Chapitre 15
Après une bonne nuit de repos pour tout le monde, Amin et Altaïr allèrent retrouver le chien et virent à la place un homme d'une trentaine d'année, les cheveux longs et hirsutes, ainsi que le teint pâle et limite cadavérique comme s'il était un survivant d'un camp de concentration. Les deux enfants avaient été horrifiés quand ils avaient découvert les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale, les génocides, les camps de la mort, la Shoah, les bombes d'Hiroshima et de Nagazaki. Altaïr s'approcha de l'homme et grimaça en voyant dans quel état se trouvait Sirius Black. Les sorciers n'étaient vraiment pas délicats avec les innocents. L'homme commença à bouger en gémissant puis se réveilla en criant. Quand il tourna la tête, il découvrit un enfant avec une cicatrice sur la lèvre. Le sorcier se releva difficilement et voulut demander à l'enfant son nom. Cependant, il cessa tout mouvement en voyant un peu derrière le petit garçon, l'enfant qu'il recherchait depuis deux semaines, son filleul Harry Potter.
Les larmes aux yeux, il tenta de se lever et de rejoindre Harry, mais il fut retenu par une main ferme qui l'empêcha de tomber. Les assassins furent un peu émus quand ils virent les larmes couler sur les joues du fugitif. Amin s'approcha du lit sur lequel se trouvait Sirius et posa sa main sur celle de Sirius. L'homme serra la main de l'enfant et se mit à sangloter de joie et de soulagement. L'animagus était tellement épuisé qu'il se rendormit tout en serrant la main de son filleul. Amin avec un doux sourire, prit une chaise et s'assit en attendant que son parrain se réveille de nouveau.
Amin resta au côté de son parrain toute la nuit, il aurait voulu rester éveillé, mais en moins de dix minutes, il dormait profondément toujours assis sur sa chaise. Heureusement, il avait les yeux ouvert quand l'homme se réveilla le lendemain, Sirius se rendit compte qu'il tenait toujours la main du fils de son meilleur ami. D'une voix défaillante, Sirius demanda :
-Harry, c'est bien toi ?
-Harry ?! Je… oui. C'est moi ! Mais on m'appelle Amin, répondit le mentor.
-Amin ? chuchota Sirius en penchant la tête sur le côté comme le ferait un chien interloqué.
-Oui, j'ai été élevé par Rauf, un assassin du levant. Il m'a appelé Amin et m'apprit tout ce que je sais, je l'ai aimé comme un père, expliqua calmement son filleul.
-Je suis désolé. C'est de ma faute ! Si je ne les avais convaincus de prendre Peter, ils seraient encore en vie. Je pensais vraiment que c'était le meilleur plan. Tous se seraient mis à ma recherche et personne ne se serait douté que le gardien du secret était Peter. Mais au lieu de cela, il nous a tous trahis et tu es devenu orphelin, se mit à sangloter son parrain rongé par la culpabilité pour la plus grande douleur des infirmiers qui s'occupaient des blessés.
-Sirius, est-ce de ta faute si tu t'appelle Sirius Black et non Henri Tartempion ? demanda Amin tandis que certains assassins qui se trouvaient à l'infirmerie, pouffaient de rire.
-Heu… ! Non ! répondit Sirius interloqué par la question saugrenu de son filleul.
-Ton idée était excellente. Tout le monde allait te courser sans penser qu'un autre était le véritable gardien. Il est dommage que le gardien ait été un traître. Tu ne pouvais pas le savoir, à moins d'être voyant… et c'est un don que je ne te conseille pas. Surtout quand on voit dans quel état fini le notre. Donc, trouve un autre don !
Malgré le désespoir qu'il ressentait toujours après des années d'emprisonnement inique à Azkaban et de souffrance morale due à la culpabilité, Sirius explosa de rire. Il avait eu peur que son pronglet soit mort ou pire détruit par une vie chez les Dursley. Il avait hurlé de rage quand il avait appris que son filleul avait été placé chez la famille timbrée de Lily. En effet, James par testament avait interdit que son fils soit mis entre les mains de ces horribles moldus. Puis il avait soupiré de soulagement en apprenant dans le même article qu'il s'était enfui de cet enfer le lendemain de son emprisonnement. Dire que le dernier des Black aurait pu s'enfuir avant, mais l'article lui avait été donné il y a moins d'un an. Mais maintenant qu'il le voyait face à lui, il était rassuré. Les Durlsey n'avaient pas eu le temps de le briser. Il ferma un instant les yeux et entendit la porte s'ouvrir. En soulevant ses paupières, il vit un enfant du même âge qu'Harry, enfin Amin, s'approcher du lit.
L'enfant avait les traits typiques des habitants du moyen orient, cheveux noirs, peau bronzé, des yeux fauves et une cicatrice à la lèvre. Amin parlait au nouveau venu dans une langue inconnue. Au bout de quelques secondes de discussions, les deux enfants se tournèrent vers lui et Amin présenta l'autre enfant :
-Sirius, je te présente Altaïr Ibn La'Ahad, mon jumeau spirituel et magique, d'après Armand. Altaïr, je te présente mon parrain, Sirius Black.
-Sirius, salua Altaïr.
-De quoi parliez-vous ? Et quelle était cette langue ?
-De l'ancien arabe. Nous parlions de la fragilité du bureau. Nous avons été attaqués il y a peu et les locaux ne pourront pas subir une nouvelle attaque sans s'effondrer, expliqua Amin.
Sirius se mordilla la lèvre supérieure, puis dit :
-Ici, à Londres. Les Black ont un manoir, incartable et sous fidélitas. Personne ne peut le découvrir sans l'autorisation du maître des lieux. C'est-à-dire moi.
-Incartable ? Ça veut dire quoi ? demanda Altaïr.
-Cela veut dire que personne ne peut la mettre sur une carte, expliqua Sirius.
Les deux enfants se regardèrent puis sentirent l'espoir inondé leur cœur. Grâce à Sirius, la Confrérie serait totalement à l'abri et c'est à ce moment qu'ils comprirent la prophétie d'Edward. Sirius était l'étoile ténébreuse et innocente et sa maison allait protéger la Confrérie car personne ne pourrait les trouver et les menacer. Les mentors de la Confrérie regardèrent Sirius, puis Amin demanda à Sirius :
-Peux-tu nous y amener ?
-J… je n'aime pas beaucoup cette maison. Mais si elle peut te mettre à l'abri, alors je vous y amènerais.
-Merci !
Altaïr quitta la chambre afin d'ordonner aux assassins de préparer leurs affaires, car ils quittaient les lieux pour un endroit totalement sûre. Altaïr eut un léger sourire quand les assassins magiques et non magiques s'affairèrent à quitter les lieux à une vitesse folle. Les assassins magiques rangeaient toutes les affaires de la Confrérie de Londres à grand coup de baguettes. Pendant ce temps, les assassins non magiques enroulaient une corde autour des corps de tous les assassins morts et autour des blessés. Une dernière corde fut utilisée pour les vivants en bonne santé. En trois heures, le bureau était prêt à être abandonné. Toutes les affaires personnelles des assassins et des mentors se trouvaient dans des sacs sans fonds que portaient les enfants. Tous attendaient les mentors en tenant une corde quand ils les virent arriver avec un homme émacié et maigre comme un clou. Mickaël, un assassin magique s'approcha des mentors et dit :
-Tout est prêt, mentors. Nous sommes prêts à partir. Mais je ne crois pas que Sirius soit capable de nous amener à destination.
-C'est vrai. Nous devons rejoindre le 12 square Grimmauld, dit Sirius avec fatigue.
L'un des assassins magiques ferma les yeux et se concentra sur l'adresse, mais en vain.
-Je n'y arrive pas.
-Alors essayer avec le 13 square grimmauld, murmura Sirius.
L'assassin suivit ses conseils et se concentra. Il eut un léger sourire quand il arriva à « voir le 13 square grimmauld ». Maintenant qu'il avait l'adresse en tête, il noua toutes les cordes en une seule, puis murmura :
-Portus.
Les cordes s'illuminèrent un instant, puis Mickaël s'exclama :
-Tenez les cordes, le portoloin va se déclencher dans quelques secondes.
Tous attrapèrent le portoloin et quelques secondes plus tard, ils sentirent un hameçon les attraper par le nombril et ils disparurent. Ce qu'ils ne surent jamais c'est que dés leur départ, l'immeuble qui les avait protégé durant des années, s'effondra comme s'il avait attendu leur fuite pour s'abandonner à la mort. En moins de temps qu'il n'en faut pour éternuer, ils se retrouvèrent devant une barre d'immeuble de style géorgien. Les assassins non magiques regardèrent les différents immeubles, il n'en manquait aucun, même le 12 était visible. A la différence des autres bâtiments, le douze était sombre et avait l'air en mauvais état. La porte était noire et le heurtoir était un dragon qui tenait dans sa gueule un serpent se mordant la queue. Dorothée une jeune apprentie assassin demanda :
-C'est normal que le douze soit en aussi mauvaise état.
Sirius la regarda et lui demanda :
-Tu la vois ?
-Ben oui ! Pourquoi ?
-Parce que normalement personne ne peut la voir !
Un vieil assassin magique explosa de rire et lança :
-La magie ne fonctionne pas sur les assassins qu'ils soient magiques ou non. Donc, nous voyons tous les bâtiments protégés par la Magie, y compris par le fidelitas. Mais seuls les assassins peuvent le faire. Pour tout le reste de l'humanité, le 12 n'existe pas, mais c'est étrange qu'on n'ait pas pu aller directement au 12.
-Oh ! Intéressant, répondit Sirius.
Après quelques secondes, Sirius posa sa main sur le heurtoir et grimaça de douleur quand le serpent libéra sa queue et lui mordit la main. Sirius détestait cette façon de faire, mais c'était la seule manière de pénétrer dans la maison en acceptant le fait d'être un Black et d'être le chef de la famille Black. Après l'avoir mordu, le serpent reprit sa forme initiale et la porte s'ouvrit. Sirius pénétra dans la demeure en premier comme tout chef de maison devait faire, puis il permit aux assassins de pénétrer dans la maison. Les enfants regardaient la décoration avec dégoût.
Soudain, tout le monde sursauta quand ils entendirent un hurlement de rage. Tous se tournèrent vers les cris et découvrirent un tableau caché par des rideaux bouffés aux mites. Le tableau représentait une femme d'un certain âge habillée d'une robe noire et stricte comme les portaient les femmes du treizième siècle. Pour l'instant, la femme hurlait de rage :
-SIRIUS ! COMMENT AS-TU OSE AMENER DES SALES MOLDUS DANS MA MAISON…
-Mère ! Ce sont des assassins ! Tous ! la coupa Sirius.
D'un coup la femme cessa de hurler et chuchota :
-Ce sont vraiment des assassins ?
-Oui mère.
Le tableau fut d'un coup beaucoup plus aimable et s'exclama :
-Bienvenue dans la demeure des Black ! Toujours la Confrérie sera la bienvenue en ses lieux.
Amin s'approcha et dit :
-Je me nomme Amin ibn Albarq. Je suis l'un des mentors des assassins et au nom de la Confrérie, je vous remercie de votre générosité. Cependant, nous aurons un petit problème de place. Nous sommes très nombreux et cette demeure aussi magnifique soit-elle n'est pas assez grande pour protéger les membres de notre Confrérie.
-Si ce n'est que cela ! s'exclama le tableau en claquant des doigts
Il y eut un grondement, puis tout changea. Ils n'étaient plus dans une entrée délabrée, mais devant une route poussiéreuse qui serpentait jusqu'à un immense château fort. Altaïr se retourna et vit derrière eux la façade du douze square Grimmauld. Amin lui observa les alentours et vit en plus des champs et des vergers, une immense forêt, une rivière et un lac. Alors que les assassins de Londres regardaient avec émotions la magnifique demeure, Amin se tourna vers un assassin magique et dit :
-Préviens toutes les cellules. Les assassins viennent de trouver le nouveau Masyaf.
Altaïr s'écria :
-Amin ! Non !
-Altaïr, je te l'ai déjà dit. Le temps de notre séparation est terminé. Les assassins doivent être unis. Ce qui a fait notre réussite à notre époque n'est plus valable aujourd'hui. Seule l'union totale de la Confrérie pourra nous permettre de vaincre.
Les assassins observaient les mentors se disputer pour savoir si la Confrérie au complet allait s'installer ici ou non. Amin l'acheva en lui disant :
-Rappelles-toi de l'accord que nous avons avec les loups-garous. On leur trouve un endroit sûr et ils nous rejoignent.
-Je déteste quand tu as raison, grommela Altaïr.
-Allez frangin, on a notre nouveau Masyaf à visiter, s'esclaffa Amin en claquant dans le dos de son frère sous les cris de joie des assassins et le frémissement de bonheur de l'atmosphère du château. Sirius se tourna vers les assassins et sentit une douleur s'insinuer dans son cœur quand il vit tous les cadavres des guerriers morts pour la cause. Il ferma les yeux et des elfes de maison apparurent en quelques secondes. Le chef des elfes de maison s'inclina devant Sirius et lui demanda :
-Que Tibot peut faire pour vous maître ?
-Peux-tu amener les corps des assassins dans le cimetière du château et de les enterrer avec honneur. Chaque assassin dans une tombe spécifique avec leur nom. Peux-tu amener les blessés à l'infirmerie.
-Oui maître. Mais pour les morts, il n'y a pas la place, maître.
Amin regarda les corps puis dit fataliste :
-Mettez-les dans une fosse commune et construisez un monument avec tout leur nom dessus.
Les assassins n'étaient pas vraiment d'accord, jusqu'à ce qu'Altaïr demande :
-Avez-vous des catacombes ?
-Oui ! Pourquoi ?
-Car vous allez installer chaque corps dans les catacombes. Et dans le cimetière, vous allez construire un monument avec tous les noms des assassins morts au combat.
Amin se tourna vers son frère et lui dit :
-Tu as raison, mon frère. C'est une excellente idée.
Sirius donna l'ordre à ses elfes de maison de faire ce qu'avait dit le mentor de la Confrérie. Les assassins virent les corps disparaître tandis que dans les catacombes, des cercueils apparaissaient. Mais il y en avait trop et le chef des elfes de maison revint et dit :
-Maître, il n'y a pas assez de place dans les catacombes.
Armand eut une idée. Il demanda aux elfes de maison :
-Pouvez-vous incinérer tous les corps, les uns après les autres et transformer chacun en diamant ?
L'elfe se tourna vers son maître qui l'autorisa à répondre :
-Oui, monsieur.
Sirius lui demanda :
-Faites-le, s'il vous plaît et mettez bien chaque nom devant chaque diamant pour que les familles puissent se recueillir devant.
-Ce sera fait, maître.
Les assassins en larmes le remercièrent et remercièrent Armand, puis tous commencèrent à marcher vers l'immense château fort. Ce fut quand ils n'entendirent pas un seul gémissement qu'ils se rendirent compte qu'il n'y avait plus un seul blessé dans leur rang. Certains commencèrent à s'affoler, jusqu'à ce que Sirius leur dise :
-Ne craignez rien, ils sont à l'infirmerie en train de se faire soigner.
Le soulagement enveloppa les assassins qui reprirent leur marche. Il leur fallut marcher deux heures avant d'arriver devant les portes du château. Les assassins étaient épuisés et pénétrèrent avec bonheur dans le bâtiment. Ils se trouvaient dans la basse cour quand ils virent apparaître un fantôme ressemblant bigrement au portait de Madame Black. Le fantôme écarta les bras et s'exclama :
-Bienvenue à Black Castle !
-Merci, madame, s'exclamèrent les assassins fatigués.
Là, Sirius s'exclama :
-Rejoignez-moi, elfes !
Tous les elfes de maison réapparurent, puis se mirent en rang d'oignon en attendant les ordres. Sirius leur dit :
-Je suis Sirius Black, le nouveau maître de cet endroit. Mes amis font parti de la Confrérie des assassins. Pourriez-vous les amener dans des appartements afin qu'ils puissent se reposer ? Je vous donnerais vos ordres quand nous nous serons reposés.
-Bien maître !
Les elfes de maison claquèrent des doigts et les assassins se retrouvèrent dans de superbes suites. Chaque famille avait son propre appartement de même que pour les célibataires. En moins d'une heure, il n'y eut plus un bruit, les assassins dormaient enfin sur leurs deux oreilles. Les seuls qui restèrent dans la basse cour, furent les mentors et Armand. Amin demanda au sorcier :
-Peux-tu nous faire un portoloin pour ce château afin d'y amener nos alliés ?
-Bien sûr, mentors.
Armand fit apparaître une corde et la transforma en portoloin. Puis dit à Amin et Altaïr :
-Le portoloin se déclenchera à l'aide d'un mot de passe.
Armand écrivit en l'air : « Credo »
Après avoir remercié le sorcier, les deux mentors demandèrent au fantôme de Madame Black :
-Milady, est-il possible qu'un elfe de maison nous emmène dans les catacombes de Paris ?
-Bien sûr, mentors
Le fantôme tapa dans ses mains et un elfe de maison apparut et dit :
-Cety est à votre service, Maîtres mentors.
-Mentors, tout court. Les assassins n'ont pas de maître. Ils n'ont que des mentors, expliqua calmement Altaïr tandis qu'Amin fourrait le portoloin dans son sac à goûter.
-Bien mentors. Cety a compris. Où Cety doit vous amener ?
-Amène-nous dans les catacombes de Paris et tu resteras avec nous jusqu'à ce que notre mission soit terminée.
-Bien mentors !
-Armand, peux-tu préparer le château pour l'arrivée de la Confrérie ?
-Ce sera fait mentors.
Après un signe de la main, les mentors disparurent dans une petite explosion et se retrouvèrent dans les catacombes de Paris. L'elfe de maison était terrorisé, mais Amin le rassura en lui disant :
-Tu n'as rien à craindre. Nous te protégerons comme nous protégeons tous nos alliés.
Les deux enfants et l'elfe rassuré marchèrent quelques minutes puis Altaïr s'exclama :
-Ce que vous pouvez être bruyants.
Deux hommes apparurent et grondèrent :
-Nous ne sommes pas bruyants. Qu'est-ce que vous faites ici ? Vous venez nous massacrer ?
-Non, nous venons respecter notre part de marché. Nous avons trouvé le nouveau Masyaf des assassins. C'est un endroit immense avec une gigantesque forêt et personne à part les assassins ne peuvent y entrer ! répondit Amin avec un léger sourire.
L'un des loups-garous sentit une larme couler le long de ses joues et il chuchota :
-On n'avait plus d'espoir.
-Nous non plus, jusqu'à ce que l'étoile ténébreuse et innocente apparaisse et protège la Confrérie d'un voile de mystère, lança Altaïr avec un léger sourire en répétant la prophétie d'Edward.
-Amenez-nous à votre meute. Nous avons un portoloin qui vous amènera à l'abri, s'exclama Amin.
-Vous partez avec nous ?
-Non, nous rameutons toute la Confrérie pour qu'ils soient tous à l'abri, lui expliqua calmement Amin.
-Bien. Pouvez-vous nous suivre ?
-Bien sûr.
Les loups-garous amenèrent les assassins au cœur de leur meute. Ernest s'approcha des deux mentors et leur demanda :
-Que faites-vous ici ?
-Notre part du marché. Nous avons trouvé un endroit sûr pour les assassins et leurs alliés, commença Altaïr.
-Et voici le portoloin, conclu Amin en sortant la corde.
-Il faudrait que tout votre peuple s'accroche à la corde afin d'arriver entier au château, expliqua Altaïr.
Ernest sentit l'émotion étreindre son cœur. Il avait bien fait de leur faire confiance. Il ordonna à ses seconds de ramener toute la meute, mais l'elfe de maison d'un claquement de doigt fit apparaître tout le monde, y comprit un loup-garou en sang. Il chuchota avant de tomber dans les pommes :
-Les templiers arrivent.
Amin s'exclama en montrant un sac à dos usé qui se trouvait par terre :
-Cety range toutes leurs affaires dans ce sac.
-Bien mentors !
L'elfe de maison claqua de nouveau les doigts et toutes les affaires des loups-garous disparurent dans un sac à dos que pouvait porter un enfant. La meute au complet attrapa la corde et quand tout le monde fut accroché au portoloin, Altaïr s'exclama :
-Credo !
Dans un claquement, la meute disparut. Enfin presque toute la meute. Il ne restait que l'alfa et ses seconds. Altaïr et Amin les regardèrent avec stupéfaction et Amin demanda :
-Mais que faites-vous ici ?
-Notre part du contrat. Nous sommes maintenant des apprentis assassins et quand vous le déciderez, nous deviendrons des assassins de droit.
-Amin et moi, sommes des assassins du levant. Chaque cellule a son nom. A vous de choisir le votre.
Les trois loups-garous eurent un immense sourire, ils étaient acceptés par les mentors et en plus, ils gardaient leur indépendance. Ernest demanda :
-Où allons-nous, mentors ?
-Nous allons au bureau des assassins de Paris afin qu'il contacte tous les autres bureaux et que la Confrérie de assassins se regroupe au même endroit, expliqua Altaïr en se rapprochant de l'elfe de maison qui était assez effrayé d'être en présence de loups-garous.
Amin demanda à l'elfe :
-Peux-tu nous amener au bureau des assassins de Paris ?
-Pas si je ne connais pas l'adresse, mentors ! chuchota l'elfe honteux.
-Dommage, c'était une pourtant une bonne idée. Peux-tu prendre l'aspect d'un être humain ? Comme cela tu connaîtras l'adresse et tu pourras aider les espions qui se cacheraient là-bas, demanda Altaïr qui considérait l'elfe non pas comme un domestique, mais comme un possible assassin.
-Bien sûr mentors, répondit l'elfe en se transformant en un humain lambda.
-Parfait ! Maintenant, suis-nous ! On va t'apprendre tout ce que tu as besoin de savoir en tant qu'apprenti. Quand tu seras prêt, tu deviendras un assassin comme les autres.
L'elfe s'affola et demanda :
-Et si je voulais rester un simple elfe de maison ?
-Ernest est un loup-garou ! Quand il sera prêt, il deviendra un assassin, mais il sera toujours un loup-garou ! Toi, tu deviendras un assassin mais tu seras toujours un elfe. La Confrérie est une famille et non une race, conclue calmement Amin.
Alors qu'Altaïr et les autres se mettaient en marche pour sortir des catacombes et rejoindre le bureau des assassins, Cety se tenait droit et sentait une larme couler le long de ses joues. Il se réveilla quand il vit que les assassins marchaient paisiblement devant lui. Il se mit à courir et les rejoignit. Il leur fallut une trentaine de minutes pour quitter les catacombes et les mentors eurent un sourire en entendant le cri de rage des templiers en découvrant que les loups-garous avaient disparu.
A suivre
