Non chers lecteurs, vous ne rêvez pas, déjà un nouveau chapitre !^^ Comment expliquer cette soudaine affluence ? Eh bien, je crois que vos encouragements et vos félicitations y sont pour beaucoup ! Alors je ne peux que vous remercier mille fois pour toutes ces reviews, j'ai vraiment été touchée de voir que vous avez pris le temps de me dire votre sentiments sur le chapitre précédent ! Je suis on ne peut plus ravie ! :)

J'espère par ailleurs que ce chapitre vous plaira, j'ai beaucoup aimé l'écrire, j'espère que mon idée suscitera l'effet voulu ! J'ai hâte de voir vos réactions !^^ Hihi je suis un peu sadique c'est vrai…

Voilà donc la suite, bonne lecture à tous et encore MERCI.

A bientôt,

Angedescieux

Chapitre 15 : La salle d'Occlumencie

Harry regarda avec exaspération et mécontentement la porte ornée d'un serpent ondulant qui le dardait de ses yeux moqueurs.

Malfoy s'était enfermé depuis qu'ils étaient revenus, claquant la porte derrière lui. Ils ne s'étaient plus adressé la parole depuis leur dernière joute verbale et n'en avaient pas vraiment eu le temps de toute façon.

A peine Harry avait-il pénétré dans le salon qu'il avait vu Rogue, Malfoy et Hermione revêtus de leurs capes et prêts à partir. Wiggins lui avait courtoisement expliqué que le temps accordé par Dumbledore pour le déjeuner commun était écoulé et qu'ils devaient à présent regagner leurs appartements.

Le Gryffondor avait émis un grognement agacé. Remus et Sirius étaient encore dans la forêt en train de s'adonner à des activités dont la pensée seule suffisait à lui faire monter le rouge aux joues, et cet elfe ne le laisserait pas attendre leur retour pour leur dire au revoir.

De plus, tout le plaisir qu'il avait pu prendre à voir ses amis et son parrain s'était dissipé dans différentes contrariétés : la question du nuage mauve et puis son énième altercation avec Malfoy.

Il était donc rentré dans leur appartement d'assez mauvaise humeur et frustré de ne pas avoir passé un aussi bon moment qu'il l'avait espéré. Son agacement était monté d'un cran lorsque Malfoy s'était débarrassé de sa cape d'un mouvement d'épaule princier, la laissant négligemment abandonnée sur un des sièges du salon, et qu'il était parti dans sa chambre sans un mot, fermant la porte d'un geste aussi sec que l'expression de son visage.

Et maintenant, Harry regardait cette porte, profondément partagé. D'un côté, il avait bien envie de laisser Malfoy macérer dans son mécontentement de fils à papa mais il aurait à nouveau des problèmes au moment du repas car l'elfe n'acceptait de les servir que lorsqu'ils étaient tous les deux à table.

Et d'un autre côté, il se rappelait l'air déterminé du Serpentard lorsque celui-ci avait programmé leur première leçon mutuelle pour le jour-même, quand ils seraient revenus du repas commun. Et ce qu'il espérait de ce premier cours le poussait aussi à frapper à la porte du Serpentard. Il avait hâte de ne plus être hanté par Voldemort, inexplicablement persuadé que le blond aurait plus de succès que Rogue pour lui apprendre à fermer son esprit. Peut-être était-ce les souvenirs de la veille qui lui insufflaient cette étrange certitude.

En un jour, il avait vu le Serpentard plus humain qu'en six années. Et même s'il était un petit con arrogant, la nuit passée, il ne s'était pas moqué et lui avait même proposé son aide. Un Malfoy aider Harry Potter, rien que cette phrase semblait surréaliste…

Mais au-delà de tout ce que le blond avait pu dire ou faire, le simple fait qu'il désire apprendre à créer un patronus signifiait une chose importante aux yeux du Gryffondor : Malfoy avait peur comme n'importe qui et en cela il l'avait découvert plus humain qu'il ne l'aurait pensé. En lui demandant de lui apprendre à se défendre, il lui avait montré une faille dans le cœur de glace légendaire de la famille Malfoy.

Harry grimaça à nouveau en se rappelant qu'il avait précisément évoqué cette expression lorsqu'ils s'étaient disputés. D'ailleurs, le brun ne comprenait pas pourquoi Malfoy s'était énervé : ne devait-il pas plutôt être content d'être parvenu à ce résultat ? Ne désirait-il pas depuis toujours être l'Impassible et Imperturbable héritier Malfoy ?

Le Gryffondor soupira face à cette contradiction manifeste et se décida à frapper. Il savait déjà qu'il allait en baver avec un Malfoy en colère, mais cela, il connaissait.

Harry frappa donc et attendit une longue minute, sans résultat. Il fit la moue, surpris de ne pas avoir pensé que c'était tout à fait le genre de Malfoy de l'ignorer comme s'il n'était qu'une répugnante bouse d'hypogriffe. Il frappa à nouveau, plus fermement que la première fois et cette fois la porte s'ouvrit :

- Qu'est-ce qu'il y a Potter ? cracha la tête du Serpentard, dans l'encadrement de la porte. Une catastrophe surnaturelle ? Une idée brillante pour faire disparaître cette maudite salle ? Quoique, faut pas rêver, venant de ta part, la moindre idée relève du miracle.

Harry encaissa sans rien dire, habitué au mordant du Serpentard. Quand il fut certain que celui-ci avait fini son lot d'insultes à débiter, il déclara simplement :

- Il me semble qu'on a prévu un cours.

Le visage du blond se ferma un instant avant de retrouver une expression narquoise :

- Tu as tellement hâte de te ridiculiser Potty ?

Harry faillit s'énerver mais lâcha juste un soupir exaspéré :

- Ecoute Malfoy, je m'en fiche que tu aies ta petite crise de nerfs à faire. Moi j'en ai marre de faire ces cauchemars. Soit tu sais tenir tes promesses, soit tu ne le sais pas. Moi je suis prêt à faire ma part du marché.

Le blond fit la moue, déçu. Pourquoi fallait-il que Potter le bassine toujours avec son discours de super héros Gryffondor ?

- Les sang-pur tiennent toujours leurs promesses Potter, sache-le, alors garde ta noblesse écœurante pour toi.

- Je m'en fous des sang-pur Malfoy. Tout ce que je veux savoir, c'est si toi tu vas tenir parole ou non.

« Ce mec me tape sur les nerfs !!! »

« Normal c'est un Gryffondor. »

« Le pire c'est que si je l'envoie bouler, je serais aussi désavantagé que lui. Qu'est-ce qui m'a pris de lui proposer ça, hein ?! »

« Tu as besoin de lui, c'est tout. »

« Malheureusement. »

Drago referma la porte au nez du Gryffondor avec un petit sourire de satisfaction. Alors qu'il enfilait des vêtements plus confortables pour leur premier cours, il imagina la mine déconfite de Potter qui devait croire qu'il avait changé d'avis. Il le voyait bien avec sa tête d'ahuri, toujours en train de fixer sa porte au bout de cinq minutes trop stupide pour comprendre ce qui venait de se passer.

Aussi Drago afficha t-il un petit sourire victorieux en sortant dans le couloir, prêt à recevoir la gratitude de ce débile de Gryffondor face à sa magnanimité.

« C'est moi ou le couloir est désert ? »

« Humpf. »

« Ce mec ale don pour te casser tous tes délires mégalos ! »

« Silence ! »

Vexé, Drago frappa à son tour chez le Gryffondor, sans obtenir de réponse. Il poussa la poignée sans conviction et eut la surprise de trouver la porte ouverte.

« Ce mec est inconscient ! On verrouille toujours sa porte avec un Serpentard à proximité ! »

« Ces Gryffondors… »

La chambre était aussi déserte que le couloir, ce qui commença légèrement à énerver le blond. Il n'avait pas que ça à faire de jouer à cache-cache avec Potter !

Il passa en revue l'appartement d'un pas rapide et agacé, et finit par trouver le brun dans le salon, en train de feuilleter un livre, tournant les pages bien trop rapidement pour avoir le temps de lire ou de comprendre quoi que ce soit.

Harry était d'ailleurs tellement plongé dans ses pensées, occupé à maudire le blond qui était incapable de tenir ses promesses, bien plus déçu qu'il ne voulait l'admettre, qu'il fut surpris de voir Drago devant lui dans toute sa splendeur, habillé d'un pull noir et d'un jean assez lâche, négligemment ajusté par une ceinture de cuir noir.

Alors qu'il allait demander où Drago espérait aller vêtu ainsi, l'aristocrate lâcha d'une voix souveraine :

- Changé d'avis, Potter ?

- Non ! J'ai cru que…

Drago eut le temps de comprendre qu'en fait Potter avait réellement cru qu'il ne tiendrait pas parole, avant que le Gryffondor ne lui ferme son visage.

Harry claqua le livre d'un geste sec et se leva :

- Allons-y.

Drago fit une esquisse de sourire et ils partirent dans le couloir que le brun avait créé la veille lorsqu'il avait voulu s'isoler.

- C'est un bon début Potter, lâcha Drago d'une voix neutre, presque aimable.

Harry le regarda sans comprendre.

- Cacher ses émotions. Ce que tu viens de faire à l'instant.

Le visage du brun se froissa :

- Si tu essayes de te venger pour ce que je t'ai dit tout à l'heure… commença t-il d'une voix menaçante.

- C'était un compliment Potter ! s'offusqua Drago. Enfin, presque. Bon, peut-être pas…admit-il. Mais c'est par là que commence l'Occlumencie.

Harry le jaugea du regard, pas convaincu. Heureusement, ils arrivèrent à ce moment devant une porte.

- A toi de choisir ton environnement, déclara le brun d'une voix sèche, laissant Drago se charger de créer la salle nécessaire à cet entrainement.

« Ce qu'il me faudrait, c'est une plage très loin de Poudlard, et surtout très loin de toi, Potter… »

Le Serpentard chassa cette magnifique pensée et se concentra. Une seconde plus tard, un petit écriteau apparut sur la porte, indiquant « Salle d'Occlumencie » en lettres sobres et distinguées.

L'intérieur était aménagé simplement : une moquette bleu nuit assourdissait leurs pas, le long d'un mur, une bibliothèque accueillait de nombreux ouvrages qu'Harry supposait en relation avec cette partie de la magie, et au centre, deux fauteuils se faisaient face, dans une simple mais étrange invitation. Avec Rogue, ils avaient toujours été debout, en position de duel. Cette pièce-ci semblait refléter une autre vision de l'Occlumencie. Si elle n'était pas aussi douloureuse que celle de Rogue, Harry était prêt à l'accueillir à bras ouverts.

Drago prit place sur un des fauteuils de velours bleu sombre et s'installa à son aise, s'adossant confortablement. Harry le regarda faire avec cette moue qui désapprouvait les manières de l'aristocrate blond, tout en s'asseyant simplement sur le fauteuil en face.

Il y eut un cours silence pendant lequel le blond fit mine de se concentrer alors qu'en fait il profitait du regard attentif et un brin impatient du Gryffondor.

- Alors Potter, qu'as-tu appris avec Severus dans ce domaine ? finit par demander le Serpentard sur le ton de la conversation.

Harry haussa les sourcils de manière éloquente :

- De positif ? Euh laisse-moi réfléchir… C'est bizarre, rien ne me vient à l'esprit…

Drago soupira :

- Potter, je m'en fiche de vos divergences. Connais-tu ou non les bases de l'Occlumencie ? Ça nous éviterait de perdre du temps…

Le Gryffondor se refrogna :

- Tu dois fermer ton esprit, fit-il d'un ton boudeur.

Nouveau silence.

- Potter, il va falloir que tu sois un peu plus coopératif, sinon on sera encore ici demain matin !

Harry lâcha un profond soupir, gigota sur son siège en tentant d'évacuer toutes les idées qui lui venaient présentement en tête pour faire payer à Rogue tout ce qu'il lui avait fait subir pendant ces horribles cours. Il expira et tenta de se rappeler de la théorie :

- Le but est d'empêcher l'attaquant d'avoir accès aux pensées et aux souvenirs. Il faut parvenir à bloquer son intrusion.

- C'est une des méthodes, en effet. Et comment t'y prenais-tu lorsque Severus tentait d'entrer dans ton esprit ?

- J'imaginais un mur sur lequel il pourrait écraser son nez crochu et graisseux, déclara Harry avec une pointe de colère.

Un coin de sa bouche frémit mais Drago maîtrisa son envie de rire :

- Et ça fonctionnait ?

Harry lui lança un regard noir :

- Je ne ferais plus de cauchemars si c'était le cas, Malfoy.

- Oui… Bon, il semblerait que cette méthode ne te convienne pas…

- Tu crois ? fit Harry, un brin sarcastique.

- Je vais donc t'enseigner une autre technique, poursuivit Drago, en ignorant l'insolence du Gryffondor. Il existe plusieurs manières de faire face à un sort de Légilimencie. Celle que je préfère est plus subtile et dans un sens, plus sournoise. Tu vas comprendre, ajouta le Serpentard en voyant les sourcils froncés de son « élève ». Tout d'abord, jette-moi le sort.

- Je n'ai pas ma baguette Malfoy, au cas où tu l'aurais déjà oublié.

- Allons Potter, je suis au courant que tu sais faire de la magie sans baguette. Si tu te concentres un tant soit peu, tu devrais y arriver.

Harry émit un vague soupir et esquissa un geste pour se lever.

- Reste assis.

- Mais…

- Ce n'est pas un duel, Potter. C'est un exercice mental, déclara pompeusement le blond.

Le Gryffondor fit la moue mais s'exécuta. Il fixa le Serpentard pendant quelques secondes avant de prononcer le sortilège du bout des lèvres :

- Légilimens !

Harry éprouva à nouveau cette curieuse sensation de projection. C'était un peu comme se pencher au dessus d'une pensine, sans la « chute » au milieu du souvenir.

Même s'il savait qu'il n'allait pas se heurter à un mur puisque ce n'était pas la méthode utilisée par Malfoy, il n'aurait jamais pensé que ce serait aussi facile. Il était dans l'esprit du Serpentard et en plus, il ne sentait aucune lutte, aucune résistance ! Pourquoi Malfoy ne bloquait-il pas son attaque ?

Il était dans une chambre luxueusement aménagée dans différents tons de gris et de blanc. Une grande baie vitrée illuminait la pièce, il apercevait un vaste jardin à travers les vitres impeccables. Près de la fenêtre, il y avait une commode en bois clair munie d'un grand miroir circulaire, et quelqu'un était assis sur un tabouret assorti.

Harry reconnut immédiatement la couleur de cheveux caractéristique de la famille Malfoy. La carrure était indéniablement masculine. Alors, Malfoy père ou fils ?

Il s'approcha de la commode et de la silhouette immobile, jusqu'à se trouver à moins d'un mètre derrière elle. Harry distingua alors Drago Malfoy dans le miroir.

Un moment s'écoula mais le Serpentard n'esquissa pas un geste, il regardait juste devant lui. Le Gryffondor fit encore un pas pour mieux voir ce que le blond fixait dans la pièce. Il lui fut étrange de ne pas voir son reflet dans la glace mais cela lui permit de comprendre qu'il avait accès à un souvenir. Etrange souvenir d'ailleurs.

Drago Malfoy semblait imperturbablement absorbé par quelque chose que lui ne parvenait pas à voir. Et cela l'agaçait. Il ne voyait rien d'autre que le reflet de la chambre et du blond dans le miroir !

Et tout à coup, Harry comprit. Ce n'était pas un vrai souvenir. Enfin, si, mais il avait été fabriqué par Malfoy comme « mur de défense ». Ce que Malfoy fixait dans ce miroir, c'était son propre reflet. Il regardait lui-même en train de se regarder. Le Gryffondor cligna des yeux devant cette contemplation hypnotique et mit fin au sort.

L'instant d'après, il était à nouveau face au vrai Drago Malfoy et celui-ci le regardait comme s'il ne venait absolument pas de subir une intrusion mentale. Il affichait même un air amusé.

- Alors Potter, je t'écoute.

Harry était impressionné mais n'en laissa rien paraître :

- Il n'y a que toi pour créer un faux souvenir aussi narcissique, déclara t-il, avec un sourire en coin légèrement moqueur.

Et il eut la surpris de voir le Serpentard esquisser un sourire avant de reprendre un ton professoral :

- Comme tu l'as compris, une autre méthode consiste à créer un faux souvenir pour donner la sensation de victoire à celui qui s'introduit dans ton esprit. Il croit avoir réussi mais se rend vite compte de son erreur, sans toutefois savoir comment détruire cette illusion. Le stade supérieur et ultime étant ainsi de créer l'impression d'intrusion sur l'attaquant. Bien, maintenant que tu as compris la théorie, passons à la pratique. Prêt ?

- Attends ! s'exclama Harry, un peu déboussolé.

- Quoi ? Qu'est-ce que tu n'as pas compris ? demanda Drago, un brin moqueur.

- J'ai compris, Malfoy. Mais moi je n'ai pas de souvenir fabriqué comme le tien.

- Hum, c'est vrai. Lorsque ma mère l'a enseigné cette méthode, elle m'a dit qu'il fallait avant tout être très concentré et se focaliser sur une chose que l'on connaît par cœur. Une pièce, un objet dont tu te figures les moindres détails. Tu dois bien avoir ça dans ta petite tête, non ? A moins que tu ne sois pas assez observateur… mais dans ce cas, j'aurais du mal à comprendre comment u peux être Attrapeur.

C'était presque un compliment et Harry retint un sourire.

- Le vif d'or, ça marche ? demanda t-il, visualisant la petite balle dans son esprit.

- Ça pourrait, mais il évolue dans un environnement trop changeant et dont plus difficile à mémoriser. Il faut quelque chose de stable, qui ne bouge pas.

Harry acquiesça puis fouilla dans ses souvenirs pour trouver quelque chose qui ferait l'affaire. Tout à coup, son visage se ferma et il se demanda comment il avait pu ne pas y penser plus tôt.

Drago avait suivi la réflexion du Gryffondor et se demanda ce qu'il avait choisi. Manifestement, ça n'avait pas l'air agréable. Curieux, il demanda :

- Ça y est ?

- J'ai trouvé. Laisse-moi me concentrer et je te ferais un signal.

Le blond hocha la tête et regarda harry s'enfoncer plus profondément dans son siège en fermant les yeux. Cependant, son expression n'avait rien de détendu et il sembla même au Serpentard que son visage s'était encore durci. Quelques plis barraient son front, faisant concurrence à la célèbre cicatrice, et Drago ne savait pas si c'était dû à l'effort de concentration ou à l'image qu'il imposait à son esprit.

Il était tellement plongé dans ses spéculations qu'il faillit manquer le léger signe de tête du Gryffondor. Il s'ébroua puis se contrôla pour ne pas entrer trop précipitamment dans l'esprit du brun. Il murmura le sort et plongea dans la tête du Gryffondor.

Sa première constatation fut la quasi obscurité qui l'environnait. On aurait dit qu'il faisait nuit mais il n'était pas à l'extérieur puisqu' il ne sentait aucun mouvement d'air contre sa peau. Il perçut sur sa gauche une raie de lumière horizontale au niveau du sol.

Drago se rendit compte qu'il s'était instinctivement baissé et il avait bien eu raison. Alors que ses yeux s'habituaient à la pénombre, il leva les yeux et comprit qu'il était sous un escalier. Il était accroupi et ses orteils commençaient à protester, mais il n'y fit pas attention, trop intrigué par cette pièce étrange.

Potter avait-il pensé à sa cachette favorite sous l'escalier lorsqu'il était petit ? Drago devait admettre que c'était une bonne idée, surtout si la personne qui entrait dans son esprit avait des tendances claustrophobes. Heureusement, ce n'était pas son cas.

Maintenant qu'il parvenait à distinguer les contours de la pièce, il remarqua en face de lui une étagère toute simple à plusieurs niveaux, en bois, sur laquelle étaient disposés de petits objets, comme des décorations.

Il tourna la tête et vit qu'il y avait aussi une fine planche de bois à sa droite, sur laquelle étaient alignés de petits personnages en plastique.

Drago se rapprocha et distingua des soldats, des animaux et autres choses étranges, dans un ensemble trop hétéroclite pour constituer une collection. La plupart étaient cassés ou abimés mais les parties manquantes étaient soigneusement disposées à côté, comme si leur propriétaire n'avait pas eu de quoi les recoller mais refusait de jeter ces fragments conservés comme des objets précieux.

Les orteils de Drago se rappelèrent à son bon souvenir et il se mit à genou pour mettre fin à leur supplice. Il se rendit compte que le sol était recouvert d'un petit matelas et d'une vieille couverture usée, qu'il identifia au toucher.

Ça n'avait pas l'air d'une simple cachette, c'était aménagé, comme une cabane. Le blond observa les murs, autant que la faible lumière le lui permettait, et distingua un papier peint décrépi et usé en plusieurs endroits. Au plafond, il y avait une tringle prouvant que ce réduit avait servi pour ranger des vêtements, probablement des manteaux, avant de changer d'utilité.

Sur le mur gauche dépassaient les fils bleu et rouge menant à une ampoule nue. Drago savait que c'était ainsi que les Moldus s'éclairaient, grâce à l'Etude des Moldus. Il devait donc être dans la maison d'enfance de Potter.

Alors que le Serpentard se faisait la réflexion que c'était un bien long souvenir et que Potter avait dû rester caché ici un bon moment, il entendit du bruit au dessus de sa tête. La pièce se mit à trembler et quelques particules de sciures s'échappèrent de sous les marches. Drago comprit que quelqu'un descendait l'escalier.

Il s'attendit à ce que la porte s'ouvre d'un moment à l'autre mais il n'en fut rien. Les secousses reprirent alors que l'individu remontait en sens inverse au pas de course. Il s'arrêta en plein milieu et se mit alors à sauter à pieds joints sur les marches, faisant trembler les figurines et objets sur les étagères précaires.

La personne poursuivit son manège sur deux autres marches avant de hurler :

- Eh cousin, réveille-toi, on va au zoo !!!

Drago fronça les sourcils et voulut tourner la tête derrière lui_ Potter devait être là, derrière lui_ mais il fut violemment éjecté de l'esprit du Gryffondor.

Il était à nouveau dans la salle d'Occlumencie et Potter était en face de lui, les traits douloureux, soufflant comme s'il venait de faire le tour du lac en courant. Ses muscles semblaient tétanisés, ses mains crispées sur les accoudoirs. Il ouvrit les yeux et ce fut comme un déclic : Potter bondit et sortit de la pièce en moins de deux secondes, avant même que Drago ait eu le temps de faire quoi que ce soit.

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Alors ??? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai adoré écrire ce chapitre ! J'espère que ça vous a plu ! J'attends vos commentaires avec la plus grande impatience !

Merci à tous et à bientôt

Angedescieux