Commençons bien la semaine ! ^^
Bonjour, j'espère que ce petit interlude vous plaira :)
J : Pour l'intrigue de l'Enfant Intemporel, j'ai commencé cette fic avant la saison 12, mais du coup, j'ai prévu la saison 11 en conséquence le temps que l'écrive entièrement avec l'arrivée de la saison 12. Donc on va dire que ma fic prendra un chemin un peu similaire et en même temps assez différent de ce qui a été fait dans les deux dernières saisons que je suis en train de réécrire (mais elle ne comportera pas la saison 13). J'ai déjà tout prévu pour l'avenir de la fic, si ça peut te rassurer, c'est juste que ça prendra du temps de tout faire, mais je ne compte pas du tout l'abandonner comme ça ^^
DISCLAMER : Cet univers et ses personnages ne m'appartiennent pas... malheureusement ^^
Bonne Lecture à tous ! ^^
– Chapitre 13 – Poupées russes
– Bon, où se trouvent les circuits télépathiques ?
– Pourquoi vous avez besoin des circuits télépathiques ? questionna le Docteur en fronçant les sourcils.
– Je préfère être sûre de l'endroit où nous irons. Votre TARDIS est assez fantastique.
Missy glissa autour de la console et fini par tomber sur les circuits télépathiques identiques à ceux qui étaient dans le TARDIS du Douzième.
– Ah ! Parfait, se réjouit-elle. Prête à rencontrer mon TARDIS ? demande-t-elle à son amie d'enfance.
– J'ai hâte !
La colonne de la console qui était maintenant sous forme de cristal fit un bruit comme un gémissement.
– Chuuut… Ne sois pas jalouse. C'est le TARDIS de Missy, il n'est pas pour moi.
– Oui, mon TARDIS, a répondu la rousse, mordante, comme si elle voulait marquer son territoire.
– Accrochez-vous, prévint Dottie en regardant les humains émerveillés.
Ces derniers se regardèrent et s'accrochèrent à la console du TARDIS, maintenant un peu plus inquiets.
– Pourquoi s'accrocher ? Ne me dites pas que vous avez éteint les stabilisateurs ? s'agaça Missy.
– D'accord, je le dis pas.
La femme enceinte lui lança un regard noir et appuyé sur un bouton vert.
– Stabilisateurs en marche, annonce-t-elle.
Elle plaça ses mains à l'intérieur des circuits télépathiques et sentit une légère morsure caractéristique. Elle se concentre sur son TARDIS, sur son vaisseau spatial. Elle se concentre sur la planète où elle l'avait laissé. La planète où elle avait été condamnée à mort et enfermée dans le coffre. En y repensant, maintenant, elle n'avait pas fini de purger sa peine. Elle resta concentrée sur la pièce fermée où ses bourreaux avaient mis son TARDIS. Son TARDIS… Elle entendit les moteurs se mettre en route. Elle devait garder son TARDIS à l'esprit.
– Je crois qu'on est arrivé, Missy, la prévint le Docteur en posant une main sur son épaule.
La rousse sourit et se précipita vers la porte d'entrée pour sortir.
– Cette fois, c'est vous qui courez partout.
– Cette fois, c'est à mon tour de retrouver mon véhicule !
– Ne touchez à rien, surtout, ordonna la blonde en s'adressant à ses compagnons de route.
Le Docteur suivit Missy, mais cette dernière la stoppa dans sa marche.
– Qu'est-ce que vous faîtes ?
– Je vous suis.
– Non, vous restez là.
– C'est peut-être dangereux, dehors. Je vous rappelle qu'ils ont voulu vous condamner à mort.
– Oui, je vous remercie, j'étais là.
– Je ne vous laisserai pas aller dehors toute seule.
– Je ne vous laisserai pas sortir avec moi, laissant des idiots dans votre TARDIS.
- Il ! protestèrent les « idiots » en cœur.
– Ils ne sont pas des idiots, Missy.
– Ils ne sont pas habilités à se servir d'un TARDIS.
– Heureusement que je leur ai demandé de ne toucher à rien et pas de le pilote… ironisa Dottie.
– Ne sois pas sarcastique. Le sarcasme m'appartient.
- Ah oui ? Parce que je ne l'avais pas trop remarqué avec ma dernière incarnation qui utilisait le sarcasme pour tout et n'importe quoi sans que vous n'émettiez la moindre résistance.
La rousse lui lança un regard noir.
– Je vous rappelle que vous ne saviez pas piloter, vous n'aviez pas eu votre permis et ça ne vous évite pas de voler un TARDIS.
– Mais c'est totalement différent. Eux ne savent même pas le faire démarrer.
– Justement, ils pourraient justifier sur n'importe quoi et déclencher une catastrophe encore plus terrible que simple vol.
– Vous n'avez pas confiance en eux ?
– Pas quand Ryan voulait sur un bouton à peine louer, alors qu'il ne savait même pas ce qu'il allait faire. Je vous interdis de me suivre, Dottie.
– Mais moi, je leur fais peur. Pas vous.
– Oui, c'est assez étonnant vu que c'est moi la méchante dans l'histoire.
– Donc vous risquez d'être en danger dehors ! protesta vivement la blonde.
Missy leva les yeux au ciel.
– Je saurais me débrouiller seule, je vous l'assure. Une fois qu'ils y ont mis les affaires des condamnés, ils ne reviennent plus dans cette pièce.
– Comment vous le savez ?
– J'ai passé un petit moment ici, vu que vous étiez difficile à trouver.
– Et si quelqu'un vient pour mettre des objets sous scellés ?
– Une seule personne ? Je crois que je m'en sortirai.
– Vous ne ferez pas de mal à personne ? s'enquit Dottie.
– Mais non, je l'assommerai un bon coup, sourit la rousse en déposant un rapide baiser sur les lèvres de son amie.
Elle lui fit un clin d'œil et sortit, refermant la porte derrière elle. Elle se retrouve immédiatement plongée dans les ténèbres. Soupirant, elle glissa un curseur rouge sur son stylo sonique et se retrouvant avec une faible lumière, vacillante.
– Il va falloir que je booste un peu ta puissance.
Mais ce serait suffisant pour l'instant. Elle regarde un peu partout autour d'elle. Une foule entière d'objet se trouve dans la pièce. Visiblement, c'était là qu'ils entreposaient les effets personnels de leurs prisonniers. Elle devrait fouiller un peu. Des rangées entières de bibelots et objets en tout genre l'entouraient. C'était assez grand ici, mais peut-être y avait-il une sorte de classification pour l'aider. Elle se dirige vers une étagère et regarde l'étiquette présente devant elle. Un alphabet étranger. Enfin, étranger… Elle parlait suffisamment de langues pour comprendre ce qu'il y avait d'inscrit.
« Lilith ; Carrionite »
Il y avait plusieurs poupées vaudou où des cheveux étaient attachés. Il s'agissait de la seule espèce de l'Univers qui utilisait les mots comme une science. Cela ressemblait beaucoup à la magie. C'était vraiment une espèce que Missy avait toujours fascinante et qu'elle voulait rencontrer, mais visiblement ses anciens geôliers avaient rencontré l'une des dernières de cette espèce. Dommage…
Elle a continué sa traversée. De toute manière, son TARDIS ne pouvait pas se trouver sur une étagère. Il était bien trop grand pour ça. Elle accéléra la cadence, de plus en plus pressée. Elle chercha à traverser plusieurs autres rangées, sans succès. Elle stoppa net sa marche, agacée.
– Je dois passer à un autre moyen de détection, apparemment…
Elle ferme les yeux et se concentre sur son vaisseau. Un bruit. C'était son chant. Elle entendait le chant de son TARDIS l'appeler, comme une plainte rugueuse. Elle reprit sa marche, plus intensivement, les yeux toujours fermés. Elle était guidée par le chant de son TARDIS. Il la guidait parmi tous les autres objets, la faisant éviter tous les obstacles sur son chemin.
Violemment, le lien se fit plus imposant. Elle sourit et fit un dernier pas. Les yeux toujours fermés, elle tend les mains et tombe sur la surface lisse et froide de son TARDIS. Puis elle ouvrit les yeux.
– Je t'ai retrouvée, ma belle, dit-elle alors que son sourire s'agrandissait.
– Alors c'est comme ça ? soupira le Docteur en se précipitant vers les commandes.
Elle tira un écran vers elle et l'alluma. Pendentif Mais elle ne vit rien quelques minutes. Puis une faible lumière jaune éclaira à peine les étagères présentes dans la pièce. Elle sortait du stylo sonique de Missy.
– Ingénieux, remarqua-t-elle en sortant son propre tournevis sonique.
Elle n'avait jamais songé à incorporer de la lumière dans le sien. Elle avait pensé à un marqueur indélébile et pouvant devenir invisible. Mais jamais elle n'avait pensé à une lampe torche. Elle avait une nouvelle amélioration à faire.
– On peut voir sur cet écran ? sourit Yaz en s'approchant.
– Oui, répondit Dottie avec un sourire.
– C'est un peu comme une caméra de surveillance ? demanda Ryan, intrigué.
– Oui, mais j'espère qu'elle trouvera son TARDIS dans mon champ de vision. Comme ça je veille sur elle.
Pendant que Missy s'amuse à regarder sur toutes les étagères, le Docteur se réjouit du côté sombre de la pièce. Car cela signifiait qu'il n'y avait personne. Après tout, personne ne se retrouverait en train de travailler dans le noir. À part les espèces avec une vision nocturne. Mais ces gens n'en avaient pas, ça, elle en était sûre.
Puis elle se mit à paniquer lorsqu'elle vit Missy commencer à s'éloigner de son champ de vision. Elle devait sortir. Elle ne pouvait pas la perdre de vue. Elle ne pouvait pas la laisser en danger… enfin, s'il y avait du danger.
Mais elle fut arrêtée dans son mouvement par un bruit. Le bruit des moteurs d'un TARDIS. Celui de Missy. Dottie sourit et se rapproche de la console.
– Laissez la place, sinon vous serez désintégrés, les prévint-elle.
– Mais on se met où ? s'inquiète Graham.
– Près de la console. Collez-vous à elle, elle sera détectée par le TARDIS de Missy, donc sera protégée.
– Et le TARDIS de Missy peut pas nous détecter nous ?
– C'est un peu plus compliqué. J'espère que nos TARDIS ne vont pas fusionner comme ça a été le cas quand j'ai fusionné le mien avec celui du Cinquième Docteur, parce que sinon ça créerait un méga trou noir. Enfin pas le mien, maintenant. C'était quand j'en étais à ma dixième version. Oui, c'était juste après l'année qui n'a jamais existé.
– Et c'est maintenant que vous y pensez, au trou noir ?!
– La dernière fois, c'était le même TARDIS, là, ils sont différents et le but est de l'emmener à l'intérieur du mien, pas de le faire atterrir à la place. Donc, ça ne devrait pas poser de problème… enfin, en théorie.
– Comment ça en « théorie » ? paniqua Ryan.
– Mais il y a un risque ? s'inquiète Yaz.
– On va partir du principe que j'ai raison, leur assura le Docteur alors qu'une statue en ivoire apparaissait à côté d'elle.
Elle était un peu plus grande qu'elle et arborait les traits d'une belle jeune femme, locataire une petite sphère à la main.
– C'est quoi ça ? Un nouvel élément de décoration ? On risque de créer un trou noir et vous refaites la déco ? demanda Graham, à la fois surprise et paniqué.
- Attention ! Un Ange Pleureur ! cria le Docteur avent de se reprendre : Attendez… ils n'ont jamais pu entrer dans le TARDIS…
– Un quoi ?
Soudain, Missy sort de derrière la statue.
– Ceci est mon TARDIS ! dit-elle avec un grand sourire.
– C'est… une statue ? demanda l'ancien chauffeur de bus sans comprendre.
– Et de l'extérieur, le TARDIS du Docteur à l'air d'être une cabine de police, mais ce n'est pas le cas à l'intérieur, soupira la rousse.
– Oui, mais au moins, il y a des portes. Là, vous entrez et sortez par où ?
La Dame du Temps leva les yeux au ciel et donna des coups dans le dos de la jeune femme sous forme de statue au rythme de La Marche Turque de Mozart. Une sorte de fente découpa tout son dos et s'étend jusqu'à ses pieds pour laisser entrevoir un intérieur bien plus grand au style victorien.
Les quatre personnes présentes s'approchèrent et regardèrent plus précisément.
– Ça ressemble pas à un vaisseau spatial non plus à l'intérieur, remarqua Ryan, un peu déçu.
– J'aime pouvoir me fondre entièrement dans un décor. J'ai camouflé même l'intérieur.
– Pourquoi ? demande le Docteur.
– J'aime ça, c'est tout.
– J'ai déjà vu d'autres versions de votre TARDIS et c'était pareil, relève la blonde. Mais vous souhaitez un style plus moderne.
– L'époque victorienne allait bien avec mon style Mary Poppins. Oh ! Et comment avez-vous pu confondre ma belle muse grecque avec un Ange Pleureur ? se vexa Missy.
– Une statue de femme blanche en ivoire ! À quoi ça pouvait bien me faire penser d'autre ? La dernière fois que je l'ai vu, votre TARDIS avait l'apparence d'un arbre !
– Oui, nous étions dans une forêt.
– Et pourquoi il a changé ?
– Parce que le principe du circuit caméléon, c'est que le TARDIS change en fonction de son environnement. Sinon, il garderait son apparence de capsule blanche.
– Et quel est le rapport entre l'intérieur de mon TARDIS et la représentation d'une muse de la Grèce antique ?
– Mon TARDIS aime cette apparence.
– Vous ne voulez pas déplacer ? Elle jure un peu avec la nouvelle déco.
Missy fit les gros yeux et caressa les soutiens-gorge de la statue avec douceur.
– Chut, n'écoute pas la méchante Dame du Temps. Tu es magnifique.
– Moi ? Méchante ?
– Oui. Vous savez y faire avec votre TARDIS, mais dès qu'il s'agit du mien, c'est autre choisi.
– Mais c'est pas le même style ! protesta Dottie.
Missy joua alors un bref extrait de La Marche Turque et rentra immédiatement dans son TARDIS.
– Mademoiselle ! Attendez ! appela le Docteur en entrant à sa suite.
Elle se retrouve alors immergée dans un bureau issu tout droit de l'époque victorienne. Missy l'attendait les bras croisés. La blonde leva les yeux au plafond où était suspendu un magnifique lustre en cristal qui clignotait et faisait le même bruit que la colonne de son propre TARDIS.
– Vous pouvez aussi la mettre dans votre chambre, propose le Docteur. Vous en avez une dans le TARDIS.
– Lequel ?
– Le mien.
– Vous savez, j'en ai une dans mon propre TARDIS aussi.
Dottie tourna sur elle-même pour mieux appréhender son nouvel environnement. La pièce était grande et parfaitement ronde. Plusieurs portes en bois sombre parsemaient les murs. Elle remarqua alors que les murs étaient d'une violette assez sombre, mais que des arabesques semblaient gravées à l'intérieur et résidaient une légère lumière blanche. Un grand bureau en bois d'hêtre était au centre de la pièce, juste sous le lustre. Mais le Docteur remarqua vite qu'il y avait bien plus de tiroirs que nécessaire. Il y avait un beau fauteuil recouvert d'arabesques de la même couleur que les murs. Il semblait particulièrement confortable. Elle remarqua également un piano ainsi qu'un petit tabouret du même style que le fauteuil. Elle mieux pourquoi Missy lui avait demandé un piano dans le coffre, maintenant.
– Ça parait un peu plus extraterrestre une fois à l'intérieur, sourit le Docteur. Où sont les commandes ?
Missy retrouvant son sourire. Un sourire mutine.
– Ça, c'est mon petit secret.
– Quoi ? Vous avez pas le droit !
– Voyez-vous ça. Et au nom de quoi, n'ai-je pas le droit ?
– De notre amitié !
– Essayez de trouver un autre choisi.
– Très bien, je trouverai les commandes toute seule.
Elle s'approche du bureau. Il y avait forcément trop de tiroirs. Elle en ouvrit plusieurs où elle vit des boutons et des leviers. C'était un peu trop facile. Ça paraissait vraiment trop facile pour Missy.
– Vous voyez ? Ce n'était pas si compliqué, même vous, vous avez trouvé, se moqua la rousse.
– Justement, c'était trop simple… Comment ça « même vous » ? Est-ce que tu es en train d'insinuer que je suis idiote ?
– Noooon, répondit longuement Missy.
– Il y a forcément autre chose choisi. Peut-être avec le piano ?
Le Docteur s'approchant de l'imposant instrument de musique et ouvrit le boîtier pour laisser apparaître… les touches blanches et noires du piano. Elle regarde alors vers Missy qui souriait toujours, amusée. Elle pianota sur quelques touches et remarqua aussitôt que les lumières du lustre clignotaient au même rythme. Mais alors que le Docteur cessait son petit morceau improvisé, il y eut un petit bruit comme pour signifiant que quelque chose était faux.
– Vous avez mis en place un code avec un morceau de musique ? Mais pourquoi puisque vous avez déjà les commandes dans le bureau ? À moins que… qu'elles ne soient pas utilisables avant d'avoir été activées par un morceau de musique précis ?
– Maintenant, vous n'avez plus qu'à trouver quelle musique déclenche tout parmi l'infini qui existe dans tout l'Univers.
– Alors ça, c'est méchant.
– Non, c'est très amusant au contraire, sourit Missy en s'asseyant dans son fauteuil.
– Vous aimez les références terriennes ? La statue. D'ailleurs, quelle Muse est-ce ? La Lettre à Élise de Beethoven. La Marche Turque de Mozart.
– C'est Uranie, la Muse de l'Astronomie.
– Et c'est tout ? C'est une musique terrienne, au moins ?
– Non, froid.
– Le Système Solaire ?
– Glaciaire.
– La Voie Lactée ?
– Là, vous êtes congelée.
– Bon, une autre galaxie. Où êtes-vous allée ? Quelles planètes aimez-vous ? Ah non ! J'en ai aucune idée. Vous ne m'avez pas vraiment parlé de vos aventures ou des planètes où vous êtes allée. Vous m'avez parlé en détail des gens à qui vous avez parlé en fait du mal, mais… pas vraiment des pièces où vous êtes les chercher.
– Seriez-vous dans l'incapacité de trouver la réponse cette fois, Docteur ? se moqua la mère de son enfant.
– Non, je vais trouver ! assura cette dernière en prenant place sur le tabouret devant le piano.
– Bien, j'attends, alors ?
– Mondas ?
- Non.
- Guépard ?
– La planète qu'on a fait disparaître après un de nos fameux affrontements il y a des siècles ?
– Oui.
- Non.
– Malcassario ? Vous avez passé soixante ans là-bas en tant qu'Humain, ça a sûrement laissé des traces.
- Non.
– Pyrovilie ?
– Vous êtes folle ? Avec cette chaleur ?
– Raxacoricofallapatorius ?
– Cette planète est trop ennuyeuse.
– Saturnyne ?
– Je n'y suis jamais allée.
– San Hélios ?
- Désert.
– La galaxie Silfrax ?
– Vous en êtes carrément à faire par galaxie, maintenant ?
– Je commence à désespérer.
– Zygor ?
– Vous savez très bien que je n'aime pas les ventouses.
– Moi, j'aime bien. J'ai déjà embrassé un Zygon, une fois. C'était génial !
– Et c'est moi qui ai des problèmes de santé mentale ?
– Je ne suis pas folle ! Vous devriez vraiment essayer, vous apprécierez, je vous assure.
– Non, c'est bon, je vous crois, a répondu Missy en mettant ses mains devant elle comme pour se protéger de cette idée.
– Bon, je sais pas, moi… Skaro ?
– De la musique dalek ? Vous savez très bien que les Daleks n'écoutent pas de musique parce que pour eux, ce n'est que du bruit.
– Mais il y avait une civilisation avant les Daleks. Les Kaleds. Et même deux. Il y avait aussi les Thals.
– Les Thals ? La source de tous nos problèmes. Sans leur guerre avec les Kaleds, les Daleks n'auraient jamais vu le jour… murmura tristement Missy.
Le Docteur baissa la tête, se sentant coupable d'avoir ramené la conversation vers Skaro, les Daleks… la Guerre du Temps… Elle tenta un changement de sujet.
– Allez ! Dîtes-moi au moins la planète.
– Vous pensez à Skaro avant de penser à Gallifrey ?
– Une musique gallifreyenne ? demande le Docteur avec surprise.
– Vous êtes aussi chaude que Pyrovilia.
– Voyons voir… Vous aimez l'histoire. Vous êtes très vieux jeu, très… Une musique traditionnelle de Gallifrey ?
– Oui, sourit la rousse. Il vous en aura fallu du temps avant d'arriver à cette conclusion.
– Je crois savoir ! se réjouir Dottie en se préparant à jouer.
Elle joua alors un morceau de leur enfance. Une douce balade qui était fréquemment jouée dans les villages les plus éloignés de la Citadelle et tout particulièrement par les Shobogans. C'était une musique très complexe qu'elle et Missy avaient longuement essayé de jouer avec leur groupe de musique à l'Académie.
– Vous êtes amélioré, la félicitation Missy à la fin du morceau.
Il y avait un nouveau bruit, que les systèmes étaient opérationnels.
– Je suis vraiment douée, se vanta Dottie en se levant vivement pour se poster près de la mère de son enfant.
– Quand même un peu lente.
– Alors ça, c'est pas vrai ! C'est vous qui m'avez embrouillée !
– Ah vraiment ? Et j'ai fait un commentaire ?
– Vous n'aviez pas laissé entendre que c'était sur Gallifrey.
– Je pense que ça n'aurait pas fait une très bonne devinette, si je vous avais tout dévoilé.
Le Docteur fit la moue.
– Alors ? Que pensez-vous de mon TADIS ?
– Très ingénieux. Personne ne peut le piloter sans connaître les mélodies typiquement gallifreyennes.
– C'est sûr que c'est plus sécurisé que le vôtre, reconnut Missy. N'est-ce pas, ma belle ? murmura-t-elle en caressant la table vernie.
- Ma belle ?
– Pas vous.
– Vous l'appelez « ma belle » ? se moqua le Docteur.
– Oh, ne faîtes pas comme si vous ne donniez pas vous aussi un petit nom à votre vaisseau.
Le Docteur baissa la tête en réalisant que sa chère « Sexy » avait bel et bien un petit surnom affectueux. Puis elle retrouva son sourire, alors qu'une pensée traversait son esprit.
– Pourquoi ce sourire ? Qu'est-ce que vous aimez avec votre TARDIS quand vous êtes seuls ? demanda la rousse, suspicieuse.
– Non, pas ça ! Je viens juste de réaliser qu'on était dans un TARDIS, lui-même dans un TARDIS, rit la blonde.
– Comme des poupées russes ?
– Vous connaissez les poupées russes ? s'étonna Dottie en se penchant.
- Bien sur ! Pour qui me prends-tu ?
– Pour un extraterrestre.
– Vous aussi et je ne m'étonne pas de vos connaissances dans ce domaine.
– Mais moi, j'aime la Terre et les humains. Vous, c'est quoi votre excuse ? À moins que vous n'aimez cette planète et ses habitants aussi ?
– Pfff… Arrêtez de dire des bêtises.
– Allez, mademoiselle !
– D'accord, j'y vais, approuva la rousse en se levant, déséquilibrant son amie.
- Il ! C'est pas ce que je voulais dire !
Le Docteur la rattrapa par le bras et la força à se retourner, laissant leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre. Elle sentit ses joues roses. Elle se sentait très bien et étrangement très mal à l'aise de ce rapprochement soudain. Elle lâcha alors le soutiens-gorge de Missy qui ne bougea pas, néanmoins.
– Vous devez quoi ? demande cette dernière dans un souffle.
La nouvelle Dame du Temps déglutit. Elle ne savait pas trop quoi faire. Ses anciens instincts lui dictaient de s'éloigner, mais que lui dictaient ses nouveaux ? Elle se pencha un peu plus et effleura les lèvres de la mère de son enfant. Puis elle pose ses mains sur ses hanches. Celles de Missy caressèrent ses épaules. Le baiser s'intensifie. Les mains se baladèrent un peu plus, chacune cherchant à redécouvrir la nouvelle apparence de l'autre.
Mais quelqu'un les tira violemment de ce petit instant. Quelqu'un avait frappé à la porte d'entrée.
– Je commençais justement à me dire que nous n'avions pas eu de nouvelles de vos nouveaux petits animaux de compagnie depuis un moment, lança Missy sans se détacher pour autant.
– Vous croyez qu'elles nous ont oubliés ? demanda Ryan en faisant le tour de la statue.
– Apparemment, Missy voulait lui présenter son TARDIS, a simplement répondu Yaz qui avait maintenant pris place sur un siège en verre.
– C'est un vaisseau spatial ! protesta Graham. Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus comme présentations que : « salut, machine spatio-temporelle, et au revoir puisque tu ne peux pas me répondre » ?
– Alors pourquoi ça prend autant de temps ? ajouta le jeune homme. Je vais frapper. Vous croyez qu'elles entendront, vu que c'est pas une vraie porte ?
– Peut-être…
– Non, je crois pas qu'on devrait les déranger. En plus, Missy doit avoir besoin de repos, tenta l'agent de police, mal à l'aise.
Mais c'était trop tard. Ryan avait déjà donné quelques coups dans le dos de la statue. Il se raidit aussitôt alors qu'un pan de la statue disparaissait.
– Les enfants, on ne vous a jamais appris à ne déranger maman et… maman ? ironisa Missy en sortant un peu, du moins le mieux qu'elle put avec Ryan qui ne semblait pas vouloir laisser sortir.
– Il va falloir découvrir le passage pour que je vous ramène chez vous ! lança le Docteur, derrière son amie d'enfance.
- Oh…
Le jeune homme à la peau sombre laissa le passage aux deux Dames du Temps qui finirent par sortir.
– Bon ! J'vous ramène ! sourit le Docteur en se postant devant la console.
– Et moi, je vais déplacer ma belle muse, déclarant Missy en repartant à l'intérieur.
– Je vous préviens, Docteur, je ne laisserai pas mon TARDIS inactif trop longtemps ! Elle l'a déjà été un certain temps !
– Vous êtes en train de me dire que vous voulez voyager seule ? s'inquiète la blonde.
Elle baissa la tête, regardant ses mains se tordre l'une avec l'autre, l'angoisse s'infiltrant petit à petit dans son être. Elles s'étaient isolées dans la nouvelle chambre de Missy qui comportait un TARDIS comme décoration d'intérieur.
– Bien sûr que non ! Je dis juste que vous n'arrivez pas à les ramener ! Alors pourquoi ne pas laisser mon TARDIS s'occuper ? Elle est bien plus disciplinée que la vôtre.
– Mon TARDIS est parfaitement capable ! se vexa le Docteur.
– Dans ce cas, c'est vous qui avez oublié comment la piloter correctement !
La rousse croisa les bras et se détourna de son amie d'enfance. Pourquoi ne voulait-elle donc pas la laisser utiliser son propre TARDIS ? Ce serait bien plus efficace que de faire patienter ces humains pendant quatre planètes. Bien sûr, c'était la raison de leur dispute actuelle. Le Docteur – toujours plus intelligent que tout le monde – avait décidé qu'elle les ramènerait seule et avec son TARDIS.
- Oh ! Allez-y, si vous pensez pouvoir mieux réussir que moi !
– Mais c'est ce que je vous demande depuis deux heures !
– Non, c'est mon TARDIS ! Je peux ramener toute seule !
– Quelle arrogance !
Soudain, un grand coup contre la porte se fit entendre et trois têtes firent leur apparition.
– Euh… vous avez réussi à trouver un terrain d'entente ? se risqua Ryan.
- Yes of course ! C'est pour ça qu'on continue de crier, pour fêter ça… ironisa Missy.
– J'aurais vraiment pas dû demander…
– On pourrait peut-être, je sais pas, moi… réessayer ? fit Graham.
– Oui, sinon, on risque de jamais pouvoir rentrer, grimaça Yaz.
– Oui, on va réessayer, affirma le Docteur en se dirigeant vers la porte.
– Oui, et quand vous aurez assez d'attendre, vous me faîtes signe, d'accord ?
Les compagnons de route échangèrent un regard inquiet aux mots de la femme enceinte.
– L'écoutez pas. La troisième fois, c'est toujours la bonne, leur assura la blonde.
Ils échangèrent un nouveau regard. C'était déjà leur cinquième essai…
J'espère que ça vous aura plu ! N'hésitez pas à me laisser une review ! ^^
J'essaye toujours de vous publier un nouveau chapitre les week-end, mais malheureusement, ce ne sera pas pour le week-end prochain, le chapitre 14, peut-être dans deux semaines ?
Bonne semaine à vous ! ^^
