Bonjour à toutes et à tous ^^
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre :)
Merci à Lamourloi qui m'a corrigé ce chapitre :)
Bonne lecture ;)
Chapitre 5 : Colocation
.
.
23 juin 1996
.
Le lendemain de l'arrivée de Draco au Rêve d'été, ce dernier fut réveillé par de doux baisers dans le cou.
- C'est agréable de se faire réveiller comme ça, murmura Draco, encore endormi.
Il sentit soudain des lèvres se poser sur les siennes. Il sentit son cœur chavirer. Il se demandait si tout cela n'était pas un rêve. Il sentit l'odeur florale de Harry qui l'envoûtait tant, il sentit des doigts frôler ses bras le faisant frissonner de bonheur. Draco n'y tint plus et ouvrit lentement les yeux. Harry releva sa tête et Draco se plongea dans le regard émeraude du jeune homme. Comment avaient-ils pu se détester autant d'années ? Comment ces deux derniers mois avaient-ils été si intenses ?
Draco eut un pincement au cœur pour un de ses camarades de dortoir, Théodore Nott. Jamais Draco n'avait voulu lui faire de mal et c'était pourtant ce qu'il lui avait fait. Théo n'avait été qu'un déclencheur pour le jeune Serpentard. C'était lui qui lui avait fait comprendre qu'il était davantage attiré par les garçons que les filles. Alors qu'il ne savait plus où il en était, il avait fait son coming-out face à son père le jour de Noël. Draco savait que son père détestait les personnes gays, il avait réduit ses contacts avec Severus depuis qu'il avait appris qu'il sortait avec Remus, il n'était même pas venu pour le mariage. Lucius avait décidé de jeter Draco à la rue. Si sa mère avait réussi à le garder dans un coin du manoir, la situation s'était vite dégradée quand son père avait proposé une trêve : il oubliait ce qu'il s'était passé si Draco entrait au service du Seigneur des Ténèbres. Même s'il savait que dans d'autres circonstances, Draco n'aurait pas eu le choix, il avait refusé de servir le mage noir. Il ne voulait pas vivre avec la peur au ventre, se faire torturer comme son père l'été précédent… Il avait alors demandé à Severus de venir le chercher. C'est à partir de ce moment que Draco avait commencé à s'intéresser à Harry, notamment après un contact anodin et avoir entendu une conversation entre Severus et Harry sur son homosexualité. Les semaines passaient et Draco se sentait de plus en plus mal : son couple battait de l'aile, il faisait une obsession sur Harry, son père lui avait envoyé une lettre l'informant qu'il s'était dessaisi de l'autorité parentale. C'en était trop pour Draco qui avait fait une crise de nerfs. Devant le remplacer pour une ronde, Harry était venu le voir à l'infirmerie. C'est ainsi qu'ils s'étaient rapprochés avant d'échanger deux baisers à quelques semaines d'intervalle. Mais leurs sentiments étaient plus forts et ils avaient fini par se mettre en couple au début des vacances d'avril. Depuis, Draco était plus qu'heureux.
Draco plongea ses lèvres vers celles de Harry qui répondit au baiser. Draco se rallongea doucement sur son oreiller en écartant ses draps tandis que Harry s'allongeait sur lui. Il sentit son cœur battre plus rapidement. Sentir le corps de Harry contre lui le mettait dans tous ses états. Harry passa ses mains sous le haut de Draco pour caresser son torse tandis que ses lèvres retrouvaient le cou du Serpentard.
- Non, Harry, dit Draco en essayant de se retenir alors qu'une douce chaleur venait se loger dans son bas-ventre.
- Quoi ? Tu n'aimes plus ça ? demanda Harry, un sourire moqueur sur les lèvres.
- Ce n'est pas ça, tu le sais bien ! C'est juste que ce n'est ni le bon moment, ni le bon endroit…
Harry se redressa, s'asseyant à côté de Draco qui fit de même.
- J'en ai envie bien sûr mais que vont penser tes parents ?
- Donc tu crois qu'ils pensent que nous ne ferons rien quand nous dormirons ensemble la nuit après ton arrivée et celle avant ton départ peut-être ? lança Harry, espiègle.
- Attendons après manger, nous aurons du temps devant nous et je suis sûr que tu connais des endroits tranquilles autour de cette maison, supposa Draco en venant embrasser son petit-ami.
Harry se leva brusquement.
- C'est dommage. Je t'avais apporté un petit-déjeuner et nous avions jusqu'à midi… Mais bon, mieux vaut aller faire acte de présence auprès de ma mère et de Susan, déclara-t-il en se dirigeant vers le bureau où un plateau y était posé.
Draco grimaça.
- Attends… nous avons finalement un peu de temps devant nous…
Le Gryffondor se retourna, amusé.
- Tu crois vraiment que je t'aurais sauté dessus si nous pouvions être surpris par ma mère ou ma sœur ? Je n'ai pas vraiment envie que nous soyons encore privés l'un de l'autre.
- Moi non plus, confirma Draco. Tu as déjà déjeuné ?
- Oui, je me suis levé tôt. Manon est en train de faire ses dents et ça la réveille assez tôt.
- Je n'ai rien entendu. Bon je prends mon petit-déjeuner et on voit après ce qu'on fait ?
- Comme tu veux, répondit Harry en souriant.
Pendant que Draco déjeunait, le couple parla des activités qu'ils feraient durant la semaine. Entre baignades, promenades et Quidditch, leur semaine allait être chargée si l'on ne comptait pas les séances avec leur psychomage.
.
Quand Draco eut fini de déjeuner, il s'allongea, le sourire aux lèvres. Harry vint se blottir contre lui.
- J'avais presque oublié à quel point c'était agréable, soupira-t-il. J'ai l'impression que cela fait une éternité alors que ça ne fait qu'une dizaine de jours…
- Je pense que c'est cela qu'on appelle être amoureux… Ce n'était pas la même chose avec Diggory ? Pendant les vacances de Noël ?
- Si, on s'écrivait tous les jours. Mais ce n'était pas pareil. Cédric a été le premier garçon dont je suis tombé amoureux, il m'a fait presque tout découvrir… Nous devions nous voir pendant les vacances et cela ne s'est pas fait car nos parents ne pouvaient se libérer. Il me manquait mais moins que toi, avoua Harry.
- Excuse-moi si c'est indiscret mais pourquoi vous avez rompu ? Vous alliez si bien ensemble, tu semblais vraiment amoureux de lui. Enfin j'ai cru comprendre que tu n'avais pas fait… ta première fois avec lui…
- Non, mais j'ai failli. C'était début février et je venais de lui faire l'amour. C'était une sensation exquise… J'étais vraiment bien, j'étais heureux, je l'aimais, je me sentais prêt… Mais pas assez car quand il a voulu entrer en moi, j'étais crispé de partout et ça me faisait hyper mal. Je me suis sauvé sans dire un mot. Nous nous sommes expliqués, nous avons fait une pause. Nous ne voulions pas rompre même si nous savions que ça allait arriver, on voulait encore y croire. Et quelques jours plus tard, il me manquait alors je suis revenu vers lui. Il m'a proposé de passer la nuit avec lui et… et au matin, j'étais perdu, j'étais gêné d'être dans un même lit avec Cédric… Je suis rentré dans ma salle commune et il m'attendait quand j'en suis sorti. Nous avons rompu d'un commun accord. Même si la séparation a été difficile, je n'en garde que de très bons souvenirs.
Harry se redressa et plongea ses yeux émeraude dans le regard métallique de Draco.
- Je sais à quel point il faut être à l'aise avec son partenaire, je ne ferai rien sans ton accord.
Draco vint l'embrasser passionnément. Il savait que Harry ne ferait rien contre son gré. Il n'avait pas expérimenté beaucoup de choses avec Harry. Draco avait découvert le torse de Harry et ils ne se soulageaient qu'en frottant leurs intimités à travers le tissu. Mais Draco voulait en découvrir davantage.
Draco glissa ses mains sous le t-shirt de Harry et commença à le caresser. Le Gryffondor ne fut pas en reste et enleva son haut, vite imité par son petit-ami. Une fois torses nus, ils purent redécouvrir la peau de l'autre. Harry se mit à suçoter les tétons de Draco qui gémit tout en continuant de caresser le torse du Gryffondor.
- Harry…
Il bougea un peu le bassin, se sentant inconfortable dans son short. Il gémit encore plus en sentant l'intimité de Harry contre la sienne. Ce dernier releva la tête.
- Oui ? dit le Gryffondor en commençant à bouger lentement son bassin contre celui du Serpentard.
- Je ne... veux pas venir comme ça.
Harry arrêta de se mouvoir et le regarda, surpris.
- Je me doute que ce n'est pas aussi intense à travers nos shorts mais… j'aimerais beaucoup te… enfin…
Harry sourit et embrassa Drago. Il lui prit délicatement la main et la laissa le caresser jusqu'à atteindre son short.
- Je me laisse faire, prends ton temps, chuchota Harry.
Draco vint caresser son torse en déposant des baisers dans le cou de Harry. Il descendit petit à petit sa main et la glissa sous le short de Harry qui gémit. Doucement, Drago frôla la verge dressée sous le tissu et toucha le gland qui fit pousser un cri à Harry.
- Att… Attends… le… le sort…
- Je m'en occupe, murmura Draco en prenant sa baguette d'aubépine.
Il lança le sort et reposa sa baguette sur la table de chevet. Il recommença ses mouvements. Harry sourit tout en gémissant. Le sentant se durcir petit à petit, il le prit en main et commença des va-et-vient avec sa main. Harry commença à gémir de plus en plus.
- On est sensible ? se moqua Draco.
- Attends que j'en fasse autant, tu vas moins rire, répondit Harry en venant l'embrasser
Il se concentra sur ses sensations et fit son possible pour ne pas jouir de suite, voulant savourer ce premier moment avec Draco. Ce dernier dut être également à l'étroit et posa une des mains de Harry sur son short.
- Tu es sûr ?
- Pourquoi ne devrais-je pas te donner du plaisir sans que tu m'en procures aussi ?
Harry sourit et c'est dans un baisser fougueux et passionné que les amants masturbèrent l'autre. Quelques minutes suffirent pour jouir ensemble. Le jeune blond les nettoya et vint se blottir dans les bras de Harry.
- Je n'ai jamais été aussi apaisé qu'à tes côtés, révéla-t-il.
- Cela veut peut-être dire que nous sommes faits l'un pour l'autre ?
Draco releva la tête et embrassa Harry tendrement.
- Sûrement.
Harry lui rendit le baiser et Draco ressentit tout l'amour que le Gryffondor lui donnait à cet instant. Ils étaient ensemble, ils allaient vivre l'un avec l'autre pendant près d'une semaine et chaque seconde allait être un enchantement.
.
.
Les amoureux finirent par descendre vers midi, le sourire aux lèvres. Amélia préparait le repas et Susan jouait avec la petite Manon. Seul Sirius était absent.
- On se demandait si vous alliez vous montrer, lança Amélia sur un ton moqueur.
- Papa n'est pas là ? demanda Harry.
- Il a été appelé pour une urgence, répondit Amélia. Plusieurs moldus ont été victimes d'un débordement magique d'un jeune sorcier donc il a dû aller superviser tout cela.
- En quoi consiste son travail au juste ? demanda Draco, intrigué.
- Il se rend chez les familles moldues dont leur enfant connaît ses premiers émois magiques et leur explique notre monde pour les rassurer. Il devrait d'ailleurs commencer cette année à suivre les élèves de la première à la quatrième année à Poudlard, savoir s'ils arrivent à se faire une place dans notre monde, si le retour à la maison n'est pas trop difficile… Il aurait dû se rapprocher des élèves de première année vers le mois d'avril mais nous avons eu quelques ennuis avec Fudge et cela a freiné son projet. Actuellement, le Ministre de la Magie songe à créer un service pour la jeunesse et Sirius est candidat pour en être le Directeur. Il resterait néanmoins dans mon service.
- N'est-ce pas trop dur de travailler avec son mari ?
- Non car nous ne nous croisons que rarement. Le Département de la Justice Magique est assez vaste entre les Services et les sous-services, j'ai de quoi faire sans oublier que je suis la Présidente du Magenmagot.
- Mais si papa a son service, il sera davantage au Ministère ou à l'extérieur, songea Susan, inquiète.
- C'est pour cela que nous lançons un recrutement massif. Beaucoup de postes vont être créés en vue d'une restructuration du Ministère. Cela va peut-être faire grincer des dents certains mais c'est en soi une très bonne idée. Je sens que le nouveau Ministre va révolutionner le Ministère et je serai entièrement de son côté.
.
A ce moment, un hibou grand-duc entra et vint se poser près d'Amélia. Il tendit sa patte et la mère de Harry, Susan et Manon la détacha. Le volatile s'envola et partit. Amélia ouvrit la lettre et grimaça.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry.
- Je viens de recevoir les dates des procès de cette semaine. Et ton père en fait partie, Draco.
Draco se figea. Il ne s'attendait pas à cela. Il pensait vivre une semaine tranquille, avec son petit-ami et voilà qu'on lui annonçait que son père allait être jugé cette semaine.
- Quand sera-t-il jugé ? demanda-t-il, froidement.
- Mardi. Tu devras y assister et témoigner. Ton père voulait te faire entrer dans les rangs des Mangemorts et a failli te tuer lors de la Bataille au Ministère.
Draco hocha la tête. Il se souvenait avoir raconté ce qu'il savait au sujet de son père à deux Aurors venus les voir à Poudlard le lendemain de l'enterrement du professeur Dumbledore, avant qu'ils ne prennent le Poudlard Express.
- Je viendrai. De toute manière, je n'ai pas le choix et cela me permettra de tourner la page.
Draco tourna la tête vers Harry et parut gêné.
- Je risque de ne pas être de bonne humeur pendant quelques jours et je vais ruiner mon séjour ici…
- Si tu songes à repartir chez toi, il en est hors de question, répliqua Susan avant que Harry n'ait pu dire quoique ce soit. Qu'est-ce que tu vas faire chez toi ? T'enfermer dans ta chambre ? Prendre tes repas avec ta mère ? Alors qu'ici, tu as du monde avec toi, il y a Harry, il y a nous, la mer… Nous allons te chouchouter et tu verras que ce procès ne sera rapidement qu'un lointain souvenir.
Draco la regarda, abasourdi, tandis que Harry souriait en resserrant ses doigts autour de ceux du Serpentard.
- Nous serons là. Nous te donnons jusqu'à mercredi soir pour faire la tête mais jeudi, je veux retrouver le Draco gentil et amoureux, d'accord ? lança-t-il.
Draco esquissa un sourire.
- Merci, merci à tous.
- Bien, qu'avez-vous prévu cet après-midi ? demanda Amélia.
- J'irais bien au village le faire visiter à Draco, suggéra Harry. Et pourquoi pas faire un détour par la forêt.
- Je compte sur vous pour ne pas fausser compagnie aux Aurors. Ils sont là pour votre sécurité, ne l'oubliez pas. Ce serait dommage que Sirius et moi vous interdisons d'aller vous promener.
- Nous ferons attention et nous resterons sur les sentiers principaux, promit Harry.
- Bien. Quelqu'un veut bien mettre la table ? Ce sera prêt d'ici cinq minutes ?
- Je peux essayer avec la magie ? demanda Harry.
Amélia hocha la tête et Harry sortit sa baguette.
- Je pense que tu peux utiliser un sortilège d'Attraction, proposa Amélia. Tes derniers essais étaient plutôt concluants.
Harry sourit et fixa la vaisselle.
- Accio vaisselle !
Les assiettes et verres tremblèrent mais ne bougèrent pas.
- Accio verres ! prononça Harry en restant concentré.
Deux des quatre verres s'élevèrent et avancèrent lentement vers Harry avant de se mettre à trembler et tomber par terre. Harry soupira. Il fit le tour de la table et regarda les débris.
- Reparo, murmura-t-il.
Les débris restèrent dispersés sur le sol.
- Il était peut-être un peu trop tôt, songea Amélia. Ne t'inquiète pas, on ira doucement et je te promets qu'à la rentrée, tu seras au point.
Harry hocha la tête tandis que Susan mettait la table et Amélia réparait les verres qu'Harry disposa sur la table. Il s'assit et garda son regard sur son assiette. Draco posa ses doigts sur le menton de son petit-ami et fit tourner la tête vers lui.
- C'est normal que tu patauges un peu, tu dois te reconnecter avec ta magie. Il faut juste que tu t'entraînes très régulièrement, d'accord ?
- Je le sais mais c'est quand même honteux de ne pas réussir à exécuter un simple sortilège de réparation.
- Ne sois pas si pressé, chuchota Draco en posant ses lèvres dans le cou de Harry.
- Arrête, pouffa ce dernier en essayant de se libérer.
- A table ! annonça Amélia en déposant un gratin de chou-fleur sur la table.
Draco se redressa en souriant. Il avait réussi à changer les idées de Harry. Soudain un minuscule hibou entra dans la cuisine et vint se poser sur la chaise vide de Sirius. Harry détacha la lettre et fut surpris du destinataire.
- Pourquoi Ron t'écrit ? demanda le Gryffondor alors que sa sœur rougissait.
- Nous avons parlé d'échecs pendant la fête d'anniversaire d'Ernie. Et j'avoue qu'on s'entend assez bien, répondit la jeune fille. Mais je te préviens, Harry, tu as beau être mon frère, tu n'as pas intérêt à te mêler de mes fréquentations. J'ai beau être une Poufsouffle et fière de l'être, je peux être redoutable.
- Je ne te contrarierai pas, je te le promets. Mais tu ne pourras pas m'empêcher de veiller quand-même sur toi.
Susan leva les yeux au ciel faisant sourire Harry puis elle regarda sa lettre avec envie.
.
.
Une heure plus tard, Harry et Draco se dirigeaient vers le village.
- Tu sais que je n'ai jamais mis le pied dans le monde moldu ? lança le Serpentard, mal à l'aise.
- Ce sont des personnes comme toi ou moi. Sauf qu'ils ne connaissent rien à la magie ni au Quidditch.
- Alors ils parlent de quoi entre eux ?
Harry pouffa de rire.
- De leurs familles, de leurs enfants, de leur travail, du gouvernement, des nouvelles locales comme nationales… Un peu comme nous quoi.
- Vachement intéressant.
Ils entrèrent dans le village qui semblait peuplé ce jour-là.
- J'avais oublié qu'il y avait la fête foraine pendant deux semaines. Heureusement que j'ai de l'argent moldu sur moi, dit Harry avec joie.
- Attends, tu veux dire que tu vas monter dans un de ces trucs ? lança Draco, effaré, en voyant des attractions où des sièges tournaient sur eux-mêmes tout en tournant en rond.
- Que nous allons monter, oui, confirma Harry. Tu vas adorer !
- Ah non pas question, Harry ! Tu ne me verras jamais monter dans un truc comme ça !
- Draco, c'est dix fois moins risqué que le Quidditch. On va s'éclater !
- C'est bien parce que je t'aime mais c'est la seule et unique fois, je te préviens ! bougonna Draco.
Harry prit deux tickets et ils durent attendre que le manège s'arrête pour prendre place. Harry dut enlever ses lunettes.
- Tu es bien plus beau sans lunettes, dit Draco en déposant un léger baiser sur les lèvres de Harry.
- Oui et je ne vois absolument rien, c'est génial !
- Tu n'as jamais été consulté un spécialiste oculaire ?
- Si quand j'étais petit…
- Faudrait en parler à tes parents, qui sait si tes lunettes sont encore à ta vue… Wooh, c'est quoi ça ? s'exclama Draco alors qu'une barrière métallique descendait sur eux les empêchant de bouger.
- C'est pour éviter de tomber pendant la mise en marche, expliqua Harry. Et c'est parti !
Draco ferma les yeux, essayant d'oublier où il se trouvait. Vingt minutes plus tard, Draco et Harry s'éloignaient du manège où Harry ne semblait pas en forme.
- C'était génial ! s'écria Draco. On y retourne quand tu veux !
- Sans moi, j'ai cru que j'allais rejeter mon déjeuner !
Harry se détourna et rejeta effectivement ce que contenait son estomac. Draco s'inquiéta.
- Tu vas bien ? Nous ferions mieux de rentrer, suggéra-t-il.
- Je te suis, murmura Harry, livide. Mais je ne remonterai jamais dans ces engins de torture !
Draco éclata de rire tandis que Harry le fusillait du regard.
.
Ils rentrèrent assez vite, n'habitant qu'à vingt minutes du village.
- Amélia ! Amélia ! appela Draco quand ils virent la maison.
La mère de Harry sortit précipitamment et vit les deux garçons.
- Mais que s'est-il passé ?
- J'ai voulu montrer comment les moldus pouvaient se divertir et je crois que ça ne m'a pas réussi, répondit Harry que Draco et l'Auror soutenaient.
- Je suis désolé, Mrs Black, mais je n'ai pas pu les empêcher, dit ce dernier. Et je ne pouvais pas les faire transplaner dans l'état où est votre fils.
- Vous avez bien fait. Je ne suis pas Médicomage mais je sais comment soigner ce genre de mal. Aidez-le à le mettre sur son lit, j'arrive.
Draco et l'Auror hochèrent la tête et ils emmenèrent Harry dans sa chambre. Draco resta avec lui.
- Ça va aller, je vais me reposer et j'irais mieux après, dit Harry d'une voix faible. Je ne veux pas t'obliger à rester. Susan sera ravie de faire une partie d'échecs avec toi.
- C'est moins drôle quand tu n'es pas là, répondit Draco en déposant un baiser sur son front. Tu as même un peu de fièvre, on dirait.
Harry essaya de rester éveillé bien que ses paupières papillonnaient.
- Repose-toi, murmura Draco en lui caressant la joue avant de sortir au même moment où Amélia entrait. Il ne va pas bien du tout. Il a maintenant de la fièvre.
- Merci, Draco. Tu peux nous laisser.
Amélia entra et vint s'asseoir près de Harry.
- Un peu de sensations fortes et cela te rend malade ?
- J'ai un peu surestimé mes forces, je crois, avoua Harry.
- Qu'est-ce qu'il t'a pris de faire une attraction moldue ?
- Je voulais faire découvrir à Draco… Je ne pensais pas que ça me rendrait malade, je te le jure.
- Si tu ne vas pas mieux demain, j'appellerai un médicomage. En attendant, je t'ai amené quelques potions de soins. Tiens, prends-en une et repose-toi.
- Merci, maman, dit-il en souriant.
Amélia déposa un baiser sur son front et partit. Harry prit une potion et s'endormit rapidement, exténué.
.
Quand Sirius rentra, Draco affrontait Susan aux échecs et tous deux étaient très concentrés. Amélia les regardait, spectatrice.
- Où sont Manon et Harry ?
- Manon dort encore et Harry se repose. Draco et lui sont allés en ville et ont fait une attraction moldue qui a rendu Harry malade. Je me demande si son système immunitaire n'a pas été touché lorsqu'il est… revenu à la vie, termina Amélia. Je lui ai donné une potion de soins et s'il ne va pas mieux demain, j'appellerai un médicomage.
- Ça vaudrait mieux, on ne peut pas prendre de risque. Depuis quand jouent-ils ?
- Depuis 16h environ. Nous devrions organiser un mini-Tournoi. Avec Severus, Ron, Draco, Susan et nous, ça ferait un beau spectacle.
- Vous jouez également ? demanda Draco sans quitter la partie des yeux. Tour en H8.
Sirius observa le pion se déplacer sans rencontrer d'obstacles.
- Échec et mat, annonça Draco.
Susan soupira.
- Bien joué. On en refait une ?
- Après le dîner et je jouerai contre Draco. Et oui, nous jouons aussi. Comment croyez-vous qu'on se détende après le boulot ? Même quand nous étions au Square, lança Sirius. Et tiens-toi bien car je suis redoutable !
- Tu parles, je te bats à chaque fois, même Regulus te bat ! rétorqua Amélia.
- Il faut juste que je reprenne la main mais j'étais plutôt bon avant mon emprisonnement ! Ce n'est pas à Azkaban que j'ai pu conserver mon talent !
Susan et Draco se regardèrent avant de pouffer de rire.
- Moquez-vous, on verra quand je vous battrai à plate couture !
- Pari tenu, répondit Susan.
- Je monte voir Harry, déclara Sirius. Je réveillerai en même temps Manon.
- Si Harry n'a pas faim, je lui ai préparé un bouillon qui passera mieux.
- Je le lui dirais.
Sirius embrassa Amélia puis monta au premier étage. Il frappa à la porte de la chambre de son fils et entra. Harry ouvrit les yeux et sourit.
- Comment te sens-tu ?
- Un peu barbouillé mais ça va un peu mieux. Je me suis reposé, cela m'a fait du bien.
- Il faudrait vraiment que tu consultes un médico…
- Je vais très bien, répliqua Harry. J'ai eu une baisse de régime, ça peut arriver à tout le monde ! Après une bonne nuit, ça ira mieux. Si on appelle un médicomage pour chaque éternuement que j'aurais, autant en prendre un qui soit à mon service jour et nuit !
- Ce ne serait pas…
- Sirius ! s'écria Harry, agacé.
Sirius se figea.
- En effet, je vois que tu vas bien pour m'appeler à nouveau par mon prénom, dit-il avec un petit sourire. Dobby t'apportera du bouillon pour ce soir. Autant que tu restes au chaud et que tu manges léger. Et je te veux coucher pour 22h, tu as besoin de repos.
- Excuse-moi, je ne voulais pas te crier dessus, papa, dit Harry en baissant les yeux. C'est juste que tout le monde s'agite autour de moi parce que j'ai mal digéré le repas et je ne suis pas habitué à autant de mouvements.
- Très bien. Allez, repose-toi. A moins que tu veuilles lire un peu ?
- Passe-moi la revue sur le Quidditch et ça ira. Merci.
Sirius posa le magazine sur la table de chevet de son fils et sortit. Il se rendit dans la petite chambre mitoyenne à la sienne et regarda un moment sa fille dormir. Il la prit délicatement dans ses bras et descendit. Manon se réveilla en douceur.
- Bonjour ma belle. On va aller se laver et après on mangera, qu'en penses-tu ? murmura-t-il en entrant dans la salle de bains.
Il se rappellerait à jamais le jour où Amélia lui avait annoncé qu'elle était enceinte ou encore la naissance de sa fille. Il n'aurait jamais imaginé être aussi heureux un jour. Aujourd'hui, il était marié et avait trois enfants après avoir adopté la nièce de sa femme et son filleul. Il adorait s'occuper de sa fille malgré des débuts compliqués. Heureusement que Molly Weasley et sa belle-sœur Sarah étaient présentes pour les aider, Amélia et lui.
Après avoir donné le bain de sa fille et l'avoir habillée, ils retournèrent au salon.
- Et voilà la plus belle, dit-il. Mmmh, ça sent bon.
- Pas touche, répliqua Amélia en souriant. Va te mettre à table, ce sera prêt dans deux minutes. Dobby !
L'elfe des Black apparut. Draco se figea. Il connaissait que trop bien Dobby, présent durant toute son enfance. Avant d'entrer au service de Sirius et sa famille, Dobby avait été l'elfe des Malefoy et le père de Draco l'avait traité comme un moins que rien. Quatre ans plus tôt, Harry avait aidé Dobby à se libérer. Quelques semaines auparavant, l'elfe avait accepté la demande de Sirius.
- La Maîtresse de Dobby veut-elle quelque chose ?
- Pourrais-tu apporter ce bol à…
- Pas la peine, je suis là, dit une voix provenant des escaliers.
Tout le monde tourna la tête vers l'étage où Harry descendait, souriant. Il n'avait pas encore retrouvé ses couleurs mais il semblait en meilleure forme. Draco le fit asseoir sur une chaise et l'embrassa tendrement.
- Vous êtes trop mignons tous les deux, sourit Amélia. Bien, Dobby, tu m'aides à servir ?
- Dobby serait ravi, Maîtresse Black.
Durant le repas, Draco raconta la proposition de Sirius.
- Ce serait génial ! Mais du coup, je ne saurais pas qui choisir entre mon père, ma sœur, mon petit-ami, ma mère et mon meilleur ami. Bon mon choix est fait, je serai pour Severus ! annonça Harry.
- Tu es horrible, Harry, se vexa faussement Draco. Même pas soutenu par la seule personne qui m'aime dans cette maison.
- Je serai pour toi si tu bats ton parrain, qui sait.
- Ça ne va pas être gagné, c'est lui qui m'a tout appris.
- Un proverbe moldu dit qu'un élève peut surpasser le maître. Prouve-le.
Draco regarda Harry qui souriait. Il détourna le regard pour manger.
- On en reparlera plus tard, lança-t-il.
.
Le lendemain, Harry se sentit mieux. Alors que Draco était en séance avec Fiona, Harry voletait sur son Éclair de Feu dans le jardin.
- Toi, tu t'ennuies, lança Susan en venant le voir.
- Je réfléchis, c'est tout. Je ne sais pas quel sujet aborder avec Fiona et ça me prend la tête.
- Ouh là, ce n'est peut-être pas le moment de t'ennuyer avec mes histoires.
Harry la regarda et sauta au sol, n'étant qu'à quelques centimètres du sol. Il prit son balai à la main et vint vers sa sœur.
- De quoi voulais-tu me parler ?
- Oublie, je ne veux pas…
- Ah non, on m'a dit de ne plus cacher ce que j'avais dans la tête, tu ne vas pas commencer à ton tour.
- Je suis amoureuse.
- C'est génial ! s'exclama Harry. Raconte-moi tout, où l'as-tu rencontré ?
- Ce n'est pas vraiment une rencontre mais nous nous sommes rapprochés durant la fête d'anniversaire d'Ernie.
- C'est tout récent alors !
- J'avais déjà quelques sentiments pour lui mais je ne savais pas s'ils étaient partagés, avoua Susan en rougissant.
- Quel est le problème alors ? Si vous vous aimez, il n'y en a pas !
- Tu risques de désapprouver en l'apprenant.
- Pourquoi désapprouverai-je ? s'étonna Harry.
Susan baissa la tête.
- Parce que je sors avec Ron.
Harry la regarda, stupéfait. Il n'avait jamais pensé que son meilleur ami et sa sœur avaient des sentiments l'un pour l'autre.
- Je… Je suis assez surpris. Je ne pensais pas que Ron pouvait être amoureux… Et comment t'en es-tu rendu compte ?
- Au début c'était un accident. J'ai trébuché et Ron m'a rattrapé pour éviter de tomber et nos lèvres se sont frôlées. Je me suis sauvée aussitôt tellement j'avais honte. Il m'a retrouvée quelques minutes plus tard et je me suis excusée. Il m'a caressé le visage et m'a embrassé doucement. Nous nous sommes parlés et nous avons fini par prendre la décision de sortir ensemble.
- Donc la lettre d'hier…
- N'était pas que pour parler des échecs, révéla Susan en souriant. Je l'avoue.
Harry lui prit les mains.
- Je sais que nous ne nous connaissons pas encore très très bien mais je tiens déjà à toi. Ron est mon meilleur ami et surtout mon premier ami en arrivant dans ce monde à part Hagrid et Hedwige. Je ne peux pas juger vos fréquentations. Si tu veux être avec lui, c'est ton droit, je n'interférerais pas dans votre relation. Je te souhaite d'être aussi heureuse avec Ron que je le suis avec Draco.
- Me… Merci, dit Susan en prenant son frère dans ses bras.
.
.
Pendant ce temps-là, Severus et Remus s'étaient rendus au Ministère pour mettre au point la commercialisation du remède contre la lycanthropie. Ils attendaient Amos Diggory qui avait été nommé récemment Directeur du Service de Régularisation des Créatures Magiques.
- Mr Lupin-Rogue ?
Ils se levèrent et entrèrent dans le bureau où se trouvait également Amélia.
- Je n'ai pas besoin de faire les présentations, je crois, dit Mr Diggory. Bien. Suite à votre demande, nous avons accordé le droit de commercialiser le remède. Dès le mois prochain, nous lancerons une campagne pour avertir les loups-garous de l'existence d'un remède. Bien sûr, nous n'allons pas l'accorder d'un simple coup de baguette. Ils devront remplir des conditions particulières.
- Mrs Black nous en a déjà parlés, mais je veux bien les réentendre, répondit Severus.
- Ils devront être obligatoirement inscrits sur le registre des loups-garous, attendre trois pleines lunes après l'enregistrement, faire des examens à Sainte-Mangouste et seulement ensuite nous établirons le processus de guérison, expliqua Mr Diggory.
- Pourquoi attendre trois pleines lunes ? demanda Remus, sceptique.
- Pour ceux qui voudraient accéder au remède, nous devons déterminer leur dangerosité avant d'entamer une quelconque démarche. C'est pourquoi le Ministère va mettre à disposition des loups-garous intéressés la potion Tue-Loup qui leur permettra, comme vous le savez, d'être inoffensifs. D'après certaines études menées depuis la création de cette potion, celle-ci aurait moins d'effets sur un loup-garou dangereux qu'un loup-garou « inoffensif ».
- Je comprends. Mais le remède ne devrait-il pas être adapté selon les cas ? demanda Remus à son mari.
- Marc et toi repoussiez votre nature, prendre un mois et demi de remède vous a permis de guérir rapidement. Je crains que ceux qui sont actifs les nuits de pleine lune soient plus longs à guérir ce qui serait normal. Ils ont adopté leur nature, ils ne font plus qu'un. S'ils veulent guérir, il leur faudra une certaine motivation, répondit Severus. Mais nous ne pourrons le savoir que si nous faisons un test sur un loup-garou actif.
- J'en ai justement un sous la main. Il m'a contacté par hibou la semaine dernière me demandant de le mettre en relation avec vous. Voici sa lettre. Pour le moment, je n'ai pas encore répondu, j'attendais de vous en faire part.
- Garreth Domson, lut Remus. J'en ai déjà entendu parler. Il protégerait les siens s'ils se trouvent en danger mais il n'attaquerait pas sans raison. Il vit dans un groupe de loups-garous situé au nord de l'Irlande. Je n'en sais pas plus. S'il a accepté sa nature, il est l'un des moins représentatifs de no… de leur espèce. S'il se porte volontaire, c'est qu'il a pris cette décision après une longue réflexion et des discussions avec les siens.
- Merci pour votre expertise. Vous ne voulez pas travailler pour nous ? lança Mr Diggory, amusé.
- Non merci. Mais je répondrai à vos questions avec plaisir, que ce soit par l'intermédiaire d'Amélia ou par lettre.
- Passons aux questions pratiques, intervint Amélia. Combien de temps vous faut-il pour préparer cette potion ?
- Pour une dose quotidienne pendant un mois, environ deux semaines. Si je dois en faire pour plusieurs personnes, je devrais réquisitionner plusieurs chaudrons et les ingrédients en grand nombre. Or l'achat de l'aconit est très réglementé.
- Nous avons tout prévu. Voici une ordonnance signée par Mr Diggory, le Ministre de la Magie et moi-même pour que vous puissiez vous approvisionner régulièrement. Nous avons également un accord avec l'apothicaire sur le Chemin de Traverse. Il vous réservera une certaine quantité à définir avec lui selon vos besoins par mois.
- Excusez-moi mais tout cela ne sera pas gratuit !
- Nous prenons tout en charge, le rassura Amélia. Nous disposons de bien plus de ressources que nous le pensions tous. Et ce remède est vraiment une occasion à ne pas manquer pour éradiquer les loups-garous. Quand vous aurez des quantités suffisantes, il faudra en procurer à Sainte Mangouste. Autant guérir les personnes mordues le plus rapidement possible. Nous craignons hélas que certains loups-garous comme Greyback attaquent plus régulièrement. Quand nous aurons éradiquer plus de 85 % des lycanthropes présents sur notre territoire, nous penserons à le commercialiser aux autres pays contre une rémunération plus ou moins importante. Nous n'allons pas demander la même somme pour la France que pour les États-Unis, le moyen de transport et la conservation de la potion seront des éléments déterminants. Mais nous verrons cela au moment voulu. Niveau rémunération, nous partirons sur une base de 50 Gallions pour un loup-garou et un mois de traitement. Qu'en pensez-vous ?
Severus et Remus se regardèrent, surpris.
- C'est… C'est énorme. Enfin, je veux dire… c'est bien plus que ce que j'espérais.
- Votre remède est une invention historique, c'est normal d'y mettre un prix pareil, expliqua Mr Diggory.
- Si tout le monde est d'accord, je veux bien, répondit Severus, surpris. Et qu'en serait-il si je prenais un deuxième potionniste avec moi ?
- Il toucherait 25 % de ce que vous gagnez pour un loup-garou par mois, répondit Amélia.
- Je pensais que vous ne vouliez pas confier la réalisation de votre remède à quelqu'un d'autre ?
- Laissez-moi vous expliquer. J'ai appris il y a quelques jours que mon mari et moi attendions un enfant. Je compte bien poursuivre la réalisation des potions le plus tard possible, mais si cela devait mettre mon enfant et moi en danger, je devrais m'arrêter. Or, je ne peux laisser un patient en plein milieu d'un traitement. C'est pourquoi je songe à m'associer avec celui qui prendra mon poste de Maître des Potions à Poudlard. Et cela ne serait le temps de ma grossesse. Après, si la collaboration se passe bien, je pourrai lui déléguer un peu plus le travail. Mais j'en garderai toujours le contrôle.
- Bien entendu, approuva Amélia. Tout est clair pour vous ?
- Affirmatif, dit Severus.
- Je mets tout ça par écrit et je passerai chez vous vous faire signer les contrats. Félicitations, Severus. Vous allez donner un énorme souffle à notre communauté magique.
- Je l'espère.
Remus embrassa tendrement son mari avant de partir.
- Qu'en penses-tu ? Ai-je bien fait d'accepter ? demanda Severus, inquiet.
- Tu assureras comme tu l'as toujours fait. Je serai toujours à tes côtés, à vos côtés.
- Je t'aime, répondit Severus en l'embrassant. Allons dire cette merveilleuse nouvelle à Sirius ! Il doit être chez lui si Amélia est ici.
- Bonne idée ! Allons voir si la maison a survécu à trois ados de seize ans, pouffa Remus.
Ils sortirent du Ministère et transplanèrent au Rêve d'été.
.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Visite désagréable"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
