Disclaimer : Nous ne tirons profit, en aucune façon, de cette histoire. Les personnages de Marvel appartiennent à leurs propriétaires. Nous ne retirons rien de l'histoire qui suit et tous les droits de création des personnages leur appartiennent. En revanche, l'histoire nous appartient.
Rating : T
Genre : Romance / Drama / Angst / Comfort
Personnages : Tony Stark ; Loki ; la plupart des personnages vus dans les films du MCU
Situation temporelle : Démarre en 2012, après que Loki a récupéré le Tesseract dans Avengers Endgame


Bonjour tout le monde !

Aujourd'hui, un beau moment entre Loki et Tony au programme, préparé depuis quelques chapitres, mais personne n'a encore mis le doigt dessus. Et c'est surtout le début d'un minuscule début d'acceptation de quelque chose entre eux, si c'est pas merveilleux !

.

Ari-L96, Lyrellys, Tsuki Banritt, MARGUERITE . ROXTON - JONES, Amy, Egwene Al'Vere, merci beaucoup pour vos review et votre fidélité. Vous êtes fantastiques !

Amy : C'est toujours un bonheur de lire tes review ! Effectivement, je pense que tu as bien choisis ton moment pour louper certaines publications !

Pour Pepper et Tony, c'est toujours l'éternel dilemme. Certes elle se met (bien involontairement) entre Tony et Loki, mais pour autant on ne veut pas qu'elle souffre inutilement.

Comme tu l'a vu dans les chapitres précédents et dans celui qui suit, on a commencé à intégrer petit à petit le autres Avengers. Même s'ils ne restent pas très présents, maintenant qu'ils habitent à la tour, on les croisera plus régulièrement qu'au début de l'histoire.

Le discours de Tony... Très honnêtement, un des morceaux que j'ai préféré écrire dans ce chapitre. Tout le double-sens du discours, le faire coller pour Tony et Loki à la fois... C'est dans ce genre de moment qu'on se rend compte à quel point ils se ressemblent au fond !

Et merci beaucoup pour tous tes compliments. On a fait un gros travail de fond toutes les deux sur le canon, pour que notre histoire y colle le plus possible, et nous sommes très heureuse que ce travail paye !


Bonne lecture !

Ju' et Kae


oOoOoOoOoOoOoOo

CHAPITRE 16

oOoOoOoOoOoOoOo

Lien ténu et impalpable qui se noue entre eux, tissé aux couleurs d'une confiance lentement gagnée et d'une affection encore timide, que chacun réfute d'une façon aussi véhémente que possible. Pourtant le lien est bel et bien là. Fragile mais présent. Et à chaque jour qui passe s'y entremêlent de nouveaux fils aux couleurs plus vives, plus solides que les précédents.

Ce n'est encore rien qui mérite d'être dit ou mentionné, pas même pensé. Mais les Nornes le savent mieux que quiconque, toute tapisserie commence par un fil.

oOoOoOoOoOoOoOo

« Tony ? »

Soulagé d'entendre une voix amie le sortant de la torture auto-infligée dans laquelle il était plongé, l'interpellé releva la tête pour trouver Steve, à quelques pas de lui.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » lui demanda-t-il en s'étirant, retenant une grimace en entendant son dos craquer désagréablement.

Installé dans le salon commun, Tony était en train de se noyer sous la paperasse. Autour de lui étaient éparpillés des comptes-rendus de réunion, des bilans à n'en plus finir et des piles de dossier dont il ne voyait pas la fin. Une à deux fois par mois, il bloquait une journée complète pour s'occuper des affaires de l'entreprise. Il ne faisait pas ça de gaieté de cœur, loin de là, mais c'était la seule solution qu'il avait trouvée pour que Pepper lui lâche un peu la grappe à ce sujet. Pour autant, il appréciait cette petite pause plus que bienvenue que le Cap venait gentiment lui offrir.

« C'est à propos de cet homme qui a essayé de tuer le directeur Fury et que j'ai affronté sur l'un des héliporteurs. »

Retrouvant immédiatement son sérieux, Tony invita Steve à s'assoir sur la chaise à côté de la sienne, ce qu'il fit sans attendre.

« Tu as quelque chose ? » demanda-t-il impatiemment.

« Si on veut… »

Face à cette réponse on ne peut plus vague, Tony ne put s'empêcher d'élever légèrement le ton.

« C'est pourtant simple comme question : est-ce que tu as une piste, oui ou non ? »

« J'en ai une oui, mais je pourrais avoir besoin de ton aide. Natasha a pu m'obtenir le dossier qu'avaient les services secrets ukrainiens sur lui, mais je n'arrive pas à trouver de lien avec Hydra. »

« Tu as besoin d'infos et c'est Natasha que tu vas voir ? Tu me blesses Rogers ! »

« Etant donné qu'elle l'a déjà affronté il y a cinq ans et qu'elle a été la seule à le reconnaitre… » dit-il, laissant volontairement sa phrase en suspens.

« T'as gagné Cap, dis-moi tout ! »

« Je vais juste te répéter ce qu'elle m'a dit à ce moment-là. La plupart des services de renseignement ne croient pas à son existence et ceux qui y croient l'appellent le soldat de l'hiver. On lui a attribué plusieurs dizaines d'assassinats au cours de ces cinquante dernières années. »

Tony haussa un sourcil, affichant un sourcil sarcastique vaguement incrédule.

« Cinquante ans ? Tu te fiches de moi ! »

« Et tu n'as pas tout entendu. Quand je l'ai affronté avant que nous ne soyons arrêtés par le Strike, il a perdu son masque. Crois-le ou non, je l'ai reconnu : c'était Bucky. »

« Qui ? » s'étonna-t-il brièvement, avant de subitement réaliser de qui le Cap lui parlait. « Attends, Bucky ? Bucky comme dans James Buchanan Barnes ? »

Tony avait lu en long, en large et en travers le dossier de Steve comme celui de tous les autres membres de l'équipe, et ce depuis longtemps. Cela incluait la liste complète de ses proches et amis avant sa congélation – dernière catégorie à laquelle appartenait fort malheureusement son propre père, même si ce n'était pas le sujet – et en tête desquels trônaient deux noms : celui de Peggy Carter, qu'il connaissait parfaitement, et surtout celui de son meilleur ami, James « Bucky » Barnes. Qui apparemment avait l'air vivant et plutôt bien conservé pour un type ayant fait une chute de plusieurs centaines de mètres il y a soixante-dix ans. Tout à coup, il comprenait mieux pourquoi le Cap était à ce point obsédé par cet homme. Toutes les belles théories qu'il avait pu élaborer dans son coin – du banal homme de main à la solde d'Hydra au projet top secret d'androïde du SHIELD qui aurait acquis une conscience et essayé de se révolter contre ses maitres, raison pour laquelle il avait voulu assassiner Fury et… Et comme souvent, il allait beaucoup trop loin – s'effondraient. Ne restait alors plus qu'une seule question.

« Qu'est-ce que tu attends de moi exactement ? »

« Je sais que tu as récupéré toutes les données du SHIELD et d'Hydra. Il doit bien avoir une petite trace de lui quelque part. Tu penses que… »

« Bien sûr, c'est dans mes cordes. Je vais également programmer une alerte. Si son nom de code ou son visage apparait sur le net ou dans la moindre base de données, j'en serais informé. Idem s'il est retrouvé quelque part par les autorités, même si j'y crois pas trop. »

« Merci Tony. »

« De rien. Je pars demain à Malibu, j'ai quelques expériences à mener que je ne peux pas faire ici. Mais je reviens dans deux ou trois jours, et je m'en occuperai à ce moment-là. »

Ils se levèrent de leurs chaises et l'ingénieur accepta la main tendue de Steve avant de le raccompagner à la sortie. Et alors que le soldat quittait finalement la pièce, Tony ne put s'empêcher d'afficher un léger sourire à la pensée de ce petit voyage en Californie et du prétexte à celui-ci. Il était plus qu'impatient de voir ce qu'il en sortirait. Avec un peu de chance, peut-être même qu'il resterait en vie…

oOoOoOoOoOoOoOo

« Ah ! Y'a pas à dire, ça fait quand même du bien d'être chez soi ! »

Il se débarrassa de son armure – et bordel, c'était tellement plus simple depuis qu'il suffisait d'un simple geste de la main – et tourna sur lui-même, posant un regard appréciateur sur le salon de la villa où il avait directement atterri. Presque rien n'avait changé en quatre mois, des détails qu'un œil moins attentif n'aurait pas remarqués. Un fauteuil tiré près de la baie vitrée, là où il savait que le soleil éclairait et réchauffait la pièce jusqu'au crépuscule. Un livre posé sur la table basse, probablement un très vieux grimoire s'il se fiait à son apparence. Les coussins sur le canapé, plus nombreux que dans son souvenir. Des détails, vraiment. Mais ils étaient la preuve de la présence de Loki à la villa, de sa présence concrète et régulière chez lui. Pas le psychopathe qui l'espionnait en se rendant invisible, pas l'allié de fortune prêt à s'en aller pour de bon en le plantant là et/ou le tuer, selon son humeur du moment. Non, c'était « juste » son enfoiré de colocataire, partenaire de labo depuis un an – presque un an, presque – et accessoirement le meilleur adversaire qu'il ait jamais eu dans un débat ou un échange enflammé de piques sarcastiques. Faut croire que des siècles à pratiquer la langue de vipère, ça laissait des traces.

Et voir le dieu prendre ainsi possession de son intérieur, même de manière si infime… Ouais, ça lui faisait quelque chose. Ça aurait dû est flippant et ça l'était, d'une certaine façon. Mais pas autant que ça aurait dû. Et le pire dans tout ça ? C'est que ça ne faisait que le conforter davantage dans ses petits projets.

Loki n'avait pas abordé le sujet de son retour temporaire à la villa de la soirée tandis qu'ils gagnaient ensemble le labo. Et ça l'arrangeait, il voulait garder le secret encore un peu. La journée du lendemain se déroula de la même manière que la première, entre discussions plus ou moins animées et expériences que, soyons honnêtes, ils auraient parfaitement pu mener dans l'atelier de la Tour. Mais ce n'était que repousser temporairement l'échéance n'est-ce pas ?

Ce soir-là, ils avaient exceptionnellement délaissé leurs fauteuils dans l'atelier pour gagner le salon et pouvoir bavarder à leur aise, ayant abandonné leurs expérimentations pour la nuit. Ils avaient discuté un moment, et Tony avait senti son impatience grandir progressivement alors que Loki le regardait suspicieusement. Et sa patience fut récompensée puisqu'au bout de près d'une heure de conversation, c'est le dieu qui l'interrompit au beau milieu d'une phrase, rompant finalement le suspense qu'il entretenait depuis peu.

« Stark, que signifie tout ceci ? »

« Quoi ? » s'étonna-t-il faussement, jouant les innocents. Mais Loki n'était de toute évidence pas dupe.

« Ce retour subit à Malibu, sous un prétexte aussi fallacieux qu'il est possible de l'être. Votre compagne et vos amis ne sont peut-être pas suffisamment au fait de vos recherches pour avoir décelé votre mensonge, mais pour partager votre labo pour ainsi dire quotidiennement, je sais que nous n'avons mené aujourd'hui aucune expérience qu'il nous aurait été impossible de mener dans votre atelier new-yorkais. Je vous réitère donc ma question : que signifie ce voyage en Californie ? »

Tony ne répondit pas tout de suite, préférant se diriger vers le bar où il leur servit deux verres, avant de se rassoir et d'en tendre un à Loki. Ce dernier avala une gorgée du liquide doré avant d'hausser un sourcil inquisiteur face à ce qu'il avait d'abord pris pour du scotch.

« Depuis un an que je suis sur cette planète, vous avez essayé de m'initier à nombre de vos alcools midgardiens, même s'ils sont bien insuffisants pour me faire ressentir la moindre ivresse. Pourtant, je ne crois pas que nous ayons souvent bu celui-ci. »

« Depuis un an, en effet, » acquiesça-t-il, avant de boire une gorgée. « Et je réserve le whisky pour les occasions spéciales. »

Il garda le silence après ça. Mais fort heureusement, il n'eut pas à attendre longtemps avant que le dieu ne saisisse la pleine mesure de ses paroles.

« Voilà un an que je suis venu vous trouver afin de vous proposer un marché n'est-ce pas ? » demanda-t-il, mais si sa phrase avait tout d'une affirmation et non d'une question. « Est-ce la véritable raison de votre retour à Malibu ? »

« Dans le mille ! »

Le dieu inclina légèrement la tête avant de boire à nouveau, semblant mieux comprendre la raison de ce verre et de cette boisson en particulier. Il y a un an jour pour jour, Loki venait lui offrir une bouteille d'un Whisky tourbé de vingt-cinq ans d'âge indisponible à la vente – et ouais, il se rappelait ses paroles exactes ! – en guise d'offrande de paix et de proposition de discussion.

« J'ai pensé que ce serait approprié. »

« Approprié de quoi ? De célébrer l'anniversaire du jour où j'ai temporairement laissé de côté l'idée de vous tuer pour m'associer avec un misérable mortel tel que vous ? »

« Ouais, dis comme ça… »

Il avala son verre d'une traite, mais n'alla pas se resservir. A la place il se redressa, quittant sa position avachie – complètement vautré au milieu des coussins serait plus juste – pour s'assoir correctement et plonger son regard dans les yeux de Loki.

« Je crois que je voulais marquer le coup. Que tu l'admettes ou non, cette journée a changé beaucoup de choses. Alors certes, notre… relation de travail, disons ça comme ça, n'est pas la même qu'à l'époque. Mais c'est quand même ce jour-là qui a tout déclenché. Qui a tout changé. Même si je voulais certainement pas l'admettre à ce moment-là, j'en menais pas bien large, et je sais aujourd'hui que je n'aurais eu aucun moyen de mettre tout seul au point ce bouclier avant une quinzaine d'années au bas mot, et ce sans qu'il ne comprenne la magie. »

Tony détourna le visage, se sentant affreusement gêné d'aborder pareil sujet, et avec Loki entre tous. Et pourtant il poursuivi son étrange confession, ne pouvant plus retenir les mots qu'il avait si longtemps gardés tus après avoir commencé à les laisser s'échapper.

« Je sais pas combien de temps on mettra à venir à bout de ce projet, ou même si on y arrivera un jour, mais… tu m'as donné de l'espoir et… ouais, je crois que je voulais te remercier en fait, depuis un moment déjà, et ça, cet anniversaire, ça me semblait être une bonne occasion de le faire. »

Pour se donner une contenance après son aveu, il se leva d'un pas vaguement chancelant et gagna le bar pour se resservir à boire. Il tournait le dos au dieu quand celui-ci prit la parole à son tour. Et au ton si peu habituel de sa voix, Tony pouvait dire avec certitude qu'il n'était que peu sûr de lui.

« Vous m'offrez une échappatoire. Je pensais qu'Omega n'avait que très peu de chance d'aboutir, et seules les propriétés de votre réacteur ark m'intéressaient réellement, afin que je puisse me prémunir des pouvoirs psychiques du sceptre et de toute forme de contrôle mental. Mais j'ai rapidement senti cette certitude vaciller, alors même que nous n'étions encore qu'au stade des discussions, à envisager les prémices de premières hypothèses. Aujourd'hui, face à l'avancé de nos travaux en l'espace d'une seule année, je ne doute plus. Certes, il nous faudra plusieurs années pour rendre Omega opérationnel. Mais nous y parviendrons, et ensemble nous ferons de Midgard une forteresse imprenable. Nous réussirons, Stark. »

« Nous réussirons, » répéta-t-il à mi-voix en se retournant, avant de saisir son verre de nouveau plein et de le lever. « A Omega ! » clama-t-il.

« A Omega, » lui répondit à son tour son partenaire, imitant son geste.

Après ça, ils n'abordèrent pas davantage le sujet cet anniversaire ou de leur collaboration. Mais plus étonnant encore, ils ne parlèrent pas non plus d'Omega. Loki lui raconta des histoires à propos de peuples étrangers et de planètes lointaines, quand Tony lui fit part des contes et légendes, de tout âge et de tout horizon, qui avaient bercé les enfants du monde entier dans leurs jeunes années, lui compris.

Au début, il avait simplement prié pour s'en sortir en vie, ne sachant trop comment Loki allait prendre les célébrations discrètes de cet anniversaire. Et au final, il savourait ce qui était sans doute la meilleure soirée qu'il avait passé en sa compagnie, étonnamment loin devant leurs nuits de recherche et les expériences les plus stimulantes. En temps normal, il aurait cherché à comprendre ce phénomène. Ou peut-être au contraire aurait-il sciemment fui toute idée d'introspection. Mais ce soir-là, il se laissa simplement porter, et se contenta de profiter sans honte de l'instant présent.

oOoOoOoOoOoOoOo

Comme prévu, il était de retour à New-York trois jours plus tard. Si Pepper avait accepté sans mal ce petit voyage dont il l'avait prévenu en amont, il ne préférait pas jouer avec ses nerfs, et ce d'autant plus alors qu'il avait quelque chose d'important à lui demander. Depuis que Loki avait mentionné une bonne semaine plus tôt l'idée d'une privatisation de la sécurité mondiale, il n'arrivait plus à penser à autre chose. Et plus il y pensait, plus l'idée prenait forme dans sa tête. Ce serait non seulement un moyen pour les Avengers d'avoir le soutien logistique et les forces que leur offrait auparavant le SHIELD, mais également un moyen de réemployer des ex-agents hautement qualifiés pour cette mission et d'étendre son influence tout en renforçant la sécurité des Etats-Unis et de la planète par la même occasion. Ils seraient gagnants, à tout point de vue. Maintenant, ne restait plus qu'à le faire entendre à Pepper, alors que celle-ci n'appréciait déjà que très peu de traiter avec tout le côté super-héroïque de sa vie.

Et il s'y attela le soir même, après une soirée au calme qu'ils avaient passé tous les deux. A un moment, la discussion avait naturellement dérivé sur Stark Industries – et même pas de son fait en plus ! – ce qui lui avait donné une ouverture toute trouvée. Après avoir demandé à sa petite amie de ne pas l'interrompre, il s'était lancé. Et effectivement, Pep' ne l'avait pas interrompu pendant les longues minutes qu'avaient nécessité son exposé.

« Donc voilà, » conclut-il finalement. « Ça fait un moment que j'y pense, » tout juste une semaine, mais il ne comptait pas lui dire, « et je commence à avoir une idée assez claire de ce que je veux que ça soit. Mais je voulais ton avis avant d'aller plus loin. J'ai retenu la leçon depuis la dernière fois ! » s'amusa-t-il.

Sa tentative de blague tomba parfaitement à plat puisque Pepper n'esquissa pas le moindre sourire, se contentant de le regarder toujours aussi sérieusement.

« Et comment comptes-tu t'y prendre ? Je te rappelle que nous ne pouvons pas savoir qui au SHIELD était à la solde d'Hydra. »

« Natasha et Clint sont actuellement en train de se charger de ce problème, s'assurant des loyautés de chacun. Et si en plus Hill accepte de chapeauter cet ensemble… Ouais, je vois personne capable de duper les détecteurs de mensonge ambulants que sont Romanoff et Hill, les deux, et qu'en plus Jarvis ne trouve rien de compromettant à leur sujet. Le risque zéro n'existe pas, mais ça devrait être ce qui s'en approche le plus. »

« Tu y a bien réfléchi à ce que je vois, » soupira-t-elle avec lassitude. Pourtant, son regard était tout ce qu'il y a de plus sérieux.

« Oui, » assura-t-il d'une voix ferme. « Que je le veuille ou non, le SHIELD jouait un rôle important, et son démantèlement laisse un vide que nous devons combler, d'une manière ou d'une autre. Alors autant le faire de la façon la plus légale et officielle possible. Et ça, je sais faire. En fait, tout ce qu'il manquerait pour lancer les premiers papiers et procédures de création d'entreprise, ce serait un nom ! » s'exclama-t-il, fier de sa plaisanterie.

Et ça marcha ! Il lui tira un petit rire, vaguement incrédule, tandis qu'elle le regardait avec un étrange mélange de désespoir et de tendresse. Elle leva les yeux, secouant en même temps la tête face à ses idioties, avant de lui sourire à nouveau.

« Et que penses-tu de Rescue ? » proposa-t-elle soudain.

« Rescue ? Pourquoi ? »

« Comme nom pour cette fameuse entreprise. Rescue, ça sonne bien, non ? »

Et soudain, Tony se sentit complètement stupide d'avoir douté d'elle, et ce uniquement parce qu'on s'éloignait un peu de la case « chef d'entreprise » pour tendre vers le côté super-héroïque de la chose. Il l'attira à lui pour l'enlacer et elle se blottit dans son étreinte. Ils restèrent ainsi de longues minutes, elle frottant doucement son nez dans son cou tandis qu'il lui caressait les cheveux.

« Tu sais que je t'aime toi ? » murmura-t-il dans un souffle, avant de l'embrasser.

« Dis-le encore, » lui répondit-elle sur le même ton, avant de l'embrasser à son tour.

« Je t'aime Pepper. »

« Moi aussi je t'aime. »

oOoOoOoOoOoOoOo

La nouvelle était rapidement tombée : le 18 août se tiendrait finalement la commission sénatoriale visant à évaluer l'impact de l'effondrement du SHIELD et les responsabilités de chacun. Et bizarrement, une fois qu'ils avaient eu une date précise, les jours s'étaient enchainé à toute allure. Ils étaient donc le 17 au soir, la commission était le lendemain, et si les autres étaient couchés, lui et Nat discutaient une dernière fois de ce que l'espionne leur dirait. Il était rare de pouvoir lire quoi que ce soit sur le visage impassible et concentré de la russe, mais lui qui la connaissait bien ne pouvait manquer la lueur d'inquiétude qui brillait dans ses yeux.

« Tout va bien se passer, » répéta-t-il, pour ce qui était au moins la quatrième fois de la soirée. Mais contrairement aux fois précédentes, Natasha ne se contenta pas de laisser couler.

« Je te trouve bien optimiste. Je te rappelle qu'en leur donnant accès à toutes nos données, je leur ai également livré sur un plateau d'argent mon dossier complet, comprenant mon passé d'assassin et mon passage par la Chambre Rouge. En ajoutant le fait que je suis celle directement responsable de cette fuite de données… S'ils veulent ma tête, ils l'auront. »

Et comment lui dire qu'il y avait pensé ? Qu'il avait lui-même envisagé l'hypothèse qu'elle ressorte de cette commission avec les menottes aux poignets ? Mais à force d'y penser, il avait fini par trouver une ouverture dans laquelle ils pourraient s'infiltrer. Une réponse si limpide et évidente qu'il s'étonnait même que personne ne l'ait évoquée plus tôt. Le culot et le talent de comédienne de Natasha feraient le reste.

« Qu'ils essayent. »

Il ne savait pas si c'était son ton provoquant ou les mots en eux-mêmes, mais Natasha se tourna vers lui, visiblement intriguée.

« Oui, qu'ils essayent, » répéta-t-il d'un ton plus ferme. « Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, ils ne peuvent rien contre toi. Regarde-toi ! Tu es Black Widow, une Avengers et une putain d'héroïne ! Bordel, t'as reçu comme nous tous la Medal of Honor il y a peine deux mois ! Tu es politiquement intouchable, ils ne peuvent rien te faire, et encore moins avec des journalistes dans la pièce. Et s'ils essayent de te menacer ? Ils savent où venir te chercher. Merde, donne-leur l'adresse de la Tour en direct à la télé, qu'on rigole un peu. Ça les tuera de devoir l'avouer, mais ils ont besoin de nous, que ça leur plaise ou pas. Des Avengers, mais également du SHIELD, ou du moins ce qu'il en reste. Ils pourront crier, tempêter, menacer, ça n'y changera rien : ils ont besoin de nous, » martela-t-il. « Et ils le savent. Alors peu importe ce qu'ils pourront te dire, garde ça en tête ok ? »

Elle hocha la tête plus fermement, l'air résolu. C'est tout ce qu'il voulait voir. Mais maintenant, il était temps de relâcher la pression.

« Et s'ils veulent vraiment rien entendre, je me ramène en armure et leur casse la gueule, ça marche aussi non ? »

Et même quand il se prit pour la peine un violent coup de coude dans les côtes – c'est que ça faisait mal bordel ! – il se dit que ça en valait la peine, et ils se séparèrent sur cette plaisanterie. Natasha était forte, plus forte qu'il ne l'était. Elle assurerait, il le savait.

Il aurait juste préféré en être davantage convaincu.

oOoOoOoOoOoOoOo

Blasé, Loki regardait Stark faire les cent pas dans le labo, passant sans arrêt d'un écran à un autre, s'arrêtant parfois près d'un établi et manipulant quelques pièces, mais tout bonnement incapables de se poser et de se concentrer plus de quelques minutes sur quoi que ce soit.

Depuis le départ de l'agent Romanoff pour Washington, trois heures plus tôt, il s'était monté intenable. Très rapidement agacée de son comportement – et on le serait pour moins – Miss Potts lui avait fermement signifier d'aller s'occuper ailleurs en attendant son retour, comprendre par-là rejoindre son atelier et cesser de l'ennuyer avec ses va-et-vient incessants. Le capitaine Rogers et l'agent Barton ayant déjà rejoints leurs appartements en attendant que l'espionne ne revienne, il n'avait pu qu'obtempérer.

Et c'est donc à Loki que revenait l'immense honneur de supporter les jérémiades incessantes de son partenaire de labo. Il aurait pu quitter cet endroit pour rejoindre Malibu. Il y avait même très sérieusement songé. Mais au-delà de l'agacement certain qu'il ressentait, il ne pouvait que comprendre l'inquiétude de Stark.

Il savait que l'ingénieur avait envisagé de faire porter un micro à l'agent Romanoff, avant de renoncer face aux trop grands risques que cela comportait. Elle allait comparaitre devant une assemblée composée des principaux dirigeants de ce pays, et la sécurité y serait par conséquent très élevée. Un micro serait instantanément repéré, et ça ne plaiderait pas en leur faveur. De même, Stark aurait sans doute pu infiltrer Jarvis dans les serveurs de l'assemblée susdite, mais s'il était pris cela ferait une nouvelle fois mauvais genre. Avec l'effondrement du SHIELD, les Avengers étaient sur la sellette. Il n'y avait nul besoin de se faire remarquer.

Mais tout cela n'aidait pas Stark à garder son calme. Sachant qu'il faudrait encore plusieurs heures avant que l'agent Romanoff ne revienne, cet état de nerf n'était sans doute pas prêt de s'apaiser. Et après avoir essayé – sans succès – d'attirer son attention en parlant de ses dernières manipulations magiques concernant Omega, il était temps pour lui d'essayer une stratégie toute autre.

« L'insensé veille toute la nuit et pense à beaucoup de choses ; puis, quand le matin vient, il est fatigué, et le soin qui le tourmentait lui demeure*. » Stark se tourna brutalement vers lui, bras croisés sur sa poitrine, mâchoire crispée, sourcils froncés et l'air suspicieux, mais silencieux. Ce qui lui laissa tout le loisir de poursuivre. « Il s'agit là d'un ancien adage asgardien. Je pense ne point avoir besoin de vous en traduire la morale, qui me parait transparente et aisément intelligible. »

« Si t'as quelque chose à dire, dis-le et fais pas chier. »

Il ne prit pas garde au langage familier ou au ton belliqueux de l'humain, l'ayant anticipé au vu de son comportement actuel et de l'accusation implicite de ses propres mots. Pourtant, ce fameux proverbe n'était que la graine qu'il souhaitait planter, le point de départ d'une nouvelle discussion. Il savait mieux que nul autre à quel point se détourner consciemment des soucis nous accablant était plus facile à dire qu'à faire. Aussi ne cherchait pas à encourager le mortel à abandonner sciemment ses problèmes, ce genre de paroles absurdes et d'encouragements vides de sens ne serviraient qu'à l'énerver davantage. Non, son objectif était tout autre.

« Pourtant, rares sont ceux qui en sont capables. » Haussement de sourcils plus prononcé, regard se faisant interrogateur. Bien, il avait capté son intérêt. Il se faisait maintenant un devoir de ne pas le décevoir. « De manière générale, les asgardiens vivent dans l'instant présent. Regardez Thor, il est pour le coup le parfait représentant de sa race. Insouciant, volage, et parfaitement inconscient du monde qui l'entoure. Et pourtant, il est des esprits plus sages qui se préoccupent du passé et de l'avenir, des causes et des conséquences, de nos devoirs et du poids de nos actes. Les tourments les accablent il est vrai, mais nul parmi eux ne peut prétendre parvenir à se défaire volontairement de son fardeau à moins de se faire menteur. Ainsi, les considérer comme insensés, voilà qui est véritablement vide de sens. Qu'importe l'orgueil de la toute puissante Asgard, la vacuité de ces proverbes est leur seule vérité. La morale asgardienne est d'une hypocrisie sans nom. »

Il avait craché ces derniers mots avec mépris. Mais s'il les pensait bel et bien, il était néanmoins plus intéressé par Stark, qui ne put retenir un léger éclat de rire moqueur face à ses assertions vindicatives, tandis que sa posture se détendait. Lui-même ne put retenir un sourire tranchant face à l'évidente réussite de son objectif.

« Quitte à parler d'hypocrisie… Quelqu'un, je sais pas qui et je m'en fous, a dit un jour que les masques collent à la peau à la longue, et que l'hypocrisie finit du coup par être de bonne foi.** Ça me semble plutôt approprié dans ton cas ! »

Et il semblerait même que la réussite soit encore plus éclatante qu'il ne l'ait escompté puisque Stark répondait à l'appel qu'il avait indirectement lancé et vint sans faire d'histoire s'assoir dans un fauteuil quand Loki l'y invita. Ils commencèrent ainsi à échanger à propos des maximes et proverbes de leurs peuples respectifs, s'aventurant à l'occasion à débattre au sujet de ceux-ci, des valeurs qu'ils glorifiaient et des questions qu'ils soulevaient. Et le temps passait.

Le dieu pensait être le seul à voir les heures défiler lentement, tandis que le mortel focalisait enfin son attention sur autre chose que ses préoccupations pour l'agent Romanoff. Mais alors qu'il parlait de l'ignorance et de la paresse intellectuelle qui consumaient bon nombre d'asgardiens, il ne put manquer la lueur de reconnaissance qui brillait dans les yeux de Stark, lui faisant comprendre que l'ingénieur était parfaitement conscient de son stratagème pour le maintenir occupé, mais s'y pliait volontiers et l'en remerciait. Loki fit comme s'il n'avait rien vu et poursuivi son discours sans le moindre accro, jusqu'à ce qu'à son tour Stark ne reprenne la parole, et ainsi de suite jusqu'au soir.

De la même façons, Stark et lui avaient ainsi échangé sur des sujets bien loin de leur projet de recherche, à peine trois semaines plus tôt. Alors à Malibu pour célébrer l'anniversaire de leur collaboration – il devait avouer n'avoir point prit garde à la date, au contraire de Stark visiblement – il avaient parlé des heures durant de leurs cultures respectives, des mœurs et histoires avec lesquels ils avaient grandi l'un comme l'autre. Et fort étonnamment, il s'agissait de l'une des meilleures soirées qu'il avait passé depuis bien longtemps, des années mêmes. La dernière fois qu'il avait pu profiter aussi simplement d'un tel moment, sans suspicion ni arrière-pensées, remontait à bien avant le couronnement raté de Thor. A cette époque-là, nombreuses étaient les soirées qu'il passait auprès de sa mère, et longues étaient les heures passées à échanger sur la poésie, la magie ou encore la politique, sans que jamais les sujets de conversation ne viennent à manquer.

Il savait qu'il ne retrouverait jamais de tels moments, la mort de Frigga ayant mis un terme inéluctable à ce rituel oh combien aimé. Et malgré la langueur et la mélancolie que lui provoquait cette idée ainsi que la douleur d'un deuil encore récent, il se surpris à penser avoir trouvé un nouveau moyen d'occuper certaines de ses soirées, autrement que par des expériences ou l'étude solitaire de vieux grimoires de magie. Les discussions avec Stark ne remplaceraient jamais celles avec sa mère, elles n'auraient pu s'offrir en substitut quand bien même il l'aurait souhaité. Elles étaient quelque chose de complètement différent, un réconfort autre mais non moins précieux.

Il avait craint de commencer à s'ouvrir à Stark, de lui offrir la moindre once de sa confiance. Et pourtant, il réalisait lentement qu'il s'agissait de l'une des meilleures décisions qu'il ait prise depuis bien longtemps.

oOoOoOoOoOoOoOo

Ils étaient tous réunis dans le salon commun. Mais vraiment tous. Non seulement Steve, Clint et Natasha étaient présents, mais également Pepper. Il avait d'abord pensé qu'elle se contenterait d'écouter le bilan que Natasha dresserait de son entretien avec la commission, mais elle était restée pour en débattre avec eux. Voyant que la conversation s'éternisait, il avait demandé à Jarvis de commander des pizzas pour tout le monde, et elle était restée. Ils avaient mangé sans cesser de discuter, et elle était restée. Le repas fini, la conversation s'était faite plus légère, et ils avaient gagné le salon pour la poursuivre.

Elle était restée.

Il était assis sur le canapé, Pepper à côté de lui, la tête sur son épaule tandis qu'il avait passé un bras autour de sa taille. Parfois, il surprenait les regards des autres posés sur eux, tendres et amusés tout à la fois, et s'en cachant très mal. Ne cherchant pas à s'en cacher d'ailleurs. Et lui n'en avait juste rien à foutre, profitant simplement du moment avec ses amis et sa copine. C'est justement cette dernière qui prit la parole, relançant la discussion qui commençait à s'essouffler sur un sujet tout autre.

« Est-ce que Tony vous a parlé du projet Rescue ? »

Tony haussa les sourcils et se raidit légèrement, ne s'attendant pas à ce que Pep' aborde pareil sujet. Mais face aux réponses négatives des autres Avengers à sa question, elle s'empressa de leur expliquer de quoi il s'agissait. Et certes, il était très fier de cette idée – qui n'était pas exactement la sienne, mais c'était tout comme ! – Mais ça avait tellement plus de classe quand c'était elle qui en parlait ! Tout de suite, ça faisait plus pro, plus construit, plus génial, plus… plus classe quoi ! Et les autres devaient penser la même chose, puisqu'ils semblaient littéralement boire ses paroles.

« Ce serait… ce serait vraiment génial, » finit par souffler Clint à la fin de son exposé, complètement scié.

« Je suis d'accord, » approuva Natasha. « On a retrouvé plusieurs dizaines de bons agents, apparemment loyaux au SHIELD, qui seraient surement ravis de rempiler. Et même s'il semblerait que l'organisation va continuer à se battre dans l'ombre, notamment pour traquer Hydra, ça ne pourrait pas faire de mal d'avoir un soutien officiel sur lequel s'appuyer. »

« C'est une merveilleuse idée. Hydra ne peut pas simplement être mis de côté, » renchérit à son tour Steve. « Mais il s'agit d'une organisation criminelle clandestine, comme l'est le SHIELD à présent. Et au contraire, les Avengers sont tout ce qu'il y a de plus officiel et publics, on l'a encore vu cet après-midi avec Nat devant la commission. Le SHIELD ne pourra plus assurer légalement nos arrières, mais qu'on est un nouvel allié officiel à nos côtés… oui, ça aidera, incontestablement. Alors je te remercie de consacrer du temps et de l'énergie à ce projet Pepper. »

« C'est tout naturel. »

Quelques heures plus tard – oui, la conversation s'était éternisée beaucoup, beaucoup plus longtemps que prévu, chacun y allant de son commentaire et proposant des améliorations – ils étaient enfin seuls dans leur chambre. Alors qu'il était en train de se déshabiller pour aller au lit, il entendit Pepper l'interpeller depuis la salle de bain, dont elle avait laissé la porte ouverte.

« Je pense que ça peut vraiment fonctionner. »

« De quoi tu parles ? »

« De Rescue. Entre les informations de Natasha et ce que Steve a dit… Je t'avoue que ça me rassure. Je comprends qu'Hydra soit une priorité, vraiment. Mais ça me semble essentiel de bien distinguer l'œuvre des Avengers et la force d'intervention de Rescue d'un côté, et la traque d'Hydra de l'autre. Même si tout sera lié, d'une façon ou d'une autre… Qu'il y ait un SHIELD clandestin prêt à reprendre le flambeau et à traquer ces traitres, ça me laisse l'espoir que Rescue puisse agir au grand jour pour aider les Avengers et la population. »

Elle revint dans la pièce et s'assit sur le bord du lit, se brossant les cheveux. Il ne tarda pas à la rejoindre.

« Je suis désolé si tu as cru qu'il en serait autrement. Dans ma tête la distinction entre les deux était très claire, mais j'aurais dû savoir que ça pouvait prêter à confusion. Je t'assure qu'il n'a jamais été question qu'il en aille autrement. Peut-être que Rescue aura à travailler sur le dossier Hydra, mais uniquement lorsqu'il s'agira de mission des Avengers. Pas Nat et Clint les traquant sur le terrain, pas Steve à la recherche de Bucky, pas même moi épluchant les dossiers de ces connards de nazis. Pas nous individuellement. Rescue et Avengers vont ensemble, et c'est ainsi que ça doit être. »

Elle lui sourit tendrement.

« Je le sais maintenant. »

Une lueur étrange brillait dans ses yeux, mais il n'en fit pas grand cas. Il lui sourit en retour, et sans un mot ils se glissèrent sous les draps. Il ne fallut pas longtemps avant que Pepper ne vienne se coller à lui, et c'est tout naturellement qu'il referma son étreinte sur elle. Délicatement, il embrassa le haut de son crâne.

« Bonne nuit Pep, » souffla-t-il.

« Bonne nuit Tony. »

Cette nuit-là, il ne fit aucun cauchemar.


* Un véritable extrait de l'Edda. Il n'y a que Loki pour se moquer allègrement des Asgardiens ! :)

** Citation originale : "Les masques à la longue collent à la peau. L'hypocrisie finit par être de bonne foi." d'Edmond et Jules de Goncourt


Nous espérons que ce chapitre vous aura plus. Malheureusement, il s'agit du dernier avant plusieurs semaines. Trêve hivernale oblige, à la fois pour profiter des fêtes en famille et pour reprendre de l'avance sur cette histoire, nous interrompons donc temporairement la publication, profitant accessoirement du fait qu'il n'y est pas de cliffhanger et qu'en plus ça se termine sur ce bel anniversaire entre Tony et Loki. La publication devrait normalement au mois de février.

En attendant, nous vous souhaitons à toutes et à tous un joyeux noël et une bonne année, en espérant tous vous revoir pour la suite de "Make a Deal" en 2021 !

A bientôt ! On vous embrasse

Julindy et Kaelyan