s'était bien passé, cependant il n'avait pu les suivre il s'était donc attelé à la lecture des coordonnées. Elles correspondaient à Grimmauld Place, le rendez-vous était dans une heure maintenant et il espérait que sa chouette revienne avant.

Il dégusta longuement son verre et sa chouette arriva par les interstices du plafond fait à cet effet. Elle lui remit la lettre et Alex la récompensa avec des caresses qui lui fit pousser des petits cris de contentement. Il eut le temps de lire la réponse de Dumbledore avant de partir pour le rendez-vous.

Le mercenaire sortit du pub sorcier avec l'allure d'un vacancier, un panama sur la tête pour cacher sa chevelure, ses lunettes de soleil, une chemise blanche à manche courte et un short en jeans. Un sac à dos en bandoulière et une carte de la ville en main achevaient sa tenue. Il paya un taxi, ne connaissant pas ce coin de la ville et ne voulant pas tenter de transplanage à l'aveugle.

Le véhicule le déposa devant le numéro 3. Il faisant le tour de la place nonchalamment quand il vit Kingsley sur la petite aire de verdure au centre de la place, contre un arbre. Alex le rejoignit en enjambant quelques ronces.

- Hey bonjour m'sieur, j'aurais besoin d'un renseignement, l'interpella le plus jeune avec un léger accent du sud.

Jouer un rôle jusqu'à être complètement sûr qu'ils pouvaient parler en toute sécurité…

Kingsley se tourna vers lui et eut un léger instant d'hésitation avant de le reconnaître.

- C'est bon, tu peux arrêter ton cinéma.

Dans l'Ordre il ne restait plus que les Weasley, Black, Lupin, Granger et Potter et la mère de Ron avait lancé la grande campagne d'extermination de Doxys. Ce qui voulait dire que personne n'allait s'intéresser à la place.

Alex reprit un comportement un peu plus naturel pour lui.

- Et donc que peux-tu me dire ?

- Pendant le transfert Moody a aperçu vaguement ta chouette, heureusement pas assez pour identifier sa race et la réunion a été une pure perte de temps.

- Comment ça ?

Kingsley soupira.

- Dumbledore souhaite que nous surveillons le Département des mystères, bien sûr il a gardé ses informations pour lui. Sa manie de les révéler au compte goûte m'agace prodigieusement. Une ronde va se faire entre les employés du ministère. Snape nous a révélé que tu-sais-qui garde ses plans pour lui et même Lucius Malfoy qui l'héberge ne sait rien. Il lui a juste commandé des potions offensives.

- Lesquelles ? demanda Alex.

Kingsley tira de sa poche un parchemin contenant la liste et Alex la prit en le remerciant pour l'étudier plus tard.

- Rien d'autre ?

- Un combat de volonté entre Sirius Black, Molly Weasley et Albus Dumbledore, le grand prix étant le jeune Potter. Black souhaite préparer son filleul à tous les danger et Weasley et Dumbledore veulent préserver son enfance et innocence, bien qu'il n'y a plus rien à protéger à mon avis. J'ai aussi la nette impression que la matriarche Weasley cherche à surpasser l'autorité de Black sur son filleul. Malheureusement Black s'est réveillé un peu tard et comme ce n'est pas le gardien du secret il ne peut pas choisir qui peut pénétrer sa demeure.

- Donc si je comprends bien je ne pourrais jamais m'occuper de la sécurité de Monsieur Potter tant qu'il est dans cette maison, ni m'entretenir avec mon employeur, prononça Alex ne cachant pas son agacement.

- Et les Death Eater connaisse la forme animagus de Black grâce à Pettigrew mais je pourrais peut-être organiser une rencontre dans mon manoir. Je devrais sans doute lui révéler mon affiliation à la guilde.

L'intérêt d'Alex fut piqué.

- Et tu pourrais le convaincre aussi de te laisser vivre dans sa demeure jusqu'à la rentrée scolaire.

L'auror hocha lentement la tête.

- Possible…

Kingsley pensa à sa fille de quatorze ans en vacance chez lui. Divorcé il avait la garde alternée alors que son fils ainé était majeur et… ne voulait plus rien entendre au sujet de son père. La famille Shacklebolt s'était déchiré des années de ça à la découverte de son appartenance à la guilde. Le mercenaire avait réussi à dissimuler son tatouage pendant des années mais un jour où il était revenu avec une blessure au torse sa douce femme avait pris l'initiative de le soigner et sous les divers sorts de soins l'illusion n'avait pas tenu… La dispute qui avait alors éclaté avait dévasté la forte relation s'étant forgée pendant des années de vie commune et fusionnelle… Et ceux malgré un mariage arrangé.

Les deux mercenaires parlèrent des dernières formalités avant de se séparer chacun de leur côté, Alex au Leaky Cauldron pour parfaire sa couverture et se tenir au courant des dernières rumeurs et Kingsley au manoir Shacklebolt.

Cette résidence particulière se trouvait dans les Highlands. Le manoir d'une blancheur immaculée se dressait parmi ses hautes montagnes à la végétation dense. Invisible aux yeux des moldus et impossible de pénétrer sur ses terres sans invitation grâce à de puissantes barrières ancestrales cet endroit faisait rêver bon nombre de sorciers. Non pas par la beauté de la bâtisse majestueuse mais pour ces haras sauvages de Thestrals, Aethonans, Granians et Abraxans, des chevaux ailés divers et puissants. La famille Shacklebolt protégeait ces animaux depuis des siècles et un cheval ailé figurait même sur leur blason.

L'auror transplana au sein même de son manoir, étant le seul capable de cette prouesse grâce à son statut de chef de famille, du hall il appela sa fille. Aucune réponse… Il appela donc un elf de maison.

- Tiny !

Un elf apparut, sa tenue de serviteur était blanche sans accroc ni salissure et ornée du blason de sa famille sur sa poitrine. Ses yeux globuleux vifs le fixaient avec respect alors qu'il s'inclinait.

- Bonjour maître, que peut faire Tiny pour vous ?

- J'aimerai savoir où est ma fille s'il te plaît.

- Mademoiselle Hailey s'amuse avec monsieur Loren à l'extérieur, maître.

Kingsley le remercia et sortit du manoir par la porte d'entrée. A peine avait-il posé un pied dehors que le son de sabots martelant la terre tendre arriva à son oreille. Il se tourna vers la source du bruit et aperçut sa petite princesse dans une robe débraillée sur le dos de Loren, Aethonan et son familier de surcroit. Et… Un petit poulain Granian suivait le mouvement.

- Papa ! cria l'adolescente.

Hailey était une métisse qui déjà à quatorze se destinait à une grande beauté. Une peau caramel, une chevelure frisée noir encadrant des traits fins et de sublimes yeux vert d'eau subjuguant. A vrai dire son père avait déjà refusé bon nombre de prétendant.

Quelques fois il pensait sérieusement à sortir le fusil qui dormait dans un de ses placards...

Papa poule ? Totalement.

Mais pour l'instant la question était plus sur la présence du poulain argenté.

L'adolescente sauta à terre avec souplesse et le poulain vint se coller à elle, Kingsley eut un très mauvais pressentiment.

- Bonjour princesse, peux-tu m'expliquer la présence de ce jeune Granian loin de sa famille.

- C'est ma nouvelle amie, on joue souvent avec elle, Loren et moi, répondit-elle avec un regard innocent.

Mais le père n'était pas dupe… Si elle avait été à Hogwards elle aurait sans doute fini à Slytherin. Il entendit son familier hennir moqueusement… Sale traître !

- Hailey, dit-il dans une voix bien plus grave que d'habitude.

Sa fille baissa la tête, se sachant complètement grillée, ce n'était jamais bon quand son papa prenait la voix.

Puis fugacement une pensée titilla l'esprit du maître de maison : il avait fait exactement la même bêtise à son âge. Tel père telle fille. Il soupira.

- Que vais-je pouvoir dire à ta mère…

Déjà qu'il devait lui confier Hailey alors que c'était son tour de garde… Maintenant il y avait le packaging adolescente + familier Granian offert. Les négociations allaient être drôles…

Bien loin des tourments de son acolyte Alexander se mêlait à la populace grâce au pouvoir de la boisson et des jeux d'argents. Dans les rires et vapeurs d'alcool il recueillait les rumeurs et perfectionnait sa couverture. Bien qu'au départ les gens restaient méfiant envers un étranger à l'apparence différente Alex les avait séduits et s'intégrait ignorant facilement les quelques remarques déplacées sur son physique particulier. Malgré les litres de breuvage ambré si addictif circulant dans le bar le mercenaire restait maître de lui-même.

Ainsi le lendemain matin c'était frais comme un gardon qu'Alex prit la cheminée pour Three Broomsticks à Hogsmeade, un conseil de Tom car il était impossible d'aller dans les bureaux de Hogwarts sans en connaître les mots de passe. Il entendit tout d'abord un brouhaha sans nom puis une voix claire indéniablement féminine lui souhaita la bienvenue. Il n'eut pas l'occasion de lui répondre que la séduisante tenancière « madame Rosmerta » se fit interpeller par un des badauds. Alex traversa donc l'auberge en slalomant dans la foule et la porte menant à l'extérieur, découvrant ainsi Hogsmeade.

Le mercenaire ne pouvait nier que le village dégageait un certain charme pittoresque. Il détailla quelques chaumières et magasins sans pour autant s'attarder. Il pourrait toujours faire un peu de tourisme plus tard…

Alex se dirigea ainsi vers l'imposant château dominant la montagne.

« Pas mal… Pas aussi beau qu'Ilvermorny ! » pensa-t-il avec son âme d'enfant tout fier de son école.

Aux grilles de Hogwarts, un homme l'attendait. Des cheveux gris associé à un front dégarni, un visage marqué par une expression d'aigreur et un chat gris aux yeux jaunes flanqué à ses pieds. Pour une première impression dans cette école c'était l'idéal…

- Monsieur Lowell ?

- C'est exact, enchanté, et vous êtes ? dit-il avec le sourire, cachant sa réticence et tendant la main.

- Argus Filch, répondit-il en dédaignant la poignée de main avec un reniflement.

« Ah ben super accueil… » Pensa le mercenaire en contenant une soudaine envie de meurtre.

Argus se tourna et commença à marcher, sa chatte à ses pieds. Le mercenaire le suivit, entrant dans l'imposant château et dans le dédale de couloir.

- Je suis le concierge de Hogwarts et je m'occupe de garder l'ordre en ces lieux. Je vous informe donc que les élèves ont interdiction de pratiquer la magie dans les couloirs et si vous en prenez un sur le fait je me ferais une joie… de le punir. Enfin, bien sûr, ceci est valable si vous restez avec nous, annonça-t-il une pointe de sadisme dans la voix

- Je garderai ça à l'esprit, répondit l'albinos légèrement tendu.

Il souhaitait tellement l'envoyer se faire foutre… Franc comme il l'était, il se faisait violence pour rester le plus… diplomatique possible.

Ils arrivèrent devant une gargouille hideuse.

- Nous sommes arrivé, marmonna le concierge.

Il prononça ensuite le mot de passe : « Fizwizbiz »

La statue s'anima, bougeant sur le côté puis le mur s'ouvrit, révélant un escalier en colimaçon. Le concierge le fixa monter les escaliers et frapper à la porte avec le heurtoir en forme de griffon. Dès qu'il pénétra le bureau directorial, Alex perçut la puissance magique d'Albus Dumbledore. Il sut instantanément que ce ne serait pas une mince affaire pour obtenir le poste ou tromper cet homme au quotidien s'il réussissait à intégrer Hogwarts.

Cependant la puissance de Mentor était bien plus impressionnante…

La faculté de sentir la puissance magique d'autrui venait du fait qu'il honorait sa Mère, la déesse de la magie Magia. Chaque sorcier ou sorcière qui accomplissait les rites propres à chaque fête voyait son esprit s'affiner à la magie.

Alexander Lowell fut happé par le regard d'Albus Dumbledore. Pourpre contre bleu pétillant. Le combat commençait. Le vieux directeur se leva pour l'accueillir.

- Monsieur Lowell, enchanté de faire votre connaissance. Vous pouvez vous assoir.

- Moi de même, monsieur Dumbledore.

Ils s'assirent et le combat débuta.

- Mon garçon, votre parcours est impressionnant, surtout à un si jeune âge et…

« On essaie de me brosser dans le sens du poil pour mieux m'attendrir » se dit Alex en écoutant d'une oreille le bref résumé de son CV assaisonné d'éloges.

- Appelez-moi plutôt Alexander et c'est juste tout à fait normal, j'ai toujours aimé accumuler le savoir pour le transmettre. C'est un profond accomplissement pour moi d'aider mon prochain dans la compréhension de la magie, rétorqua le mercenaire.

- Et vous pouvez m'appeler Albus. Un peu de thé ? proposa-t-il en montrant d'un geste la théière et les tasses qui venaient d'apparaître.

- Non merci, je suis plutôt un grand consommateur de café.

- Ah comme Severus alors, notre très cher professeur de potion. D'ailleurs il est aussi intéressé par le poste de professeur de Défense contre les forces du mal ainsi qu'une imminente employée du ministère, blablata le directeur en renvoyant le service à thé aux cuisines.

Alex retint une remarque franche et brute de décoffrage face au test du directeur. Il prit un air mi surpris mi admiratif.

- J'ai entendu parler du célèbre maitre de potion, un véritable génie dans son domaine. Il va pouvoir accumuler les responsabilités de ces deux postes ? Car remplacer un tel prodige ne sera pas une mince affaire je suppose.

Le jeune homme sentit une présence effleurer ses barrières d'occlumencie et fut surpris. Il ne s'était pas préparé à ça… Bon au moins le directeur n'avait pas cherché à les franchir. Il dissimula son trouble sous un sourire aimable, ne surtout pas montrer qu'il avait perçu l'intrusion. Il devait au moins faire croire que son niveau d'occlumencie était faible, juste assez pour monter des barrières mais pas pour sentir les intrusions ni résister longtemps aux attaques.

Trop de capacités attisaient la suspicion. Et il envia soudainement le talent inné d'Alyssa pour l'occlumencie, à sa place elle aurait pu facilement créer de faux souvenirs à lui balancer et ainsi dissimuler ses capacités dans la magie de l'esprit.

- Et j'ignorais que les membres de votre gouvernement possédaient une telle polyvalence.

- Vous vous intéressez donc à l'art du brassage Alexander ? demanda Albus, les yeux pétillants.

Bonne question, après tout le fait que Severus Snape, maitre des potions et géni, soit professeur dans une école était connu dans le reste du monde seulement par d'autres potionnistes. Pour sa part Alex avait pour la première fois entendu ce nom dans la bouche de Vasìlios Argyre, le gardien de l'étage numéro 13 de la guilde et maitre des potions. Apparemment une rencontre fructueuse dans un congrès qui s'était soldé par une collaboration dans l'invention d'une potion.

- Oui, les potions peuvent servir dans n'importe quelle situation, que ce soit pour se soigner ou pour se défendre. En tant que professeur je me dois de me tenir au courant de ce genre d'avancée Cependant je n'ai jamais passé ma maîtrise.

- Je partage votre avis et je suis sûr que vous vous entendrez à merveille avec Severus.

« Cela veut dire… » pensa Alex qui vit le directeur sortir un manuscrit particulièrement long.

- Alexander, je vous souhaite la bienvenue dans notre école, prononça le grand Albus Dumbledore en lui tendant le document qui n'attendait qu'une signature.

Cependant Albus ne s'attendait pas que son nouvel employé se mette à lire studieusement le contrat. Il se perdit donc lui-même dans ses réflexions. Ce jeune homme était intelligent, possédait une bonne puissance magique sans être dans l'exceptionnel et une bonne curiosité. Le meilleur moyen de le manipuler était peut-être d'attiser sa soif de savoir et sans doute de puissance. Il fallait que l'albinos se rende redevable pour le rallier à sa cause. Le combat contre Voldemort se rapprochait et la nécessité de gonfler le rang de ses pions croissait.

Albus fut tiré de ses pensées par la voix de l'américain.

- Il y a un point que j'aimerai voir avec vous, celui qui impose au professeur de rester ici même lors du week-end et des vacances.

- Nous sommes dans un internat mon garçon, nous nous devons d'être disponible à tout moment pour nos élèves.

- Certes mais étant un étranger à votre culture j'aurai besoin de quelques sorties pour étoffer mon savoir et m'adapter parfaitement à mes élèves, rétorqua Alexander.

Un léger silence puis le directeur reprit le manuscrit pour modifier le passage concerné. Voilà une fameuse occasion pour que le jeune Lowell soit reconnaissant !

- Bien mais vous devrez me prévenir avant chacune de vos sorties et n'hésitez pas à me demander de l'aide pour vous intégrer. Je me ferais un plaisir de vous aider.

Le mercenaire accepta, c'était un moindre mal et leur entretien se solda enfin par une signature.

Puis quand Alexander Lowell quitta Hogwarts une quinzaine de minutes plus tard il poussa un profond soupir de soulagement. La puissante tension s'évapora mais l'impression d'avoir signé sa propre condamnation subsista.

- Au moins je pourrai le protéger, murmura-t-il.

Albus Dumbledore… Un homme dangereux…


Bonsoir, bonjour mes très chers lecteurs et lectrices,

Hum...

Euh...

Je me sens vraiment désolées pour cette attente, j'ai tellement galéré à écrire ce chapitre. Je crois bien l'avoir réécris au moins 3-4 fois, ce qui m'a posé problème était le personnage d'Albus Dumbledore. Je souhaite faire un bashing mais un vraisemblable, ma plus grande peur étant le OOC total.

Maintenant j'arrête de promettre un certain délai pour mes chapitres, je prendrai donc le temps de peaufiner pour vous fournir une sublime histoire de qualité.

Je vous remercie énormément pour votre soutien, vous êtes adorables ! J'adore découvrir votre enthousiasme pour mon petit bébé.

En espérant que ce chapitre vous a procuré du plaisir dans cette période de trouble,

Aki.