Bonjour à toutes et à tous ^^
Merci pour les reviews que j'ai reçues :)
Chka: Bienvenue à toi :) Je suis contente que cette histoire te plaise *-* Je me suis vraiment retrouvée dans ta review, cela faisait trois ou quatre as que j'avais abandonné les fanfics HP avant que ma soeur me parle de "Pour l'amour d'un filleul" de luxcie, que j'ai dévoré en 3 ou 4 jours, je ne sais plus. Et deux semaines plus tard, j'écrivais le premier chapitre de DRAP :) Donc je te comprends parfaitement et je suis heureuse que cela t'ait donné envie de réécrire *-* Merci pour l'erreur, je l'ai aussitôt corrigée :) J'espère que la suite te plaira et pas de soucis si tu ne laisses pas de commentaires à chaque fois :)
Gryffondor: En effet, Remus n'était pas au top de sa forme après avoir perdu l'enfant qu'il portait alors savoir que Severus en attend un, il va tout faire pour que rien ne leur arrive *-* *-* L'annonce sera faite dans ce chapitre, donc un peu de patience :) En effet, l'entraînement de Remus devrait aider Harry et je dois avouer qu'après avoir presque écrit tout l'été, j'avais oublié ce détail alors j'ai dû inclure cela entre deux scènes dans deux chapitres XD En plus d'une autre mini-intrigue que je dois également glissée, je prévois des choses et je les oublie XD Mais la rentrée n'est que dans le chapitre 13 donc j'ai encore le temps (sachant que j'en suis au douzième ^^)
Un grand merci à Lamourloi qui a accepté d'être ma bêta, vous aurez donc des chapitres de qualité comme pour ma deuxième fic :)
Sur ce, je vous laisse avec le nouveau chapitre :)
Bonne lecture ;)
Chapitre 4 : Annonce et scène de ménage
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20 juin 1996
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Remus se trouvait dans son lit, rêveur. Il n'arrivait pas à y croire. Après avoir perdu leur enfant deux semaines plus tôt, voilà que Severus était également enceint.
- A quoi penses-tu ? demanda Severus en déposant des baisers dans le cou de son époux.
- Au fait que la vie est parfois surprenante, répondit Remus, amusé. Te rends-tu compte que nous étions enceints en même temps ?
- Oui, même si tu avais quelques semaines d'avance sur moi.
- Comment allons-nous faire à Poudlard ? Nous n'avons pas du tout réfléchi à ça ! remarqua Remus. Nous sommes tous deux directeurs de maison et…
- Et nous y arriverons, ne t'en fais pas. Nous ne devons pas être le premier couple de professeurs depuis la création de Poudlard qui sont parents. Et les elfes ont une formation pour s'occuper des nourrissons. D'ailleurs, je suis allé voir Minerva pour lui annoncer ma grossesse. Je sais, j'aurais dû t'en parler avant mais je voulais qu'elle cherche quelqu'un assez rapidement pour me remplacer.
- Elle a le temps. Le bébé n'est prévu que l'année prochaine !
- Je compte me consacrer entièrement à mon rôle de Directeur-Adjoint. Je resterai Directeur de la Maison Serpentard sauf quand le bébé naîtra. Elle lancera également le recrutement pour te remplacer pendant deux à trois semaines.
Remus sourit.
- Je n'avais pas songé à ça. Je comprends que tu veuilles te ménager mais les potions que tu fais pour Poppy…
- Je les continuerai en alternance avec mon successeur. Vu mon état, je sais que brasser des potions est déconseillé mais je ne veux pas abandonner ma passion. Et si le Ministère me donne l'accord pour commercialiser le remède ou la potion de fertilité ou les deux d'ailleurs, il faudra bien que je travaille aussi.
- Tu veux vraiment commercialiser ?
- Pourquoi ne pas donner une chance d'éradiquer les loups-garous ? Pourquoi ne pas donner davantage de chances aux couples gays d'avoir un enfant biologique comme nous ?
- Tu as raison, dit Remus en embrassant son mari.
Il fit glisser sa main vers l'entrejambe de Severus qui l'arrêta.
- Encore ?
Il était près de minuit et après une longue conversation, ils avaient fêté l'annonce comme il se devait dans leur chambre. Severus lui avait répété la recommandation de la guérisseuse ce qui avait réjoui Remus.
- Je te veux encore et encore, même si nous nous protégeons, dit Remus.
- Je fabriquerai dès demain une potion contraceptive, il se peut qu'on mette un peu de temps avant… de… trouver la bonne…
- Chuut, dit Remus en suçotant les tétons de Severus et en caressant son caleçon. Profite…
Severus gémit de plaisir. Sentant son désir revenir, il bascula Remus et le couvrit de baisers. Ayant déjà été préparé deux heures plus tôt, Severus mit directement deux doigts dans l'anus de Remus venant toucher la prostate, ce dernier cria de plaisir. Severus continua de toucher la petite glande sensible de son mari quand celui-ci l'implora.
- S'il... te plaît… Entre… en… moi, haleta Remus.
Severus, sachant que son mari était proche de la jouissance, entra en lui délicatement avant de faire de lents va-et-viens. Il s'allongea sur son mari et l'embrassa tout en le caressant.
- Plus vite, Sevy…
- Patience, murmura Severus.
Il continua quelques instants avant de se retirer laissant échapper un gémissement de frustration de la part de Remus. Severus entra brusquement faisant crier son époux. Il répéta cela plusieurs fois avant de sentir qu'il allait jouir. Il vint cajoler l'objet du désir de Remus qui se cambra encore plus, ne cessant de crier son plaisir. Severus accéléra le mouvement avant de déverser sa semence en même temps que Remus qui s'affala sur les draps, à bout de souffle. Severus vint s'allonger sur lui doucement, tout en restant en Remus.
- Si c'est... comme ça... pendant... huit mois..., je ne... vais pas... tenir, souffla Remus, le sourire aux lèvres.
Sentant son sexe ramollir, Severus se retira tout en douceur et les nettoya d'un coup de baguette.
- C'est toi qui en voulait encore, rappela Severus avec un sourire.
- Fais-moi penser la prochaine fois de ne pas écouter mes hormones, rit Remus.
- Nous verrons cela la prochaine fois. Je t'aime, Remus.
- Je n'ai jamais aimé quelqu'un autant que toi, dit Remus en l'embrassant avant de se blottir dans les bras de Severus.
Ils sombrèrent dans le sommeil rapidement, dans les bras l'un de l'autre.
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Le lendemain, Severus se réveilla avant son mari et alla préparer le petit-déjeuner. Quand il revint, Remus s'éveillait.
- Bonjour, mon petit loup, dit Severus en embrassant Remus.
- Tu es adorable. Mais c'est moi qui devrait avoir ces petites attentions, rétorqua ce dernier.
- Je sais mais je me suis levé avant toi donc autant en profiter.
Remus se redressa et vint s'asseoir contre la tête de lit en grimaçant tandis que Severus s'assit à côté de lui.
- Qu'y a-t-il ? s'inquiéta Severus.
- Il va falloir mesurer vos ardeurs, Mr Lupin-Rogue, déclara Remus en souriant.
- Oooh, il faudra sûrement un petit temps d'adaptation, pouffa Severus en se mettant en face de lui, chevauchant ses jambes. Je ferai attention, je te le promets.
- Ce n'est que passager, tu le sais bien et c'était si intense hier…
Remus frôla le ventre de son mari.
- Je n'arrive pas à imaginer que notre enfant est là, quelque part dans cette partie.
Severus sourit.
- Je vais prendre rendez-vous avec le gynécomage que m'a recommandé la guérisseuse. Nous en saurons davantage à ce moment-là.
- J'ai hâte d'y être, répondit Remus. Il va falloir aussi prévenir Sirius, Amélia, Narcissa et les enfants.
- Ils vont être ravis, rit Severus en reprenant sa place.
Il prit le plateau-repas et le fit léviter à quelques centimètres des draps pour qu'il ne se renverse pas.
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Pendant ce temps, Harry s'était levé tôt et était en train de déjeuner quand Sirius se leva.
- Déjà debout ?
- Je veux m'entraîner un peu avant que Fiona n'arrive, répondit Harry.
- Tu sais qu'un adulte doit être présent ?
- J'ai presque seize ans ! Je sais ce que j'ai à faire ! Et franchement, ce n'est pas un simple sortilège de lévitation qui va faire sauter la maison !
- Un, tu attends que ta mère soit là. Deux, si tu fais sauter la maison, gare à toi !
- C'était une façon de parler ! Pour le moment, je n'arriverai à rien, tu l'as bien vu dans le bureau du Magicomage…
Sirius prit son bol de café et vint s'asseoir en face de Harry.
- Si tu me disais ce qui te travaille…
- Tu vas te moquer de moi.
- Je te promets que non.
Harry soupira.
- Tout le monde est si optimiste, tout le monde pense que ce n'est qu'un petit passage à vide, que je vais bientôt retrouver ma Magie… Et s'ils se trompaient ? Si elle ne revenait pas ? Si je devenais un Cracmol !
- Calme-toi, dit doucement Sirius. Je comprends que tu te poses des questions, que tu angoisses. Mais c'est ce qui va te ralentir dans tes efforts. Plus tu vas angoisser à l'idée de ne pas retrouver ta Magie, moins vite tu réussiras à faire ces simples sortilèges. Même s'il n'y a qu'un infime pourcentage que cela arrive, nous ne t'abandonnerons pas Harry. Tu es notre fils, le frère de Susan et Manon et nous t'aimerons toujours autant. Que tu sois un sorcier, un Cracmol ou que sais-je encore, tu resteras toujours le même jeune homme que nous aimons.
Sirius vint essuyer une larme au coin des yeux de son fils.
- J'ai promis à James et Lily de te protéger quoiqu'il arrive, pendant tout le temps qu'il le faudra. Je n'ai pas pu le faire pendant douze ans, je compte bien le faire maintenant. Alors sois optimiste et tu progresseras rapidement.
- Merci. Merci pour tout, papa. Je t'aime.
- Moi aussi, je t'aime, Harry, dit Sirius, ému.
Il leva les yeux et vit Amélia qui les regardait, attendrie.
- Si tu nous faisais léviter le journal pour voir ? lança Sirius.
Harry se retourna et vit sa mère. Il détourna le regard, mal à l'aise.
- Ton père a raison, tu es et tu resteras notre fils quoiqu'il arrive.
Harry hocha la tête, sortit sa baguette et prononça :
- Wingardium Leviosa.
Il fit le mouvement de baguette qu'il avait appris en première année avec un léger sourire. Le journal s'éleva de quelques centimètres puis Harry le reposa.
- C'est très bien, félicita Amélia.
- Sauf que je suis épuisé. J'ai l'impression d'avoir fait du Quidditch toute la journée, soupira Harry.
- C'est pour cela que tu ne dois pas faire trop d'efforts. Tu lanceras un sortilège après le déjeuner et un autre après le dîner. Je pense que ça suffira pour le moment. Et ne t'avise pas de t'entraîner en douce.
- Ca ne risque pas. Je vais le surveiller de près, lança Susan en arrivant.
Harry leva les yeux au ciel. A ce moment-là, un loup argenté apparut dans la cuisine du Rêve d'été.
- Nous avons une annonce à faire, nous vous attendons pour 19h, dit la voix de Severus avant que le loup ne s'évapore.
- Qu'est-ce qu'ils veulent annoncer ? se demanda Sirius.
- Apparemment c'est assez important pour qu'ils nous invitent au pied levé, lança Amélia.
- Tu n'as pas l'air surprise, songea Susan. Tu sais quelque chose ?
- Bien sûr que non ! Comment le saurai-je ?
- Je vous laisse, j'ai une tonne de dossiers qui m'attendent au bureau, dit Sirius. A ce soir.
Il embrassa Amélia, déposa un baiser sur le front de Susan et Manon et ébouriffa les cheveux de Harry ce qui le fit grogner.
- Cela ne change rien à tes cheveux, lança Susan en souriant.
- Méfie-toi des courants d'eau, tu pourrais faire une petite chute dedans, menaça Harry, amusé.
Susan le regarda, elle aussi amusée. Elle était surprise de voir qu'une complicité les avait lié rapidement du fait que leurs tuteurs sortaient ensemble, complicité qui s'était accentuée depuis qu'ils avaient été tous deux adoptés.
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Severus fut surpris d'obtenir un rendez-vous l'après-midi même chez la gynécomage. Remus l'accompagna.
- Entrez, dit la gynécomage. Je suis Emma Longstone. Que puis-je pour vous ?
- La Guérisseuse Barks m'a dirigé vers vous. Je serais enceint de six à huit semaines environ.
- Nous allons vérifier ceci. Venez vous allonger ici.
Elle lui montra une table d'auscultation et Severus alla s'allonger. Il enleva sa cape et sa veste, se mettant torse nu. Remus récupéra les vêtements. La gynécomage s'installa près de Severus.
- Comme pour les femmes, l'enfant se développera dans votre bas-ventre. Je vais juste prélever un peu de liquide amniotique et l'analyser. Nous saurons alors tout ce dont nous avons besoin de connaître.
- C'est douloureux ? demanda Remus, inquiet.
- Non, rassurez-vous. C'est un procédé utilisé également dans le monde moldu mais qui est utilisé lors de certains cas. Pour nous, sorciers, il est très courant.
La gynécomage prit une seringue et piqua au niveau du bas-ventre pour extraire du liquide. Elle le versa sur un parchemin et récita une formule. A la place du liquide se forma une liste de mots.
- Vous êtes enceint de sept semaines, le terme devrait être le 19 février. Voulez-vous savoir le sexe de l'enfant ?
- Nous savons déjà que c'est un garçon, répondit Severus.
- Je vous le confirme. Bien que le test affiche un très faible taux d'erreur mais il existe. Votre fils est en parfaite santé, a des mensurations tout à fait normales pour son stade. Je vais maintenant analyser le sang du papa si vous voulez bien, Mr Lupin-Rogue.
- Pas de problèmes, dit Severus en tendant sa main.
La gynécomage piqua le doigt de Severus et attendit qu'une goutte de sang se forme pour la recueillir. Elle la disposa sur un autre parchemin qui se couvrit aussitôt de nombreux renseignements.
- Vous êtes tous les deux en parfaite santé. Bien, pour que cette grossesse arrive à son terme dans les meilleures conditions, vous allez devoir respecter quelques recommandations.
- Si vous voulez parler de notre vie sexuelle, la Guérisseuse en a déjà parlé à mon mari. Mais je ne sais pas si elle a dit une durée ou…, dit Remus en regardant Severus qui se rhabillait.
- Je ne m'en souviens plus. J'étais un peu sonné par l'annonce, même si je m'en doutais.
- Je recommanderais pendant les quatre premiers mois de grossesse. En d'autres termes…
- Je devrais subir les assauts de mon époux, termina Remus faisant rougir Severus.
- Plains-toi, marmonna-t-il.
Remus déposa un léger baiser sur les lèvres de Severus qui esquissa un sourire.
- Ensuite, avec modération, vous pourrez inverser les rôles, ajouta la gynécomage.
- Pour l'accouchement, comment cela va-t-il se passer ? Parce que nous sommes loin d'être équipés comme les femmes, demanda Severus, inquiet.
- C'est une question tout à fait légitime. Le moment venu, vous boirez une potion permettant à votre nombril d'être assez ouvert pour permettre à l'enfant de sortir. Quand votre fils sera né, le nombril se refermera comme si rien ne s'était passé. Je ne vous cache pas qu'il pourra y avoir des douleurs pendant quelques jours mais tout sera fait pour que vous soyez prêt au bon moment. Est-ce que c'est clair ?
- Parfaitement, répondit Severus.
- J'ai une question, intervint Remus. Pendant près de trente ans, j'ai été un loup-garou. Mon mari, excellent et talentueux potionniste, a réussi à créer un remède me guérissant entièrement.
- Je n'ai vu aucune anomalie sur les résultats de votre enfant. S'il devait y avoir un risque, cela aurait été marqué. Bien, je voudrais savoir ce que vous faites comme métier ? Enfin, j'ai cru comprendre que vous étiez familiarisé avec les potions…
- Je suis professeur à Poudlard et j'enseigne les Potions. Du moins jusqu'à maintenant. J'ai demandé à la Directrice de Poudlard de me concentrer uniquement sur mon rôle de Directeur-Adjoint. Mais j'attends une réponse du Ministère pour commercialiser mon remède. Je suis également amené à fabriquer les potions dont a besoin l'infirmière de Poudlard, répondit Severus.
- Bien, je vous suggère de diminuer progressivement la fabrication vers le 7ème mois et les transports seront limités au Magicobus également vers le 7ème mois. Est-ce que tout est clair pour vous?
- Oui.
- Bien, je vais vous demander de remplir ces formulaires.
Le couple remplit les formulaires d'identité puis partit. Profitant d'être à Londres, ils firent les courses pour le soir-même.
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Quand les Black descendirent du Magicobus, Remus et Severus préparaient la table sur la terrasse.
- Quel accueil ! s'exclama Sirius en voyant la terrasse illuminée par des lampions. Cette annonce doit être magistrale pour que vous ayez mis les petits plats dans les grands !
- Possible, mais n'avons-nous pas le droit d'inviter notre famille comme il se doit ? lança Remus, amusé.
Il y eut un crac et Narcissa et Draco apparurent. Ce dernier se précipita dans les bras de Harry.
- Cela ne fait que deux jours que vous ne vous êtes pas vus, remarqua Narcissa.
- C'est déjà trop long, dirent les deux amoureux d'une même voix.
Narcissa leva les yeux au ciel et alla saluer les deux couples.
- Mais c'est qu'elle grandit cette petite, dit-elle en observant Manon. Elle me rappelle Draco, il grandissait à une vitesse folle. Je me suis toujours demandée si son père ne lui faisait pas boire une potion de croissance dans mon dos.
Les adultes éclatèrent de rire. Remus lança un regard sérieux à son mari qui lui répondit par un regard innocent.
- C'est dommage qu'il faille attendre demain pour que tu viennes à la maison, marmonna Harry. Tu aurais pu rentrer avec nous.
- Il ira te rejoindre chez le jeune Macmillan, révéla Narcissa. Je ferai déposer la valise de Draco par Fierno dans l'après-midi.
Harry hocha la tête, déçu.
- Hé, nous allons passer presque dix jours ensemble. Je ne rentrerai que le dimanche soir à la maison, annonça Draco en déposant un léger baiser sur les lèvres de Harry.
- Au fait, Severus, je tenais à te donner cela, dit Amélia surprenant le couple.
Elle tendit une lettre à Severus qui la prit et la lut. Son regard intrigué se transforma rapidement.
- Le Ministère donne son accord ? Pour de bon ? s'écria-t-il.
- Les derniers examens de Remus et Mr Steel sont excellents, répondit Amélia. Après une longue réunion hier, nous avons conclu que tu pouvais commercialiser le remède sous conditions très particulières. Tu devras juste te rendre au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques la semaine prochaine. Si le Ministère peut éradiquer les loups-garous sans les tuer, ce sera un progrès fulgurant.
- Perso, je préférerais l'autre solution pour Greyback, déclara Remus. J'ai un compte à régler avec lui.
- C'est notre cible numéro 1. Mais il est difficilement repérable ces dernières semaines.
- Pas étonnant, la fuite sur le remède a dû lui parvenir. Pourquoi contraindre des personnes à se transformer toutes les nuits alors qu'elles peuvent se faire soigner ? rétorqua Sirius. Mais du coup, comment savoir s'il n'y a pas des sorciers qui voudraient contourner le remède ?
- Les loups-garous devront être enregistré sur le registre, révéla Amélia. Contrairement aux dernières années, il n'y aura pas de sanction en cas de non-enregistrement. Nous donnerons un délai d'un an pour se faire enregistrer et effectuer les examens nécessaires pour avoir accès au remède.
- C'est une bonne chose, approuva Severus. D'autant que la fabrication demande un certain temps, il faudrait que je m'y mette rapidement.
- En effet. Mais attendez votre rendez-vous avec Mr Diggory. C'est lui qui supervisera le processus.
- Mais tout cela sera payant ? Comment les loups-garous pourront-ils payer le remède ? Nous savons tous que les lycanthropes trouvent difficilement du travail. Et Severus ne va pas travailler gratuitement ! demanda Harry.
- En effet. Contrairement au Tue-Loup qui est très cher et qui ne donne qu'un répit de quelques heures aux loups-garous pendant la pleine lune, le Ministère donnera une somme fixe tous les mois à Severus jusqu'à ce que la race des loups-garous soit éteinte. Je ne serais pas surprise, si le taux d'efficacité est significatif, que le remède soit exporté.
- Je n'avais pas songé à ça. Je sais qu'aux États-Unis et en Afrique, la population lycanthrope est plus importante qu'en Grande-Bretagne. Cela va demander un travail considérable, pensa Severus. Mais je suis prêt à relever le défi.
Il regarda Remus qui hocha la tête.
- Je sais que j'avais dit que je voulais être le seul potionniste sur la fabrication, mais à ce rythme, je pense m'associer à notre ancien Maître des Potions.
- Cela serait génial, s'exclama Sirius. Mais comment vas-tu réussir à le voir avec toutes tes obligations ?
Severus regarda Draco qui fronça les sourcils.
- Je vais me consacrer davantage à mon rôle de Directeur-Adjoint. Horace me remplacera certainement. Il avait accepté de me remplacer pour le procès de Pettigrow.
- Donc tu ne seras plus le Directeur de Serpentard ?
- Horace et moi nous séparerons les missions. Il faut que j'en discute avec mon remplaçant.
- Pourquoi cette soudaine décision? se demanda Narcissa. Tu n'es pas lassé des potions…
- Disons que l'année prochaine, à la même période, nous aurons tous un point commun, lança Remus.
Amélia sourit, ravie. Sirius et Narcissa se regardèrent, sceptiques.
- Pouvez-vous nous éclairer ?
- Severus n'était pas très bien ces derniers jours, expliqua Remus. J'aurais dû m'en douter, j'ai eu les mêmes symptômes ces deux derniers mois.
- Oh, comprit Narcissa. Vous n'avez pas perdu de temps !
- Nous l'étions à peu près en même temps sans le savoir, répondit Severus.
- Quelqu'un peut nous dire de quoi vous parlez ? répliqua Draco.
- L'année prochaine, nous serons dix à cette table, déclara Remus.
Sirius écarquilla les yeux tandis que les ados souriaient.
- Mais c'est génial ! s'écria Harry. Félicitations !
- Vous allez vraiment avoir un enfant… Je suis super heureux pour vous. C'est une formidable année pour vous: Remus est guéri, Severus est enceint et le remède va être commercialisé ! s'exclama Sirius. Si on m'avait dit ça il y a quelques années… que nous fonderions tous les deux notre propre famille…
Remus hocha la tête, les larmes aux yeux.
- Et si nous fêtions cela dignement ? proposa Narcissa. Fierno !
L'elfe des Malefoy apparut.
- Apporte-nous deux bouteilles de notre plus vieil hydromel, veux-tu ? Et une douzaine de chopes de Bièraubeurre, demanda la mère de Draco.
- Tu veux nous saouler ? pouffa Sirius.
- C'est le week-end, personne ne travaille demain, nous avons une très grande nouvelle à fêter donc autant en profiter ! Bien sûr interdiction aux enfants et au futur papa de boire de l'hydromel !
- Tant mieux, je n'aime pas ça, avoua Severus.
L'elfe s'inclina et revint quelques minutes plus tard avec une caisse où se trouvaient les chopes et bouteilles. Remus alla chercher des verres pour l'hydromel tandis que les chopes non prises furent placées sous sortilège de conservation et de fraîcheur.
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La soirée avança rapidement. Les adultes parlaient des métiers de Sirius et Amélia tandis que les adolescents parlaient de la Ligue de Quidditch.
- Le Club de Flaquemare est sans doute le club le plus dangereux cette année. Sur huit match, ils n'ont encaissé que quinze buts, dit Harry.
- Ce qui pousse l'équipe adverse à attraper rapidement le Vif d'Or, il n'y a plus vraiment de match ni d'enjeu, marmonna Draco.
- Tu dis ça parce que Serpentard n'a jamais vraiment marqué face à Olivier, que si vous avez marqué, c'était en trichant, lança Harry.
- Quoi ? Répète ça ! s'écria Draco, ahuri.
- Excuse-moi, mais un Poursuiveur qui prend la batte de son coéquipier pour frapper le gardien alors que le Souafle n'était pas dans la zone de tir, j'appelle cela de la triche !
- Parce que les Gryffondor ne trichent jamais eux ?
- Bien sûr que non ! s'emporta Harry intriguant les adultes.
- Que se passe-t-il ? Pourquoi vous disputez-vous ? demanda Narcissa.
- Draco dit que les Gryffondor trichent au Quidditch ! répliqua Harry, le regard fixé sur son petit-ami.
- Parce que tu as osé dire que nous trichions ! répondit furieusement Draco.
- Parce que c'est vrai !
- Et comment appelles-tu un Attrapeur qui a toujours le meilleur balai ?
- Et comment appelle-t-on un Attrapeur qui a été sélectionné uniquement pour l'argent de son père ?
- STOP ! cria Severus en venant vers eux. Ça suffit, je ne veux pas de disputes ici ! Mais qu'est-ce qui vous prend de vous emporter comme ça ? Vous n'êtes plus des enfants à ce que je sache !
Harry et Draco continuèrent de se fixer sans dire un mot.
- Excusez-vous immédiatement.
Aucune réaction.
- Bien, nous allons peut-être revoir les visites chez l'un et l'autre, songez Sirius. Si c'est pour les entendre se battre continuellement…
- Je suis d'accord. Attendons le week-end et nous verrons lundi s'ils sont mieux disposés, répondit Narcissa.
- Quoi ? s'écrièrent Harry et Draco d'une même voix, oubliant leur querelle.
Les adultes se regardèrent, surpris par ces éclats de voix.
- Il y a deux secondes, vous vouliez vous entre-tuer et dès qu'on parle de votre couple, tout est oublié, résuma Remus. Faut vous suivre.
- Nous… Nous nous sommes un peu emportés, dit Harry en baissant les yeux.
Il se tourna vers Draco.
- Je suis désolé, je n'aurais jamais dû dire ces choses horribles sur ton équipe.
- Je suis désolé aussi, s'excusa Draco en rougissant. Mes mots ont dépassé ma pensée.
Il s'avança vers son petit-ami et déposa un chaste baiser sur les lèvres du Gryffondor qui y répondit puis tous deux se tournèrent vers les adultes.
- Nous sommes désolés, cela ne se reproduira plus, déclara Draco. S'il vous plaît, mère, laissez-moi rejoindre Harry demain soir comme cela était prévu.
- Il peut arriver que nous ayons des disputes comme tous les couples, ajouta Harry.
- Mais pas de là à vous donner en spectacle comme ça ! répliqua Sirius qui s'était levé à son tour. Nous acceptons vos excuses mais nous ne pouvons pas laisser passer une telle attitude.
Harry et Draco se regardèrent, inquiets. Même Susan semblait triste pour eux.
- Tu resteras dans ta chambre demain après-midi, décida Sirius.
- Mais il y a l'anniversaire d'Ernie, je ne peux pas lui faire ça ! Il m'a invité alors que nous ne nous connaissons pas vraiment ! s'exclama Harry.
- C'est ça ou Draco ne vient que lundi après-midi, suggéra son père.
Résigné, Harry se tourna vers sa soeur.
- Je suis désolé, Susan.
- Je comprends. J'expliquerai à Ernie sans entrer dans les détails. Je suppose que Draco ne viendra pas non plus, Mrs Malefoy ?
- En effet, confirma Narcissa. Je suis d'accord pour que Draco rejoigne Harry demain soir mais je déconseillerai tout de même qu'ils dorment ensemble la première nuit comme cela était prévue initialement.
- On aura quand-même le droit de nous embrasser ou nous devons attendre dimanche ? marmonna Draco.
- Comme l'a dit Sirius à Harry, c'est à prendre ou à laisser.
Harry et Draco hochèrent la tête, acceptant les sanctions prises. Le dessert arriva et les familles se séparèrent une heure plus tard, non sans avoir encore félicité Remus et Severus.
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Le lendemain, Susan vint voir Harry avant d'aller chez son ami.
- Je suis sincèrement désolée que vous ne puissiez pas venir, Draco et toi.
- Nous l'avons cherché aussi, soupira Harry. Mais qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ?! Je sais parfaitement qu'il y a des coups bas lors de chaque match mais là, c'était complètement injuste !
- J'avoue que vous avez fait fort quand-même. Au moins vous aurez une journée de plus.
- Oui. J'ai tellement hâte de le retrouver et de le voir tous les jours, lança le Gryffondor, le regard rêveur.
- Susan, c'est l'heure ! cria Amélia.
- J'arrive !
- Passe une bonne après-midi et présente mes excuses à Ernie, Ron et Hermione de ma part.
- C'est promis.
Harry prit sa sœur dans les bras un moment avant que Susan ne se libère et sorte de la chambre du Gryffondor. Elle descendit dans le salon, vérifia qu'elle avait sa baguette sur elle et emprunta la cheminée du salon pour se rendre chez les Macmillan. Quand elle arriva, quelques invités étaient déjà présents comme Ron, Hermione et Daphné Greengrass.
- Susan ! s'écria Ernie en la prenant dans ses bras. Comment vas-tu ?
- Bien, répondit-elle.
Ernie scruta la cheminée qui resta vide.
- Harry et Draco ne viendront pas, je vous raconterai plus tard, déclara Susan, gênée.
- Oh, dommage. Allez, viens par là ! Tu connais déjà la maison ?
Il l'entraîna vers le grand salon qui avait été décoré pour l'occasion. Des ballons jaunes flottaient autour d'eux, un blaireau étant dessiné dessus. Susan fut amusée. Chaque année, depuis qu'elle connaissait Ernie, le salon était décoré de la même manière.
- Ta mère sait que tu as seize ans au moins ? lança-t-elle en souriant.
- J'ai dû batailler pour choisir la déco et finalement nous sommes arrivés à un compromis. Elle me laisse tout gérer sauf pour les ballons ! Mais l'année prochaine, je prévois une grande fête ! Il y aura de tout ! Et puis tout le monde sera majeurs !
- Pas tous, Harry est né le 31 juillet, rétorqua Ron. Et Malefoy… Malefoy, je ne sais même pas !
- 5 juin, répondit Daphné Greengrass. A chaque fois que je suis venue chez les Malefoy, Draco était calme. Jamais ses parents ne l'ont puni devant moi.
- Disons que quand un couple critique l'équipe de l'autre, ça crée de vives tensions, expliqua Susan. Mais il n'empêche que Draco m'a envoyé un cadeau pour Ernie et le mien est également celui de Harry.
- Ça a du bon d'avoir une famille, lança Ernie. Je suis super content pour toi.
Il déposa un baiser sur la joue de Susan qui le regarda, amusée.
- Heureusement que Luna n'est pas encore là, dit-elle.
Ernie rougit aussitôt faisant rire son amie.
- Je te taquine, elle sait très bien que nous sommes assez proches.
Il y eut un crépitement et Ernie alla à la rencontre son prochain invité.
- Heureusement que je m'entends plutôt bien avec Ernie et Anthony, soupira Daphné. J'ai été surprise qu'Ernie m'invite.
- Il ne voulait pas que certaines personnes se sentent seules, expliqua Susan. Il s'est dit qu'en m'invitant, il fallait inviter, Ron, Hermione et Draco. S'il invitait Draco, il fallait t'inviter et au final on se retrouve avec toutes les Maisons ce qui ne fait pas de mal.
- Ça se tient, et c'est une formidable idée, souligna Hermione. Cela permet de se connaître un peu mieux. Et puis entre filles ou entre garçons, nous ne nous connaissons pas vraiment, nous ne faisons pas de rondes ensemble, nous sommes toujours avec un garçon.
- On devrait organiser une soirée entre préfets, ça pourrait être pas mal, proposa Lisa Turpin qui venait de les rejoindre.
Lisa était la Préfète de Serdaigle tout comme l'était Susan pour Poufsouffle, Daphné pour Serpentard et Hermione pour Gryffondor.
- Faut en parler à nos directeurs de maisons, grimaça Susan.
- Tu peux déjà en parler aux professeurs Lupin et Rogue, suggéra Ernie en revenant avec Luna et Anthony.
- Je ne préfère pas, grimaça Susan.
Les adolescents se regardèrent.
- Je ne peux rien dire avant que ce soit officiel et si je devais parler à un directeur de maison, ce serait au professeur Chourave.
- Si tout le monde est là, on peut commencer ! s'exclama Ernie pour changer de conversation.
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Quand Susan rentra, elle semblait ravie ce que remarquèrent Sirius et Amélia.
- Harry est toujours dans sa chambre ? se demanda-t-elle en constatant l'absence de son frère.
- Il pourra descendre d'ici une dizaine de minutes quand Draco sera ici, répondit Amélia. Comment s'est passée cette fête ?
- Super bien, je me suis même trouvée des ressemblances avec Daphné et Lisa. Franchement, c'était une bonne idée d'inviter tous les Préfets. Je vais me changer.
Elle monta dans sa chambre en souriant, le regard rêveur. Elle enleva sa robe où elle avait accidentellement renversé du jus de citrouille dessus et en remit une autre pour le dîner. Elle attacha ses cheveux auburn quand quelqu'un frappa à sa porte. Susan alla ouvrir et vit sa mère.
- Maman ? Que se passe-t-il ? Il y a eu un problème pendant que je n'étais pas là ?
- Non, aucun, rassure-toi. Mais je te connais, Susan, il s'est passé quelque chose chez Ernie pour te mettre dans un tel état de joie.
- Peut-être, répondit Susan en rougissant.
Amélia prit la main de sa fille et l'emmena vers le lit où elles s'assirent.
- Je me trompe peut-être mais tu ne serais pas tombée sous le charme d'un garçon ou d'une fille ?
Susan la regarda et acquiesça.
- Cela fait déjà quelques temps que ce garçon m'intéressait et par un concours de circonstances, nous nous sommes embrassés. J'étais tellement gênée que je suis partie aussitôt. Il est revenu me voir quelques minutes plus tard et m'a dit que je lui plaisais aussi. Nous sortons plus ou moins ensemble, je ne sais pas trop. Si tout le monde était ravi que nous soyons ensemble, je n'ose pas dire à Harry que je sors avec son meilleur ami.
- Je vois. Habiter avec lui pendant les vacances a dû vous rapprocher et encore davantage depuis que tu voies Harry plus souvent.
- C'est vrai. Je ne sais pas comment Harry va réagir. Surtout que je ne vais pas pouvoir lui cacher plus longtemps vu que nous allons nous écrire et Harry connaît le petit hibou de Ron. D'ailleurs c'est papa qui lui a offert quand il a traqué Pettigrow, Ron s'est retrouvé sans animal de compagnie donc il lui a envoyé ce hibou.
- Choisis le bon moment pour parler à Harry. Draco doit voir Mrs Patil les lundis et jeudis matins, essaye de parler à Harry pendant ce temps-là. A moins que tu aies suffisamment confiance en Draco pour le leur dire à tous les deux. Je ne pense pas qu'ils seront seuls trop longtemps.
- Je ne pense pas non plus, répondit Susan, amusée. Je vais y réfléchir. Merci.
- Allez, viens, n'allons pas faire attendre notre invité.
Susan et Amélia sortirent, cette dernière frappant à la porte de la chambre de son fils.
- Harry ? Tu peux descendre, dit-elle avant de suivre sa fille.
Harry sauta de son lit et descendit, impatient de retrouver Draco.
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Ce dernier fit son apparition quelques minutes plus tard. Harry vint vers lui et l'embrassa.
- Quel accueil, pouffa le jeune Serpentard en répondant au baiser. Bonjour Mr Black, Mrs Black.
- Nous t'avons déjà dit de nous appeler par nos prénoms. Bien, Harry va te montrer ta chambre, dit Sirius. Ensuite, nous établirons quelques règles pour cette semaine.
- On les connaît déjà, papa, rétorqua Harry en grimaçant, n'ayant pas envie de s'éterniser sur ces contraintes.
- Nous voulons juste nous assurer que tout soit clair. Nous passerons à table vers 20 heures, vous avez une heure et demie devant vous, expliqua Amélia. Tes valises sont déjà dans ta chambre, Draco.
Harry prit la main de son petit-ami et l'emmena au deuxième étage. Quand la famille s'était agrandie, Sirius avait fait construire deux étages supplémentaires, d'une pour avoir une chambre pour chacun des enfants et de deux pour pouvoir accueillir des invités comme les amis de Harry ou de Susan.
Les deux amoureux entrèrent dans la première chambre à droite après avoir monté l'escalier. Draco ferma la porte et embrassa Harry.
- Tu m'as trop manqué, dit-il entre deux baisers.
- Toi aussi, tu m'as manqué, murmura Harry. Ne pas pouvoir te parler de la journée était difficile !
- Nous saurons que nous ne devons pas parler Quidditch entre nous.
- C'est moi qui t'ait attaqué le premier, je regrette vraiment. Je ne voulais pas te blesser. J'aurais très bien compris que tu ne veuilles plus ve...
- Tais-toi, l'interrompit fermement Draco. Ce ne sera pas notre dernière dispute, il y en aura d'autres. Mais nous devons nous rappeler que l'on s'aime et que c'est ça le plus important.
- Je suis entièrement d'accord, répondit Harry en souriant. Merci.
Draco l'attira vers le lit où ils s'allongèrent. Ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre.
- Cela va être difficile d'être intime, songea Draco. Les adultes ne vont cesser de nous épier.
- Je pourrais utiliser ma cape d'invisibilité mais il suffirait que mon père ait jeté un sortilège pour s'assurer que je ne monte pas te voir en douce ou que tu descendes me voir et nous serons dans de beaux draps.
- Nous ne pouvons même pas les désactiver puisque nous ne pouvons pas faire de magie. Même si nous sommes dans un foyer magique, il y a des limites.
- J'imagine bien une collègue de mes parents venir ici parce que l'un de nous a utilisé la magie. Surtout que je suis protégé.
- Hé mais c'est vrai ça ! Tu peux l'utiliser !
- A bon escient et mes parents y veillent. De plus, j'ai encore du mal à contrôler mes sortilèges mais Remus doit venir dès la semaine prochaine m'aider.
- Sois certain que j'y assisterai, dit Draco en l'embrassant dans le cou.
- Draco, pas maintenant, attendons après dîner, pouffa Harry.
- Des baisers n'engagent à rien !
- Et tu crois que c'est utile de me chauffer juste avant le dîner ? Même si mon short est assez ample, on verra tout de suite que j'ai une bosse!
- Je pensais que les Gryffondor étaient courageux, lança Draco en s'éloignant légèrement de Harry.
Ce dernier leva les yeux au ciel et vint s'allonger sur son invité.
- Et les Serpentard sont rusés, mais tu ne m'auras pas ce soir.
- HARRY ! DRACO !
- Tu as vraiment de la chance, marmonna Draco avec un léger sourire et une lueur dans le regard.
Ils descendirent et virent que Sirius était seul au salon.
- Maman n'est pas là ?
- Non, elle veut me laisser avoir une petite discussion avec vous. Rien de méchant, je vous rassure.
- Si c'est au sujet des règles, pas la peine de nous faire un rappel, objecta Harry. Nous devons être à minuit dans nos chambres respectives, nous ne pouvons pas passer de nuits ensemble sauf la première et la dernière du séjour à partir de ce soir et nous devons penser aux sortilèges au cas où.
- Nous vous faisons confiance là-dessus. En particulier aux sortilèges, faîtes attention de ne pas les oublier surtout. Mais je voulais savoir sans entrer dans les détails si vous avez des questions au sujet de l'acte en lui-même.
- Non, répondit aussitôt Harry, mal à l'aise.
Draco détourna le regard, tout aussi gêné.
- Severus et Remus viendront dans la semaine pour aider Harry et apporter vos potions. Je compte sur vous pour leur demander si vous avez des questions. Ne vous inquiétez pas, ils ne nous diront rien, c'est promis.
Harry et Draco hochèrent la tête.
- Allons dehors sinon les filles vont tout manger, lança Sirius en souriant.
Ils sortirent et les rejoignirent Après le dîner, Harry, Draco et Susan parlèrent jusqu'à ce qu'ils aillent se coucher.
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Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Colocation"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
