Coucou mes très chers lecteurs et lectrices,
Je vous remercie pour vos reviews et wouah Katymyny quelle avalanche ! Tu m'as fait énormément sourire. Bref j'ai compris ton petit soucis et je pense que tu n'es pas seul(e) dans ce cas donc voici les traductions pour ce chapitre. Je le ferais maintenant avant chaque chapitre.
Knockturn Alley : Allée des Embrumes.
Leaky Cauldron : Chaudron Baveur
Daily Prophet : Gazette du sorcier
Wormtail : Queudver
Moony : Lunard
Padfoot : Patmol
En vous souhaitant une bonne lecture,
Aki.
Chapitre 11 : la panthère, le rat et l'artefact. Partie 2.
Au cœur de la nuit enveloppée par la pénombre, deux silhouettes se mouvaient avec aisance. La première indéniablement masculine s'arrêta devant une petite maison au fond d'un cul de sac.
- C'est ici madame, annonça-t-il.
- Bien. Tu peux disposer, répondit-elle.
Dorian s'inclina puis tourna les talons pour retourner chez lui. Alyssa regarda par une des fenêtres et ses yeux devinrent noirs, le bleu de l'iris et le blanc de la sclère - juste les ténèbres. Ce pouvoir permettait de déterminer la présence vitale. Une fois sa vérification faite elle utilisa sa marche de l'ombre sans crainte pour pénétrer dans la maison.
Elle apparut dans un salon modeste. Un vieux papier peint recouvrait les murs et un large tapis gris le sol. Une étagère remplie à craquer de livres reliés se trouvait sur la gauche, une table basse au centre où reposait une assiette sale et des couverts, et des fauteuils rembourrés sur la droite.
La mercenaire regarda les divers livres, à son avis on en apprenait beaucoup sur une personne grâce à ses lectures. Des livres de magie de sang, runique, sur les protections magiques… Et oh tiens ! un livre pour les faussaires.
Elle commença à se faire une vague idée puis se mit à visiter la maison. Elle sortit de la pièce pour le hall d'entrée, en face d'elle se trouvait une minuscule cuisine où la vaisselle sale et les emballages vides s'entassaient. Elle quitta la pièce avec dégout pour l'étage. Les lattes de l'escalier grinçaient sous ses talons. Elle arriva dans un couloir avec trois portes, la première une salle d'eau avec toilettes, la deuxième une chambre. Elle fouilla chaque recoin sans succès puis termina avec la dernière porte.
Fermée.
Son dernier espoir de trouver un indice.
Alyssa ne pouvait utiliser un Alohomora aussi elle se contenta d'une rune de déverrouillage qu'elle gravit dans la porte avec l'aide de sa dague. Un atelier se révéla devant elle. Un tableau qui s'étendait sur tout un pan du mur contenant divers plans et notes, un bureau où reposait plume, encrier, parchemin et un épais carnet à la couverture en cuir et ce qui attirait le plus son regard, une boite à bijoux en nacre qui se tenait sur un plan de travail.
Elle s'approcha de cette beauté ancienne, détaillant l'or blanc finement ouvragé formant les pieds et servant de lien entre les diverses faces en nacre. La mercenaire se retint de poser une main fascinée, craignant sortilèges protecteurs cuisants.
Alyssa se concentra donc sur les divers documents, épluchant le tout presque solennellement. Elle remercia presque l'homme dont elle avait ôté la vie d'avoir été aussi consciencieux.
Le plan pour échanger l'original par une contrefaçon, son étude de la boîte, les sortilèges qu'il avait diagnostiqués, ses suppositions sur comment l'ouvrir et se débarrasser des protections, à qui le médaillon se destinait….
Parmi la liste de protection un nom lui sauta aux yeux, ce maléfice s'attaquait particulièrement aux vampires. Elle soupira.
Quel merdier…
Devant elle se trouvait le coffret recueillant l'abomination menaçant elle et ses congénères. Et elle ne pouvait pas l'emporter comme ça sans en payer les conséquences.
Quel frustration…
La vampire n'eut guère le temps de réfléchir à une solution. Un bruit provenait du rez-de-chaussée. Le son d'une voix utilisant un sort de déverrouillage pour pénétrer dans l'habitation puis des pas s'aventurer dans l'entrée.
Et cela arriva.
Un malencontreux réflexe.
Une impulsion face à cette intrusion par un sorcier inconnu au bataillon.
Poussée par la crainte viscérale que l'artefact ne tombât entre de mauvaises mains.
Une banale erreur d'une fraction de seconde.
Elle l'avait touché.
Une profonde douleur remonta le long de sa main telle une puissante brûlure. L'odeur de la chair calcinée envahit son odorat sensible. Elle se mordit l'intérieur de la joue pour n'émettre aucun son et regarda, choquée par son propre geste, sa main dominante.
D'affreuses cloques se formaient sur sa peau fondue rouge vif et noire par endroit. La douleur était telle qu'elle ne pouvait plus bouger ce membre.
La mercenaire serra les dents, refoulant un instinct primaire. La douleur elle connaissait, elle pouvait en faire abstraction pour un petit moment et sa résistance face à elle demeurait bien supérieure aux communs des mortels.
Elle se focalisa sur l'intrus. Elle attendit, patiemment, pour bondir sur sa proie au moment venu. Doucement, tranquillement. La prédatrice l'entendit monter les marches d'escaliers et s'aventurer dans cet étage dans le même schéma qu'elle. Puis il ouvrit la porte de l'atelier.
La vampire utilisa sa vitesse surhumaine pour le prendre par surprise. Elle agrippa sa tête dans une poigne rude puis la frappa contre le mur juste assez pour l'assommer. L'intrus n'avait pas eu le temps de réagir.
L'odeur du sang… Envoutante.
L'homme était blessé au niveau du cuir chevelu, là où sa tête avait rencontré le mur. Elle le contempla quelques secondes mais son instinct vampirique prit le pas sur la raison. Elle devait se nourrir pour se soigner, se régénérer.
La gorge devint incroyablement sèche. Ses canines grandirent.
Alyssa se pencha vers sa proie inconsciente et dégagea le cou où palpitait l'altère affriolante avant d'y plonger ses canines. Le délicieux nectar jaillit dans sa bouche quémandeuse et elle le but jusqu'à la lie. Il ne fallait jamais gâcher la moindre goutte de ce genre de cru.
Le sorcier eut un faible sursaut de conscience mais il était déjà trop tard, il sombrait déjà dans les ténèbres dont il ne pourrait plus jamais sortir.
La mercenaire se réveilla de sa transe à la mort de l'intrus et s'y détacha. Elle le considéra un instant et souleva la manche –pour trouver la marque- , elle aurait préféré le garder en vie pour l'interroger ou se servir de lui pour faire sortir plus rapidement le rat de sa cachette. Elle soupira, tant pis elle assumerait cet écart. Et sa main… Elle la leva devant ses yeux, la peau était comme neuve cependant elle ne pouvait toujours par la bouger, comme engourdie, et une sensation de chaleur s'y dégageait.
« Bon ben je pense que j'ai gagné une visite chez les gobelins, super les rituels de purifications coûtent cher ! », pensa-t-elle.
Alyssa se redressa puis se concentra sur sa magie et ses liens en les visualisant. Sa magie vibrait et divers filaments semblaient sortir de son noyau, elle sollicita celui qui le reliait à son esclave.
Une fois son appel silencieux passé, elle immergea et commença à s'occuper de l'atelier avec sa main gauche en se maudissant mentalement. Elle posa son sac à main enchanté et l'ouvrit, elle y glissa le carnet contenant la liste des sorts puis attendit la visite tant attendue. Son esclave arriva en catastrophe et haleta de surprise reconnaissant le cadavre gisant dans le couloir.
- Lord Nott ?!
- Dorian, viens ici.
Le sorcier entra dans la pièce en enjambant le mangemort.
- Prends la boite à bijoux et mets la dans mon sac, pour toi ça ne craint rien.
- Bien madame.
Il obéit prestement et Alyssa le remercia.
- Pour finir tu vas me débarrasser de mon dernier repas, de préférence auprès de créatures anthropophages.
- Je connais un nid de goules, madame.
- C'est parfait.
Alyssa reprit son sac et retourna dans sa chambre au Leaky Cauldron. Bastet l'accueillit en se frottant contre ses jambes puis fixa sa main engourdie et miaula d'un air moqueur.
- Oh ça va toi, bougonna la vampire.
Elle enleva ses hauts talons et rangea son sac avant de se réfugier dans la salle de bain pour ses ablutions. Elle revint dans la pièce habillée d'une nuisette et se glissa dans son lit. Bastet la rejoignit sous les draps en se couchant contre son flanc. Alyssa sombra dans les bras de Morphée, bercée par les ronronnements de son fléreur.
Un vampire pouvait dormir mais pas autant que les humains.
Au première lueur de l'aube, Alyssa se réveilla avec la même douleur lancinante dans sa main dominante. Elle soupira, se résignant à visiter les gobelins. Elle se prépara rapidement et dut faire l'impasse sur le maquillage au risque de ressembler à un clown, quelle horreur !
Lorsqu'elle passa devant Tom, celui-ci s'exclama.
- Bonjour mademoiselle ! Vous ne vous sentez pas bien ? Vous êtes bien pâle…
- Bonjour, juste le manque de sommeil. J'ai voulu visiter Londres de nuit. Merci de votre sollicitude.
La mercenaire ne s'éternisa pas et arriva à Gringotts dès l'heure d'ouverture. Elle y resta la matinée entière, le temps à l'incantateur gobelin de préparer le rituel de purification puis de le subir. Guérie, elle remercia les gobelins en les payant grassement.
De nouveau apte, sa première étape : se rendre présentable.
Mais alors qu'elle se trouvait devant la glace de sa salle de bain, mettant la dernière touche à son maquillage, elle entendit une personne tenter de pénétrer clandestinement dans sa chambre à l'aide d'un sort. Tant pis pour l'intrus, les deux mercenaires s'étaient prémunis de ce genre d'attaque.
Elle saisit sa dague et se dirigea vers la porte cependant Bastet se mit sur son chemin, la fausse baguette dans sa gueule. Alyssa lui fit confiance. Ainsi son agresseur finit avec la pointe d'une baguette en noisetier contre la gorge et plaqué contre le mur du couloir.
- Bien le bonjour, un souci ? demanda moqueusement la mercenaire.
Elle détailla la personne face à elle, un homme de grande taille au regard glacial et à la longue chevelure platine. Un Malfoy donc, le fameux mangemort recueillant son maître adoré chez lui.
- Mademoiselle Laurel, veuillez m'excuser pour cette méprise. Vous vous êtes fait remarquer ces derniers jours. Le décès de Maxwell Ewing vous dit-il quelque chose ?
Il la prenait de haut et la menaçait en même temps, croyant pouvoir faire pression. Un rire clair lui répondit.
- Ce nom m'est inconnu, Lord Malfoy.
- Je suppose que vous ne lui avez pas demandé son identité avant de le tuer et de torturer son ami Mademoiselle. Votre petite visite à Knockturn Alley n'est guère passé inaperçue. Certaines personnes pourraient demander justice.
Alyssa rit de nouveau en reculant et jouant nonchalamment avec sa baguette.
- Essayez donc, Dorian m'est entièrement fidèle.
Le regard du lord se plissa, cherchant à analyser cette femme étrange. Elle était sûre d'elle comme si… elle s'était arrangée de ce côté-là de manière radicale.
- Vous avez aussi attiré l'attention d'une personne puissante et importante. Elle pourrait assouvir vos désirs les plus fous.
- Oh vraiment ? demanda-t-elle narquoisement.
- Nous pourrions en discuter autour d'un thé dans mon domaine et j'en profiterai pour m'excuser pour cette rencontre plus que cavalière.
- Rien ne me force à accepter, je ne suis pas assez folle pour aller chez l'homme qui a tenté de pénétrer dans ma chambre.
La mercenaire s'amusait à ses dépens. Elle comptait bien le faire mariner pour assiéger le manoir Malfoy avec un plan en tête. Le rat ne lâchait pas son maître, il devait donc s'y trouver. Comment le débusquer ?
- Je vous enverrai une invitation, réfléchissez-y mademoiselle Laurel. Nous pouvons faire beaucoup pour vous.
Puis ils se séparèrent avec des formules de politesse qui sonnaient affreusement faux.
Alyssa réfléchissait à un plan, pensant peut-être offrir une bouteille de vin assaisonné d'un sédatif non-maj' –indétectable pour les divers sorts de diagnostic- alors que Lucius alla faire son rapport à son maître.
Comment faire sortir le rat de sa tanière, se demanda la panthère.
En l'y poussant, répondit le serpent.
- Wormtail, appela le Seigneur des Ténèbres
- Oui maître, gémit-il de sa voix nasillarde
- Alyssa Laurel, sers-toi de ta forme animagus pour l'espionner. Trouve moi un moyen de pression.
Le Leaky Cauldron était vieux et surtout décrépi. Depuis des décennies le propriétaire ne prenait plus la peine de faire des rénovations préférant dissimuler la misère. Ainsi il y avait plusieurs trous de souris que les clients ne remarquaient pas forcement et les sorts posés par les mercenaires ne les prenaient pas en compte. Donc un rat se faufila le lendemain matin dans la chambre d'une dénommée Alyssa Laurel. Le rongeur se glissa sous le meuble masquant l'entrée dérobée puis repéra une autre cachette qui lui donnait une meilleure vision de la pièce. Il tendit l'oreille pour entendre le bruit de l'eau provenant de la salle de bain. Il sortit donc de sa cachette, courant ventre à terre mais il n'avait pas prévu une chose.
Bastet.
Le fléreur bondit et aplatit le nuisible de ses deux pattes puis miaula pour appeler sa maîtresse. Alyssa sortit de la salle de bain en essuyant sa chevelure humide et tomba sur la scène. Elle observa le rat et eut un hoquet de surprise en remarquant la patte en argent du rongeur.
« C'est une blague ? » pensa-t-elle.
- Et ben si je pensais que je trouverai Peter Pettigrow dans ma chambre ! Merci Bastet, pour toi une tranche de saumon de qualité, dit-elle en s'approchant.
Or le rat se tordit et mordit le fléreur qui sursauta en réflexe. Alyssa ne réfléchit pas une seconde et se transforma dans sa forme animagus pour bondir à son tour sur le rongeur et donna un violent coup pour l'empêcher d'atteindre sa première cachette. La panthère sombre et puissante envoya ainsi sa proie percuter le mur dans un bruit sourd. Elle s'approcha puis reprit forme humaine.
Peter Pettigrow était assommé.
Alyssa se servit de son lien avec Alexander pour l'appeler et ramassa le rat inerte. Son partenaire arriva, baguette en main. Elle se tourna vers lui avec un rictus.
- Mission accompli trésor. Tu peux le stupéfier s'il te plait. J'ai pas envie qu'il se réveille.
Alex sourit de satisfaction et obéit à la demande. Alyssa posa sa proie et alla s'occuper de son familier qui se léchait la plaie laissée par les crocs du rat.
- Et ben c'était rapide, lança Alex.
- Une véritable surprise, j'avais prévu un autre plan à la base, bon au moins je ne vais pas gâcher une bouteille de vin.
La veille elle avait obtenu le sédatif et une seringue pour trafiquer sa bouteille sans laisser de trace ensuite elle avait retrouvé l'ancienne maison de Pettigrow. Elle voulait obtenir un objet lui ayant appartenu pour connaître son odeur et le traquer avec son odorat vampirique dans la demeure des Malfoy.
- Tu me sembles… épuisée.
La vampire termina de soigner son fléreur et haussa des épaules.
- Après ma mission en Espagne, j'avais prévu de prendre des vacances, répondit-elle.
Elle saisit une petite cage enchantée par des runes empêchant le prisonnier d'utiliser la magie alors qu'Alex se sentait pâlir. Il savait ce que signifiait ces quelques mots.
- Je suis désolé, je-
Alyssa plongea son regard dans celui de son partenaire.
- Stop, tu es important et j'ai décidé de te seconder, coupa-t-elle.
Elle emprisonna le rat.
- Et tes instincts alors ? Je peux à peine imaginer ce que tu subis… souffla Alex.
- ça ira.
Lorsqu'un vampire de la guilde parlait de prendre des vacances cela voulait dire qu'il ressentait l'appel du calice. Un instinct qui le poussait à chercher son compagnon d'éternité et qui virait peu à peu à l'obsession. Puis au bout de quelques mois ou années selon l'individu et si le vampire n'avait pas trouvé son compagnon l'appel du calice cessait.
Cet état particulier apparaissait de plus en plus régulièrement chez les vampires qui prenaient de l'âge.
Alyssa avait déjà plus de 500 ans.
- D'accord mais promets-moi que si tu ne sens plus capable d'assumer la mission d'arrêter. Je ne veux pas qu'il ne t'arrive quelque chose.
- Je te le promet, dit-elle.
Elle enferma le rat, emballa la cage avec un petit mot puis Artémis s'occupa d'envoyer ce colis à Kingsley Shacklebolt, au bureau des aurors.
Kingsley arriva au quartier général des aurors et salua ses collègues déjà présents – Fiertalon, Savage, Dawlish et Tonks- en se dirigeant vers son bureau.
- Oh et tu as reçu un petit cadeau, annonça Dawlish avec un haussement de sourcil subjectif.
- C'est une chouette effraie qui te l'a apporté, renchérit Fiertalon.
- Et j'ai dû les empêcher d'y toucher, dit Savage.
Quelle belle bande de commères… Kingsley soupira et secoua la tête, faussement excédé. Il rejoignit son bureau où reposait un cadeau avec son petit nœud où une carte dépassait. L'auror lança un sort de détection, rien de dangereux puis ouvrit son cadeau.
- Un rat, s'étonna Savage.
Bien sûr, ses collègues s'étaient redressés pour mieux admirer le spectacle. Imperturbable, il ne montra pas sa reconnaissance du rongeur et se contenta de prendre le carton. Tonks fronçait des sourcils, ayant reconnu le traître.
- Animagus Revelio, lut-il à voix haute.
Tout le monde se mit aux aguets et Kingsley sortit le rat de sa cage pour lancer le sort. Un homme inconscient apparut.
- Messieurs, dame, je vous présente Peter Pettigrow, annonça Kingsley.
- Attends attends, il est censé être mort ce gars-là, s'écria Fiertalon.
- Censé est bien le mot, c'est bien lui, rétorqua Tonks.
- Sa présence remet beaucoup d'éléments en question, continua le mercenaire.
- Comme la mort des Potter tu veux dire ? dit Dawlish.
En réponse Kings' se baissa et releva la manche gauche de Peter, révélant la marque des Ténèbres.
- Que se passe-t-il ici ?
Rufus Scrimgeour, le chef du bureau des aurors, venait de faire son entrée. Il jeta un œil à la situation.
- Explication.
Il ne fallut pas longtemps avant que l'enquête sur la mort des Potter et l'implication de Pettigrow et Black ne rouvre. L'absence de procès de Black fut découvert et Pettigrow reprit connaissance. Amélia Bones, chef du département de la justice dont dépendait le bureau des aurors, donna son autorisation pour l'usage de véritaserum puis annonça l'ouverture d'un procès.
- Il y a eu une grande injustice, on se doit de réparer le tort de nos prédécesseurs, disait-elle.
Toute cette agitation fut suivie par un certain scarabée.
Le lendemain matin, cette agitation se transforma en raz-de-marée à la réception du Daily Prophet dans les chaumières.
Peter Pettigrow vivant et marqué ! Sirius Black innocent ?
Une grande injustice magique !
Par Rita Skeeter
Hier, dans la matinée, un évènement incroyable s'est produit. Alors que les aurors prenaient leur service un curieux colis est arrivé par le biais d'une chouette à l'attention de Kingsley Shacklebolt (portrait page 3). Quel choc en découvrant le contenu ! Un rat qui se révèlera être la forme animagus non déclaré de Peter Pettigrow.
Je vous rappelle chers lecteurs que Peter Pettigrow, membre actif de l'Ordre du Phénix durant la guerre, a reçu l'Ordre de Merlin à titre posthume pour sa confrontation contre le mangemort et traître Sirius Black. Or qui est le mangemort et traître dans cette histoire ?
Voyez-vous Peter Pettigrow porte la marque des Ténèbres et Sirius Black n'a jamais eu de procès !
A cette période Barty Croupton était à la tête du département de justice magique et Millicent Bagnold ministre de la magie, malheureusement ils ne pourront plus répondre de cette infamie envers un futur lord régnant.
Il y a encore de nombreuses zones d'ombres : Où était passé Peter Pettigrow toutes ces années ? Qui était réellement le Gardien des secrets du couple Potter ? Qui est le responsable de la capture du mangemort ?
Nous espérons avoir les réponses à nos questions durant le procès qui se déroulera la semaine prochaine, lundi à 10h30.
Page 2 : Biographie de Peter Pettigrow et Sirius Black, l'origine du mal ?
Page 3 : Equipe de choc à la recherche de vérité.
Page 4 : Ordre du Phénix, mais que fait Albus Dumbledore ?
Dans le manoir Malfoy, Lucius pâlit en voyant les gros titres et parcourut rapidement l'article avant de s'élancer pour donner la nouvelle à son maître. Lord Voldemort, fou de rage, distribua les doloris avant d'ordonner la capture d'Alyssa Laurel sans soupçonner que l'intrigante avait déjà déménagé au manoir Shacklebolt.
Dans la cuisine des Black, une puissante brulure apparut dans la cicatrice du jeune Potter lors du petit déjeuner. Il haleta de douleur en se tenant le front. Les autres résidants se tournèrent vers lui avec inquiétude.
- Il est en colère… Aïe ! Il s'est passé quelque chose…
La douleur reflua au bout de quelques minutes et Albus Dumbledore entra dans la pièce brutalement en tenant dans sa main le Daily Prophet.
- Mes amis, il y a du nouveau.
Il posa le journal à plat et le fit glisser jusqu'au milieu de la table. Ses interlocuteurs se redressèrent et purent admirer la plume de Skeeter. Des hoquets de surprises s'élevèrent et Sirius, les larmes aux yeux, saisit le quotidien sorcier, les mains tremblantes. Remus posa sa main sur son épaule.
- Moony, est-ce que c'est réel ? Ce n'est pas une hallucination hein ?
- C'est la vérité Padfoot, ce n'est plus qu'une question de temps avant que tu ne sois libre maintenant.
Fou de joie, Harry sauta dans les bras de son parrain.
- J'ai convoqué tout le monde pour une réunion d'urgence, dit Albus.
Au ministère, Amelia soupira lourdement en remettant son monocle. Pour la discrétion jusqu'au procès c'était raté. Elle convoqua Rufus avec une note de service. Le chef des aurors arriva rapidement et après les diverses formules de politesse ils rentrèrent dans le vif du sujet.
- J'essaye de trouver la fuite, cette Rita Skeeter est une véritable plaie, grogna Scrimgeour.
- Concentrez-vous sur la sécurité de Pettigrow, améliorez sa garde, que seul les aurors en charge de son affaire soit en contact avec lui.
En général les geôles du quartier général des auros étaient en commun avec celles des tireurs d'élites qui s'occupaient des criminels autre que mage noir. Les personnes emprisonnées se trouvaient dans l'attente du procès ou transfert pour Azkaban.
- Bien nous allons mettre en place cette cellule particulière, à part moi-même, Shacklebolt, Dawlish, Tonks, Savage et Fiertalon, personne ne saura où elle se trouve.
Cornélius Fudge surgit dans le bureau sans s'annoncer.
- Quel est cette histoire Amelia ?! s'écria-t-il.
Rufus prit congé, laissant Amelia se débrouiller avec le ministre de la magie. La directrice du département de justice magique sentit l'agacement monter drastiquement mais resta impassible.
- Comme le Daily Prophet le raconte, il se peut que Peter Pettigrow ne soit pas le héros qu'on pensait.
- Mais enfin Amelia, vous en êtes sûre ? Vous imaginez la réputation du ministère s'il s'avérait que… commença Fudge nerveux.
- Et nous ne pouvons pas nous permettre de fermer les yeux Cornélius.
S'il avait pu, Cornélius aurait juste enterré l'affaire mais on lui avait coupé l'herbe sous le pied.
Finalement le procès eut lieux sans trop de problèmes.
Révélations au tribunal ! Pettigrow contre Black.
Sirius Black enfin libre !
Par Rita Skeeter.
Très chers lecteurs, j'ai l'immense honneur de vous présenter le procès de ce siècle. Il débuta comme prévu à 10h30 par la venue du suspect Peter Pettigrow escorté par les aurors John Dawlish et Kingsley Shacklebolt. Il clamait son innocence hystériquement.
« Je ne voulais pas, je n'avais pas le choix. Le Seigneur des Ténèbres est bien trop puissant » disait-il
L'admission de quelques gouttes de potion calmante fut indispensable.
L'avocat commis d'office, Maître Heather Warring plaida la contrainte pour la défense de son client par l'utilisation de l'imperium de Vous-savez-qui contre celui-ci. Malheureusement invérifiable.
Cependant le procureur Maître Darius Miles souleva plusieurs questions pertinentes.
« Le sortilège de l'imperium tombe après le décès du lanceur. Pourquoi avez-vous affronté Sirius Black le soir du 31 octobre 1981 ? Vous faisiez partie du même cercle d'amis pourtant. Et même après vous êtes resté caché jusqu'à ce jour, pourquoi ? »
« Sirius suivait activement le Seigneur des Ténèbres, ce jour-là il m'est tombé dessus comme complètement fou et je devais fuir, me cacher. Il est dangereux, je savais qu'un jour ou l'autre il allait revenir pour moi » répondit le suspect.
« Azkaban est pourtant considéré comme inviolable, vous vous êtes fait passer pour mort durant tout ce temps pour des suppositions. Pourquoi n'êtes-vous pas allé chercher une protection au ministère ou à l'Ordre du Phénix dont vous faisiez partie ? »
Et là messieurs, dames, un homme du public s'est levé pour répondre et pour balayer toutes les incohérences. Cet homme est, je vous le donne en mille, Sirius Black !
Peter Pettigrow était le véritable Gardien des Secrets, Sirius Black n'a jamais été un mangemort et nous avons tous vu l'absence de marque sur son bras. Le responsable de la mort des douze moldes est Pettigrow.
L'usage de veritaserum a été utilisé sur le suspect pour corroborer les dires de Black.
Sirius Black a été appelé à la barre pour expliquer comment il s'est évadé grâce à sa forme animagus –un grand chien noir- pour traquer le traître Peter Pettigrow qu'il avait reconnu dans le journal. Il s'avère que le suspect est resté douze ans en tant que rat de compagnie de la famille Weasley !
Sachant qu'un rat vit en moyenne 3 ans il est étonnant que les parents Weasley ou Albus Dumbledore dont ils sont proches n'eurent aucun soupçon…
Une fois la culpabilité de Peter Pettigrow avérée, le président du Magenmagot, Albus Dumbledore, a voulu connaître les circonstances de sa capture.
Le mangemort aurait reçu pour mission par son maître d'espionner une certaine Alyssa Laurel et cette femme l'aurait piégé.
Lorsque Dumbledore a cherché à approfondir le sujet, notre bien aimé ministre Cornélius Fudge a rappelé qu'un animagus restant trop longtemps dans sa forme animale sombre dans la folie.
Peter Pettigrow est finalement condamné au baiser du détraqueur.
Sirius Black maintenant innocenté a émis le souhait de récupérer la garde de son filleul Harry Potter. Pour ce dernier point, il doit d'abord suivre un suivi psychologique avant de le juger apte.
En espérant que cela se fasse au plus vite car le jeune Potter a bien besoin d'une figure d'autorité stable.
