Bonjour à toutes et à tous ^^
mimibou: Pour les noms des deux bébés, je les ai c'est bon mais je ne dirai rien XD Enfin il y aura des recherches sur les prénoms de la part de Severus, Remus, Draco et Harry, peut-être que le prénom sera dedans... XD Pour ce qui est des sentiments de Théo envers Draco, ils sont tout à fait amicaux, je me suis peut-être mal exprimée pour que tu aies pu croire cela ^^ Mais tu en sauras plus dans ce chapitre :) Comment oses-tu dire que Remus abuse à protéger Severus ? XD XD XD Bon j'avoue, il est hyper protecteur XD XD Ravie que le précédent chapitre t'ait plu en tout cas.
Je vous laisse avec le nouveau chapitre dont le titre est un peu... contradictoire XD
Bonne lecture ;)
Chapitre 19 : Rapprochements et éloignement
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23 septembre
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Alors que les autres joueurs sortaient du vestiaire, Harry attendait Ginny qui parlait avec Katie. Toutes deux étaient titulaires au poste de Poursuiveur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor.
- Tu rentres ? demanda Ron en passant devant lui.
- Non, je veux parler à Ginny.
- Si tu peux savoir pourquoi elle était d'humeur massacrante, ça me soulagerait, grimaça Ron. À tout à l'heure.
Harry hocha la tête tandis que Ron revenait vers le château. Il avait remarqué comme les autres joueurs que Ginny était loin d'avoir le sourire. Elle n'avait pas hésité à critiquer ses coéquipiers tout au long de l'entraînement. Bien sûr, c'était son rôle mais elle avait été un peu trop dans l'excès. Elle semblait parfois confuse, elle se contredisait souvent ce qui avait inquiété Harry. Ce dernier entra dans les vestiaires quand Katie eut fini et s'approcha de la Capitaine.
- Je peux te parler ?
- Si c'est au sujet de l'entraînement, ce n'est clairement pas le jour !
- Oui et non. Je ne t'ai jamais vue à fleur de peau comme ça. Qu'est-ce que tu as ? Tu as eu une mauvaise journée ? s'inquiéta Harry.
- Pas aujourd'hui, laissez-moi. Ron, Katie, toi…
- Sauf que tu peux tout me dire contrairement à Katie ou ton frère.
Ginny le regarda quelques secondes et lui relata sa mésaventure avec un Serpentard.
- Quand Dennis m'a donné son livre, je suis partie sans accorder le moindre mot à Zabini.
- Il est plutôt gentil. Un peu taquin mais gentil. Et serviable, observa Harry. Donc c'est juste à cause d'un livre que tu es en rogne ce soir ?
- Il n'y a pas que ça, admit Ginny, soudainement gênée. Depuis la petite réunion, je ne cesse de penser à notre différend. Je l'observe parfois dans la Grande Salle, je ne fais que penser à lui. Et quand on se parle, ça finit en dispute.
Harry s'assit sur un banc.
- Je comprends parfaitement. Et je pense que vous avez un point commun, tous les deux.
- J'aimerais bien savoir lequel, lança ironiquement Ginny.
- Vous êtes attirés l'un par l'autre. Il me l'a dit hier soir. Mais promis je ne lui dirais rien sur toi.
- Mais cela ne te dérange pas de dévoiler quelque chose sur l'un des meilleurs amis de ton petit-ami ?
- Il semble bien plus timide et réservé que toi donc je lui donne un coup de pouce. Et comme tu sembles être à des siècles de lui déclarer ta flamme…
- Je n'ai jamais dit que j'étais amoureuse de lui ! s'écria Ginny. Tu délires !
- Comme tu voudras. Excuse-moi, mais je dois me dépêcher. Je dois me rendre chez Remus et Severus en compagnie de Draco.
- Ta petite escapade chez les serpents hier soir n'est pas passée inaperçue ?
- On rentre et je te raconte tout ?
- Avec joie si tu me promets que tu ne me reparles pas de Zabini !
- C'est toi qui en parles, pas moi, lança Harry, un sourire aux lèvres.
Ils sortirent et Harry lui raconta sa soirée et sa matinée mouvementée.
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Une heure plus tard, Harry et Draco se rejoignirent pour se rendre chez leurs parrains. Ce fut Severus qui leur ouvrit.
- Entrez.
Ils se rendirent au salon où Remus corrigeait des copies. Visiblement, Severus en faisait autant avant de venir leur ouvrir.
- Comment allez-vous ? demanda Remus en souriant.
- Plutôt bien. Un peu fatigué par l'entraînement mais ça va, répondit Harry.
- Cela ira mieux quand on saura pourquoi nous sommes ici, rétorqua Draco.
- Asseyez-vous, proposa Severus en s'asseyant également. Si je vous ai demandés de venir, c'est pour mettre certaines choses au clair.
- Si ça concerne hier soir, c'était exceptionnel. C'était la première fois que nous étions libres tous les deux depuis le début de l'année et je sais que ce ne sera pas beaucoup le cas, se justifia Harry. Nous ne faisons rien de mal, j'ai prévenu Hermione et Ron était prêt à me remplacer en cas de besoin.
- Nous voyons que vous avez pensé à tout, observa Remus. Mais il n'empêche que nous étions dimanche et qu'il serait préférable que vous vous voyiez en semaine ou le week-end par exemple. Du moment que cela ne nuit pas à votre scolarité ni à vos devoirs de Préfet.
- Nous avons les mêmes devoirs que ce soit la scolarité, le fait que nous soyons Préfets ou que nous faisons partie de l'équipe de Quidditch de notre maison. Donc cela ne nous laisse pas beaucoup de temps non plus, objecta Draco.
- Nous voulions juste que ce soit clair entre nous. Si nous avons des remarques de vos professeurs, nous devrons sévir, déclara Severus. Nous vous faisons confiance et nous savons que vous n'en abuserez pas.
- Promis, dit le couple d'adolescents.
- Racontez-nous vos premières semaines. Nous nous voyons peu en dehors des cours, même le vendredi quand je viens dans la salle commune, je ne te vois presque pas, dit Remus à Harry.
- Parce que je sais que la salle commune est pleine à craquer et que j'ai des devoirs à faire donc je m'avance. Mais je viens quand même te voir, ne serait-ce que pour faire le rapport de la semaine.
- Je le sais bien mais tu me parais toujours pressé donc je m'interroge.
- Qu'est-ce que tu vas imaginer ? s'exclama Harry. Je t'assure que je m'enferme dans mon dortoir pour faire mes devoirs. Ils sont plus longs, plus difficiles donc c'est normal que j'y passe davantage de temps.
- D'ailleurs, certains sont vraiment trop longs, se plaignit Draco en regardant son parrain. Sérieux, soixante-dix centimètres ? Mais c'est clairement impossible ! Le seul devoir aussi long devait faire cinquante-cinq, peut-être soixante mais pas plus ! Et si ce n'était qu'en Potions, c'est partout ailleurs ! Nous avons peut-être plus de temps libre mais on passe davantage de temps sur les devoirs !
- Justement, les ASPIC demandent beaucoup plus de réflexion et de connaissances. Si nous demandons autant de longueur, c'est que c'est faisable, argumenta Remus. Mais je n'ai pas à me plaindre de vos copies, elles sont excellentes.
- Parle pour toi, bougonna Severus. Passer d'Optimal à Effort Exceptionnel moyen…
- Tu sais bien qu'il y a toujours une petite baisse en début d'année. Tu n'es pas content parce que parce qu'il s'agit de ton filleul et le mien. Tu ne dirais pas la même chose de Susan ou Daphné.
Severus hésita entre répondre ou se taire, il préféra l'ignorance ce qui fit sourire son mari.
- Samedi, Théo m'a dit que vous aviez rendez-vous pour le bébé aussi. Comment va-t-il ? demanda Draco, préférant changer de sujet.
Severus leur relata son rendez-vous avec la gynécomage.
- J'ai une question, intervint Harry. Avez-vous pensé à des prénoms pour votre fils ?
Le couple se regarda en souriant.
- Pas encore mais nous allons nous y pencher très bientôt, répondit Severus. Cela vous dirait de participer ?
- Vous êtes sérieux ? s'exclama Draco.
- Bien sûr. Vous êtes de la famille, nous vous considérons presque comme nos enfants. C'est normal que nous vous demandions vos avis, confirma Remus.
- Si nous cherchons chacun de notre côté, nous aurons des centaines de propositions, songea le jeune Serpentard. Ce serait mieux que vous fassiez chacun une liste de votre côté et nous verrons lequel nous convient le plus.
- Sage décision. Alors au travail, professeur Lupin, lança Severus.
- Bien sûr, répondit son mari ironiquement, j'ai quatre classes de plus que toi mais j'arriverai à faire une liste. Donnons-nous rendez-vous début décembre pour choisir.
- Je dirais plutôt après les vacances de Noël. Une fuite est vite arrivée.
- Dis tout de suite qu'on ne sait pas tenir nos langues ! s'écria Draco, outré.
- Vous ne voulez pas que papa et maman sachent avant la naissance ? se demanda Harry. Papa va t'en vouloir, Lunard.
- Il ne m'avait rien dit non plus pour Manon, répliqua Remus. Nous avons su deux mois après l'annonce de la grossesse de Lily comment tu allais t'appeler si c'était un garçon. Mais s'il nous demande, nous lui dirons que nous réfléchissons encore.
- D'accord, je ne dirai rien, c'est promis, jura Harry. Je suis désolé mais si je ne veux pas me prendre une retenue parce que je suis dans les couloirs après le couvre-feu, je dois y aller maintenant.
- Sage décision et je vais t'accompagner. Je dois aller chercher quelque chose dans mon bureau, j'y passerai en revenant, annonça Remus.
- Je suis assez grand et j'ai de quoi éviter les professeurs qui sont de ronde ce soir, se défendit Harry. Mais promis, je n'en abuse pas.
- Je l'espère bien. Allons-y. Si Sirius apprend que tu es en retenue et que je t'ai proposé de t'accompagner, il va m'envoyer une Beuglante.
- Il en serait capable, confirma Severus. Et moi je ramène mon filleul.
- Je n'ai pas sept étages à monter, juste un à descendre.
- Je préfère ne pas avoir un mot disant que tu as été pris dans les couloirs alors que ta salle commune n'est pas très loin. Allez, en route, messieurs.
Ils se levèrent et après s'être souhaité une bonne soirée, Draco et Harry suivirent chacun leur parrain. Remus s'arrêta au troisième étage pour aller prendre ses affaires, Harry restant dans la salle de classe. Après quelques minutes, le jeune Gryffondor entendit des voix.
- Je te dis que cette porte était fermée quand nous sommes passés, dit une voix fluette qu'Harry reconnut comme étant celle du professeur Flitwick.
Harry se figea. Il n'y avait aucune chance qu'il puisse se cacher quelque part ni partir. Il se dirigea vers le bureau de Remus dont la porte était fermée.
- Arrêtez-vous ! s'écria le professeur Flitwick alors que Harry s'apprêtait à frapper à la porte. Retournez-vous lentement.
Harry s'exécuta mais ne put distinguer le deuxième professeur, étant ébloui par la lumière provenant de leurs baguettes.
- Mr Black, que faîtes-vous ici ? s'étonna le professeur Sinistra qui enseignait l'astronomie.
- J'attends le professeur Lupin qui est allé dans son bureau chercher des affaires, d'après ce qu'il a dit, répondit Harry.
- Un lundi soir, à vingt-et-une heures trente ? s'étonna le professeur Flitwick.
- Le professeur Rogue nous a demandés, à Draco et moi, de venir les voir pour parler de notre couple. On s'est mis à discuter de choses et d'autres et nous n'avons pas vu l'heure passée. J'ai voulu rentrer avant le couvre-feu mais Re… le professeur Lupin a tenu à m'accompagner jusqu'à ma salle commune. On s'est arrêté ici et vous êtes arrivés pendant que je l'attendais.
- Je vois. Pouvez-vous prévenir le professeur Lupin de notre présence ? demanda le professeur Sinistra.
Harry hocha la tête, se retourna et frappa à la porte du bureau mais il n'obtint aucune réponse. Comme il habitait d'autres appartements, la sonnette en forme de lion avait été désactivée ce qu'il regretta. Harry recommença deux fois avant de s'avouer vaincu.
- Je ne comprends pas, dit Harry en se tournant vers les deux professeurs.
- Vous allez nous suivre jusqu'aux appartements du professeur Lupin afin de mettre cette affaire au clair, déclara le professeur Flitwick.
- Mais si le professeur Lupin arrive et qu'il ne me voit pas ? s'inquiéta Harry.
- Il rentrera à ses appartements ou le professeur Rogue confirmera ou non vos dires. En route.
Résigné, Harry baissa la tête et se dirigea vers ses professeurs. Il allait passer la porte pour sortir de la salle de classe quand une voix le retint.
- Harry ?
Soulagé, Harry se retourna, souriant. Remus vint vers eux et parut surpris de la présence de ses deux collègues.
- Bonsoir, Filius, bonsoir, Aurora. Oh, je suis désolé Harry, mais j'ai mis du temps à retrouver mon dossier dans mes anciens appartements.
- Cela explique pourquoi vous ne m'avez pas entendu frapper à la porte de votre bureau.
- En effet. Vous terminez votre ronde, je présume ? demanda Remus en s'adressant à ses collègues.
- Effectivement, répondit le professeur Sinistra. Nous nous demandions pourquoi la porte de ta salle de classe était ouverte alors qu'elle était fermée quand nous avons commencé notre ronde. Puis nous avons surpris Mr Black qui s'apprêtait à entrer dans ton bureau ou…
- Je voulais le prévenir que deux professeurs approchaient, se justifia le jeune Gryffondor en rougissant.
- Il a expliqué la situation et nous avons été un peu sceptiques vu que tu ne répondais pas. On s'apprêtait à aller jusqu'à tes appartements, continua le professeur Flitwick.
- Comme vous pouvez le voir, Harry dit bel et bien la vérité. Il se trouvait chez moi jusqu'à vingt-et-une heure, j'ai décidé de l'accompagner jusqu'à la Tour Gryffondor et nous avons fait une halte ici. Si vous le permettez, je vais effectivement aller au bout de mon engagement.
- Bien sûr, fais donc, dit précipitamment le professeur Sinistra. Bonne soirée.
Alors que les deux professeurs se dirigeaient vers les escaliers menant au deuxième étage, Remus et Harry prirent ceux menant à l'étage supérieur.
- Tu as eu chaud, lança Remus.
- Je commençais à désespérer en ne te voyant pas arriver. Mais je n'avais aucun souci à me faire, Severus aurait confirmé ma présence chez vous.
- Au moins cela nous aura appris deux choses : ne jamais vous inviter un soir en semaine à vingt heures ni d'aller faire une halte dans mon bureau en chemin.
Harry pouffa de rire. Dix minutes plus tard, ils arrivèrent devant le portrait de la Grosse Dame, qui laissa entrer l'élève de Gryffondor, après avoir salué son parrain. Il vit que ses amis l'attendaient.
- Tu es enfin là ! s'écria Hermione. Tu ne t'es pas fait prendre au moins ?
- Oui et non, avoua Harry en souriant avant de tout leur raconter.
- J'aurais bien aimé voir la tête de Rogue en te voyant arriver avec les professeurs Flitwick et Sinistra, rit Ron.
- Cela aurait été amusant, c'est sûr, pouffa Harry. Je vais chercher mes affaires de Défense Contre les Forces du Mal.
Il monta dans son dortoir et Seamus Finnigan l'interpella.
- Harry, on peut te poser une question ?
- Bien sûr. Il y a un problème ?
- Non, en fait c'est une question que pas mal d'élèves dans notre promotion se pose.
- Je n'en ai jamais entendu parler mais je veux bien que vous m'en parliez.
- Voilà, depuis le début du mois, Malefoy semble être assez proche de Nott et on se demandait ce que tu en pensais, expliqua Seamus.
- Ils sont amis, c'est normal qu'ils soient proches.
- Quand Nott était à l'infirmerie, Malefoy passait tout son temps libre avec lui. Tu ne trouves pas ça louche ? Il est en couple avec toi et il passe davantage de temps avec un autre gars.
- Parce qu'ils sont amis, j'ai confiance en Draco et Théo, je n'ai aucun problème avec ça. Si vous entendez ces rumeurs, ce serait gentil de les démentir.
Harry sortit du dortoir sur ces mots.
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Le lendemain matin, Remus indiqua à ses élèves de sixième année que c'était leur dernière semaine pour pratiquer le Charme du Bouclier. Comme la plupart des élèves savaient à présent l'exécuter, il leur demanda de lancer le sortilège en informulé. Les élèves se levèrent et commencèrent à choisir leur binôme.
- Théo, tu te mets avec nous ? demanda Draco, habitué à travailler avec Harry et Théo.
- Si tu veux, répondit ce dernier.
- Excusez-moi, est-ce que je peux me mettre avec l'un de vous ? demanda Dean Thomas.
Les trois garçons le regardèrent, surpris.
- Lavande a abandonné la Défense Contre les Forces du Mal, du coup je me retrouve seul.
- Mets-toi avec moi, proposa Théo.
Dean hocha la tête et tous deux s'éloignèrent un peu. Théo se mit en position d'attaque et lança un sortilège de Désarmement que Dean para sans prononcer le moindre mot. Il fut ravi de voir son adversaire avoir le même niveau que lui alors il enchaîna les sortilèges. Dean para les trois quarts puis ils échangèrent leurs places. Théo réussit à parer la plupart des sortilèges mais se prit un sortilège de Stupéfixion de plein fouet et fit un vol plané. Heureusement, il atterrit sur les coussins prévus à cet effet. Remus demanda à tout le monde d'arrêter de lancer des sorts puis alla voir Théo. Draco s'était lui aussi approché.
- Comment allez-vous, Théo ?
- Je suis désolé, s'excusa Dean.
- Ce n'est rien, je suis juste un peu sonné, répondit Théo en essayant de se relever.
- Non, attendez un peu, recommanda Remus. Si jamais vous vous sentez un peu nauséeux, je vous conseille d'aller à l'infirmerie.
- Je vais bien, je vous le promets, dit Théo en se redressant lentement.
Théo vit que Draco allait dire quelque chose et lui envoya un regard pour se taire. Ce n'était pas encore le moment pour annoncer sa grossesse à toute la classe. Draco alla rejoindre Harry et Remus recommença à faire le tour des élèves. Théo adressa un sourire à Dean et se prépara à se défendre. Dean jeta un sortilège de Stupéfixion et Théo le para facilement.
- N'aie pas peur de m'attaquer, lança Théo.
- Je le sais mais j'ai l'impression que Malefoy m'assassinerait s'il t'arrivait encore quelque chose, révéla Dean, mal à l'aise.
Théo regarda vers son ami qui fit semblant de se concentrer. Théo soupira.
- Ne fais pas attention à lui, dit-il. Reprenons.
Ils s'exercèrent encore vingt minutes avant que Remus les libère. En allant chercher ses affaires, Théo tituba ce qui alerta Dean.
- Théo, ça va ?
- Oui, oui, un léger vertige mais ça va mieux.
- Le professeur Lupin t'a dit d'aller à l'infirmerie si tu ne te sentais pas bien.
- Sauf que je vais très bien, répliqua Théo, gêné. Excuse-moi. Certains ont tendance à s'inquiéter un peu trop quand quelque chose m'arrive et ça m'agace.
- Je comprends. Mais s'ils tiennent à toi, c'est normal qu'ils s'inquiètent.
Théo haussa les épaules et prit ses affaires. Dean en fit autant et sortit avec le Serpentard. Ils rejoignirent donc Draco et Harry à la sortie de la salle de classe.
- Tu es pâle, Théo, remarqua Harry. Tu es sûr de ne pas vouloir aller à l'infirmerie ?
Théo hocha la tête avant de s'appuyer contre le mur, respirant profondément.
- Ce n'est pas normal, observa Dean. Je vais chercher le professeur Lupin.
Il entra dans la salle de classe alors que Théo se laissa glisser contre le mur. Remus apparut rapidement.
- Théo, est-ce que tout va bien ?
- J'ai des vertiges. Je pensais que ça passerait mais non.
- Je vais vous emmener à l'infirmerie. Draco, Harry, Dean, vous pouvez aller à votre prochain cours.
- Je veux rester, dirent d'une même voix Draco et Dean.
- Je suis son ami, objecta Draco. Et il est de ma maison !
- C'est à cause de moi s'il est comme ça, c'est à moi de veiller à ce qu'il aille bien ! répliqua Dean.
- Tu es tellement loin du compte, Thomas ! Ce n'est pas un petit sortilège de Stupéfixion qui l'a mis dans cet état !
- Stop, ordonna fermement Remus. Draco, Harry, allez en cours, Dean nous accompagnera.
- Mais professeur…, intervint Draco, surpris.
- C'est mon dernier mot, Draco. Dean, supportez Théo de l'autre côté. À jeudi, messieurs.
Puis Remus, Théo et Dean partirent, laissant Draco et Harry seuls dans le couloir. Ils décidèrent d'aller au premier étage où se trouvait la salle de Métamorphose.
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Un quart d'heure plus tard, Théo et Dean quittèrent l'infirmerie.
- Merci de m'avoir accompagné, remercia le Serpentard.
- Il n'y a pas de quoi. Mais je trouve étrange que tu sois aussi mal à cause d'un sortilège.
- J'ai une santé un peu fragile, c'est pour ça.
- Je n'imaginais pas que Malefoy puisse te couver autant. Vous êtes vraiment proches.
- Il y a eu pourtant des tensions entre nous mais c'est du passé. Je crois que sans lui, je m'écroulerai, avoua Théo. Mais il est juste un ami, je ne suis plus amou… enfin, c'est un ami.
Dean le regarda et essaya de dissimuler son sourire ce qui gêna encore plus Théo.
- Je suis désolé, je n'aurai jamais dû dire ça, s'excusa-t-il aussitôt.
- Ne le sois pas. Je n'ai pas à me mêler de ta vie sentimentale. À vrai dire, un de mes camarades de dortoir se posait des questions sur Malefoy et toi mais il est loin de s'imaginer que vous étiez déjà sortis ensemble. Et cela ne gêne pas Harry ? s'étonna Dean.
Théo ne sut pas quoi lui répondre. Il avait pensé que le Gryffondor allait prendre ses distances avec lui, qu'il cesserait de lui parler. Au contraire, il continuait la conversation comme si elle était normale.
- Non, répondit Théo. On s'entend bien maintenant.
- Mais je ne comprends pas. On croyait tous que Harry était le premier petit-ami de Malefoy. Ou il est sorti avec toi pendant qu'il était déjà avec Harry !
- J'ai été davantage un déclencheur pour Draco qu'un petit-ami. Il n'a jamais été amoureux de moi mais il l'est sincèrement de Harry, ça je peux t'en assurer. Mais pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
- Parce que quelques élèves de notre promotion ont bien vu que tu étais vraiment proche de Malefoy pour que cela soit seulement amical. Mais n'aie pas peur, je ne dirai rien à personne. Et cela me permet d'essayer de te connaître un peu plus.
Théo écarquilla les yeux, choqué, alors qu'ils arrivaient devant la salle de Métamorphose dont le cours avait déjà commencé depuis vingt minutes.
- On en rediscutera plus tard ? proposa Dean en frappant à la porte. Excusez-nous, professeur, j'accompagnais Théo à l'infirmerie.
- Je suis au courant, Mr Malefoy et Mr Black me l'ont dit. Asseyez-vous et vous prendrez les notes de vos camarades pour compléter le cours. Je m'entretiendrai cinq minutes avec vous à la fin du cours. Reprenons.
Ne voulant pas déranger leurs camarades, ils s'assirent à la dernière rangée. Théo en fut troublé. Il ne savait pas si c'était la discussion qu'il avait eu avec le Gryffondor ou le fait qu'il voulait faire connaissance. Avait-il des vues sur lui ? Imaginait-il tout cela ? Sûrement. Dean s'était montré gentil car il s'était senti responsable de ses vertiges. Mais l'infirmière les avait rassurés : c'était normal qu'il y ait des effets secondaires suite à un sortilège trop puissamment lancé. Théo avait également eu la confirmation que sa fille se portait bien, que le choc du sortilège n'avait eu aucun impact sur sa grossesse. Il fallait juste qu'il essaye de se ménager ce qui allait être un peu difficile en Défense Contre les Forces du Mal. Il devait juste se mettre en binôme avec Draco, Harry, Blaise ou Daphné. Mais si Lavande avait abandonné le cours, les élèves étaient désormais un nombre pair. Merlin que c'était compliqué. Au lieu de se triturer les méninges avec ce genre de questions, Théo porta toute son attention sur son nouveau professeur.
À la fin du cours, Théo et Dean s'approchèrent du bureau.
- Je ne vais pas vous retenir longtemps. Je voulais juste vous informer pour les devoirs à venir. Je donnerai un sujet le mardi et vous me le rendrez dix jours plus tard, le vendredi. J'accepterai un retard uniquement s'il est justifié. Le devoir sur table aura lieu le jeudi mais je vous le ferai savoir deux semaines plus tôt, afin que vous puissiez réviser correctement. La porte de mon bureau est toujours ouverte, n'hésitez pas à venir me voir si vous avez un quelconque problème. Bien, avez-vous le devoir que le professeur McGonagall vous a demandé de faire pour aujourd'hui ?
Les deux garçons le sortirent de leur sac.
- Merci, je pense que vous aurez la notation d'ici vendredi. Si vous n'avez pas d'autres questions, je souhaite m'entretenir seul à seul avec Mr Nott deux minutes.
Surpris, Dean salua son professeur et sortit. Théo, lui, n'était pas du tout surpris. Il connaissait la raison de ce « tête-à-tête ».
- Le professeur McGonagall m'a informé de votre grossesse. Elle m'a également dit que vous allez rencontrer quelques problèmes avec votre magie d'ici quelques semaines. Pas de panique, vous irez à votre rythme et je vous donnerai quelques cours particuliers quand vous reprendrez les cours après l'accouchement. Est-ce que tout est clair ?
- Oui, professeur.
- Bien, vous pouvez y aller.
- Au revoir, professeur.
Théo sortit et vit que ses amis l'avaient attendu. Il fut presque déçu de ne pas voir Dean.
- Comment allez-vous ? demanda Daphné.
- Bien, tout va parfaitement bien. Mrs Pomfresh m'a dit que c'était un des effets secondaires du sortilège de Désarmement. C'est rare mais ça peut arriver, notamment quand la personne touchée est enceinte. Pas de panique, je ferai attention les prochaines fois.
- Oui et bah tu ne te mettras pas avec Thomas ! Non mais quelle idée de te faire faire un …
Draco continua de parler dans le vide sans prononcer le moindre son. Théo vit Harry ranger sa baguette discrètement alors que Blaise et Pansy étouffaient leurs rires.
- Il va te le faire payer, dit Théo.
- Je le sais mais je crois que tu commences à te lasser d'être couvé par Draco. Et un peu de silence ne fait pas de mal, lança le Gryffondor.
- Tu vas me le payer, Black, répliqua Draco qui avait annulé l'enchantement sur lui-même. Comment as-tu osé…
- Pour que tout le monde sache le secret de Théo ? Bonne idée, répondit ironiquement Harry. Laisse-le respirer un peu. Et il n'a même pas été blessé. Fais-lui un peu confiance. Et Dean ne l'aurait jamais blessé volontairement.
- Si tu le dis, marmonna Draco.
Tout en parlant, ils étaient descendus au rez-de-chaussée et s'apprêtait à entrer dans la Grande Salle. Blaise, Pansy et Draco allèrent déjeuner alors que Théo retenait Harry.
- J'ai une petite question mais ne va pas t'imaginer quoique ce soit surtout. Et je comprendrais que tu ne veuilles pas me le dire.
- Dis toujours, j'aviserai ensuite.
- Sais-tu si Dean est gay ?
Harry le regarda, stupéfait. Il ne s'était clairement pas attendu à une telle question. Il savait que Théo comptait rompre avec Cédric lors de la première sortie à Pré-au-Lard mais il ne pensait pas que son ami allait avoir quelqu'un en vue assez vite.
- Pourquoi ? Y a-t-il eu quelque chose qui t'a fait penser que quelque chose était possible entre vous ?
- Je ne sais pas. Tout en parlant, je lui ai dit que j'étais gay et il n'a pas été surpris. Pire, il veut qu'on fasse connaissance.
- Cela ne coûte rien d'essayer. Je ne pense pas qu'il t'aurait dit ça comme ça. Il est assez discret en général. À toi de voir mais c'est un gars bien, lança Harry. Bon déjeuner.
Puis il entra dans la Grande Salle, laissant Théo encore plus perdu. Ce dernier ne savait plus quoi faire et cela l'effrayait. Il n'était pas prêt à recommencer une relation amoureuse, surtout dans son état et il n'avait même pas encore rompu officiellement avec Cédric. Mais il devait avouer que le Gryffondor n'était pas déplaisant à regarder.
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8 octobre
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Deux semaines s'étaient passées. Théo était toujours surveillé par ses amis même s'ils se faisaient de plus en plus discrets, Blaise et Ginny ne s'étaient pas reparlés depuis l'histoire du livre, Harry n'avait dormi qu'une seule nuit avec Draco dans son dortoir car les devoirs demandés par les professeurs étaient de plus en plus compliqués et nécessitaient de longues heures de recherches et de rédaction.
Du côté des élèves de cinquième année, Alice Chase continuait de se fondre dans le décor malgré quelques tentations. Dès qu'elle sentait qu'elle pouvait déraper, elle appelait l'elfe du professeur Rogue qui la ramenait dans ses appartements. Si ses camarades avaient été surpris de ce brusque départ la première fois, ils ne s'en inquiétaient plus les deux autres fois où cela s'était produit. Cependant, Alice ne pouvait ignorer parfois les commentaires de certains élèves, que ce soit dans les couloirs ou dans sa classe. Certains n'hésitaient pas à essayer de l'agresser pour la faire sortir de ses gonds mais elle tenait bon et les envoyait balader. Ses amis l'aidaient aussi beaucoup et elle leur en était reconnaissante. Il n'était pas rare qu'ils passent le reste de l'après-midi et la soirée dans les appartements avec Alice à faire leurs devoirs et bavarder.
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Ce soir-là, Théo n'était pas venu dîner ce qui avait inquiété Draco. Après avoir fini son repas, il était rentré immédiatement dans sa salle commune puis dans son dortoir. Il ne fut pas surpris de voir les rideaux du lit de Théo fermés.
- Théo, je peux te parler ?
- Mmh.
Draco entra dans l'espace privé de son ami qui était allongé sur le côté.
- Quelque chose ne va pas ?
- Tout va bien.
- Pourtant, cela ne se voit pas. Tu es rentré immédiatement en sortant du cours de Sortilèges, tu n'es pas venu dîner… Dis-moi ce qu'il ne va pas.
- Ce n'est rien de grave, laisse-moi tranquille.
- Certainement pas. Si je m'inquiète, imagine ce que doit penser Severus.
Théo se retourna et fit face à Draco qui s'assit à côté de lui.
- Tu lui en as parlé ? l'accusa-t-il, agacé. J'ai le droit de ne pas avoir envie de dîner, j'ai le droit de ne pas avoir le moral !
- Non, je n'ai pas eu besoin, il dînait avec Remus et le professeur Slughorn ce soir. Quand il m'a regardé, j'ai senti qu'il était inquiet de ne pas te voir.
- Excuse-moi. Je n'ai pas envie d'en parler, de toute manière.
- Est-ce que cela va s'arranger d'ici demain ? Je dis ça parce que ton estomac peut peut-être survivre à deux ou trois repas, mais pas le petit être qui vit en toi, remarqua Draco.
Théo sentit ses yeux s'embuer et ne put s'empêcher de se mettre à pleurer. Inquiet, Draco le prit dans ses bras.
- Toi, tu as bien besoin de réconfort. Si tu me disais ce qu'il se passe ?
Théo mit quelques minutes à rompre l'étreinte.
- Est-ce que je peux te répondre par une question ?
- Essaye toujours.
- Est-ce grave de tomber amoureux alors que je n'ai pas vraiment rompu avec Cédric ?
Draco fronça les sourcils ayant peur de bien comprendre. Théo déprimait-il parce qu'il est amoureux ?
- Bon d'accord, vous n'avez pas encore rompu officiellement mais tu as parfaitement le droit de retomber amoureux si tu es sûr de vouloir rompre. À moins que tu aies changé d'avis ?
- Non, non, je veux toujours rompre avec Cédric. D'ailleurs dans sa dernière lettre, il me dit qu'il doit me parler de quelque chose mais que cela ne se fait pas par lettre.
- Si tu n'es plus amoureux de Diggory, rien ne t'empêche de retomber amoureux. C'est ça le problème ?
Théo acquiesça silencieusement ce qui rendit perplexe Draco.
- Mais je ne comprends pas. Qu'est-ce qui te met dans cet état exactement ?
- Depuis bientôt deux semaines, j'essaie de l'éviter au maximum ne sachant pas quoi lui dire et il m'a envoyé un message pendant le cours de Sortilèges.
Théo sortit un parchemin froissé de sa poche.
- Il me donne rendez-vous près de la Grande Salle jeudi à huit heures. Il veut faire connaissance.
- C'est plutôt une bonne chose !
- Tu ne comprends pas ou tu le fais exprès ? s'énerva Théo.
- Calme-toi, je ne t'ai pas agressé, j'essaye juste de comprendre.
- Je ne peux pas me rapprocher d'un garçon alors que j'attends un enfant, Draco ! Que va-t-il penser de moi quand il le saura ? Il se sentira trahi que je ne lui ai rien dit avant, il va se poser mille questions à mon sujet et je ne suis clairement pas prêt d'y faire face !
Draco se sentit soudainement mal à l'aise. Il n'avait pas du tout pensé à cela. Il mit quelques secondes à répondre :
- S'il est vraiment amoureux de toi, ou du moins attiré, il devra faire avec. De toute manière, il n'aura pas le choix. Après si tu le juges digne de confiance, tu peux le lui annoncer.
- Tu es complètement malade ! Je ne sais même pas s'il est gay et il faudrait que je lui dise d'emblée que j'attends un enfant ? Non merci.
Ils entendirent la porte du dortoir s'ouvrir.
- Théo ? Draco ? Vous êtes là ? demanda Blaise.
Draco regarda Théo.
- Je te laisse, je suis sûr que tu feras le bon choix. Oh mais tu ne m'as pas dit qui…
- Théo, j'ai une lettre à te remettre du professeur Rogue, dit Blaise. Théo ?
Ce dernier soupira et ouvrit ses rideaux. Blaise s'avança vers lui et vit Draco.
- Ah d'accord, cela fait cinq minutes que je vous appelle et vous êtes ensemble. Si je ne savais pas qu'entre vous c'est de l'histoire ancienne, je me serai posé des questions.
- Que… QUOI ? s'écria Draco, choqué. Mais c'est complètement…
- Pas la peine de mentir, je lui ai tout révélé, avoua Théo. On parlait de sa désillusion amoureuse et j'ai laissé vaguement parler de notre relation.
Draco se sentit rougir. Blaise tendit la lettre à Théo qui l'ouvrit.
- Génial, il veut me voir après le cours de potions demain, marmonna-t-il.
- Tu risques de l'avoir sur le dos assez souvent. À l'avenir, essaye de ne pas sauter de repas, lança Draco en se levant. Et pour ce dont nous avons parlé, fais comme tu le sens. Mais s'il fait le premier pas, fais le second.
Théo hocha la tête et soupira. Il regarda sa montre et vit qu'il n'était que vingt heures. Il avait largement le temps d'aller grignoter quelque chose dans la Grande Salle, ce serait toujours mieux que d'avoir deux estomacs vides. Il se leva, mit sa robe de sorcier, prit sa baguette et sortit.
.
Le lendemain, après le cours de Potion, Théo attendit que ses camarades soient sortis du cachot pour aller voir son Directeur de Maison.
- Vous vouliez me voir, professeur ?
- En effet. J'ai été surpris de ne pas vous voir dans la Grande Salle hier soir. Et ce n'est pas la première fois.
- Je vais bien, professeur. Je suis souvent fatigué ou alors je n'ai pas faim du tout. Mais pour hier soir, je suis quand-même venu manger un peu.
- Un peu ? C'est un repas équilibré qu'il vous faut, pour vous et votre bébé. Si vous ne mangez pas assez, votre bébé ne grandira pas convenablement car il n'aura pas les nutriments qui sont essentiels pour un bon développement. Quand devez-vous voir l'infirmière pour un bilan mensuel ?
Théo baissa le regard. La gynécomage lui avait demandé de faire un bilan mensuel avec l'infirmière qui pourrait lui prescrire des potions adéquates en cas de besoin. Mais Théo n'y était jamais allé.
- Ce n'est pas pour vous embêter que je vous dis cela. Je passe aussi par-là et je sais que c'est perturbant. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à venir me voir.
- Promis.
- Bien, parlons un peu de ce rendez-vous. Il vous permettra non seulement de savoir si le bébé va bien, si vous allez bien mais aussi mesurer votre magie. Au bout d'un moment, elle va se mêler à celle de votre enfant et cela peut avoir des conséquences désastreuses. C'est pourquoi il faut la surveiller. Je sais que vous n'avez pas cours demain matin avant dix heures. Que dîtes-vous de neuf heures ? Cela vous laisse une petite heure pour vous reposer.
- Euh… oui, c'est parfait, dit Théo, mal à l'aise.
- Bien, je vous attendrai devant la porte de l'infirmerie. En tant que Directeur de Maison, je me dois d'être présent. Vous pouvez y aller, Mr Nott.
- Bonne soirée, professeur.
Théo sortit et tomba nez à nez avec Dean.
- Je ne savais pas si tu étais déjà sorti ou non. Je voulais savoir si pour demain matin, c'était d'accord ? Vu que je n'ai pas eu de réponse…
- Oh euh oui, huit heures, c'est ça ? J'y serai. Mais j'ai un rendez-vous à l'infirmerie à neuf heures donc on n'aura pas beaucoup de temps, prévint Théo.
- Pour un premier rencard, c'est suffisant non ?
Théo se sentit rougir comme une tomate. Il ne s'était pas attendu à une franchise pareille.
- Oui… oui… je crois, balbutia-t-il.
- Je te laisse. Et tu es mignon quand tu rougis. Bonne soirée, Théo.
Dean le laissa seul devant le cachot. Il ne sut pas pourquoi il allait faire ça mais Théo le rattrapa dans le Hall. Il ne se formalisa pas de l'endroit où il était et l'embrassa après qu'ils se soient regardés un moment dans les yeux. Il sentit une douce chaleur envahir son corps quand Dean approfondit leur baiser en l'enlaçant et trouva cela agréable. Ils durent mettre fin à leur baiser pour respirer.
- Je ne m'attendais pas à cela, murmura Dean.
- Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, excuse-moi. Je…
Dean le fit taire en déposant un simple baiser sur ses lèvres.
- Chut. Tu ne m'y as pas forcé et j'avoue en avoir profité un peu. Je ne savais pas si tu partageais les mêmes sentiments et je pense être rassuré.
- Et si on allait près du Lac ? Il fait encore bon en cette période et on n'a qu'à avancer notre rendez-vous de demain à maintenant, qu'en dis-tu ? proposa Théo.
- C'est une excellente idée.
Dean prit la main de Théo et entrelaça leurs doigts. Se sentant pleinement heureux en cet instant, Théo resserra sa main et les deux sorciers sortirent. Théo passa un agréable moment avec Dean et ils parlèrent principalement d'eux. Le Serpentard préféra se taire sur sa grossesse afin de ne pas briser ce premier tête-à-tête avec le Gryffondor. Il avait l'intime conviction qu'il pouvait faire confiance à Dean mais préférait attendre un peu avant de lui révéler son secret.
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Voilà pour ce chapitre. Qu'en avez-vous pensé? Plusieurs persos sont déjà en couple mais il en reste un qui est encore célibataire: Hermione. Même si j'ai déjà des idées de couple pour elle, avec qui la verriez-vous dans cette fic ? Un garçon ? Une fille ? Les deux ? XD
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Amour, rupture et déclaration"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
