Disclaimer : Nous ne tirons profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires. Nous ne retirons rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. En revanche, l'histoire nous appartient.
Rating : T
Genre : Romance / Drama / Angst / Comfort
Personnages : Tony Stark ; Loki ; la plupart des personnages vus dans les films du MCU
Situation temporelle : Démarre en 2012, après que Loki a récupéré le Tesseract dans Avengers Endgame


Bonjour tout le monde !

Au programme du jour, suite et fin d'Iron Man III. On saute ici un gros morceau du film, mais Tony et Loki le passent essentiellement séparés, et il n'y avait pas beaucoup d'intérêt à réécrire des scènes identiques à celles du film. Par contre, on s'attarde sur les conséquences de ce film, et les premiers changements sont en route !

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Lyrellys, Amy, MARGUERITE . ROXTON - JONES, Edenvy-D.M, merci pour vos reviews !

Amy : Tony ou Loki, lâcher le morceau et abandonner ? Même pas en rêve ! XD Et oui, Loki se rend enfin compte qu'il est bel et bien obligé de composer avec Stark, qu'ils vont devoir coopérer et apprendre à travailler ensemble. Petit pas en avant, même s'il reste du boulot !


Bonne lecture !

Ju' et Kae


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CHAPITRE 7

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Il y avait eu Harley. Une infime petite touche d'espoir et d'innocence, quand malgré toute sa bonne volonté il se sentait sombrer.

Il y avait eu Ellen Brandt et Eric Savin. La mort le frôlant de près – trop près, encore une fois – même s'il se vantait du contraire.

Il y avait eu Extremis. La preuve que la Terre n'avait pas besoin de dieux et d'extraterrestres pour s'auto-détruire, elle faisait très bien le boulot toute seule.

Il y avait eu Trevor Slatterry. Un piège tellement bidon et grossier qu'il n'en revenait pas d'être tombé là-dedans, et à pieds joints s'il vous plait !

Il y avait eu Killian, enfin. Cette sale pourriture, l'architecte de cet immense jeu de massacre, et qui avait eu l'audace d'enlever sa Pepper pour en faire l'un de ses foutus cobayes !

Car il y avait eu Pepper, surtout. Et il n'y avait rien qu'il ne ferait pas pour elle.

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« Ça je l'ai pas vu venir… »

C'était le moins que l'on puisse dire. Réussir à sauver tous ces gens était un exploit dont il n'était pas peu fier, et se faire acclamer faisait toujours du bien à l'égo. Ce qu'il n'avait effectivement pas prévu en revanche, c'était le camion heurtant son armure téléguidée, et la rupture brutale du lien mental qui les reliait. Lui foutant accessoirement un mal de crâne digne de ses pires lendemains de soirée, ce qui n'était pas peu dire.

Mais il n'eut pas le temps de s'en remettre que déjà Rhodes venait ouvrir la porte du placard dans lequel il s'était enfermé pour pouvoir travailler en paix, et il fallut rapidement dresser un bilan. Onze vies de sauvées, c'était pas mal. Pas mal du tout même, si on prenait en compte le fait que l'armure ne pouvait théoriquement en porter que quatre. Mais il était un génie, ce n'était pas ce genre de petit problème purement mathématique qui allait l'arrêter. Malheureusement, Killian – ou plutôt, l'un de ses hommes, puisque l'autre blondinet ne semblait pas vouloir se salir les mains – les avait pris de vitesse, et le président Ellis avait été emmené avant même qu'il ne gagne Air Force One.

Si Slattery avait raison – et franchement, si on lui demandait son avis, Tony n'aurait pas parié là-dessus. Mais avaient-ils une autre option ? – le président avait été emmené sur une plateforme d'exploitation pétrolière à laquelle était amarré le Norco, et que Killian avait choisi comme théâtre de l'exécution du président Ellis à la télévision. Quel merveilleux programme ! Mais c'était aussi et surtout là qu'il avait emmenée Pepper. D'une pierre trois coups, éliminer le méchant, sauver l'otage et libérer la demoiselle en détresse, exactement le genre de plan qu'il affectionnait.

Mais comme le lui avait souligné Rhodey, ils n'y parviendraient pas seuls, sans armures et sans renforts. Homme de peu de foi ! S'il n'avait effectivement personne à appeler à l'aide, il avait une solution toute trouvée au second problème.

« Euh, cher Jarvis, je crois que l'heure a sonnée. »

« Pour le protocole ''fête à domicile'' monsieur ? » lui répondit aussitôt son IA.

Tony ne put retenir un sourire diabolique.

« Correct. »

Ses insomnies allaient finalement lui servir. Killian n'avait strictement aucune idée de ce qui allait lui éclater à la gueule.

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Rendu invisible aux yeux de ces pitoyables mortels, Loki s'amusait depuis deux jours à leur rendre la vie infernale. Son titre de dieu de la malice n'avait pas été usurpé, et n'ayant guère d'occupation plus constructive en l'absence de Stark, il passait le temps du mieux qu'il le pouvait. Ainsi, quand l'un des contremaitres avait le dos tourné, il subtilisait plans et téléphones, quand il ne s'agissait pas directement des outils des ouvriers. Les débris soigneusement déblayés réapparaissaient « comme par magie » au milieu de la villa. Episodiquement une voix robotique – en une imitation tout à fait convaincante de Jarvis, selon son humble avis – résonnait dans les ruines, paniquant allègrement les employés œuvrant sur le chantier.

Mais même lui commençait à trouver le temps passablement long, et s'impatientait de voir réapparaitre l'humain propriétaire de ce formidable tas de gravats. Malheureusement, les Nornes seules savaient combien de temps mettrait-il à venir à bout de sa quête et à retrouver le chemin de son domicile en ruine.

Le dieu fut toutefois sorti de ses errements par un grondement caractéristique, qu'il reconnaissait aisément pour l'avoir maintes fois entendu. Si les ouvriers s'éparpillèrent en piaillant lorsqu'ils virent le sol de métal s'ouvrir sous leurs pieds, Loki afficha quant à lui un sourire sardonique, frémissant malgré lui d'impatience. Sourire qui s'élargit quand, une à une, près d'une trentaine d'armures s'échappèrent de la brèche béante pour s'envoler.

Ne pouvant totalement réprimer un frisson d'anticipation, Loki se leva brusquement avant de porter son regard vers le ciel. Une météorologie clémente, voilà qui lui faciliterait la tâche. Voilà longtemps qu'il n'avait pas pratiqué ce genre de tours.

En une fraction de seconde, il se métamorphosa en corbeau et s'envola à tire d'ailes, puisant allègrement dans sa magie pour ne pas se faire distancer par les armures. Il ne connaissait pas leur destination, ni le temps qu'il leur faudrait pour la rejoindre. Mais où ces dernières iraient se trouverait Stark, et Loki avait trop perdu de temps en vaines futilités pour en perdre davantage.

La nuit était déjà tombée quand les armures ralentirent insidieusement l'allure avant de venir entourer l'un de ces immenses bâtiments marins. Se fondant dans l'obscurité, Loki gagna rapidement un container en hauteur avant de reprendre forme humaine. Il ne voyait pas Stark, pas encore du moins, mais il savait que ça ne saurait tarder. Connaissant l'individu, il était fort probable qu'il se distingue par quelque explosion de son cru. S'installant aussi confortablement que faire se peut, il porta son regard en contrebas, jouissant par avance du spectacle à venir.

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Se baisser, sauter, courir, esquiver. Répliquer quand il le pouvait, trop peu souvent malheureusement. Courir plus vite encore. Il ne pouvait pas arriver en retard, trop tard. Pas encore. Alors bien sûr, il notait ses armures s'interposant entre lui et les dangers – comprendre tous les trois pas – et ses ennemis qui sans raison aucune décrivaient de magnifiques arabesques défiant totalement les lois de la physique. Mais il ne s'y attardait pas. La seule chose qui importait, c'était Pepper. Il avait échoué à la protéger, se vautrant sur tout la ligne comme l'abruti prétentieux qu'il était, encore et encore. Il ne supporterait pas un autre échec. Il ne supporterait pas cet échec.

Sauf qu'elle tomba malgré ses efforts, parce qu'il n'avait pas été assez rapide, assez puissant. Elle tomba, faisant une chute vertigineuse de plusieurs dizaines de mètres venant se terminer dans une mer de flammes. L'histoire se répétait encore une fois, sauf que ce n'était plus lui qui tombait, seul et impuissant. Ce n'était plus lui qui se noyait, et survivait par il ne savait quel miracle. Non, ce n'était pas lui.

C'était elle qui mourait sous ses yeux, et contrairement à lui, elle n'avait aucune chance.

Il ne parvint à détacher son regard du brasier en contrebas que lorsqu'il entendit Killian monter à son tour sur la passerelle. Lui… C'était de sa faute si elle était morte. Il l'avait kidnappé, torturé en lui injectant Extremis, avant de l'emmener sur ce bateau où elle était morte. Et tout ça pour quoi ? Une stupide vengeance contre lui ? Tony culpabiliserait plus tard. Il se flagellerait sans relâche, se reprochant la mort de Pepper qu'il n'avait su éviter comme il portait le poids du décès des victimes innocentes de ses armes. Il ne se remettrait pas de cette perte, il le savait déjà. La culpabilité, fidèle compagne depuis des années finirait par le bouffer totalement. Et plus tard, oui plus tard, il pleurerait Pepper.

« Dommage. Je l'aurais rattrapée. »

Mais pour l'heure, il n'y avait pas de remord ou de douleur. Il n'y avait que la colère. C'est lui qui l'avait tuée, aussi surement que s'il l'avait saisie à bras le corps pour la jeter dans les flammes.

Il allait le payer. Il allait souffrir…

Mais les coups qu'il lui portait étaient au mieux parés, ou au pire lui étaient directement retournés sans qu'il ne puisse rien faire, manquant à deux ou trois reprises de se faire arracher les membres et ne devant son salut qu'à une éjection rapide de l'armure. En dernier recours, il projeta Mark-42 – le retour du fils prodigue ! – sur Killian et déclencha son explosion. Ce qui malheureusement n'eut pas d'autre effet que de le foutre en rogne. Enfin, plus qu'il ne l'était déjà. C'était cuit, sans mauvais jeu de mot. Il n'avait plus de carte dans sa manche, zéro, nada, niet, que dalle.

« C'est terminé, bas les masques. Vous disiez que vous vouliez le Mandarin ? Et bien je suis là. Ça a toujours été moi Tony, depuis le début. Oui, je suis le Mandarin ! »

Et ledit Mandarin se prit un formidable coup de tuyau dans la gueule, manié par nulle autre que Pepper. Rougeoyante de la tête au pied, une lueur folle dans les yeux, mais bel et bien là, vivante. Et qui venait de le sauver encore une fois.

« J'ai pas les mots. »

Sans blague. Sa copine était complètement canon ! C'est donc avec une admiration qu'il ne masquait pas du tout qu'il l'a vit s'envoler pour arracher le bras de l'armure la prenant pour cible, et s'en servir pour foutre la misère à Killian. Quelques coups ajustés, une mine qu'elle lui envoya à la figure d'un coup de pied bien placé, avant de la faire exploser d'un tir de répulseur.

Canon ? Elle était carrément badass oui ! Dangereuse aussi, sans doute. Et elle le faisait vaguement flipper aussi.

« Chérie ? » l'appela-t-il.

Elle se tourna vers lui, et s'il craignit un instant qu'elle ne le prenne pour cible, il la vit immédiatement reprendre ses esprits.

« Oh mon dieu… c'était vraiment violent… »

Putain, c'était possible d'aimer encore plus cette femme ? Il s'approcha d'elle, et si elle essaya de le repousser en craignant de le bruler – quelle blague, c'est elle qui disait ça ? – il ne la laissa pas faire et l'attira fermement contre lui. Timidement, il la sentit répondre à son étreinte et caler sa tête dans son cou. Ses mains sur sa taille, sa peau contre la sienne, son cœur qu'il entendait battre dans sa propre poitrine. Pepper dans ses bras, Pepper sauvée. Tony ne put s'empêcher de laisser échapper quelques larmes de soulagement, et tant pis pour sa dignité malmenée. Qu'est-ce qu'il en avait à faire, puisqu'elle était là ?

Soupirement lourdement, il promena doucement son regard autour de lui, sans toutefois lâcher Pepper. Partout, les armures étaient en train de mettre hors d'état de nuire les derniers complices de Killian. Ajouté à cela le fait que le président soit sain et sauf, tout se finissait bien. C'est alors qu'il aperçut une silhouette solitaire, perchée tout en haut de la plateforme sur un container miraculeusement intact. Magiquement intact devrait-il dire.

Homme brun au cheveux longs, tout vêtu de noir, de vert et d'or, il savait de qui il s'agissait même s'il ne distinguait pas tout à fait ses traits, si ce n'est l'éclat d'un sourire tranchant. Mais il devait avouer que ses applaudissements moqueurs étaient également un bon indice. C'est alors que la lumière se fit, tandis qu'il assemblait mentalement les diverses pièces du puzzle. Il comprenait enfin les événements inexplicables desquels il avait été témoin mais sur lesquels il ne s'était pas attardé. Les ennemis volant dans les airs, sans raison. Ce soldat qu'il n'avait pas vu approcher et qui s'était retrouvé éjecté loin de lui avant même d'avoir pu l'effleurer, et ce sans que rien ne soit venu le heurter. Tout faisait subitement sens. Ce bâtard était là depuis le début

Espèce d'enfoiré…

Secouant négligemment la tête, Tony ne put empêcher un sourire de fleurir sur ses lèvres tandis qu'il lui adressait un magnifique doigt d'honneur. Et le dieu sembla comprendre le message puisqu'il singea une courbette avant de disparaitre dans la nuit. Mais le milliardaire savait qu'il ne se débarrasserait pas de cet emmerdeur si facilement. Et pour la première fois, il devait bien avouer qu'il n'en était pas mécontent.

Il reporta son attention sur Pepper, qui n'avait rien vu de leur bref échange et qui s'était finalement détachée de lui.

« Tu crois que je m'en remettrai ? »

Comment lui avouer qu'il n'en avait absolument aucune idée ? Bien sûr, ça devait être dans ses cordes. Ça l'était surement même. Aucune raison d'échouer, même s'il était bien plus branché mécanique que biologie. Mais il ne pouvait rien lui promettre, et ça le détruisait.

« Non. Tu as une liaison avec moi, tu ne pourras jamais t'en remettre, » biaisa-t-il alors. Mais elle avait laissé échapper un petit rire étranglé, alors c'était surement la bonne chose à dire. « Mais je crois que je pourrais arranger ça oui. J'ai eu la même chose il y a vingt ans après une cuite, je réussirai… à te retaper. Je passe mon temps à retaper des trucs. »

« Et… toutes tes distractions ? » lui demanda finalement Pepper. Et c'était sans doute là une bonne question, même s'il n'avait pas vraiment envie d'y répondre.

« Euh, va falloir que je freine un peu… » se contenta-t-il donc de dire sans rien promettre, avant de porter une main à son oreillette. « Jarvis ? Hey ? »

« Tout est réglé monsieur. Y a-t-il autre chose ? »

« Tu sais quoi faire. »

« Le protocole ''ardoise effacée'' monsieur ? »

Tony médita quelques secondes cette possibilité. Oui, il pourrait déclencher l'autodestruction de ses armures, toutes celles qui n'avait pas déjà explosé en tous cas. Il le pourrait oui. Ce serait même surement la meilleure chose à faire. Repartir de zéro avec Pepper, sur des bases plus saines. Elle méritait cet effort, et même bien plus encore. Elle méritait tellement mieux que lui.

Sauf que l'armure n'avait jamais été une distraction, ou un passe-temps. C'était une part de lui-même. Et la faire exploser reviendrait à se mutiler soi-même. L'homme et le héros étaient indissociables, et il ne lui servait à rien de lutter contre.

Il était Iron Man.

« Non. Protocole ''retour à la case départ'', » dit-il, enfin de se tourner de reprendre Pepper dans ses bras. « On rentre à la maison. »

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Finalement, ils n'étaient pas rentrés à la maison. Sans doute parce que celle-ci avait été détruite, qu'ils étaient en Floride et non en Californie et que tous deux venaient de traverser un enfer loin d'être métaphorique. Et comme il était absolument hors de question de passer la nuit dans un quelconque hôtel où ils seraient dérangés toutes les cinq minutes par les journalistes et les curieux, ils s'étaient rabattus sur la Tour, à New-York. Pas la meilleure solution, mais la seule à leur portée actuellement. Et avec la séduisante perspective de retrouver son lit et son chez-elle, Pepper avait même accepté d'emprunter l'une de ses armures pour qu'ils aillent plus vites. Comme quoi, les miracles existaient !

Mais la nuit n'avait pas été de tout repos, loin de là. Bien sûr, ils avaient eu à discuter de tout ce qu'il s'était passé. Par sa faute essentiellement, mais pas que. S'excuser aussi. Majoritairement lui, encore une fois. Mais quand Pepper était finalement tombée de sommeil – entre son enlèvement, le sérum et les divers événements auxquels elle avait été confrontée, c'était même étonnant que ce ne soit pas arrivé plus tôt – il ne l'avait pas rejoint dans leur chambre. Pourtant, il aurait payé cher pour pouvoir juste s'étendre à ses côtés. La serrer dans ses bras, aussi fort qu'il le pouvait, simplement pour se rappeler qu'elle était vivante. Oublier que pendant un instant, il avait cru l'avoie perdue.

Mais à la place de ce réconfort amplement mérité, il avait regagné son atelier. Ce n'était pas celui de Malibu, il n'avait pas mis les pieds ici depuis des mois, mais cela ferait bien l'affaire. Sauf que cette fois-ci, il ne s'agissait pas de combattre ses insomnies en construisant des armures. Ce n'était pas non plus les cauchemars qui le maintenant éveillé, même s'il savait que ceux-ci viendraient inévitablement. Voir Pepper mourir avait été un poil traumatisant – quel euphémisme ! – et même lui voulait bien le reconnaitre.

Non, le seul objet ayant son attention était l'échantillon de sang qu'il avait prélevé à Pepper, et dont les cellules gorgées de sérum s'ébattaient sous le microscope. Il avait réussi à griffonner le début d'une solution il y a treize ans en était bourré comme un coing. Alors même dans son état de fatigue avancé – pour être tout à fait exact, il était plutôt sur le point de décéder sur place, mais ça ne changeait pas vraiment de son état habituel – il était parfaitement capable de synthétiser un antidote à Extremis en quelques heures.

Ça n'avait pas manqué. Evidemment qu'il avait réussi, il était un génie.

Et quand il avait trouvé Pepper au petit matin, le souffle court, les larmes aux yeux et entourée de draps brûlés, il ne pouvait possiblement pas regretter ces quelques heures de sommeil en moins et les blessures non soignées qui le lançaient. Pas quand il s'agissait de dessiner un sourire sur son visage.

C'est ainsi qu'en tout début d'après-midi, il se retrouva dans la salle d'attente d'une petite clinique privée où ils avaient leurs habitudes, surtout lui d'ailleurs – et absolument aucun lien avec le fait qu'il se fasse démonter la gueule par des méchants à intervalles réguliers, quand il ne se faisait pas directement exploser dans son labo. Aucun – et qui avait surtout l'immense mérite de préserver l'anonymat de ses patients tout comme la raison de leur hospitalisation. Des gens de confiance, et tous des sommités dans leur domaine. Il payait assez cher pour ça.

Toujours est-il que Pepper était actuellement sur la table d'opération où elle subissait plusieurs injections d'antidote à intervalle régulier sous la stricte surveillance des médecins. Rien de particulièrement fun, mais il fallait en passer par là. A terme, la formule serait dupliquée et injectée à tous les cobayes de Killian possédant les capacités d'Extremis et ayant survécu à la bataille de la veille. Et il y en avait, Rhodey le lui avait confirmé lorsqu'il l'avait appelé dans la matinée, afin de se tenir mutuellement au courant de la situation. Mais tout ça, ce n'était plus de son ressort. Il laissait la politique et les honneurs aux autres : il avait fait bien plus que sa part.

Malgré son inquiétude, il ne pouvait pourtant pas tout à fait s'empêcher de somnoler. Après tout, cela faisait au minimum quarante-huit heures qu'il n'avait pas fermé l'œil. Sauf qu'on parlait de Tony Stark. Et même plongé dans un état semi-comateux sur une chaise oh combien inconfortable, il ne pouvait pas s'empêcher de cogiter, c'était plus fort que lui. Et s'il s'agissait d'ordinaire d'équations à résoudre, de lignes de code apparaissant derrière ses paupières mi-closes ou de problèmes à solutionner, ce n'était pas le cas ici. Même Omega était loin de ses préoccupations, comme c'était rarement le cas depuis six mois.

Non, la question qui l'empêchait de trouver le sommeil était d'un tout autre genre : devait-il ou non faire retirer son réacteur ark ?

La science et la médecine avaient sacrément évolué depuis 2010 et son enlèvement. Alors certes, une opération à cœur ouvert ne serait pas une partie de plaisir, mais elle n'avait rien du danger qu'elle aurait eu quelques années plus tôt. Il y avait toujours de gens qui trouvaient le progrès dangereux. Mais il pouvait parier qu'aucun de ces crétins n'avait jamais vécu avec des éclats de shrapnels dans la poitrine. Et aujourd'hui, il avait la possibilité de lui aussi : vivre lui aussi sans shrapnel et sans réacteur, sans cette épée de Damoclès permanente au-dessus de la tête.

Mais le risque zéro n'existait pas. Après tout, des gens crevaient tous les jours d'une appendicite mal cicatrisée. Alors une intervention aussi importante ? C'était un choix lourd de conséquences et même lui – qui d'ordinaire était plutôt du genre à foncer tête baissée – préférait y réfléchir à deux fois avant de prendre une telle décision.

Cela faisait déjà quelques temps qu'il y pensait. Il avait commencé à méditer sérieusement cette proposition après sa crise cardiaque, six mois plus tôt, avant de finalement l'abandonner faute de temps. Mais avec Pepper à l'hôpital, cela lui faisait reconsidérer la question. Peut-être était-ce finalement là, ce bon moment qu'il avait attendu sans le trouver ?

Bien sûr, dans l'optique où il allait effectivement se faire opérer, cela demanderait quelques jours de délais. Pour les médecins en premier lieu, qui n'allaient pas réaliser une telle opération au pied levé, mais également pour Stark Industries. La société ne pouvait pas se permettre de rester sans personnes à sa tête plusieurs jours durant, et il savait qu'un certain temps de convalescence serait nécessaire, pour lui comme pour Pepper.

Mais ce n'était pas la seule raison qui le faisait hésiter. Ça bien sûr, c'était la façade officielle, si quelqu'un au courant de la situation lui avait demandé ses raisons de reporter l'intervention – et attention, il n'avait pas dit qu'il allait le faire, juste qu'il y songeait ! – Et c'était une raison parfaitement valable s'il en fallait une.

Mais ce qu'il était seul à savoir, c'est que retirer son réacteur ark aurait également pour conséquence de le rendre sensible à la magie de Loki, alors qu'il en était immunisé jusqu'alors. Il ne s'agissait pas seulement d'être localisable, ou manipulable : il s'agissait d'être vulnérable. Était-il véritablement prêt à courir le risque ?

Il ne devait pas oublier que Loki était l'ennemi. Coupable d'avoir mené une invasion ayant ravagé New-York et causé la mort de plusieurs centaines de civils, il serait recherché par toutes les organisations de sécurité nationales et internationales – à commencer par les Avengers et le SHIELD – si seulement elles avaient conscience de sa présence sur Terre. Travailler à ses côtés pouvait directement l'envoyer en taule, sans aucune chance de retour ou de pardon.

Mais ça, il l'avait choisi, il le savait au moment où il avait passé son pacte avec le diable, ou en l'occurrence avec le véritable dieu de la malice. Sauf qu'à ce moment-là, il avait également conscience de l'invulnérabilité que lui offrait le réacteur ark. Le retirer changerait-il la donne ? Loki profiterait-il de cette soudaine faiblesse pour le manipuler, se jouer de lui ?

Des dizaines d'interrogations et d'hésitations, que résumait une seule question : pouvait-il faire confiance à Loki ?

Un véritable dilemme, d'apparence insoluble. Et pour la première fois depuis bien longtemps, Tony n'avait strictement aucune idée de ce qu'il devait faire.

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« Comment tu te sens ? La douleur ? »

« Je n'ai plus mal Tony, » soupira Pepper pour ce qui était au moins la dixième fois depuis le début de la matinée. « C'est à peine si les marques des injections me lancent. »

« Pas trop froid alors ? Les médecins ont dit que c'était normal, ta température corporelle doit redescendre. Tu veux une autre couverture ? Je suis sûr que je peux leur en demander une autre, ils doivent en avoir plein leurs placards et… »

« Tony… »

D'accord, il avait conscience d'être quelque peu surprotecteur. Un peu trop d'ailleurs, de l'avis de sa chère PDG. Ce n'était pas qu'il manque de confiance en ses capacités, c'est juste qu'il n'appréciait que très moyennement que Pepper ait été la première à tester le remède sans que davantage de tests préalables ne soient menés. Oui, la situation urgeait un max, la formule d'Extremis n'était pas stable, et avec Killian et Hansen morts, elle risquait à tout moment de partir en combustion spontanée. Disons tout simplement que tout ceci ne l'aidait pas particulièrement à conserver son sang-froid, et qu'il scrutait avec une attention particulière les différentes constantes vitales affichées sur les écrans et les divers appareils : pression artérielle, capacité pulmonaire, température corporelle…

« Tu es sûre ? » insista-t-il, malgré le fait qu'elle ait nié avoir besoin d'aide ou de quoi que ce soit d'autre à chacun de ses questions précédentes. « Parce que s'il le faut, je… »

« Tony, stop ! » finit-elle par s'emporter, et honnêtement, comment ne l'avait-il pas vu venir ? Elle avait ce même regard qu'elle lui destinait à chaque fois qu'il passait des heures enfermé dans son atelier et oubliait les réunions du conseil d'administration. « Tu es absolument insupportable ! Combien de fois faudra-t-il que je te dise que je vais bien ? Tu as merveilleusement bien travaillé en trouvant cet antidote aussi vite, mais laisse faire les médecins maintenant, d'accord ? Laisse-les prendre le relais, ils sont bien plus compétents que toi pour encadrer tout ce qui va suivre. »

Un point pour elle – plus d'un même s'il était honnête.

« Tu devrais rentrer, te reposer. Parce que tu n'as pas dormi cette nuit, je me trompe ? Non, ne prend même pas la peine de répondre si c'est pour essayer de me baratiner, » le coupa-t-elle avant même qu'il ne puisse prendre la parole. « Prend un peu de temps pour toi d'accord ? Tu es humain Tony, ne vas pas l'oublier. Tu as besoin de souffler un peu. »

« Depuis quand est-ce que je suis du genre à me reposer simplement parce qu'on me dit de le faire ? »

Parce qu'il est vrai que d'ordinaire, il fallait plutôt le sortir de force de son labo. Néanmoins, même lui commençait sérieusement à fatiguer, et seul un reste d'angoisse qui s'effaçait peu à peu l'avait fait tenir jusque-là. Mais aller lui avouer ? Elle irait directement le faire interner !

« Depuis que c'est moi qui donne les ordres, » asséna-t-elle d'une voix ferme.

Ouch ! Pepper 2, Tony 0. Ça faisait mal. Mais avant même qu'il ne puisse s'appesantir là-dessus et la contrer – essayer de simplement lui retorquer quelque chose serait déjà pas mal à ce stade – elle enchaîna.

« Et si vraiment tu ne peux pas dormir, » reprit-elle plus doucement, « parce que dieu seul sait que même dans des circonstances normales tu dors effroyablement peu, au moins occupe-toi intelligemment, au lieu de tourner en rond comme un lion en cage. Va bricoler dans ton atelier ou mieux : retourne à Malibu récupérer tes gosses, je crois bien que les ouvriers ont pu les repêcher. Tu pourrais également avoir envie de discuter avec le chef de chantier par la même occasion. »

Et un point de plus pour la dame ! Et le pire dans tout ça ? C'est qu'elle avait raison sur toute la ligne, même s'il préférait s'amputer d'un bras plutôt que de l'avouer à haute voix.

« Ce n'est que l'affaire de deux jours. Et quand tu reviendras, je serais sans doute prête à sortir d'ici, ou presque. Nous pourrons alors rentrer ensemble à la Tour. Chez nous. Qu'en penses-tu ? »

Ce qu'il en pensait ? Elle lui posait sérieusement la question ? Il se pencha en avant et l'embrassa tendrement sur le front, tandis qu'elle fermait les yeux et se laisser aller contre son oreiller, désormais sûre et certaine de sa victoire.

« Tu sais que je t'aime toi ? »

Victoire par KO.

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Après avoir passé le reste de la journée ainsi que la nuit aux côtés de Pepper, il avait quitté l'hôpital aux aurores. Bien plus tôt – ou tard, c'était selon – que ne le prévoyaient initialement les horaires légaux de visite, mais le personnel de la clinique avait été plus que complaisant au vu des circonstances. Il devait penser à leur verser un gros chèque pour leurs étrennes. Vu leur boulot et leur professionnalisme, ce serait amplement mérité.

Après avoir avalé un repas tout sauf diététique composé exclusivement de sushis et de makis – il en rêvait depuis des semaines, parce que le traiteur jap' de Malibu était absolument dégueulasse ! – il avait essayé de rejoindre sa chambre pour suivre le conseil premier de Pepper : se reposer. Et comme il l'avait prévu, malgré la fatigue qui pesait sur lui comme une chappe de plomb, il n'avait pas réussi à fermer l'œil. La question de faire retirer ou non son réacteur ark qui continuait à le turlupiner. Les projets de S.I. et les contraintes diverses que l'absence de Pepper allait entrainer. Une certaine angoisse au sujet de sa petite-amie qui ne voulait pas totalement le laisser.

Peut-être le fait qu'il la voyait mourir encore et encore à chaque fois qu'il fermait les yeux jouait également. Peut-être. Mais juste un peu alors.

Quel bordel…

Toujours est-il que moins d'une heure après être rentré chez lui il ressortait de la Tour pour prendre la direction de l'aéroport. Il n'était pas doué pour patienter et ne rien faire. Et puisqu'il ne pouvait actuellement rien faire de plus, qu'il s'agisse de Pepper ou de l'entreprise – et ne parlons pas de ses questionnements hautement philosophiques et existentiels ! – autant se rendre en Californie pour jeter un œil sur le chantier, comme le lui avait également conseillé sa petite-amie. Après tout, s'il avait été aux premières loges, il n'avait paradoxalement aucune idée de l'ampleur des dégâts.

Avec le décalage horaire, la matinée était à peine entamée lorsqu'il parvint finalement à Malibu Point. Là où se tenait encore il y a moins d'une semaine une superbe villa – sa superbe villa pour être exact – et qui n'était aujourd'hui plus qu'un vulgaire tas de cailloux.

Soupirant, il fit quelques pas dans l'allée – qui fort heureusement avait déjà été dégagée – pour gagner la maison proprement dite. Partout autour de lui, les restes de quelques rares murs se dressaient, mais les gravas à proprement parler avaient d'ores et déjà été déblayés. Il faudrait toutefois qu'il voit le chef de chantier, pour savoir où avait été stockées ses affaires personnelles, ou du moins ce qu'il en restait. Les meubles, il s'en rachèterait. Mais pour tout ce qui concernait Dum-E et U, les pièces d'armures et les prototypes de ses différentes réalisations en cours, il devait voir par lui-même ce qu'il était possible de récupérer ou non. Heureusement que Jarvis stockait sur un serveur sécurisé tous ses plans, ou il aurait été dans la merde à un point inimaginable.

Laissant finalement les ruines de la maison derrière lui, il gagna l'aplomb de la falaise, là où se dressait auparavant une immense baie vitrée. Il avait toujours adoré cette vue. Derrière lui, il entendit les graviers crisser sous les pas de quelqu'un, mais il ne se retourna pas.

« Vous aimez qu'on vous regarde, n'est-ce pas ? » l'interpella-t-on, et Tony leva les yeux au ciel en entendant la voix familière résonner dans son dos.

« Dit le gars qui a ouvert un trou dans le ciel en plein New-York pour faire passer des créatures encore jamais vues par des terriens. »

« Vous êtes-vous vu avant-hier ? » lui retorqua-t-il immédiatement

Tony se tourna alors vers lui. A ses côtés, le dieu arborait un mince sourire narquois, faisant clairement allusion à la bataille du Norco qui l'avait opposé à Killian.

« Et quoi, tu oses t'en plaindre ? Il m'a pourtant semblé que le public appréciait le spectacle. »

« Je dois admettre que vous n'êtes pas dénué d'une certaine élégance lorsque vous combattez, » lui concéda-t-il, et le compliment semblait étonnamment sincère. « Même si vous semblez dépourvu du moindre instinct de survie. »

La survie… A ces mots, Tony retrouva subitement son sérieux. Blaguer, plaisanter, se lancer des piques et foncer sans attendre dans ces petites joutes verbales, il savait faire. Mais il y avait des choses qui devaient être dites. Il hésita un instant, cherchant la meilleure façon de formuler ses pensées, avant d'aller au plus direct.

« Merci. »

Loki inclina légèrement la tête, mimant un étonnement que Tony savait tout ce qu'il y avait de plus faux.

« Pour ? »

« Fais pas semblant de ne pas comprendre. Je connais assez les lois de la physique pour savoir qu'un homme lancé dans les airs sans mécanisme de propulsion indépendant ne change pas de trajectoire de lui-même, sans qu'aucun élément extérieur n'intervienne. »

Loki ne répondit pas, se contentant d'hausser un sourcil, mais Tony ne le lâcha pas des yeux. Finalement, après de longues secondes d'immobilité, le dieu hocha presque imperceptiblement la tête. Mais le génie l'avait vu, et ça lui suffisait. C'est alors, et seulement alors qu'il se détourna avant de faire de nouveau face à la mer, les bras croisés dans le dos. Du coin de l'œil, il vit Loki imiter sa position.

« Et maintenant, que fait-on ? » osa-t-il finalement demander après de longues minutes d'un silence apaisé.

« Nous continuons bien sûr, » lui répondit aussitôt le dieu d'une voix décidée. « Pourquoi ? Auriez-vous songé à abandonner Omega et nos projets ? »

Tony laissa alors échapper un éclat de rire libérateur. D'une manière totalement incongrue, il pouvait presque sentir l'approbation de Loki à côté de lui. Et pour la première fois depuis des jours, l'angoisse et l'appréhension qui le torturaient sans relâche avaient totalement disparues, et son fardeau lui semblait un peu moins lourd à porter.

« Jamais. »

oOoOoOoOoOoOoOo

Les jours avaient passé. Etaient devenus une semaine.

Pepper était rapidement sortie de l'hôpital : après tout, une fois son corps purgé d'Extremis, rien ne nécessitait qu'elle reste sous surveillance médicale constante. Les médecins lui avaient toutefois prescris quelques jours de repos. Et franchement, Tony pouvait s'estimer heureux qu'elle ait daigné suivre leurs conseils et soit restée tranquillement à la Tour pendant cinq longs jours. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait, elle était aussi mauvaise patiente que lui !

Naturellement, Tony était resté pendant tout ce temps à ses côtés. Mine de rien, elle lui avait manquée, lorsqu'il était à Malibu et elle à New-York. C'était sans doute atroce à dire, mais cette tragédie les avait soudés, et ils avaient profité ensemble de ces quelques jours de repos. Mais malgré ce rapprochement, il n'avait pas totalement abandonné ses travaux et passait chaque jours plusieurs heures dans son labo, tandis que Pepper faisait… ce qu'elle faisait quand elle était en congé, soit tous les 36 du mois.

Mais ce temps bienheureux touchait désormais à sa fin. Toute la journée, Pepper avait préparé son retour triomphal au siège de Stark Industries qui aurait lieu le lendemain, ainsi que la conférence de presse et les inévitables interviews qui allaient suivre. Après tout, les événements avaient été relayés par les médias du monde entier, et les pires spéculations circulaient depuis une semaine sur leur soudain retrait commun de la scène politique et people. Toutefois, il ne pourrait être présent à ses côtés comme ils l'avaient prévu – Pep' allait hurler, mais ce n'est pas comme si elle n'avait l'habitude de ses fameuses « surprises » – Car si tout se passait bien, demain à la même heure, il serait sur la table d'opération pour enfin se faire retirer les éclats de shrapnels entourant son cœur.

Il passa une main sur sa poitrine, s'attardant plus particulièrement sur le réacteur ark, et sur la bordure mal cicatrisée entre l'appareil et la peau. La discussion qu'il avait eu avec Loki une semaine plus tôt lui avait donné matière à réfléchir. Mais surtout, elle lui avait fait réaliser qu'il avait déjà pris sa décision, et sans doute depuis un bon moment déjà. D'une manière totalement inexplicable, il faisait confiance à Loki… à un certain degré. Son intervention sur la plateforme pétrolière n'avait fait que confirmer un sentiment déjà présent. Tout ce qui lui manquait, c'était le courage d'aller au bout de son choix. Avec Pepper qui serait de retour aux commandes d'ici quelques heures, sans doute le moment était-il venu. Advienne que pourra.

Il priait simplement pour ne pas avoir à le regretter.


Nous avions parlé des premières divergences avec le canon, et les voilà : Tony qui est Iron Man, définitivement, et ne fait pas exploser ses armures. Un détail ? Oh que non ! De plus, on retrouve la thématique du réacteur ark. Car si Tony se le faisait enlever "sans problèmes" dans le film, les conséquences ici ne sont plus les mêmes. Alors à votre avis, bon ou mauvais choix ?