Bonjour à toutes et à tous ^^

Avez-vous passé deux bonnes semaines ?

Merci pour les reviews *-*

mimibou: En effet, il fut se méfier de la mère d'Alice ^^ Remus aurait bien pu aller en-dehors de Poudlard pour transplaner mais il avait des examens à surveiller et il y a aussi son fils même s'il y a Nefli et Andromeda pour la nurserie. Pour la suite, c'est vrai que j'ai un peu teasé en parlant de DRAP 5 mais en quelques mois, je peux changer d'avis ou alors j'ai menti... A voir dans les prochains chapitres XD XD XD

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 49 : Un avenir incertain

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2 juin

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Alors que Remus surveillait l'examen de Défense Contre les Forces du Mal des élèves de quatrième année, Severus monta dans le bureau de Minerva. Quand Severus entra, il vit que la Directrice avait une dizaine de dossiers sur le bureau.

_ Je repasserai, je vois que vous êtes occupée.

_ Non, restez. Cela va me faire du bien de sortir un peu la tête des dossiers, dit Minerva, visiblement fatiguée.

_ Avez-vous dormi un peu cette nuit ? demanda Severus, convaincu de la réponse.

_ Pas la moindre minute. J'ai cherché un moyen de sauver Poudlard mais pour le moment, je n'ai rien trouvé.

_ Parce qu'il n'y a jamais eu une affaire comme celle-ci. Je vais vous envoyer des potions Wiggenweld, cela vous permettra de tenir. Et des potions de sommeil sans rêves pour les prochaines nuits, vous en aurez besoin.

_ Merci mais ça ira. Quel est le motif de votre visite ?

_ Avez-vous la date du conseil d'administration qui statuera sur mon sort ?

_ Je ne sais pas encore mais ce ne sera pas avant la fin des examens donc pas avant le seize juin.

_ Parfait. Je voudrais avoir votre autorisation pour m'absenter quelques jours. J'ai besoin de m'aérer l'esprit. Je vais tourner en rond dans mes appartements et ça va me rendre dingue. J'irai chez Sirius, je ne compte pas m'isoler. Remus et Matthéo resteront ici, expliqua Severus.

_ Je ne sais pas trop. En restant ici, je peux vous garder sous surveillance bien que je sache que vous ne profiteriez pas de votre mise à pied pour enfreindre le règlement mais qui me dit qu'une fois à l'extérieur…

_ Rassurez-vous, je ne compte pas enfreindre les restrictions. Je ne veux pas perdre ma liberté et encore moins mon travail. J'ai juste besoin d'un peu de repos et de me changer les idées.

_ Très bien. Je vous fais confiance.

_ Merci, Minerva. Mais avant de partir, je voudrais que vous acceptiez mon aide. Vous ne tiendrez pas si vous ne dormez pas. Poudlard a encore besoin de vous, déclara Severus.

_ Très bien, si cela peut vous suffire pour partir tranquillement, concéda Minerva.

_ Merci. J'irai voir Poppy en descendant. Elle vous donnera les potions.

Severus salua sa supérieure et sortit du bureau pour aller à l'infirmière.

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Pendant ce temps, au Ministère

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Sirius travaillait sur un dossier d'un jeune garçon de neuf ans qui avait transformé involontairement son meilleur ami en poisson rouge. Sirius se demandait encore comment ce jeune sorcier avait réussi une telle prouesse mais le principal était que le deuxième jeune garçon allait très bien aujourd'hui et qu'il ne garderait aucun souvenir de ce qu'il s'était passé. Pendant que les Oubliators effaçaient cet incident de l'esprit du jeune moldu, Sirius avait expliqué à la famille du jeune sorcier pourquoi cela s'était produit.

Alors que Sirius faisait son rapport, son collègue Chester Davies entra dans son bureau.

_ Excuse-moi de te déranger mais ta femme voudrait te voir. C'est assez urgent.

_ Cela ne me dit rien qui vaille. J'y vais. S'il y a des urgences, tu t'en occupes ?

_ Pas de problèmes. Bonne chance.

Sirius esquissa un sourire et sortit de son bureau pour aller vers celui de sa femme. Il frappa et entra.

_ Tu voulais me voir ?

_ Oui. Fudge veut nous voir dans quelques minutes.

_ Tu sais à propos de quoi ?

_ Oui. Et si Fudge apprend que nous étions au courant au sujet d'Alice Chase, je ne donne pas cher de notre poste.

_ Pourquoi ?

Amélia alla répondre quand des coups se firent entendre. Elle se leva et alla ouvrir.

_ Entrez, Monsieur le Ministre. Voulez-vous une tasse de thé ?

_ Non merci. Merci d'être présent, Black. Je voulais vous parler au sujet de Severus Lupin-Rogue.

_ Mais de quoi vous parlez ? s'exclama Sirius.

_ Je n'ai pas eu le temps de lui en parler, s'excusa Amélia auprès de Fudge. Hier, Severus est allé voir les Chase pour leur parler de leur fille. Cela a dégénéré en duel et les Aurors et Oubliators ont dû intervenir. Le service de contrôle et de régulation des créatures magiques a pris le dossier en parallèle du nôtre. Je viens d'apprendre que Severus a été mis à pied et qu'une épée de Damoclès se situait au-dessus de Poudlard.

_ Attendez, quoi ? Poudlard pourrait fermer ? C'est impossible, s'exclama Sirius, choqué.

_ Le fait que Poudlard ait accueilli un loup-garou, le Ministère a été clément. Mais là, un vampire ! Ils ont dépassé les limites cette fois, répliqua Fudge.

_ De toute façon, dès que vous pouvez attaquer Poudlard, vous le faîtes, rétorqua Sirius.

_ Je vous demande pardon ?

_ Regardez l'année dernière ! Si vous n'aviez pas envoyé Ombrage à Poudlard, elle serait sans doute toujours vivante ! Vous essayez de vous immiscer dans les affaires de Poudlard mais ce n'est pas à vous de la diriger, dit sèchement Sirius. Il y a quatre ans, vous avez voulu arrêter Dumbledore suite aux agressions de la Chambre des Secrets. L'année suivante, vous avez envoyé des Détraqueurs qui ont failli coûter la vie de mon fils ! Alors, je ne m'excuserai pas tant que vous laissiez Poudlard tranquille !

_ Sirius, calme-toi, s'il te plaît, demanda Amélia.

_ N'oubliez pas que je suis votre employeur, rappela Fudge. Si je vous ai demandés de venir ici, c'est par rapport à votre amitié envers les Lupin-Rogue.

_ Je ne vois pas où est le rapport, dit Amélia. Depuis quand cela pose un problème d'avoir des amis ?

_ Depuis que des employés seraient susceptibles d'avoir caché des informations cruciales au Ministère.

Sirius et Amélia se regardèrent, choqués. Sirius allait parler mais Amélia le devança.

_ Avez-vous des preuves que Severus ou Remus nous aient parlé de cela ? Je savais juste qu'une attaque avait eu lieu cet été et que la fille Chase avait été mordue mais rien de plus, dit Amélia.

_ Je n'en ai pas encore. Mais vous avez deux enfants qui sont à Poudlard, ils vous en ont sûrement parlé.

_ Si c'est le cas, je ne m'en rappelle pas, avoua Amélia. Après, je pense que si un élève en avait parlé à leurs parents, ils vous en auraient averti le plus rapidement possible. Je pense que les trois quarts de vos employés ont au moins un membre de leur famille à Poudlard. Donc allez-y, interrogez tous les employés qui ont au moins un enfant à Poudlard. Je vous souhaite bien du courage, notamment pour ceux qui vont prendre des congés. Vous en avez pour des mois à les questionner un à un.

_ J'espère pour vous que vous n'étiez pas au courant sinon vous pouvez faire vos cartons immédiatement, répliqua froidement Fudge.

_ Vous nous menacez ? Comme l'an dernier quand nous avons pris la défense de Remus ? Vous voulez vraiment jouer à ce jeu ? répliqua Sirius. Je vous préviens, l'année dernière, nous n'avions pas cherché à demander réparation pour nous avoir mis à pied injustement mais cette fois-ci, cela ne se passera pas comme ça. Mettez-nous à pied, renvoyez-nous, traînez Severus devant la justice, nous ne vous laisserons pas faire,

Fudge allait parler mais Sirius le fit taire d'un signe de la main.

_ Pas la peine, je rentre chez moi. Chester peut très bien me remplacer quelques temps. J'ai des congés à prendre également. Amélia, on se retrouve ce soir à la maison, dit Sirius d'une voix douce à sa femme.

Il jeta un regard noir à son employeur et partit en claquant la porte. Amélia soupira.

_ Il fallait s'en douter que Sirius allait défendre bec et ongles le mari de son meilleur ami. Vous le connaissez, dit-elle. Quant à moi, je peux traiter cette affaire sans jugement, je m'en tiendrais aux faits. Et de toute manière, je ne serai pas seule à décider. Le Magenmagot sera saisi au complet.

_ J'ai pris le risque. Je sais très bien que votre mari peut s'emporter facilement. C'est pourquoi je ne le mettrais pas à pied, cela ne servirait à rien. Que Poudlard reste ouvert ou non, je sais que ma place est comptée et que Black fera tout pour que je démissionne, avoua Fudge. Étant donné que les vacances approchent, il serait préférable que vous côtoyez le moins possible les Lupin-Rogue. Ou du moins, ne parlez pas du dossier en cours.

_ Je parle que très rarement de mes affaires à la maison, répliqua froidement Amélia. Si la presse apprend que la partie adverse a eu des informations, je risque ma place à mon tour et ce n'est pas dans mes projets de me reconvertir. Merci pour vos conseils, Monsieur le Ministre.

Fudge hocha la tête et partit. Amélia se leva et alla dans le bureau de son mari qui préparait ses cartons.

_ Où comptes-tu aller ? demanda-t-elle.

_ Tu étais là quand j'ai dit que je rentrais, non ? répliqua Sirius, toujours furieux.

_ Je sais très bien ce que tu as dit mais Fudge sait aussi que tu ne le louperas pas. Il ne veut pas prendre le risque d'une révolte dans le service alors il laisse couler. Tu peux prendre ta journée si tu veux mais je te veux demain à la première heure ici-même.

_ Il en est à ce point ? s'étonna Sirius.

Amélia hocha la tête. Elle prit une chaise pour s'asseoir alors que son mari la regardait avec inquiétude.

_ Tu es malade ? Tu es pâle.

_ Non, juste un peu de surmenage, répondit Amélia en souriant faiblement. Finalement, c'est moi qui vais rentrer, je me reposerai.

_ Appelle un médicomage dès que tu seras à la maison, ce n'est pas normal, s'inquiéta Sirius.

_ Tout va bien, je te le jure, dit Amélia. À ce soir.

Elle se leva et sortit.

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Narcissa s'occupait de Manon quand elle entendit quelqu'un frapper à la porte de son cottage. Intriguée, elle alla vérifier l'identité de son invité et vit Severus, un sac à la main.

_ Mais que fais-tu ici ? demanda-t-elle, surprise. Il y a un problème à Poudlard ? Avec Remus ?

_ Rien de tout cela, enfin pas totalement. Peux-tu m'héberger quelques jours ? J'ai juste besoin de me changer les idées.

_ Comme tu veux. Mais pourquoi ne vas-tu pas chez Sirius et Amélia ?

_ Par souci de neutralité. Je t'expliquerai quand je serai installé.

_ Excuse-moi. Suis-moi.

Narcissa le mena au deuxième étage et le fit entrer dans l'une des chambres d'amis. Elle le laissa prendre ses marques et redescendit. Pendant ce temps, Severus s'assit sur le lit et soupira. Les mêmes phrases tournaient en boucle dans son esprit : « Poudlard fermera par ta faute. Tu es le seul responsable. » Il sentit ses yeux s'humidifier et chassa les larmes d'un geste de la main. Il se leva, rangea ses affaires et se changea. Il était davantage à l'aise vêtu d'un t-shirt beige et d'un jean. Il descendit et suivit les éclats de rire.

_ Dondon Zevehus, s'exclama Manon en courant vers lui.

Severus esquissa un sourire et prit la petite fille d'un an et demi dans les bras.

_ Tu la gardes maintenant ?

_ Il faut bien que je m'occupe et comme je ne peux pas voir mon filleul…

_ Il passera deux semaines chez toi cet été si tu le désires, répondit Severus en souriant. Je ne l'ai pas pris avec moi, j'avais vraiment besoin de m'éloigner de Poudlard.

_ L'histoire avec cette jeune fille ? devina Narcissa.

Severus hocha la tête. La Gazette du Sorcier en avait fait la une ce matin-là. Heureusement qu'ils avaient prévenu les élèves la veille, ils avaient l'air plutôt serein lors du petit-déjeuner, du moins selon Remus. Severus et Narcissa allèrent s'asseoir sur le canapé et Severus laissa Manon jouer avec ses jouets. Severus relata les faits à son amie.

_ J'ai été complètement stupide d'aller là-bas. Au final, tout se retourne contre nous. Je risque de perdre mon métier, ma bêtise risque d'avoir des conséquences dramatiques sur Poudlard… Mais pourquoi ai-je insisté pour qu'Alice Chase vienne à Poudlard, nom d'un serpent ! s'écria Severus.

_ Severus, calme-toi, dit fermement Narcissa. D'une, tu as fait ce que tu estimais devoir faire. Deuxièmement, il y a toujours des conséquences à ce que l'on fait. Troisièmement, tu n'es pas seul à défendre Poudlard. Il y a tes collègues, tes élèves, les parents d'élèves. Quatrièmement, Alice Chase était ton élève et tu as eu entièrement raison d'avoir pris sa défense et avoir tout fait pour qu'elle suive normalement les cours. Tu n'as rien à te reprocher, tu m'entends ?

Severus hocha la tête.

_ Merci. Je n'arrêtais pas de tourner en rond dans mes appartements. Si j'étais resté là-bas, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Et je n'avais pas envie d'être exécrable avec Remus et Matthéo, ils n'y sont pour rien. J'ai voulu aller chez Sirius et Amélia mais ils ont des pressions de Fudge, ils préfèrent rester dans la neutralité, du moins c'est ce qu'Amélia m'a dit. Elle avait une petite mine, j'espère que tout va bien.

_ C'est vrai que je la trouve fatiguée ces derniers jours.

_ D'ailleurs, elle m'a demandé si cela te dérangeait de garder Manon cette nuit ? Apparemment, elle veut parler à Sirius ce soir, se souvint Severus.

_ Pas de soucis. J'ai quelques affaires ici, je n'ai pas besoin d'aller chez eux chercher le sac de Manon.

_ Ton avocamage sera d'accord ?

_ Il n'a rien à dire et il a déjà rencontré Manon. Donc, théoriquement, tout devrait bien se passer, répondit Narcissa. Fierno !

L'elfe de Narcissa apparut et s'inclina devant sa maîtresse.

_ Peux-tu préparer la chambre de Manon s'il te plaît ? Et tu iras dire à Amélia que c'est d'accord pour ce soir, dit Narcissa.

_ Bien, maîtresse. Monsieur Severus.

L'elfe s'inclina une nouvelle fois et disparut dans un claquement de doigts. Pendant ce temps, Narcissa et Severus parlèrent de Gary que le Serpentard n'avait pas encore rencontré. Severus fut ravi d'entendre que la rencontre entre Draco et Gary avait été cordiale.

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Severus était en train de mettre la table quand la porte d'entrée s'ouvrit. Un homme entra, sa cape d'avocamage sur le bras.

_ Vous devez être Severus Rogue ? supposa l'homme.

_ Et vous, Gary ? devina Severus. Narcissa m'a prévenu que vous deviez passer ce soir. Si je dérange, je peux très bien aller dîner dans ma chambre.

_ Hors de question, siffla Narcissa en arrivant. J'ai prévenu Gary il y a dix minutes que tu étais ici et que nous dînerions ensemble. Tu voulais te changer les idées, non ?

_ J'avais une autre vision de ma rencontre avec ton compagnon mais comme le sort en a décidé autrement, dit Severus. Manon a déjà mangé ?

_ Pas encore, elle joue dans le salon avec Fierno. Et j'ai déjà élevé un enfant, je te rappelle, répondit Narcissa, amusée. Je me rappelle encore tes moqueries quand je demandais où était passé Draco. Tu en fais autant maintenant, même si ce n'est pas ton enfant.

_ Je l'avoue. Il y a seize ans, il m'était impossible d'imaginer que j'aurais un enfant plus tard.

_ Comme quoi, la vie nous réserve bien des surprises, ajouta Gary. Alors comme ça, vous êtes Directeur-Adjoint de Poudlard ?

_ Depuis trois ans oui. Je suis professeur de Potions et Directeur de la Maison Serpentard depuis 1981 et comme si cela ne me suffisait pas, j'ai accepté ce troisième poste. Et peut-être vis-je mes derniers jours en tant que tels.

_ Pourquoi cela ? demanda Gary, surpris.

Severus le regarda, incrédule. Tout en discutant, les trois adultes s'étaient rendus dans le salon où Narcissa fit apparaître trois verres et une bouteille d'hydromel.

_ Vous ne lisez pas la Gazette ? Vous n'avez pas été au Ministère ?

_ Tout ce que relate la Gazette, je l'ai entendu la veille au Ministère. Et j'ai pour principe de m'isoler, de me créer une bulle autour de moi pour me concentrer, surtout sur des gros dossiers. Mais il ne me semble pas avoir entendu parler de vous.

_ Et d'un vampire à Poudlard ? D'une fermeture ?

_ Rien de tout cela.

_ Vous en avez de la chance, soupira Severus en vidant son verre d'hydromel d'un coup.

Narcissa et Gary se regardèrent, inquiets. Boire un verre quasiment plein d'hydromel en disait long sur l'état d'esprit du professeur de Potions.

_ L'été dernier, j'ai appris qu'une élève de Poudlard avait été mordue. Je lui ai offert la chance de continuer sa scolarité. Elle a joué le jeu, les élèves et les professeurs aussi. Tout se passait bien jusqu'aux dernières vacances où Alice Chase est rentrée chez elle. Sa mère a appris que sa fille sortait avec un né-moldu et cela a suffit pour qu'elle décide de ne pas renvoyer sa fille à Poudlard à la rentrée prochaine. Je suis allée la voir pour tenter de la convaincre que tout ira bien mais cela a dégénéré et nous avons fini au Ministère. Maintenant, mes postes sont menacés, l'avenir de ma famille aussi, et surtout Poudlard risque de fermer ses portes. Tout ça à cause de moi, raconta Severus, l'air abattu. J'avais besoin de me vider la tête donc j'ai pris quelques jours. De toute façon, à part ruminer dans mon coin, je n'aurais servi à rien …

_ Je comprends mieux, dit Gary, l'air pensif. Vous avez sûrement commencé à réunir les pièces ?

_ Le Ministère n'a pas encore statué sur le sort de Poudlard mais on s'y attend. Je sais que Minerva va chercher le meilleur avocamage qui soit pour nous défendre.

_ Ne cherchez pas, vous l'avez devant vous.

Severus releva la tête brusquement.

_ Mais je ne vous ai pas raconté ça pour que vous preniez l'affaire ! Vous n'y pensez pas !

_ Oh mais si, affirma Gary. Écoutez. Tant que le Ministère n'aura pas statué, vous êtes dans l'indécision. Vous pouvez rassembler un maximum de documents mais qu'en ferez-vous lors de l'audience ? Il faut que tout soit pris en charge rapidement par un avocamage. C'est une affaire en or, je ne vous le cache pas. Le problème est que dans cette histoire, il faut défendre une élève vampire et très peu de collègues voient cela d'un bon œil. Moi, je m'en fiche. Et mes honoraires seront ceux que Poudlard voudra bien me verser, je ne suis pas trop regardant sur ce détail-là, je vis très bien de mon côté. Qu'en pensez-vous ?

_ Je ne sais pas trop. Je suis un peu pris de court, répondit Severus.

_ Passons un accord : ce soir, nous nous vidons la tête et demain, nous travaillons sur le dossier mais je vous veux à 100 % de vos capacités, défia Gary.

Severus croisa le regard de Narcissa qui était aussi perplexe que le sien. Severus sentit qu'un poids avait été enlevé de ses épaules. Sa décision fut rapidement prise.

_ Très bien, accepta Severus avec un sourire. Mais demain matin, nous irons à Poudlard pour aller voir Minerva. Hors de question que nous travaillons sans son accord.

_ Pas de problèmes. Cissy, tu viens avec nous ?

_ Et qui garde la petite ? lança Narcissa. Allez vous amuser entre hommes. J'espère juste que tu ne vas pas regretter cette soirée, Severus. Pense à Remus et Matthéo.

_ Je n'abuserai pas, c'est promis.

_ Dînons d'abord et après nous aviserons, proposa Gary qui fut accepté par les deux autres adultes.

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Pendant ce temps, Sirius venait de rentrer chez lui. Il avait eu une après-midi difficile et savoir que sa femme ne se sentait pas bien l'inquiétait.

_ Amélia ? appela-t-il.

_ Je suis dans le salon, répondit sa femme.

Sirius se dirigea vers le salon et vit qu'elle l'avait décoré pour une soirée romantique.

_ En quel honneur ? Le fait que nous conservons nos postes ?

Amélia esquissa un sourire, se leva et vint vers lui pour l'embrasser.

_ Non, pas du tout. J'avais envie d'une petite soirée romantique.

_ Je ne suis pas contre. Et où est notre fille ?

_ Chez Narcissa. Elle la garde et je suis sûre qu'elle va détendre Severus.

_ Severus ? Pourquoi ? Il y a eu un problème à Poudlard ? Cela concerne Remus ou Matthéo ? s'exclama Sirius, inquiet.

_ Tout le monde va bien, enfin presque. Severus a été secoué par toute cette histoire et a pris quelques jours de repos, loin de Poudlard et seul. Tout va bien dans son couple, rassure-toi. Il a voulu venir ici mais comme Fudge nous a à l'œil, je me suis dit que ce n'était pas le bon endroit…

_ Que… Quoi ? Donc tu as envoyé Severus chez Narcissa ? Mais tu es folle ! Nous n'aurions jamais parlé du dossier ici, voyons ! fulmina Sirius. Severus est comme un frère, tu ne peux pas faire ça !

_ Donc tu veux perdre ton poste ? Tu veux que nous perdions nos postes ? Tu veux laisser Fudge gagner ?

_ Mais je ne te parle pas de nos métiers, je te parle d'un homme qui est le mari de mon meilleur ami que je considère comme un frère et qui avait besoin de nous ! Il cherchait une oreille attentive, un endroit pour réfléchir et toi, tu le renvoies par prétexte que nous pourrions perdre nos postes ? Mais si tu savais à quel point je m'en fous de perdre mon poste à côté d'aider un ami !

_ Sirius, calme-toi, je t'en prie.

_ Je n'ai pas envie de me calmer. Je vais aller chez Narcissa ramener notre fille et notre invité chez nous !

_ Sirius, je te l'interdis ! s'exclama Amélia.

_ Je ne suis pas dans ton bureau, ici. Je n'ai pas d'ordres à recevoir de toi !

_ Très bien, ramène-les ici. Mais si Fudge s'en aperçoit…

_ Nous perdons nos postes, je le sais, répliqua Sirius. Mais pourquoi tiens-tu autant à garder ce poste ? Tu n'en faisais pas un plat l'année dernière !

_ Parce que Poudlard n'était pas en danger ! Tant que j'ai un regard dessus, je peux agir et protéger au maximum Poudlard ! Mais si je me fais virer, Fudge n'aura plus aucun obstacle pour fermer définitivement Poudlard, tu comprends ?

Sirius resta silencieux un instant.

_ Je suis désolé, je n'avais pas pensé à ça, dit-il d'une voix plus douce. Je comprends mieux tes raisons pour avoir éloigné Severus. J'aurais dû t'écouter au lieu de m'énerver aussitôt.

_ Même si tu as vraiment changé, tu as gardé ton tempérament impulsif.

_ Bon, maintenant que nous avons réglé cette histoire, si nous dînions ?

Amélia grimaça. Toute cette agitation l'avait rendue nauséeuse.

_ Les émotions fortes ne sont pas recommandées pour moi en ce moment, avoua Amélia. Et j'ai perdu mon appétit de toute manière.

_ Tu m'inquiètes. Tu fais des malaises, tu n'as pas faim… Tu as été voir un médicomage ?

_ Oui, cet après-midi. Et il m'a dit que ça passerait, que c'est une étape essentielle mais que ça irait mieux d'ici quelques semaines.

_ Donc il ne peut rien faire ? Mais il faut en changer alors, s'écria Sirius, stupéfait.

_ Tous les médicomages me diront la même chose, pouffa Amélia. Je pourrais bien faire quelque chose, oui, mais je n'en ai pas envie.

_ Je ne comprends rien.

_ C'est ce que je vois, commenta la sorcière. Je ne vais pas te laisser mariner pendant toute la soirée. J'aurais voulu le dire lors du dessert mais bon… Susan, Harry et Manon auront bientôt un petit frère ou une petite sœur, normalement pour janvier prochain.

Sirius resta figé. Il ne s'était pas attendu à une telle nouvelle. Ils n'avaient pas reparlé d'avoir un autre enfant, et l'idée d'une nouvelle vie dans cette famille le fit sourire. Il s'approcha de sa femme et la prit délicatement dans ses bras.

_ Je n'ai pas les mots pour te dire la joie qui me submerge en ce moment. Mais promets-moi de ne pas forcer sur le travail.

_ Je te le jure. Je peux même te promettre une chose : mon plus gros dossier sera l'affaire de Poudlard, je déléguerai les autres affaires. Je compte en avertir Fudge dès demain, que ça lui plaise ou non. Le médicomage me l'a dit de toute manière. Je dois à tout prix me ménager. Je vais chercher de toute urgence un remplaçant en qui j'aurai toute confiance. Hors de question qu'il tombe sous la coupe de Fudge.

_ J'avoue. Il ne manquerait plus que ça. En même temps, si le procès est en faveur de Poudlard, Fudge sait que ses jours sont comptés. Cela ne m'étonnerait pas qu'il démissionne.

_ Je le pense aussi. Les médias vont s'en donner à coeur joie, il vont vouloir attaquer le Ministère de toute part ainsi que Poudlard. Mais si l'avocamage de Poudlard sait y faire, il saura retourner les médias contre le Ministère, cela jouera fortement sur le procès.

_ J'appellerai Re…

Au même moment, quelqu'un frappa à leur porte. Dobby apparut quelques minutes plus tard.

_ Maître Sirius, Monsieur Severus voudrait vous parler, il est accompagné du compagnon de Madame Narcissa.

_ Fais-les entrer, dit Amélia.

Dobby s'inclina et sortit du salon. Sirius se tourna vers elle.

_ Tu peux me dire pourquoi tu acceptes qu'il vienne ?

_ Parce que si Gary Birdman est venu avec Severus sans Narcissa, cela ne veut dire qu'une chose. C'est que Gary va défendre Poudlard. Et je connais sa renommée, Fudge va y laisser sa chemise.

_ Et j'y compte bien, dit une voix grave.

Sirius et Amélia se tournèrent vers l'entrée du salon et y virent effectivement Gary et Severus.

_ Je voulais que vous soyez les premiers au courant, révéla Severus. Mais on tombe mal peut-être.

_ Pas du tout, notre soirée a été un peu… mouvementée, répondit Sirius. Si bien que nous n'avons pas commencé la soirée initialement prévue. Dobby, amène une pinte d'hydromel pour nos amis.

_ Tout de suite maître, dit l'elfe en s'inclinant avant de se diriger vers la cuisine.

_ Je ne l'avais jamais vu aussi heureux, remarqua Severus. Je me souviens quand il était encore au service de Lucius Malefoy, on dirait deux elfes différents. En tout cas, on sent bien qu'il aime sa nouvelle famille.

_ Oui, je pense, répondit vaguement Sirius.

_ Comment ça ? Il y a un problème ? demanda le mari de Remus.

_ Pas vraiment. C'est juste qu'on trouve Dobby un peu ailleurs en ce moment, intervint Amélia. Revenons au sujet de votre visite. Que voulez-vous savoir au juste ?

_ Parce qu'on peut en parler maintenant ? lança Sirius.

_ Ne recommence pas, répliqua Amélia.

_ On se calme, s'exclama Severus. Sirius, Amélia a bien fait de ne pas m'héberger, vous auriez été en conflit d'intérêt et je n'aurais pas aimé être au milieu de tout ça. Et de toute façon, je ne pense pas que ce soit en deux heures qu'il y a pu avoir une grande avancée dans le dossier. Si Fudge avait émis une décision, j'en serai immédiatement informé.

_ Et il ne peut pas prendre de décision sans moi, déclara Amélia. Sauf s'il utilise le fait qu'il soit le Ministre pour prendre cette décision et je crains que ce soit le cas malheureusement, car il sait que je ne serai jamais d'accord avec lui. Je serai certes sur le dossier mais je ne pourrai pas agir efficacement.

_ Sauf si vous lui coupez l'herbe sous le pied avant qu'il ne prenne la décision, suggéra Gary.

_ Pardon ? Je ne saisis pas. Fudge veut fermer Poudlard, c'est une certitude. Il a déjà essayé, il n'y est pas arrivé.

_ Pourquoi la fermer ? Juste émettre un avis de suspension, cela suffira pour le temps de l'instruction.

_ Ce n'est pas idiot… Attendez, pourquoi me dire ça ? Bien que je devrais être neutre dans cette histoire, je serai de partie prise, que ce soit par mes supérieurs que par ma famille et l'intérêt de mes enfants.

_ Justement, vous êtes hyper bien placée pour peser le pour et le contre. Après je ne veux pas vous influencer mais cela permettrait une instruction plus égale.

Alors qu'Amélia et Gary discutaient des avantages d'un avis de suspension, Sirius et Severus allèrent s'asseoir dans le canapé.

_ Si tu me disais plutôt pourquoi tu veux t'éloigner de Poudlard, demanda Sirius. Je commence à vraiment bien te connaître, tu n'aurais jamais voulu quitter Poudlard même si ton poste était menacé. Tu n'abandonnerais pas le temps de quelques jours Draco, et encore moins Remus, Matthéo et Harry.

_ Cette fois, je t'assure que si. Je recommence petit à petit à reprendre mes fabrications de potions, je travaille sur mes cours pour l'an prochain, j'essaye de trouver une organisation pour ne pas négliger mon travail de Directeur-Adjoint, de Directeur de Maison, de Maître des Potions et encore moins ma famille. Et il a fallu qu'il y ait cette embrouille avec les Chase. J'ai tout remis en question, même ma famille.

_ Ne dis pas n'importe quoi ! Jamais Remus ne te quitterait pour avoir essayer d'aider une élève !

_ Et son travail à Poudlard ? Et Matthéo ? Si je suis renvoyé ce qui risque d'arriver, chez qui va vivre Matthéo ? De quel droit Remus sacrifierait-il ses trois années d'enseignement pour moi ? Je ne veux pas qu'il se sacrifie par amour, je l'ai fait pendant treize ans, je sais que ça peut détruire un homme. Et comme on est deux, ça peut détruire notre couple, notre famille.

_ Oui, tu vois tout en noir, résuma Sirius. Tu as besoin de te changer les idées. Et maintenant que Gary prend l'affaire en main, tu n'as plus à t'en faire.

_ C'est fou comme vous avez les mêmes intuitions ! Nous avions prévu, enfin Gary a prévu de nous faire aller dans différents bars toute la nuit. Heureusement que Remus n'est pas là, pouffa Severus.

_ Eh bah balle au centre, lança Sirius. Je n'oublierai jamais la nuit d'angoisse que j'ai eu alors que vos postes étaient menacés et que vous fêtiez vos promotions. Et vous êtes rentrés au petit matin, bien éméchés et malades, surtout !

_ Ce n'est pas le jour le plus glorieux. D'habitude je tiens bien l'alcool, quand je n'en abuse pas. Et ce jour-là, je n'ai pas été raisonnable, je l'avoue, rit Severus.

_ On peut partager ? demanda Amélia.

_ Oh non, ce sont des souvenirs où on pouvait se supporter en faisant de gros efforts, répondit Sirius.

_ Évidemment puisque je t'hébergeais, rétorqua Severus. Et tu n'avais pas d'endroits où aller.

_ Sans moi, tu ne serais pas marié et père de famille. Car si je ne m'étais pas évadé, jamais Dumbledore n'aurait demandé à Remus de venir enseigner.

Severus rougit et ne put contester cela, faisant sourire Sirius.

_ On va vous laisser profiter de votre petite soirée, moi je vais profiter de la mienne avec ma femme, déclara ce dernier.

_ Excellente idée, dirent d'une même voix Amélia et Gary.

_ Je vous envoie le dossier dès demain matin.

_ Merci beaucoup.

Severus et Gary prirent congés et partirent. Sirius vint enlacer sa femme.

_ Nul doute que Poudlard sera très bien défendu. À mon avis, Fudge peut déjà commencer à faire ses cartons.

_ Et je serai ravi de l'aider, murmura Sirius à l'oreille de sa femme. Et si on allait dans la chambre éveiller notre appétit ?

Amélia esquissa un sourire charmeur et se dirigea vers la chambre conjugale au premier étage, suivie par son mari.

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Le lendemain, Remus s'occupait de son fils dans sa chambre quand il entendit du bruit dans le salon. Inquiet de savoir quelqu'un dans son salon sans invitation et que son fils pouvait être en danger, Remus prit sa baguette dans les mains et déposa son fils sur le lit conjugal après l'avoir rapidement habillé. Remus murmura des incantations pour protéger son fils et se dirigea vers la porte qu'il ouvrit en grand, la baguette pointée vers le visiteur… Remus poussa un cri quand il vit son mari et un homme qu'il ne connaissait pas suivi par Severus qui dégaina sa baguette.

_ Mais que fais-tu ici ? demandèrent-ils en même temps.

_ Merci pour l'accueil. Peux-tu au moins baisser cette baguette ? demanda Severus en baissant la sienne.

_ Réponds-moi d'abord à cette question. Comment ai-je réagi lorsque j'ai pris conscience d'avoir bu le remède contre mon gré ?

_ Très mal, tu m'as mis à la porte de tes appartements et tu voulais même divorcer. À quoi ça rime ?

_ Excuse-moi mais j'avais entendu des bruits et comme je suis seul avec Matthéo, j'ai pris peur pour lui, avoua Remus en rangeant sa baguette dans la poche intérieure de sa robe de sorcier. Il est à l'abri sur notre lit, entouré de sortilèges pour le protéger de toute sorte. Je te repose la question, que fais-tu ici ? Je croyais que tu voulais prendre tes distances. Et qui est ton ami ? Je ne pense pas que ce soit ton amant sinon vous seriez suicidaires de venir ici sachant que je pouvais m'y trouver.

Severus ne put se retenir d'éclater de rire.

_ En effet, répondit Gary. Laissez-moi me présenter. Gary Birdman, avocamage. Je suis le compagnon de Narcissa Black et j'ai décidé de me charger de la défense de Poudlard dans son ensemble, que ce soit Poudlard, votre mari et Miss Chase.

Remus regarda l'homme, bouche bée. Il s'était toujours intéressé aux affaires judiciaires qu'il y avait eu dans le monde magique et le nom de Gary Birdman n'était pas inconnu. Sa réputation le précédait de loin. Il descendait d'une famille de célèbres avocamages pour défendre les biens de familles sorcières fortunées. D'après ce qu'avait pu lire Remus au sujet de l'homme qui se tenait devant lui, il avait voyagé pour approfondir ses connaissances en matière de lois magiques et était revenu en Angleterre il y a quelques années. Depuis, il était connu pour prendre d'importantes affaires médiatiques et il avait davantage de victoires que de défaites.

_ Oh, enchanté de vous connaître. Remus Lupin-Rogue, profe…

_ Directeur de la Maison Gryffondor depuis deux ans, professeur de Défense Contre les Forces du Mal depuis trois ans, marié à Severus Rogue depuis deux ans, père de Matthéo Sirius Lupin-Rogue, loup-garou entre 1965 et 1994, ancien élève de Gryffondor de 1971 à 1978, ancien Maraudeur et parrain de Harry James Black depuis l'été dernier, continua Gary.

_ Je n'ai rien à dire. Mon mari serait-il aussi bavard ?

_ Oh non, pas spécialement. Je tiens de la plupart de ces informations par Narcissa et Sirius, répondit l'avocamage. Et la raison pour laquelle Severus et moi sommes ici est que je vais présenter ma candidature au professeur McGonagall. Mais je pense que vous avez dû le comprendre, vu comment vous régissez.

_ En effet. Mais je suis surpris qu'une affaire comme ça vous intéresse. Certes elle sera médiatique mais vous n'avez rien à y gagner.

_ Détrompez-vous, objecta Gary. Quand vous pensez à ce que je peux gagner, c'est de l'argent dont vous parlez. J'en ai déjà beaucoup trop pour moi-même. Ce que j'ai à gagner est infiniment plus important que tout. Quand j'ai prêté serment, je me suis promis de faire tout ce que je pouvais pour rétablir toutes les vérités, dénoncer le dysfonctionnement de la justice magique. Alors oui, j'ai voyagé mais je gardais toujours une oreille attentive ici. Et depuis que Fudge est à la tête du Ministère, tout se dégringole. À commencer par votre meilleur ami, Sirius Black. J'avais déjà une autre affaire en cours sinon je l'aurais prise.

_ Donc vous ne prenez qu'une affaire à la fois ?

_ Exactement. J'ai deux principes : prendre une seule affaire à la fois et prendre une affaire dont je suis certain de pouvoir changer quelque chose dans la Justice.

_ Ouh là, vous prenez des risques, observa Remus, admiratif. Pourtant vous avez quasiment toujours gagné.

_ Après, j'ai toujours de la réserve, mon père me garde toujours une place dans son cabinet. Quand je n'ai rien en vue, je prends quelques clients. Disons que j'aime les challenges.

_ Et vous en avez un de taille avec Poudlard.

_ Et pas qu'un peu.

_ Nous ferions mieux d'y aller, suggéra Severus. Ce serait idiot que Minerva trouve un autre avocamage alors que nous avons déjà une stratégie.

_ Une soirée loin de Poudlard et tu as déjà le moral à fond, remarqua Remus en souriant. Allez-y, je vous souhaite bonne chance. Je vais finir de m'occuper de notre fils et je vais aller surveiller l'examen des BUSE.

_ On déjeune ensemble ? proposa Severus.

_ J'espère bien, je veux tout savoir.

Remus retourna dans sa chambre tandis que Severus et Gary sortaient des appartements pour aller jusqu'au bureau de Minerva. Arrivés à destination, quand ils entrèrent dans le bureau, Minerva lisait une lettre et semblait soucieuse.

_ Bonjour, Minerva, dit Severus. Que se passe-t-il ?

La Directrice leva les yeux, le regard visiblement vide.

_ C'est fini. Poudlard fermera ses portes à la fin de l'année scolaire.

_ C'est impossible ! Qui vous a envoyé cette lettre ?

_ Amélia Black, répondit Minerva.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Je vous donne rendez-vous le samedi 15 juillet avec un nouveau chapitre. Ayant pris un peu de retard sur l'écriture, je ne peux vous donner un titre pour le prochain chapitre, j'ai un titre provisoire mais il se peut qu'il change d'ici deux semaines. Si je suis certaine du titre, je ferai une mise à jour :)

MAJ 3/07: Le titre du prochain chapitre sera "La défense de Poudlar s'organise"

Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)