Chapitre 4 : Trois fois deux
Bien le bonjour ! Merci pour vos reviews !
Je suis désolée pour le retard, j'étais en pleine période de concours blanc (c'est fini demain !!ouaiiiiiiiiisss !) mais maintenant, ça va j'aurais plus le temps !
Bonne lecture !
Chapitre 4 : Trois fois deux
- Tout a parfaitement fonctionné Minerva !- s'exclama Dumby extatiquement content de lui.
Mais la vieille femme semblait bouder :
- Albus, je reste persuadée que c'est mal.
- Allons, allons, vous êtes trop puriste Minerva ! Un peu de folie ! Faut se dévergonder un peu !
- Albus !
- Je suis très sérieux Minerva. Et pour nos petites victimes, vous allez voir comme ça va être drôle !
- Ce sont VOS victimes, Albus, ne me mêlez pas à vos histoires farfelues. Severus va vous tuer quand il sortira de là-bas, vous pouvez en être certain !
- C'est théoriquement impossible. Il ne sortira de là-bas que si le sort de rencontre devient efficace et lui ouvre les yeux. Donc, il aura bien mieux à faire en sortant, si vous voyez ce que je veux dire….
- Je ne veux même pas imaginer, c'est indécent, pauvre jeune fille…
- Le sort de rencontre ne se trompe pas. Et selon moi, son choix est tout à fait intéressant, Severus a vraiment besoin de quelqu'un qui lui tienne tête. Je crois qu'il ne pouvait pas mieux tomber. Vous l'auriez vue tout à l'heure !!
- Il va vraiment vous en vouloir…
- Nous verrons, Minerva. Même s'il ne voudra jamais l'avouer, il me sera reconnaissant d'avoir permis cela. Il a besoin de penser à autre chose qu'à ses potions.
- Ça, c'est sûr.
- Vous m'accompagnez ?
- Déjà ?
- Mais oui, il faut faire vite ! Il faut leur expliquer où ils ont atterri, le pourquoi du comment, sans trop en révéler bien sûr, ce serait trop simple. Quoique, ce serait drôle de leur dire. Je suis certain que la plupart sauront ce qu'est le sort de rencontre. Ils sauront et je ne doute pas que ça les horrifiera/
- Comment voulez-vous que ça marche ?!
- Ils seront obligés de se raisonner et de chercher ce que le sort de rencontre a perçu en eux. Et ils ne pourront pas feindre, le sort de rencontre ne sera pas dupe. Alala, je suis génial, incroyablement intelligent, une lumière, un génie ! Mouahahaha !
- Hum hum.
- Alors, nous y allons ?
Minerva McGonagall soupira et prit le bras que lui tendait Dumbledore. Ça n'annonçait vraiment rien de bon, ces pauvres victimes de l'instinct infaillible du directeur de Poudlard allaient certainement ne pas du tout accepter d'être pris pour des marionnettes, un amusement de ce vieil homme.
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Harry regarda encore une fois les ténèbres environnantes sans comprendre ce qui s'était passé. Il était en train de s'engueuler avec Malfoy en potions et l'instant d'après, le néant, ce néant.
Il avait eu le temps de réfléchir et cela ne pouvait être qu'un nouveau piège de Voldy. Il n'y avait que lui pour imaginer un truc pareil. Aux aguets, il attendait une attaque, une lumière verte, un sort, n'importe quoi.
Mais un bon bout de temps s'était déjà écoulé sans que rien ne se passe. Ça commençait à le blaser. C'était la nouvelle technique de Voldy, le mettre dans un trou noir et attendre qu'il craque d'ennui ? C'était vraiment nul.
Nan, en fait c'était assez ingénieux et bien le connaître car il préférait mille fois l'action que d'être forcé à l'inaction. Crever d'ennui, c'était vraiment pas glorieux comme fin. Pas qu'il veuille d'une gloire quelconque, mais ça promettait d'être long.
Il entendit tout à coup des pas feutrés pas très loin de lui. Eh bien, peut-être mourrait-il plus tôt que prévu en fait ! Chouette ! Enfin…
Harry chercha à tâtons sa baguette mais se rendit compte avec horreur qu'il ne l'avait plus. Il ne se souvenait pourtant pas l'avoir sorti de sa poche à aucun moment. Il s'était fait avoir comme un bleu et n'avait absolument rien vu venir. A quoi lui avaient donc servi ces interminables entraînements ? Visiblement à rien, il était toujours aussi irrémédiablement naïf et imprudent.
Enervé contre lui-même, il sonda les ténèbres à la recherche de son adversaire bien trop avantagé. Et puis, sans prévenir et sans rien avoir vu venir, un visage diaphane bien trop connu se matérialisa à côté de lui.
- Malfoy ?!
- Potter ?!
Les deux jeunes hommes se regardèrent en chien de faïence pendant un instant, stupéfaits de la présence incongrue de l'autre.
- Qu'est-ce que tu as fait ?- demanda coléreusement Harry.- Un petit piège de mangemort ?
- Calme ta joie Potter, je ne suis pas mangemort.
- Ça c'est toi qui le dis !
- Tu es exaspérant. Et si ça se trouve, c'est toi qui a fait quelque chose pour pouvoir me tuer à l'abri des regards.
- Tu es vraiment égocentrique. J'aimerais bien, vois-tu, mais figures-toi que j'ai bien mieux à faire, genre échapper à un psychopathe mégalo qui veut se débarrasser de moi.
Drago haussa les épaules :
- Chacun sa merde.
Harry resta bouche bée face à ce langage vulgaire fort inapproprié dans la bouche du blond tiré à quatre épingles.
- Ferme la bouche Potter, tu vas gober des mouches.- cingla narquoisement le Malfoy fort peu distingué de son langage.
Harry ferma les yeux (et la bouche) et se massa les tempes.
- Bon ok, tu n'as rien fait ?
- Non.
- Pas fait exploser le chaudron ?
- Eh, c'est toi le nul en potions ici !- s'offusqua le Serpentard.
- Pas de sort ?- demanda Harry en ignorant royalement sa pique.
- Non plus.
- Pffff… c'est quoi encore cette histoire !- se plaignit Harry en se massant encore plus vigoureusement le front.
- Je te préviens Potter, t'as pas intérêt à me refiler ta putain de poisse ! Garde tes ennuis pour toi, j'en ai déjà suffisamment comme ça !
- Ah bon ? Petit Malfoy a des problèmes ? Ça doit vraiment être terrifiant.- se moqua Harry en souriant de toutes ses dents.
- Ce n'est pas parce que je ne suis pas la cible de psychopathe attitré que c'est moins grave. Quoique, il pourrait lui aussi bien vouloir me tuer…- ajouta le blond en parlant pour lui-même.
Harry fronça les sourcils :
- Qu'est-ce que tu racontes ? Ton papounet est son meilleur pote ! Je ne vois pas pourquoi il aurait envie de te zigouiller.
- T'occupes Potter, y a plus urgent, faut se tirer de ce trou.
- Je trouve que tu relâches sérieusement ton langage, ça me déçoit beaucoup.- fit très sérieusement Harry en souriant moqueusement.
- Quoi ? On s'en fou Potter ! Bordel on sait pas où on est et il faut qu'on se casse d'ici, ok ?!
- De pire en pire. On dirait un charretier. Si Papa Malfoy t'entendait… Décevant, décevant…- reprit Harry en secouant la tête de droite à gauche d'un air navré.
Drago le regarda, stupéfait :
- Potter, t'es sensé paniquer, là !
- Comme toi ?
- Quoi ? Je ne panique pas du tout !
- Mais bien sûr. Monsieur perd son sang froid et jure à tout va mais il a la cool attitude.
- T'es sûr que tu ne t'es pas cogné quelque part ?
- Mais non, tout va très bien. Je suis infiniment mieux ici qu'en potions. Bon, c'est vrai que t'es à, mais au moins Rogue et sa sale face de chauve-souris puante, graisseuse et insupportable sont restés à Poudlard.
Plop !
- Oh non !- s'écria Harry en voyant son professeur se matérialiser un peu plus loin.
- Tiens, c'est marrant ça ! Ca fait apparaître ce qu'on ne veut pas ?- fit Drago, très amusé.- Alors voyons. Je veux absolument que Potter reste ici.
Un ange passa.
- Bouh c'est nul. Tu ne veux pas essayer toi ?- demanda Drago, très déçu.
- Ta gueule. Au moins il va nous aider à sortir d'ici. Ramène tes fesses.
- Parrain !!- s'élança Drago en sautillant tel un chevreau dans une prairie verdoyante.
Et sous les yeux horrifiés d'Harry face à un tel spectacle, il fonça dans quelque chose d'invisible.
- Aoutch !
- Hinhinhin ! Ca t'apprendra à avoir l'air aussi con. Et d'avoir un parrain aussi imbuvable.
- T'es vraiment méchant Potter !
- Mais oui, mais oui… Bon, alors voyons ça.
Il avança à tâtons et bloqua lui aussi sur ce qui semblait être une paroi invisible. Et de l'autre côté il y avait Rogue qui regardait pragmatiquement dans tous les sens, semblant très en colère.
Plop !
- Hermione !
La Gryffondore venait d'apparaître non loin du professeur de potions. Ils s'aperçurent et immédiatement, commencèrent à s'engueuler sans qu'Harry ne parvienne à entendre un traître mot de ce qui se disait de l'autre côté de vilain mur invisible.
- Heureusement qu'on n'entend pas ce qu'ils disent, ça a l'air de barder pour Severus.- fit remarquer Drago qui s'était relevé en se massant le front, où une jolie bosse commençait à se dessiner.
- Ouais, Hermione a de la puissance vocale quand elle veut.- ricana Harry en regardant son amie menacer son professeur d'un doigt vengeur.
…
- Si on peut les voir, eux aussi non ?- demanda Harry à voix haute, alors qu'il était plongé dans ses pensées, regardant le couple se disputer vocalement.
- Peut-être… Mais on ne peut pas attirer leur attention, va falloir attendre qu'ils arrêtent leurs chamailleries.- répondit très sérieusement Drago, debout à côté d'Harry, les bras croisés.
Harry lui jeta un coup d'œil étrange qu'il fit mine de ne pas avoir vu.
« On vient d'échanger trois phrases sans s'entretuer, y a un problème là. Il a dû se faire plus mal que je ne le pensais… Peut-être que le cerveau est endommagé…cool ! »
- S'ils sont là, ça veut dire qu'il n'y a pas que nous qui avons été touchés par cette disparition bizarre. C'est un peu suicidaire de mettre face à face Severus et cette furie au cerveau hypertrophié…
Harry haussa un sourcil agacé : apparemment tout était en place dans la tête du blond puisqu'il se rappelait parfaitement de quelle manière et qui insulter.
- Pas moins suicidaire que de nous enfermer tous les deux dans un trou noir.- fit remarquer Harry.
- C'est vrai.- admit le blond en souriant.
Ça faisait bizarre d'être là, d'observer Rogue et Hermione se friter. C'était comme assister impunément à une scène de la vie privée de quelqu'un d'autre, sans être vu. Les voir hurler et ne rien entendre était également particulièrement étrange. Ce silence était pesant et renforçait l'impression d'être coupé du monde, d'être dans un espace temps suspendu, sans bruit, sans rien, juste du noir, un sol et des murs invisibles pour les emprisonner.
Harry frissonna. Il n'aimait pas ce vide et il se surprit à ressentir un certain soulagement de ne pas être seul dans cette cellule invisible mais non moins angoissante. Le Gryffondor serra ses bras contre lui, comme pour s'assurer de sa propre présence, de sa propre existence. Peut-être était-il mort en fait…
Non, ce n'était pas possible. La présence des trois autres contredisait toute sa perception de la mort en tant que vide et solitude. Etaient-ils dans ce que les moldus appelaient les Limbes, l'antichambre de l'enfer ?
Le jeune homme soupira, il ne voulait pas penser à ça. Il voulait revenir à Poudlard et vivre le peu de temps qu'il lui restait avant que Voldy ne décide de faire de lui son casse-croûte.
Pourquoi existait-il toujours quelqu'un prêt à lui retirer le peu qu'il réussissait à garder ? Il ne demandait pourtant pas grand-chose. Il voulait seulement terminer sa septième année avec ses amis. L'après pour lui était déjà tout tracé. Il allait affronter Voldy : survivre ou mourir.
Et il ne comprenait pas comment il pourrait rabattre le caquet du serpent. Comment certains pouvaient croire aussi aveuglément en lui ? Il n'était qu'un adolescent et ne parviendrait jamais à accomplir des choses magiques aussi puissantes et terribles que Voldy.
Il n'avait pas l'envie et la force de tuer. Il n'était pas fait pour ça.
Sans s'en rendre compte, ses mains s'étaient posées sur la vitre invisible, semblant caresser le vide, à la recherche de quelque chose, d'une faille peut-être. Son front rejoignit ses mains. Ce n'était même pas une vitre qui aurait pu rafraîchir sa peau brulante, comme à Poudlard.
Il avait besoin de calmer son esprit, cesser de penser.
Heureusement, il fut distrait :
Plop !
- Sirius ?!
Plop !
- Remus ?!
- C'est pas vrai, c'est un vrai défilé ici ! Bientôt ce sera le tour de Dumby et McGo !- soupira Drago en levant les yeux au ciel.
Harry l'ignora complètement et regarda les Maraudeurs regarder autour d'eux avec étonnement. Puis ils aperçurent Rogue et Hermione qui n'avaient pas cessé de se battre, puis Harry et Drago.
Le visage de Sirius s'illumina et Harry vit clairement les syllabes de son prénom se former sur les lèvres de son parrain. Il sourit en faisant signe à l'animagus qui avait agrippé le bras de Remus pour lui montrer sa découverte.
Un immense soulagement fendit le visage du loup-garou et Harry vit ses épaules s'affaisser alors qu'il se libérait d'un grand poids. Harry lui adressa un sourire rayonnant, un peu frustré de ne rien pouvoir dire. Il aurait beau hurler, il était certain que personne n'entendrait rien, à part Malfoy.
Entre temps, les deux hystériques du milieu s'étaient rendu compte de présences étrangères autour d'eux et avaient cessé de s'invectiver. Rogue regardait Remus et Sirius, suspicieux. Hermione leur fit un grand sourire et un signe de la main. Sirius lui répondit en lui indiquant de regarder de l'autre côté.
Elle aperçut alors Harry et se dirigea en courant vers lui avec un sourire rayonnant et soulagé : merci Merlin, elle n'était pas la seule à être enfermée avec un fou furieux !
Rogue vit Drago à son tour et se dirigea impassiblement vers son filleul. Il indiqua du menton Harry et Drago haussa les épaules avec une grimace, avant de sourire narquoisement en regardant Hermione.
Ce fut au tour du professeur de potions de lever les yeux au ciel en ayant sérieusement l'air de se demander ce qu'il avait fait pour mériter d'être enfermé avec cette Gryffondore insupportable.
Tout à coup, ils entendirent tous clairement le bruit d'une porte qu'on ouvre et qu'on referme. Surpris, ils tournèrent la tête vers la droite et virent face à eux, distinctement, les silhouettes inoubliables d'Albus Dumbledore et de Minerva McGonagall.
- Tu vois je t'avais dit.- sourit triomphalement Drago.
- Bordel, si même eux sont coincés ici, on ne sortira jamais.- se lamenta Harry devant la silhouette des deux professeurs.
- Qui c'est qui perd son sang-froid maintenant ?
- Moi, je peux me le permettre, je n'ai pas un langage châtié de noble comme toi. Je peux jurer autant que je veux, tout le monde s'en fou. Ça ne fera que renforcer ces stupides idées sur le soi-disant côté rebelle du personnage du « Survivant ».- débita Harry d'un ton tout à fait blasé, sans détacher son regard de Dumby et McGo.
Drago le regarda bizarrement mais n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit car la voix de Dumbledore s'éleva clairement :
- Bien, bonjour à tous, maintenant que nous sommes tous réunis, je vais pouvoir vous expliquer ce qui se passe.
Harry et Drago écarquillèrent les yeux et échangèrent un regard : non seulement ils entendaient parfaitement Dumby, ce qui signifiait qu'il n'était pas dans le même cas qu'eux, mais en plus il semblait avoir la solution et l'explication de la situation.
Harry pensa un instant que c'était peut-être Dumbledore qui était à l'origine de cet emprisonnement et cette idée ne lui plut pas du tut, mais alors vraiment pas : les idées de Dumby étaient souvent bien trop bizarres.
Ils virent à côté d'eux qu'à peu près la même idée semblait avoir traversé l'esprit des autres et qu'ils n'avaient pas l'air particulièrement heureux non plus.
- Je vous ai réunis ici pour une raison justifiée : vous commencez à me bassiner sérieusement avec vos disputes incessantes.
Ecarquillement d'yeux fois six.
- Oh c'est bon, vos airs choqués et innocents ça marche pas avec moi. Je sais tout ce qui se passe dans cette école et j'ai ai ras la casquette. Alors j'ai réfléchi, je vous ai laissé un nombre incalculable de chances mais ça vous passe par-dessus la tête, vous ne pensez qu'à vous disputer.
« Qu'est-ce qu'il raconte le vieux ? »- se demandèrent les Serpentards.
« C'est quoi ce délire ? Dumby a pété une durite ou quoi ? »- pensèrent à peu près tous les Gryffondors, en plus politiquement correct pour Remus et Hermione.
- Donc, j'ai trouvé une solution imparable pour que vous régliez vos petits différents sans détruire mon école et saouler tout le monde. Figurez-vous que j'ai d'autres soucis, Fumseck va sur sa consumation, je suis assez inquiet il est un peu miteux en ce moment, et puis ma réserve personnelle de bonbons au citron est quasiment épuisée, donc il faut que je fasse un petit voyage pour ravitailler tout ça et remplumer mes stocks. Alors j'ai pas le temps pour vos gamineries.
« Complètement taré le vieux. »
« N'importe quoi. »
« Je t'en foutrais moi des bonbons au citron… »
- Enfin, je vous explique le topo. Tant que vous n'aurez pas réglé vos problèmes, vous ne sortirez pas d'ici. Vous avez de la chance, j'ai eu la magnanimité de faire de chacune de vos petites pièces des sortes de Salle sur Demande. Je ne pense pas avoir à expliquer le principe de cette salle pour la plupart d'entre vous. Peut-être vous Severus, vous êtes moins aventurier que vos camarades et que la génération présente. Allons, ne faites pas cette tête, faut bien sortir la tête du chaudron de temps en temps !
Harry regarda son professeur de potion et le fait qu'il avait l'air particulièrement en pétard contre Dumby l'amusa beaucoup. Et Hermione avait cette expression insupportable de celle qui sait quelque chose de plus que les autres, en l'occurrence, Rogue. Pour cette fois, il lui accorda que ça devait être particulièrement plaisant de retourner la situation, détenant une réponse que Rogue n'avait pas.
Il tourna la tête vers Malfoy :
- Tu connais la Salle sur Demande ?
- Ouais, très pratique. Mais elle ne permet pas d'avoir de nourriture. J'espère que Dumby a pensé à ça.
Sa voix était calme mais grondait par moments. Harry devina qu'il ne devait pas être particulièrement d'être coincé ici avec lui. Tant mieux, c'était réciproque.
- Si Dumbledore avait envie de nous tuer, il aurait choisi un autre moyen. Celui-là est particulièrement sadique, c'est vrai, mais bon…
- Donc, une version améliorée de la Salle sur Demande. On vous apportera à manger mais ne comptez pas vous échapper d'une manière ou d'une autre. Impossible de transplaner, même avec un elfe.
« Zut, ça aurait pu marcher… »- pensa Harry, dépité.
- Je vous suggère donc de faire un tour d'horizon sur vos différents.
« Ma foi, on peut toujours faire semblant de ne pas se disputer avec Malfoy. Je suis sûr qu'il doit être très bon acteur là-dedans. »
- Bien sûr, ça ne s'arrête pas là. Vous vous demandez sans doute comment vous avez pu disparaître comme ça sans le vouloir. Eh bien, ma petite solution risque de ne pas vous plaire mais bon, je n'ai fait que jeter le sort, pas choisir la solution. Il faut se rendre à l'évidence, chers amis.
« Je sens que je ne vais pas aimer ça. »- pensa Harry en attendant que Dumby arrête de les faire poireauter dans ce suspens assez angoissant.
Et Dumby lâcha sa bombe :
- J'ai donc le plaisir de satisfaire votre curiosité et de vous révéler l'ampleur de ce qui vous retient ici, et de mon incroyable intelligence aussi, soit dit en passant : le sort de rencontre.
« Hein ? C'est quoi le sort de rencontre ? » -pensa Harry en s'attendant à un truc horrible.
Il regarda ses compagnons d'infortune. Sirius et Remus semblaient clairement stupéfaits et se dévisageaient avec une drôle d'expression. Rogue était tout bonnement horrifié et on aurait dit que ses yeux allaient lui sortir de la tête. Hermione n'avait aucune expression particulière et Harry comprit avec soulagement qu'elle non plus ne savait pas ce qu'était le sort de rencontre.
Chose étrange d'ailleurs, Hermione était toujours au courant de tout. Il ne savait pas s'il devait s'inquiéter outre mesure ou pas.
Le Gryffondor se tourna alors vers Drago et trouva sur son visage un mélange d'horreur et de surprise. Ça s'annonçait vraiment mal si Malfoy laissait transparaître tant d'expressions et de sentiments.
- Je vous laisse méditer sur cela ! Prenez votre temps jeunes gens, moi je vais profiter du calme dans ma délicieuse école. Ah quelle merveille ! Quelle idée de génie ! Allons, Severus, vous pouvez me trucider du regard autant que vous voudrez, vous devez admettre qu'au fond je n'y suis pour rien. Je n'ai pas choisi. Le sort de rencontre n'a fait que mettre en lumière le plus important ! Sur ce, bonne journée !
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Ahhhh ! j'ai cru que j'y arriverais jamais, je voyais plus la fin de ce chapitre !
J'espère que ça vous aura plus, en tous cas, moi je me suis bien marrée à l'écrire !
Vos impressions sont toujours les bienvenues, cela va de soit !
A bientôt et merci de me lire,
Angedescieux
