Bonjour à toutes et à tous ^^
Merci pour vos reviews (j'ai réédité car je n'avais pas eu les notifs des reviews dans ma boite mail et je n'ai pas pensé à regarder, toutes mes excuses ^^)
Discret: Ravie que l'histoire te plaise. Tes choix sont très intéressants, je l'avoue. Tu verras dans les prochains chapitres avec qui Hermione va sortir :) Tout ce que je peux te dire, c'est que cette histoire va durer un moment :)
mimibou: Ravie que le chapitre précédent t'ait plu. Cédric et Théo étaient sur la même longueur d'onde concernant leur rupture, il y avait juste la grossesse que Théo ne voulait pas dissimuler.
Voici un nouveau chapitre :)
Bonne lecture ;)
Chapitre 21 : Conflit professoral
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28 octobre
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- Je vous rappelle que le devoir est à rendre vendredi et qu'aucun retard ne sera toléré sans raison valable, rappela Remus. Vous pouvez y aller. Miss Weasley, Miss Chase, venez me voir s'il vous plaît.
Remus n'appelait généralement pas ses élèves par leur nom de famille mais quand il s'agissait d'autorité, il n'hésitait pas. Durant les deux heures qui venaient de se dérouler avec les élèves de cinquième année, il avait dû stopper les bavardages des deux jeunes filles à cinq reprises. Il les vit s'avancer vers le bureau et remarqua qu'Alice semblait davantage mal à l'aise que son amie qui la soutenait du regard. Il comprit facilement qu'il y avait des tensions entre les deux amies car en deux ans d'enseignement, il ne les avait jamais convoquées. Quand le dernier élève fut sorti, Remus utilisa sa baguette pour fermer la porte.
- Puis-je savoir pourquoi vous continuiez de discuter alors que je vous ai stoppées toutes les deux à plusieurs reprises ? demanda-t-il.
- J'essayais de…,
- Ginny, non ! siffla Alice. Ne te mêle pas de ça, c'est mon problème !
- Justement ! Tu ne peux pas le résoudre seule ! Alors laisse-nous t'aider !
- J'ai dit non !
- Stop, dit fermement Remus, sentant que l'élève de Poufsouffle commençait à perdre son calme. Alice, si tu as des problèmes, tu peux en parler au professeur Chourave qui viendra en parler au professeur Rogue si elle ne peut pas le régler elle-même.
- Bien sûr, autant en parler au professeur Binns, lança ironiquement Ginny alors que son amie la fusillait du regard.
- Que voulez-vous dire ? demanda Remus.
- Ginny, pitié, ne t'en mêle pas ! la supplia Alice. Si tu es mon amie…
- Justement, je le fais car tu es mon amie !
- Très bien. Nefli !
Remus fut surpris que son elfe apparaisse et disparaisse aussi rapidement avec son élève sans qu'il n'ait pu dire un mot. Au moins, si Alice était en danger, elle pouvait fuir très rapidement.
- Je suis désolée, professeur, dit Ginny. Je pensais pouvoir la convaincre de vous en parler mais je me suis trompée.
- Y a-t-il un problème avec le professeur Chourave ? demanda Remus.
Ginny ne répondit pas, hésitante à dire la vérité. Remus n'eut pas besoin d'en savoir davantage : l'aversion de sa collègue envers son élève était encore présente. Il ignorait cependant les conséquences.
- Ginny, je vais vous poser une question, une seule et je vous demanderai de me répondre honnêtement. Est-ce qu'Alice suit ses cours de Botanique ?
- En quelque sorte, répondit évasivement l'élève de Gryffondor.
- Merci. Je vais m'occuper de ce problème. Vous avez bien fait d'essayer de convaincre votre amie mais essayez de ne pas discuter pendant les cours.
- Oui, professeur. Bonne fin de journée.
Ginny alla à la table qu'elle avait occupée et prit son sac avant de quitter la salle. Remus soupira. Il regarda l'heure et vit qu'il lui restait cinq minutes avant son cours avec les élèves de septième année. Il invoqua son Patronus et l'envoya vers Severus, chargé d'un message.
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Les deux dernières heures avaient été longues pour Severus. Au début du cours avec les élèves de sixième année, il avait soutenu Mr Nott lors de l'annonce de sa grossesse et avait dû énumérer les sanctions qu'encouraient les personnes qui s'en prendraient physiquement ou moralement à leur camarade et des conséquences que cela pourrait engendrer. S'il n'y avait que ça, Severus aurait été plus calme mais il était tellement tendu qu'il préférait rester à sa place et attendait impatiemment la fin de son cours. C'était bien la première fois qu'il avait hâte de terminer un cours. Heureusement, aujourd'hui, les élèves étaient penchés sur la fabrication d'une potion. Il les surveillait depuis son bureau, devant garder une certaine distance en raison de sa grossesse. Il avait reçu un Patronus de Remus juste avant pour lui dire qu'il devait lui parler de Miss Chase. Cela l'avait inquiété car le ton dans la voix de Remus avait été sec et dur. Que s'était-il passé pour que son mari soit dans cet état ?
La sonnerie sonna et les élèves gelèrent leur préparation qu'ils reprendraient mercredi. Ils prélevèrent cependant un échantillon pour le donner à Severus. Quand le dernier élève sortit du cachot, Severus rangea ses affaires et rentra rapidement dans ses appartements au moment où Remus arrivait par la cheminée.
- Que se passe-t-il ? Tu vas bien ? Il s'est passé quelque chose dans ton cours ?
- Calme-toi. Je vais bien et aucun élève n'a été blessé.
- Je ne comprends pas alors, dit Severus, perdu. Tu me dis que c'est urgent, que c'est grave et tout va bien ?
- Je me suis mal exprimé. Il s'agit de la scolarité d'Alice Chase. Je sais que je ne suis que Directeur de la Maison Gryffondor mais j'aimerai jeter un œil au dossier d'Alice.
Severus ne s'était pas attendu à cela. C'était contre le règlement et Remus le savait. Seuls la Directrice et le Directeur-Adjoint avaient accès à tous les dossiers scolaires, peu importe la maison.
- Je suis désolé, Remus mais je ne peux pas te laisser faire cela.
- Severus, c'est l'avenir d'une élève qui est en danger !
- Je ne peux pas te laisser le consulter mais je peux regarder ce qui te tracasse ?
Remus soupira.
- Je veux m'assurer qu'Alice ait les notes à ses devoirs et ses exercices en Botanique. Et compare-les à celles de Luna Lovegood.
- Très bien, je regarde ça.
Severus se dirigea vers son armoire, la déverrouilla et prit le dossier des élèves de cinquième année. Il extirpa le dossier de Miss Chase chez les Poufsouffle et Miss Lovegood chez les Serdaigle. Il compara les notes demandées par son mari. Tout lui semblait normal.
- Je n'ai rien à signaler. Leur niveau est le même que l'année précédente. Peux-tu m'expliquer pourquoi tu demandes les notes de deux élèves qui ne sont ni à Gryffondor ni à Serpentard et dans une matière précise ? Y a-t-il un problème avec Pomona ?
- Je n'en sais rien, justement. Je viens de regarder les notes de Ginny Weasley et Colin Crivey mais il n'y a aucune différence. Ni avec les autres Gryffondor. Je mettrai ma main à couper qu'il y a un problème en Botanique mais je n'ai aucune preuve et aucun témoignage fiable.
- Si tu me racontais depuis le début ?
- J'ai eu cours avec les élèves de cinquième année de treize heures à quinze heures. En deux heures, j'ai repris cinq fois Alice et Ginny car elles discutaient. Je les ai convoquées à la fin du cours et elles se disputaient à moitié quand elles sont venues vers mon bureau. Alice ne voulait pas que Ginny me parle et d'après le peu d'informations qu'elles me donnaient, j'ai cru comprendre qu'il y avait un problème avec Pomona. Alice était tellement contre le fait de m'en parler qu'elle a appelé Nefli pour fuir. J'ai essayé d'obtenir de plus amples informations auprès de Ginny mais elle s'est renfermée. Je lui ai demandé si son amie suivait les cours de Botanique et elle m'a répondu « en quelque sorte ». Je sais que Pomona était contre mais je pensais que cela lui était passée.
- Moi aussi. Pourtant, elle n'a jamais mentionné de problèmes lors des réunions mensuelles. Nous en avons une samedi matin vu que le match est l'après-midi.
- Une semaine à attendre, ça va être long. Si Alice ne suit aucun cours depuis le début de l'année, comment peut-elle avoir des notes et espérer passer son BUSE de Botanique ? s'alarma Remus.
- Attends, ne me dis pas que tu penses que Pomona trafique les notes de Miss Chase ? s'écria Severus.
- Je n'ai pas dit ça.
Severus soutenait le regard de son mari et sut qu'il le pensait mais n'ayant aucune preuve, il ne pouvait porter des accusations.
- Remus, je te demanderais juste de ne pas t'en mêler avant samedi. Tu en as fait bien plus que tu ne le devais. Tu m'as mis au courant, c'est à moi de m'en occuper. Promets-moi de me laisser faire !
- Promis, soupira Remus.
Severus vint l'embrasser puis rangea les dossiers. Après avoir parlé de leur journée, ils se mirent à corriger leurs copies mais Severus était ailleurs. La situation de Miss Chase le préoccupait. Si Remus disait vrai, il y aurait un conflit entre Pomona et eux. Et s'il y avait conflit, il fallait à tout prix que cela ne se répercute pas sur les élèves et il en doutait fort.
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30 octobre
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Remus tournait en rond dans ses appartements. Severus faisait une ronde avec Sibylle et Remus avait les yeux rivés sur la porte d'entrée. Il avait jeté un œil sur l'emploi du temps des élèves de cinquième année et savait qu'ils avaient eu Botanique ce jour. Cela signifiait donc qu'Alice devait être en ce moment-même avec Pomona. Remus avait envie de prendre sa cape et d'aller jeter un œil dans les serres mais il avait promis à Severus de ne pas s'en mêler. Il alla dans le salon et prit ses copies concernant les élèves de sixième année. Alors qu'il notait le devoir de Padma Patil, il entendit des bruits à la fenêtre du salon. Remus tendit la tête et vit Hedwige. Il alla ouvrir et la chouette blanche alla se poser sur le dossier de sa chaise.
- Bonsoir, ma belle. Que viens-tu faire ici ? demanda-t-il en la caressant.
Le volatile hulula et brandit une de ses pattes. Remus sourit et détacha le petit parchemin qui s'y trouvait. Une fleur s'en échappa. Intrigué, Remus prit le parchemin et le lut.
Remus, je ne sais pas si Severus est au courant et je ne veux pas être la cause d'une scène de ménage alors je me suis débrouillé pour te faire parvenir ce que tu demandais. Cela m'a pris du temps et j'ai dû demander de l'aide à Hermione sans lui en dire trop. Elle pense que je veux envoyer des mots doux à Draco pendant les cours. Bien que je n'ai pas démenti, je te jure que ce n'est pas mon intention. Je ne sais même pas comment j'ai pu transformer la Carte en lys. Bonne soirée, Harry.
Remus sourit et regarda le lys rouge. Il sortit sa baguette et murmura Revelio. La fleur disparut instantanément révélant ainsi la Carte du Maraudeur.
- Merci ma belle, je féliciterai Harry pour son magnifique travail. Je ne vais pas t'empêcher d'aller voler par ce temps merveilleux.
Hedwige hulula de plaisir, mordilla le doigt de Remus puis s'envola. Remus actionna la carte et regarda le parc puis les serres. Il n'y vit que deux personnes : Ginny et Alice. Ainsi la jeune fille allait bien en Botanique mais pourquoi Ginny se trouvait-elle avec elle ? Et où était Pomona ? Il laissa ses copies de côté et alla prendre sa cape. Il prit sa baguette et sortit de ses appartements. Il savait que Severus serait furieux contre lui mais il ne voulait pas que deux élèves, dont une de sa maison, courent un danger sans surveillance. Il sortit du château et alluma sa baguette pour s'éclairer. Il fit en sorte de ne pas être vu et quand il vit se dessiner les contours des serres de Botanique, il éteignit sa baguette et se désillusionna. Ayant pris la Carte avec lui, il vit que les deux filles étaient toujours dans la serre numéro deux. Il s'approcha et scruta l'intérieur de la pièce. Il chercha Pomona du regard mais il ne la vit pas. Il attendit cinq minutes puis dix puis quinze mais Pomona restait absente. Les deux filles ne semblaient pas s'en inquiéter ce qui l'intrigua encore plus. Depuis quand cela durait-il ? Pourquoi personne ne lui en avait parlé ? Il battit en retraite, annula l'enchantement et appela Nefli. Il lui demanda de ne pas répondre à l'appel d'Alice si elle en avait recours ce soir. Une fois l'elfe parti, Remus se dirigea vers les serres, cette fois-ci baguette en avant et allumée. Il savait que les filles allaient le voir et il n'y avait qu'une seule issue. Elles ne pourraient pas s'échapper. Tout en s'approchant, il les vit se tendre puis parler. Visiblement, elles se disputaient car le son de leurs voix parvenait à Remus. Ce dernier entra dans la serre et les deux filles se turent.
- Qu'est-ce que vous faîtes là ? lança furieusement Alice. Pourquoi Nefli ne répond-il plus ?
- Calmez-vous, demanda fermement Remus. Je ne vous veux aucun mal. Je veux juste des réponses.
- Vous pouvez toujours attendre ! Je ne dirai rien !
- Préférez-vous que je demande au professeur Rogue ou au professeur McGonagall de vous convoquer ainsi que vos amis, quelques élèves de votre classe et le professeur Chourave ? Ce sera plus officiel. À vous de choisir.
- Que voulez-vous savoir ?
- Ce qu'il se passe ici. Pourquoi êtes-vous toutes les deux sans surveillance ? Où est le professeur Chourave ? Est-ce la première fois ?
Ginny regarda son amie qui avait les larmes aux yeux puis son directeur de maison.
- C'est comme ça depuis qu'Alice a repris les cours. Durant les deux premières semaines, Alice ne disait rien mais Colin, Luna et moi voyions bien qu'il y avait un problème. Nous avons alors suivi Alice un soir où nous avions eu Botanique et nous avons découvert qu'elle était seule dans la serre. C'était Luna ce soir-là. Elle a convaincu Alice de tout nous dire. Lors du cours suivant, nous avons pris la parole en plein cours pour dire que tant qu'Alice n'aurait pas de vrais cours, nous ne viendrions plus la journée mais qu'on viendrait le soir. Quelques élèves ont été choqués et après le cours, ils nous ont demandés des détails. C'est comme ça que nous nous relayons. Nous sommes une dizaine. Il y a trois Gryffondor, cinq Poufsouffle et deux Serdaigle. Généralement nous sommes deux mais Luna a eu un empêchement ce soir.
- Et comment se passent les… cours ? demanda Remus, choqué par ces révélations.
Les deux filles se regardèrent, gênées. Remus essaya de garder son calme. C'était pire de ce qu'il avait pensé. Soit Pomona les mettait délibérément en danger, soit elles se débrouillaient pour avoir les cours et savoir comment effectuer l'exercice. Dans les deux cas, c'était inadmissible.
- Ginny, mettez-moi les noms de vos camarades sur un parchemin s'il vous plaît. Puis vous rentrerez. Je ne veux plus vous voir le soir dans cette serre avant que cette histoire soit terminée ! Et croyez-moi, je le saurai.
Ginny prit sa plume et écrivit les noms de ses camarades. Puis Remus les raccompagna, l'une vers les appartements, la seconde jusqu'à sa salle commune. Il n'avait pas prononcé le moindre mot et sentait qu'il y avait de la tension entre eux. Alors qu'ils atteignaient le sixième étage, Remus décida de rompre le silence.
- Je ne vous en veux pas d'avoir voulu aider votre camarade, c'est même tout à votre honneur. Mais vous n'auriez jamais dû faire cela. Vous vous mettez en danger inutilement. Vous auriez dû en parler avec un professeur plus tôt.
- Nous le voulions mais Alice était vraiment réfractaire. Elle ne voulait pas sortir au début. Cela ne fait que trois semaines que nous sortons le mercredi soir.
- Pardon ? Un cours sur trois ? D'ailleurs, comment faîtes-vous pour ne pas vous faire prendre, nom d'une chouette ?
Ginny détourna le regard. Remus eut un doute.
- Par le plus grand des hasards, est-ce qu'un élève de sixième année vous aurait aidé ?
La jeune fille ne put s'empêcher de rougir.
- Ne vous inquiétez pas, je ne le sermonnerai pas. Donnez-la-moi, je la rendrai à son propriétaire. Vous lui direz de venir me voir après votre entraînement demain. Il n'y a aucun problème à ce niveau ?
- Aucun, répondit vivement Ginny, heureuse de changer de sujet. L'équipe est vraiment super et nous sommes prêts pour samedi.
- Je suis heureux. Nous y voilà.
Après avoir bataillé pour réveiller le portrait de la Grosse Dame, Remus descendit les étages après que Ginny soit entrée dans la salle commune. Il entra doucement dans les appartements, ne voulant pas réveiller Severus au cas où il dormirait. Au contraire, son mari était encore éveillé. Quand Remus ouvrit la porte, les appartements étaient plongés dans le noir et une lumière vive jaillit soudainement.
- Éteins-moi cette lumière, tu me brûles les yeux ! s'exclama Remus.
Il se retrouva dans le noir quelques secondes avant que les lumières ne soient rallumées par magie. Severus se tenait face à lui, furieux.
- Où étais-tu ? Non, ne me le dis pas, cela vaudrait mieux, répliqua furieusement Severus. Je t'avais demandé de ne pas t'en mêler ! Tu me l'as même promis ! Mais tu es borné, tu ne peux t'empêcher de te mêler de ce qui ne te regarde pas !
- Tu peux arrêter de beugler !
- Je crie si j'en ai envie ! Si jamais Pomona se plaint de toi, je ne pourrai pas te couvrir !
Remus éclata de rire, les nerfs ayant lâchés. Il avait réussi à se maîtriser face aux deux élèves mais devant son mari, il n'y arrivait pas. Il voulait bien se faire engueuler pour ne pas avoir tenu sa promesse mais pas d'impliquer leur collègue.
- Excuse-moi mais… si Pomona se plaint de moi, elle sera bien reçue, répondit sèchement Remus après s'être repris.
- Comment ça ?
Remus lui relata ce qu'il s'était passé. Il vit de l'effarement, de la colère, de l'incompréhension dans le regard de son mari qui dût s'asseoir.
- C'est inimaginable ! Et leurs notes s'ils ne viennent plus en cours ? Pourquoi n'a-t-elle rien dit pendant les réunions ?
- Je ne pense pas qu'elle allait clamer haut et fort qu'elle refusait de faire des efforts. Mais je n'ai pas poussé la conversation jusqu'aux notes, j'étais déjà assez choqué comme ça. Sauf que je ne sais pas quoi faire.
- Toi, tu ne fais rien. Quand je dis rien, c'est RIEN. C'est à moi de m'en charger. Je vais d'abord essayer de récolter un maximum d'informations d'ici samedi. Ensuite j'irai la voir après la réunion. Si elle ne veut pas changer d'avis, je n'aurai pas d'autre choix que d'en référer à Minerva ce que je veux éviter à tout prix. Il faut qu'il y ait le moins de répercussions sur les élèves.
- Je suis d'accord, répondit Remus. Oh, voici la liste des élèves qui aident Alice. Je ne sais pas trop comment ils s'organisent mais ils sont déterminés à aider leur camarade.
- Je verrai ça demain. J'ai une heure avec eux demain, je pense que je la sacrifierai pour leur parler. Ils ne sont pas en retard sur le programme donc ça devrait aller.
- J'espère qu'ils parleront, songea Remus.
- Pourquoi as-tu la cape de Harry ? demanda soudainement Severus en voyant la cape argentée posée sur le dos d'une chaise.
- Comment Ginny aurait-elle pu passer inaperçue ?
Severus hocha la tête, comprenant que Harry avait eu un rôle minime dans cette affaire. Fatigués, ils ne tardèrent pas à aller se coucher malgré leurs esprits préoccupés.
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31 octobre
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Severus arriva dans le cachot où il donnait ses cours quelques minutes avant la sonnerie. Les élèves de cinquième année ne tardèrent pas à arriver. Il remarqua l'absence de Miss Chase ce qui le surprit. Il alla à son bureau et le silence s'installa.
- Savez-vous pourquoi votre camarade est absente ? demanda-t-il. Miss Lovegood ?
- Elle ne se sentait pas très bien, nous n'avons pas insisté. Je serai venue vous voir à la fin de l'heure.
- C'est trop aimable à vous, rétorqua Severus. Dommage qu'il faille qu'un de vos professeurs se rende compte d'un problème pour intervenir ! Au cas où l'information ne serait pas passée entre vous depuis ce matin, je suis au courant des problèmes entre le professeur Chourave et Miss Chase. Je connais uniquement quelques détails, j'estime que cela concerne tout le monde. Une dizaine d'élèves se relaient pour s'exercer avec Miss Chase dans les serres le soir, quand la nuit est tombée. Bien sûr sans la présence d'un adulte. Ce que je ne comprends pas est comment peuvent-ils être notés comme n'importe quel élève s'ils n'assistent pas aux cours durant la journée ? Avez-vous oublié qu'un examen important vous attend à la fin de l'année ?
- C'est pour cela qu'on aide Alice, répondit Violet Patel, une élève de Poufsouffle qui se trouvait sur la liste qu'avait remise Remus à Severus. Je sais que nous nous sommes montrés méfiants au début de l'année mais quand Alice a commencé à suivre de nouveau les cours, nous avons bien vu qu'elle était toujours la même. Enfin presque. Quand Ginny, Luna et Colin se sont montés contre le professeur Chourave, nous avons discuté entre nous et nous avons décidé de lui apporter notre soutien. Je sais que le professeur Lupin vous a remis une liste de noms. Ce sont ceux qui se sont montrés volontaires pour accompagner Alice le soir. Le jour, ils ne viennent pas en cours mais nous nous concertons pour leur donner le cours. Ainsi ils peuvent l'appliquer le soir pour la pratique ou le donner à Alice pour qu'elle le recopie. Hier soir, ce n'était que la troisième fois que nous nous rendions dans les serres. Nous prenons vraiment toutes les précautions pour ne pas être blessées. Ginny a obtenu des conseils d'un élève de sixième année pour assurer notre sécurité.
- Et les notes ? demanda Severus.
- Pour la pratique, nous laissons un échantillon et une lettre sur l'établi dans la serre. Elle ne nous a jamais rien dit, du moment où nous faisions le travail, nous pensions que c'était la bonne chose à faire. Pour les devoirs, Alice nous donnait le sien et nous le donnions au cours suivant au professeur Chourave.
Severus était estomaqué devant toutes ces révélations. Il s'était montré inquiet quand Miss Chase avait été en grande partie agressée par des élèves de sa classe lors de sa première sortie avec ses amis, puis quand il l'avait vue en retrait alors qu'elle semblait populaire dans sa classe les années précédentes. Mais jamais il n'y avait eu d'inquiétudes à avoir : il semblait que tous les élèves souhaitaient l'aider. Ce qui l'étonnait encore plus était que personne ne semblait contre le fait de tout lui dire.
- Est-ce que quelqu'un est contre le fait de l'aider ? N'ayez crainte, je ne vous sanctionnerai pas.
Il attendit plusieurs minutes mais aucune main ne se leva. Anna Craig, une élève de Serpentard, se leva.
- Alice est dans notre classe depuis la première année. Malgré sa condition, elle reste une élève comme les autres, tous les professeurs nous l'ont dit au début de l'année et les directeurs de maison à certains d'entre nous ensuite, dont je faisais partie. Je souhaite encore m'excuser pour mon comportement, c'était ignoble de ma part. J'ai discuté ensuite avec Alice quand elle est revenue en cours et j'ai complètement changé d'avis. Elle n'a jamais été aussi populaire dans la promotion. Je sais que vous aviez donné l'autorisation d'user de la magie dans les couloirs qu'à une poignée d'entre nous mais il n'est pas rare d'entendre des remarques et des cris ensuite et de voir l'un d'entre nous ranger sa baguette et rire. Nous faisons tout pour qu'elle s'intègre et cela semble fonctionner. Du moins, en grande partie.
- Merci, Miss Craig. Je vous remercie tous de votre soutien. Maintenant, je voudrais savoir dans les moindres détails ce qu'il s'est passé durant ce cours où vos camarades se sont heurtés à votre professeur.
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Quand Severus mit fin au cours, il était tremblant. Tremblant de colère contre sa collègue. Abandonner l'éducation d'une élève était une chose mais une élève de sa propre maison ? Severus trouvait ce comportement inacceptable. Il devait se calmer mais cette histoire lui prenait la tête. Vu qu'il avait terminé sa journée, n'ayant eu que les élèves de cinquième année ce jour-là, il décida d'aller voir sa collègue. Il devait régler ce conflit et s'il fallait passer par Minerva, il le ferait. Il était seize heures et savait que Pomona aussi avait terminé sa journée. Il quitta donc le château et se dirigea vers les serres. Pomona semblait étonnée de sa visite.
- Que me vaut ta visite, Severus ? Un problème avec un de mes élèves ?
Severus la regarda, choqué.
- Oui, en effet, répondit-il froidement.
- Ouh là, quand tu prends cet air menaçant, c'est que tu es en colère. Dans ton état, ce…
- Je ne suis pas venu te voir pour parler de ma santé. Je viens te voir pour savoir exactement ce qu'il se passe dans ces serres la nuit !
Pomona poussa un soupir et l'invita dans son bureau.
- Je m'attendais à cette confrontation, avoua-t-elle. Je suppose que tu as déjà la version de Miss Chase et ses amis ?
- De toute l'année, à vrai dire. Mais je veux entendre ta version des faits. Je te connais, Pomona, tu défends tes blaireaux comme je protège mes serpents. Mais depuis que tu sais pour Miss Chase, ton comportement est assez déroutant et loin de ce que l'on sait sur toi.
- Sache que je n'ai rien contre cette enfant. C'est juste qu'elle… qu'elle me fait peur.
- Pardon ?
- Je sais que ça peut paraître étrange mais… j'ai toujours été effrayée par ces créatures, pas seulement les vampires.
- Les loups-garous ?
Pomona hocha la tête.
- Tu vas me sortir que je n'ai pas eu peur de Remus, et tu as raison. Disons que ma peur vient de la dangerosité de la créature en question. Je ne sais pas comment l'expliquer. C'est pourquoi je n'ai jamais pris les Soins aux Créatures Magiques et que j'ai lamentablement échoué aux BUSE de Défense Contre les Forces du Mal.
- Je ne comprends pas. Tu as peur de certaines créatures mais cela ne te dérange pas de vivre au milieu de Mandragores ou de Tentacula Vénéneuses ?
- Les personnes oublient souvent que ce que j'enseigne dans mes cours sont des éléments essentiels à notre survie, à notre écosystème. Comment les sorciers pourraient-ils pratiquer la magie sans baguette ? S'il n'y avait pas les Botrucs pour protéger les arbres, il n'y aurait pas de baguettes. L'un ne va pas sans l'autre. Alors que les créatures…
- J'ai saisi. Pourquoi ne pas nous en avoir parlé avant ? Nous aurions compris et trouvé une alternative, dit Severus, ne s'étant pas attendu à une telle raison. Surtout que tu es venue chez les Chase après la pré-rentrée, tu es venue deux ou trois fois voir Miss Chase dans les appartements… Comment as-tu pu réussir à contrôler ta peur ?
- Réussir est un grand mot. Je savais que je devais affronter ma peur alors j'ai demandé à Poppy de me donner une dose de Philtre de Paix. J'étais détendue et j'y suis allée. Mais ça n'a pas été simple pour autant. Surtout que Poppy ne voulait pas m'en donner si je ne lui disais pas la raison exacte.
- Et les cours ? Les élèves m'ont dit qu'ils devaient se débrouiller eux-mêmes pour que Miss Chase ait accès à ses cours et à la pratique.
- Severus, honnêtement, crois-tu que je les aurais laissé utiliser les serres seuls ? Me crois-tu aussi irresponsable ? Je sais que Miss Chase vient ici le mercredi et le vendredi soir, aussi je m'assure de ne laisser que le strict minimum. Et mon bureau donne immédiatement sur la serre numéro deux, à la moindre alerte je serai venue et les élèves le savent. Miss Chase a des facilités dans ma matière, voilà pourquoi je lui laisse un peu d'autonomie. Je ne l'aurais pas fait si elle avait des Désolant depuis la première année.
- Mais comme tu refuses de parler avec elle et que les élèves ont mal interprété tes faits, ça crée des tensions de toutes parts.
- Et je le regrette.
- J'ai une autre question. Pourquoi ne pas en avoir parlé avec Miss Weasley, Mr Crivey et Miss Lovegood ? Ils sont les plus proches de Miss Chase.
- C'est difficile de parler avec trois élèves s'ils ne veulent plus communiquer. Depuis ce jour où ils se sont ligués contre moi, il m'est impossible de les approcher. Ils viennent, prennent des notes, font les exercices et sont les premiers à partir. Je sais que j'aurai dû en parler avec Remus et Filius mais il aurait fallu que j'explique ma peur et… Je suis sincèrement désolée.
- Je te crois. Où étais-tu hier soir quand Remus a surpris Miss Weasley et Miss Chase ? Si tu étais dans ton bureau…
- Hagrid avait un problème avec les Botrucs de sa réserve, j'ai dû aller l'aider en urgence. Je l'ai dit aux filles mais…
- Elles ont préféré faire comme si tu ne t'intéressais pas à elles, soupira Severus. Il faudra éclaircir ça aussi. Serais-tu prête à une réunion avec ces quatre élèves ? Demain soir, il n'y a pas d'entraînement. On dit 17h30 dans mon bureau ?
- Je veux bien.
- Ensuite, je te conseille d'aller voir Remus et Hagrid pour parler de ta phobie. Ils ne pourront pas t'aider à la surpasser, il faudrait quelques années de thérapie pour ça mais au moins apaiser ta peur envers Miss Chase pour pouvoir lui donner des cours dignes de ce nom. Et si cela ne dérange pas ses amis de participer à ces cours, je peux leur fournir une dérogation pour les cours du soir. Tu ne te retrouverais pas seule face à Miss Chase.
- J'admire ta sagesse, Severus. J'accepte ta proposition.
- Je m'en occupe de suite. Bonne fin de journée, Pomona.
Severus s'apprêtait à sortir de son bureau quand la sorcière le retint.
- Severus… merci.
- Je t'en prie. D'ailleurs… m'autorises-tu à en parler avec Remus ?
- Si ça peut aider votre couple à éviter une scène de ménage car tu me défends sans donner la raison, je te donne mon accord.
- Merci. À demain.
Severus sortit, l'esprit plus léger. Il y avait clairement eu un problème de communication entre Pomona et ses élèves et il espérait que la réunion du lendemain allait porter ses fruits. Mais en attendant, il fallait convaincre Miss Chase de revenir en cours. Il se rendit donc aux appartements et frappa à la porte en face des siens. Il n'obtint aucune nouvelle et entra en allumant sa baguette. Il aurait pu ne pas entrer mais il devait s'assurer que la jeune fille allait bien.
- Miss Chase, c'est le professeur Rogue. Où êtes-vous ? Je veux juste vous parler.
Il entendit des pas dans la chambre située près de la cuisine. Chaque appartement avait trois chambres, une pour chacun des futurs parents et une pour le futur enfant. La porte s'entrouvrit, Severus s'arrêta au niveau de la cuisine.
- Pouvons-nous discuter tranquillement dans la cuisine ?
- Si vous voulez, répondit l'élève de Poufsouffle d'un ton las.
Elle sortit de sa chambre et entra dans la cuisine, suivie de près par son professeur qui éteignit le sortilège de lumière.
- Vous n'aurez rien à rattraper en Potions, annonça Severus. Après ce qu'il s'est passé dans les serres, le professeur Lupin m'a tout raconté. J'ai voulu obtenir des informations supplémentaires auprès de vos camarades. J'ai appris beaucoup de choses, tant en bien qu'en mal. Bien que je ne remettais en aucun cas les paroles de vos camarades et les vôtres, j'avais du mal à croire que la personne que vous décriviez était la même collègue que je connais depuis quinze ans. Je suis donc allé la voir après le cours.
- À quoi cela servait - il ? répliqua Miss Chase. Il y a très peu de chances qu'elle change d'avis ! Ce qu'il faudrait serait un miracle !
- Expliquez-vous, s'intrigua Severus.
- Je doute que mes amis le savent et même s'ils s'en apercevaient, ils ne voudront jamais l'admettre. J'ai vu la peur dans les yeux de plusieurs élèves, y compris ceux de ma classe. Pourtant j'ai réussi à les raisonner. Ils ne me connaissaient pas, avait des préjugés sur les vampires... Aujourd'hui, tous les élèves de mon année sont prêts à me défendre dans les couloirs. Mais je sais que ce n'est pas la même peur chez le professeur Chourave. Je ne lui en veux pas. Il y a des choses contre lesquelles on n'y peut rien.
- C'est pour ça que vous ne vouliez pas que Miss Weasley en parle au professeur Lupin ?
Miss Chase hocha la tête. Severus ne savait plus quoi penser de tout cela. Une bonne conversation s'imposait, c'était inévitable mais il demeurait toujours un problème.
- Demain, j'organise une réunion avec le professeur Chourave, Miss Lovegood, Miss Weasley, Mr Crivey et vous-même. Imaginons que le professeur Chourave décide de faire un effort, pensez-vous qu'il serait plus facile pour vous et votre professeur que quelques élèves soient présents en même temps que vous ?
- Je ne comprends pas.
- Si quatre élèves sont choisis chaque semaine pour vous accompagner à votre cours de Botanique, pensez-vous qu'il sera plus facile au professeur Chourave de vous faire cours à vous cinq plutôt que de vous retrouver face à face pendant deux heures ?
- Oui je pense mais cela ferait six heures de plus aux élèves ! Nous sommes déjà débordés par les devoirs, vous voulez vous débarrasser de nous ?
Severus éclata de rire.
- Excusez-moi, j'ai oublié un détail. Les élèves choisis n'iraient pas aux heures de cours prévus ces jours-là. Pour la répartition des élèves, ce sera au professeur Chourave de régler ce détail. Pensez-vous que cela serait une bonne idée ?
- Je pense que oui. Cela ne coûte rien d'essayer.
- J'avais une autre question. Le professeur Chourave m'a appris qu'elle vous avait prévenu, Miss Weasley et vous, qu'elle s'absentait pour aller aider le professeur Hagrid. Pourtant vous n'en avez rien dit au professeur Lupin.
- C'est ma faute. À l'approche de la pleine lune, les animaux de la Forêt sont fébriles, notamment les centaures. Ce soir-là, ils faisaient énormément de bruits. Cela ne gênait pas Ginny mais cela m'empêchait de me concentrer. J'ai alors jeté un sortilège d'insonorisation. Habituellement, j'entends quand-même des petits bruits à cause de mon ouïe développée mais là, je n'ai rien entendu.
- Je comprends mieux. Nous verrons tout cela demain. Je ne vous en veux pas d'avoir manqué les cours aujourd'hui, vous avez dû être secouée par ce qu'il s'est passé hier soir. Tâchez de récupérer rapidement les notes de vos camarades pour les leçons et exercices et dans la mesure du possible, essayez de ne plus être absente.
- J'essaierai professeur. Merci pour tout ce que vous faîtes pour moi.
- C'est mon travail, Miss Chase. Bonne fin de journée.
Severus sortit des appartements et rejoignit les siens. Après une bonne douche qui le relaxa, il se mit à préparer son cours sur le Polynectar. Il mentionnerait aussi bien la théorie nécessaire au programme des élèves de sixième année que la pratique dont aurait besoin ceux de septième année. Il mettait ses idées au clair quand la porte s'ouvrit laissant apparaître Remus.
- Déjà au travail ? lança-t-il.
- Je viens de m'y mettre. Comment s'est passée ta journée ?
- Plutôt bien. Tout le monde adore mes cours donc tout se passe bien. Il y a parfois quelques tensions mais c'est normal. Et toi ? Tu n'avais qu'un seul cours aujourd'hui ?
- Oui et c'était les élèves de cinquième année. J'ai donc profité du seul cours où j'ai une heure avec eux pour discuter au sujet de leur camarade. Et le moins que je puisse dire est que tout le monde est solidaire. Ne pouvant attendre samedi, je suis allé voir Pomona. Dans les deux cas, j'ai appris une multitude de choses. Je pense avoir trouvé une solution mais il faut une petite réunion.
- Si tu m'expliquais dans les détails ? proposa Remus.
- Très bien, je fais le thé et je te raconte tout. J'espère que tu as du temps.
.
Après le dernier entraînement de Quidditch avant le match qui aurait lieu deux jours plus tard, Harry alla voir Ginny. Il lui avait prêté sa cape d'invisibilité la veille et il voulait savoir si elle lui avait bien été utile. Il ne savait pas pourquoi son amie en avait eu besoin mais il lui faisait entièrement confiance.
- Ginny, je peux te parler un moment ?
- Bien sûr. J'ai d'ailleurs un message pour toi.
- Lequel ? s'étonna Harry.
- Le professeur Lupin veut te voir en rentrant de l'entraînement.
- Je l'ai eu juste avant l'entraînement…
- Il doit croire que tu sais pourquoi je te l'ai empruntée.
- Il va être déçu, pouffa Harry comprenant que son parrain avait sa cape. Le connaissant, il a dû la garder avec lui ?
Ginny acquiesça.
- Très bien, j'irai la chercher. Tu n'as pas eu d'ennuis j'espère ?
- Non. Cela a même aidé mon amie. Rentrons sinon tu n'auras pas le temps de dîner.
- Je suppose qu'ils me garderont à dîner. Mais tu as raison sur un point, il faut y aller.
Ils prirent leur sac et sortirent des vestiaires. Ils gagnèrent rapidement le château et Ginny entra directement dans la Grande Salle tandis que Harry se dirigea vers les appartements de son parrain. Il frappa et ce fut Severus qui ouvrit.
- Harry, que fais-tu ici ?
- Remus m'a demandé de passer ce soir après mon entraînement.
- Tu as dîné ?
- Je viens de rentrer.
- Entre.
Harry entra et suivit le professeur de Potions jusque dans la cuisine où trois assiettes avaient été mises sur la table.
- Je vois que tu avais préparé le terrain, tu aurais pu me le dire, dit Severus, amusé.
- Avec tout ce qu'il s'est passé, j'ai oublié. Et Harry n'est pas venu dîner depuis le début de l'année. Allez, à table, tu dois avoir faim, Harry ?
- Oh oui, répondit le Gryffondor avec enthousiasme.
- Comment s'est passée ta semaine ?
- Très bien. J'arrive à trouver un rythme pour concilier mes devoirs, les rondes, les entraînements et trouver du temps pour voir mes amis et Draco.
- J'ai reçu une lettre de Sirius demandant si j'avais de vos nouvelles. Mis à part deux ou trois appels en septembre, depuis il n'a rien reçu, songea Remus.
- Je sais, j'y pense mais le soir je révise et… D'ailleurs, nous sommes le trente-et-un octobre, pourquoi n'êtes-vous pas dans la Grande Salle ? se questionna Harry.
- Pour diverses raisons, dit Remus. La première, tu t'en doutes, concerne James et Lily. La seconde, parce qu'il fallait que je te parle et que je n'avais que ce créneau à te proposer. Et enfin, ça ne sert à rien de rester seul dans son coin, nous sommes tous les trois mal à l'aise ce soir-là.
- Pas faux.
Ils terminèrent de dîner puis Remus alla chercher la cape d'invisibilité.
- Je voulais savoir pourquoi tu l'as prêtée à Ginny.
- Elle la voulait pour aider une amie. Elle n'a pas précisé pourquoi mais je lui fais entièrement confiance. Je sais qu'elle n'irait jamais faire quelque chose de mal.
- Donc tu es Préfet et tu ne sais pas pourquoi une élève voulait ta cape d'invisibilité ? demanda Severus, surpris.
- Ginny est bien trop intègre pour défier le règlement. Par contre elle ferait tout pour aider une amie et je sais qu'il s'agissait de son amie de Poufsouffle. Elle m'a dit après m'avoir donné ton message qu'elle n'avait pas eu d'ennuis donc je suppose que j'ai vu juste.
- En effet. C'est trop compliqué à expliquer mais en effet cela concerne Alice Chase. Je veux bien te redonner tes biens et je te conseille à l'avenir de faire attention à qui te les demande.
- Donc si un professeur veut la Carte, je dois aller voir son mari ? demanda Harry, un sourire moqueur aux lèvres.
- File, répliqua Remus, amusé. Ah les adolescents…
- Bonne soirée les amoureux. Je vais voir s'il reste de la tarte à la citrouille, dit Harry en se levant.
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Le lendemain, une solution fut décidée durant la réunion organisée en urgence par Severus. Jusqu'aux vacances de Noël, Hagrid et Remus accompagneront à tour de rôle Alice Chase et quatre de ses camarades qui seraient choisis par Pomona le week-end pour assister aux cours le soir. Cela permettait qu'Alice et ses camarades aient bien leurs cinq heures de Botanique par semaine et de rassurer Pomona durant les cours, le temps qu'elle voit par elle-même qu'elle n'avait pas à avoir peur de son élève.
Qu'en avez-vous pensé?
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec un nouveau chapitre intitulé "Inquiétudes et 1er rdv professionnel"
Je vous souhaite une bonne fin de semaine, prenez soin de vous et de vos proches ;)
