Souvenir 11

Je me voyais remonter la grande salle, nous étions tous là. C'était notre premier jour à Poudlard et tous les élèves de la grande salle nous fixaient. J'avais fait la connaissance de James un peu plus tôt dans le train. Nous avions vite sympathisé tout les deux. Il était sympa et drôle. Il n'hésitait pas à surenchérir quand je faisais mon arrogant, c'était cool.

Je voyais aussi cette fille qui avait fait irruption dans notre wagon. Une petite rousse aux yeux verts qui n'avait pas sa langue dans sa poche. Lily Evans, elle était à côté d'une espèce de gringalet aux cheveux noirs gras et au nez crochu. Elle ne nous adressa pas un regard. Tant pis.

Le professeur avait commencé à nous appeler un part un pour qu'on prenne place sous le choipeau. Je trouvais le temps long, toute ma famille avait fait ses études à Serpentard, je savais déjà que je finirais dans cette maison. Même si ça m'horrifiait de suivre l'exemple de mes parents.

-James Potter.

Je regardais mon nouvel ami se placer sous le choipeau. Il m'adressa un petit sourire bravache mais on voyait bien qu'il n'était pas très rassurer.

-Gryffondor !

James se dirigea à la table des Gryffondor sous les applaudissements de ses nouveaux camarades. Moi je n'en menais pas large. Mon seul ami était partit dans une autre maison.

-Erine Connors.

Je restais stupéfait en voyant la dénommée Erine s'avancer. Elle était belle, déjà a 11ans. Même ma vieille tante Rosalie ne l'aurait pas dédaigné, alors que la vieille peau avait le don pour critiquer le physique de n'importe qui. Elle avait déjà de long cheveux d'un noir bleuté qui bouger au rythme de ses pas. De grands yeux aussi bleus que la mer, un petit nez droit et des lèvres bien dessiner. Elle avait un air joyeux et innocent que je trouvais mignon.

-Gryffondor !

Elle partit rejoindre James à la table des rouge et or. J'étais de plus en plus déçu. Les relations Gryffondor/Serpentard n'étaient pas connues pour être des plus amicales. Mon début d'amitié avec James allait mourir avant même d'avoir vraiment commencé et je ne pourrais jamais parler à cette fille. D'autres passèrent sous le chapeau.

-Sirius Black

Je me dirigeais calmement vers l'estrade. James me lança un sourire d'encouragement. Il ne se rendait pas compte que nous ne serions jamais dans la même maison.

On posa l'immonde chapeau sur ma tête. Les secondes passaient sans qu'il ne dise rien. Je commençais à m'affoler. Mon père m'avait toujours dit que chez les Black le choipeau n'avait même pas touché leur tête qu'il criait déjà Serpentard.

-Gryffondor !

Un grand silence accueillit cette déclaration. Tous savaient que la famille Black était une famille de sang pur. Je me dirigeais dans une sorte de brouillard vers ma nouvelle table. Ceux qui y étaient se mirent à applaudirent bientôt rejoint par les tables de Poufsouffles et Serdaigle.

Je m'installais à coté de James et d'Erine. Ce dernier passa un bras autour de mes épaules en criant quelque chose que je n'entendais pas. En face de moi Erine venait de me sourire. Finalement j'allais pouvoir lui parler.

OoOoOoOoO

Plusieurs mois étaient passés. J'avais fraternisé avec les garçons de mon dortoir. Plus particulièrement avec James, Remus et Peter. Nous étions tout les trois inséparables. Dire que mes parents avaient mal pris mon appartenance à Gryffondor serait un euphémisme. Il y avait eu des cris, des injures et même quelques sortilèges mais ça valait le coup. Gryffondor valait bien tout les endoloris du monde.

Plus les mois avaient passé plus je me surprenais à observer Erine. Nous avions parlé plusieurs fois et elle était vraiment intéressante et drôle. Elle et Lily avait sympathisé avec une fille dénommer Alice. James pour une raison mystérieuse, semblait très intéresser par Lily. Ce qui ne semblait pas être le cas pour elle.

A chaque cours, je sentais mon ventre remuer bizarrement quand Erine répondait à une question. J'aimais bien sa façon de rire sans aucune retenu. Ça me changeait un peu des rires faux de ma mère.

Quand je me décidais à en parler à mes nouveaux amis, ils m'encouragèrent à allez lui parler. A lui demander de sortir avec moi. Je repoussais toujours cette idée mais petit à petit elle fit son chemin en moi.

Finalement je décidais de tenter ma chance. Nous étions samedi et tous les élèves étaient dehors pour profiter de la neige qui était tombé pendant la nuit. Erine, Lily et Alice étaient toute les trois près du lac. Elles s'amusaient à construire un bonhomme de neige.

Je m'approchais pour leur parler. Je sentais mes trois amis dans mon dos. Je leur avait dit que j'allais parler à Erine et les connaissant ils allaient nous espionner.

-Salut les filles !

-Tiens Sirius tu veux nous aider ? Me proposa Alice.

-Oh oui ! Mais tu n'aimes peut-être pas ça ? Si tu préfères on peut faire une bataille de boule de neige ? Renchérit Erine.

-Non merci. Erine je peux te parler ? Demandais-je avec difficulté.

-Euh oui bien sûr. On n'a qu'à marcher un peu.

Lily et Alice se lancèrent un regard complice et me sourirent. Je me sentis rougir, j'avais de plus en plus chaud à mesure qu'on s'éloignait.

On s'arrêta près du saule cogneur. Je n'arrivais pas à regarder Erine en face.

-De quoi voulais-tu me parler ? Demanda-t-elle doucement.

Je me tordais machinalement les mains. Je n'arrivais pas à prononcer un mot. C'était horrible, j'avais envie de rentrer sous terre. Et si elle ne voulait pas sortir avec moi ? Elle ne m'aimait peut être pas et dans ce cas-là je passerais pour un crétin au cœur brisé.

-Euh, hé bien, je…

-Oui ?

J'enfonçais mes mains dans mes poches. Je ne devais pas lui montrer à quel point tout ça me tenait à cœur.

-T'es pas trop moche, alors si tu veux je veux bien de sortir avec toi.

Je tachais de continuer à me montrer arrogant. Mon père était toujours arrogant et aucune parole même celle de ma mère n'avait l'air de l'atteindre. Erine me dévisagea pendant un moment.

-T'es sérieux ? Non mais tu te prends pour qui Black ! L'honneur de sortir avec toi ? Quand les trolls seront intelligents ! Je ne sortirais jamais avec toi !

Elle partit en courant presque, je pouvais l'entendre me traiter de tous les noms.

OoOoOoO

Nous étions en troisième année. Depuis deux ans, je m'appliquais à faire le plus de bêtise possible avec James. Je m'amusais aussi à pourrir la vie de Connors depuis qu'elle m'avait rejeté comme une vieille chaussette. J'avais cru avoir des sentiments pour elle mais en fait ce n'était pas le cas. Elle n'était pas si belle que ça, ni si intelligente. Ça m'exaspérait de la voir jouer à la première de la classe.

James avait décidé de sortir avec Lily, et les choses ne se passaient pas aussi bien qu'il l'aurait voulu.

J'étais dans le couloir, j'allais jeter un sort à un groupe de Serpentard quand une fille me demanda si elle pouvait me parler. Je la regardais de haut en bas. C'était Anna une élève de Poufsouffles, plutôt mignonne.

-Je, je t'aime Sirius, et je, j'aimerais sortir avec toi. Enfin si, si tu veux bien.

Je la dévisageais, interdit. Bizarrement j'avais eu l'impression que personne ne voudrait sortir avec moi.

-Oui, pourquoi pas.

Caché derrière une statut je lançais un sort a Connors pour qu'elle tombe. Je rigolais le plus fort possible quand elle tenta de se relever. J'avais découvert que c'était jouissif de m'en prendre à elle. Et je ne m'en privais pas. Que ce soit en la bousculant, en lui glissant des pastilles de gerbe dans son jus de citrouille ou en la faisant tomber.

Je regardais Connors et Edward se tourner autour. Un rictus se dessina sur mon visage. Ils étaient pitoyable, à faire comme si il n'y avait rien entre eux.

-Arrête de les regarder comme ça. On dirait que tu es jaloux.

Je me tournais pour regarder James. Je lui offris un autre de mes sourires narquois.

-Moi pourquoi je serais jaloux ?

-Peut-être parce que tu es amoureux de Connors.

-James il faudrait que tu te mettes à la page. C'était il y a cinq ans et c'était juste un petit béguin.

-Mouais. Répliqua-t-il peu convaincu.

Intérieurement je serais les dents. Qu'est-ce que ce blanc bec avait de plus que moi pour qu'elle ne l'envoie pas promener ? Je rencontrais le regard de Connors et je lui adressais de nouveau un rictus. Elle me rendit mon regard avec haine.

OoOoOoOoO

Je sortis des souvenirs de Black. J'étais complètement chamboulée par ce que je venais de voir.

-Sirius ça va ? Demanda James.

Son visage apparut dans mon champ de vision. J'aurais voulu détourner le regard mais tant que Black continuait à le regarder, je ne pouvais pas faire autrement. C'était rageant d'en être réduite à l'état de spectateur dans son propre corps.

-Oui…en fait non. Connors c'est infiltré dans mes souvenirs.

-T'avais pas l'air de trouver ça agréable. Intervint Peter.

-Non tu vois la douleur quand quelqu'un fait de la legilimensie sur toi ? Et bien c'est aussi agréable. Je crois que je vais aller me reposer.

Il se leva et je captais son envie d'éviter les questions et les regards de James, Remus et Peter.

Mon cerveau tournait à plein régime. J'avais obtenu les réponses à mes questions mais cela en avait soulevé plus.

-Tu étais amoureux de moi !

-C'était il y a longtemps, pas la peine d'en faire toute une histoire.

-Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

-Pardon ? Je te l'ai dit. Je t'ai même demandé de sortir avec moi et toi tu m'as repoussé.

-Tu parles de la scène au parc ? Excuse-moi mais on n'aurait pas dit que tu me demandais de devenir ta petite amie.

-Ça ressemblait à quoi ? A une discutions de Quidditch ?

-Non mais on aurait limite dit que tu m'insultais. Tu ne pouvais pas faire pire comme déclaration.

-Je t'ai pourtant demandé de sortir avec moi.

-Non tu as dit que plein de chose mais ça ne ressemblait pas à une déclaration ni à une demande, c'était plus un ordre. Pour moi ce n'est pas la même chose.

Il se tut pendant un moment, observant la plafond au-dessus du lit.

-Alors c'est pour ça que du jour au lendemain tu es devenu un vrai connard ?

-Peut être.

Je trouvais tout ça dommage. Nous aurions pu être ami lui et moi si il ne m'avait pas pourri la vie.

-Laisse tomber Connors, toi et moi on n'aurait jamais pu être ami.

-On pourrait l'être maintenant. Rien ne nous oblige à être ennemi.

-Connors je crois qu'on est déjà ami. On ne s'est pas engueulé depuis un moment.

-Hier.

-Oui mais c'était amical.

-Alors on fait la paix ?

-Oui en tout cas jusqu'à ce que je retrouve mon corps.

Le lendemain nos recherches firent un petit bon en avant. On découvrit un grimoire dans lequel, on affirmait que seul une potion pouvait défaire ce que l'unversum corpus avait fait. Malheureusement on ne découvrit rien de plus dans la bibliothèque des Potter.

-Et si on allait demander de l'aide a quelqu'un ? Proposa Peter.

-Tu penses a quelqu'un en particulier ? Demanda James.

-Non pas vraiment mais sur le chemin de traverse on devrait bien trouver une boutique de potion ou quelqu'un saura quoi faire ou bien ou chercher.

-Ça pourrait marcher si seulement une telle boutique existait mais je n'en connais aucune sur le chemin de traverse. Déclara Black.

-La seule personne qui a ce genre de compétences et que l'on connaît c'est le professeur Slughorn. Dis-je.

Black leur transmit mes paroles. Tous les trois réfléchir.

-Le problème c'est que si on avertit Slughorn tous les professeurs seront au courant et Sirius aura de gros ennui.

-On ne peut pas non plus aller à Sainte Mangouste. Des médicomages sont déjà aller voir Sirius et ils n'ont rien trouvé. Il pense que c'est peut-être un sortilège ou quelque chose comme ça.

-On n'a pas le choix. Je vais aller parler à Dumbledore.

-Mais…

-Sirius on peut encore chercher…

-Non ! Ça fait près de trois semaines que je suis dans cet état. On ne peut pas attendre plus. Mon corps pourrait très bien être en train de mourir à l'heure où l'on parle. C'est peut-être déjà trop tard. Je préfère récupérer mon corps plutôt et aller en colle plutôt que de rester à attendre.

Je sentais la panique le gagner. Je pouvais le comprendre, quand je m'étais réveillée le premier jour, je ne pouvais pas ouvrir les yeux ni bouger. J'étais coincé dans mon corps et je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Avant que Black se réveille j'avais eu le temps de paniquer.

-On peut toujours explorer le chemin de traverse et si on ne trouve rien on ira voir Dumbledore. N'oublions pas les recherches que Mme Pince doit faire pour nous. Dis-je.

-Pourquoi pas, on ne perd rien à essayer et puis la rentrée est dans une semaine. Connors propose qu'on aille voir au chemin de traverse et si ça donne rien, on en parlera à Dumbledore.

-Moi ça me va. déclara James.

Peter et Remus acquiescèrent aussi.

OoOoOooOoO

Je commençais à m'impatienter. Nous marchions depuis deux heures au moins pour trouver une boutique de potion. Pas moyen d'en dénicher une. A croire que personne n'avait pensé à ouvrir une boutique pour vendre des potions d'amour.

-Peut-être parce que c'est interdit par la loi ?

-Ouais et sortir après le couvre-feu aussi c'est interdit pourtant tous les élèves le font.

-Non, pas tous.

-Ah j'avais oublié que miss parfaite n'enfreignais jamais le règlement.

-Pas de sarcasme avec moi Black. J'enfreins aussi le règlement quand je veux.

-Ah oui ? Alors vas-y raconte-moi tout, je t'écoute.

-J'ai…une fois j'ai couru dans les couloirs.

Je me mis à ricaner.

-Sirius ?

James et Remus me dévisageaient.

-Rien, Connors dit qu'elle a déjà enfreint le règlement en courant dans les couloirs.

Il y eu un blanc puis mes deux amis se mirent à rire.

-Quoi ? Juste courir dans les couloirs. J'appelle pas ça enfreindre les règles. S'exclama James.

-J'ai coloré miss teigne en rose.

J'arrêtais soudain de rire

-Non c'était toi ? Demandais-je impressionné.

-Oui elle avait mangé ma perruche. Alors je me suis vengée.

-Qu'est ce qui se passe ? M'interrogea Remus.

-C'est Connors qui a peint miss teigne en rose.

-Non ? Impossible ! S'écria James.

-Si.

-Tu veux me faire croire que la gentille Erine, a coloré l'affreux chat de Rusard ?

-Je te jure que c'est vrai. Dis-je à la place de Connors. Elle avait mangé son oiseau.

-Bien joué ! La félicita Remus.

-Quand je pense que c'est nous qu'on a accusés. On a eu droit à plusieurs heures de retenues à cause d'elle. Se lamenta James. Mais d'un autre côté, j'avoue qu'on a bien rigolé en voyant la tête de cette affreuse chatte.

-Bon les gars je viens de voir la vendeuse du magasin de plante. Elle m'a dit qu'il y avait une boutique de potion dans l'allée des embrumes. Mais apparemment le proprio serait un peu allumé. Déclara Peter en revenant vers nous.

-Vous pensez que c'est une bonne idée d'allée là-bas. C'est assez glauque comme coin.

Je répétais les paroles de Connors.

-C'est vrai que ça me parait louche.

-Je suis d'accord avec Remus mais si on n'y va pas on pourrait passer à côté de quelque chose.

-Donc on va y jeter un coup d'œil ? Demandais-je.

-Hum

-Oui

-Pourquoi pas.

-Ça marche.

La différence entre le chemin de traverse et l'allée des embrumes était flagrante. On passait d'une rue piétonne gaie et animée, à une ruelle brumeuse ou les gens vous dévisageaient. La boutique était dans un cul de sac. Il y avait pas mal de détritus par terre et la devanture avait franchement besoin d'être refaite.

L'intérieur ne valait pas mieux. Il y avait une couche de poussière énorme et des toiles d'araignées dans tous les coins. Les étagères était pleines de flacons au contenus suspects. Certains avaient l'air aussi vieux que nous.

-Qui voudrait acheter quelque chose ici ? Demandais-je en fronçant les sourcils.

-Pas moi en tout cas. Me répondis Peter.

-Oh, des clients !

Un vieux sorcier vint vers nous. Il avait l'air complètement fou avec ses cheveux désordonnés et ses yeux exorbités.

-Entrez, entrez ! Qu'est-ce que je peux faire pour vous ? Une potion d'amour ? Un filtre d'intelligence ? Non je sais une potion pour les champignons entre les doigts de pieds ! Dit-il en tournant autour de nous.

-Hum, on voudrait…

Le sorcier se tourna vers moi. Il me dévisagea pendant un moment.

-Oui ? Une potion pour trouver votre âme sœur, c'est ça ? Je l'ai deviné tout de suite quand je vous ai vu.

-Non, on voudrait des renseignements sur l'unversum corpus.

-Unversum corpus. Non, non ! On ne fait pas de ça ici. Trop compliqué, trop instable. Ça vous explose à la figure et pfiu plus personne ! Denis a essayé une fois et il s'est retrouvé bloqué entre deux.

Je regardais les autres. Ils avaient l'air de se demander ce qu'on faisait là.

-Bien merci, on va y aller. Dis-je.

-Et ma potion pour trouver l'âme sœur ?

Il se dirigea vers une étagère et pris une fiole qui devait être là depuis un siècle. Nous reculions prudemment vers la porte mais il nous suivait toujours. Il m'attrapa et me fourra la fiole dans les mains.

-Tenez ! Avec ça succès garantie !

-Non merci, c'est gentil mais je n'en ai pas besoin.

J'essayais de lui redonner la fiole mais il continuait à me tenir les mains.

-Prenez !

-Mais je n'ai rien pour vous payer ! Dis-je en pensant que ça le dissuaderait.

-Pas besoin, le vieux Denis et content d'avoir eu de la visite. Prenez !

Je rejoignis les autres, la fiole dans les mains. On poussa tous un soupir de soulagement quand le magasin fut derrière nous.

-Pas question qu'on y remette les pieds un jour. Décréta Remus.

-Je suis d'accord. Renchérit Peter.

-Moi aussi, ce type m'a fichu une frousse pas possible.

-Amen. Dis-je pour donner mon accord. En plus il m'a refourguer sa camelote de force.

-Si j'étais toi, je me dépêcherais de jeter ce truc. Déclara Peter en désignant la fiole.

Je me dirigeais vers une poubelle.

-Non !

-Quoi ?

-Ce type avait peut-être l'air fou mais j'ai eu l'impression pendant un moment qu'il a vu quelque chose.

-Mais arrête, il ne verrait même pas un géant vu comment il est cinglé.

-Et si il ne l'était pas, tout à fait ? La façon dont il nous a regardé, ça ne t'a pas paru étrange ?

-Si, mais ça ne veut rien dire !

-Peut-être mais on devrait garder la potion au cas où. S'il te plait.

Je soupirais.

-D'accord je vais la garder mais dès qu'on aura retrouvé nos corps je m'en débarrasse.

-Ça me va.